Les trottinettes, déjà le trop plein !

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Article mis à jour le 21 mars

Le Parisien du 20 mars a publié un nouvel article intitulé : Trottinettes, vélos, scooters en libre-service à Paris, c’est le bazar !. Dans cet article deux phrases que nous pouvons reprendre à notre compte : "A chaque coin de rue ou presque, des nuées de trottinettes encombrent les trottoirs déjà très fréquentés de la capitale. Autre reproche : le comportement jugé dangereux des adeptes de ces petits bolides." Cet article comporte par ailleurs quelques photos qui en disent plus long qu'un article.

Vincent Lindon, invité de Yann Barthès, traite ce sujet avec humour (?). A voir absolument.


Article publié le 9 mars sur le site de l'association Marais-Louvre

N’hésitant pas à parler d’overdose, Le Parisien daté du 08 mars souligne le « risque d‘asphyxie de pistes cyclables » lorsqu’il évoque l’arrivée, avec 800 trottinettes électriques, d’un nouvel opérateur à Paris dénommé Hive.  Selon le quotidien qui rapporte dans son article des propos du vice-président de la Fédération des professionnels de la micro-mobilité (FP2M), autant d’opérateurs à Paris ne peut perdurer longtemps. Qu’il s’agisse de Bird, Tier, Voi, Flash, Wind ou Bolt et de ceux annoncés prochainement We Trott’, Dott ou Scoot, presque toutes sont américaines ou chinoises.  La Ville sera bientôt sillonnée de patinettes provenant de 11 entreprises différentes. Cela fait vraiment beaucoup ! Selon le vice-président de la FP2M, un conducteur de trottinette parcourrait 4 km quand un automobiliste en parcourrait 3. Il est aussi spécifié dans cette interview que la typologie de Paris serait « idéale » pour se déplacer avec ces 2 roues qui rappellent nous jeux d’enfances. Les Français présenteraient même des dispositions pour tester les nouveaux matériels pour se déplacer.

La plupart des deux roues privées ou louées se déplacent à 25km/h. Les derniers à louer arrivés sont d’utilisation de plus en plus simples mais des formations sont proposées, il faut effectivement savoir tourner et s’arrêter !! Elles sont équipées, ajoute le quotidien, comme les bicyclettes (sonnette, larges roues, lumières…).

Nous ne le martèlerons jamais assez, tous ces engins encombrent l’espace public et d’une certaine façon leurs conducteurs le confisquent aux piétons. Les kilomètres de construction de pistes cyclables aménagées et coûteuses et peu utilisées, le stationnement anarchique sur les trottoirs ou devant les portes d’immeubles comme dans les halls de gares etc…, les déplacements sur les trottoirs, dans les couloirs de métro, les fréquents slaloms entre les piétons, les retards provoqués aux bus et aux taxis sont sources de nuisances.

La guerre des prix entre opérateurs, le manque de fermeté de la mairie qui, en encourageant ce mode de déplacement, se trouve dépassée par le trop plein qui en résulte et se retranche derrière la future loi sur les mobilités (une licence pourrait être exigée) qui ne sera pas votée avant l’été.  En attendant, elle essaie de calmer le jeu en annonçant, ainsi qu’elle a l’habitude pour faire face à des situations délicates, la prochaine signature d’une charte de bonne conduite avec les opérateurs dont on connait à l’avance le résultat. Il serait intéressant de connaitre la situation et la réglementation appliquée dans les autres villes françaises ou étrangères envahies par ces machines dont les profits estimés doivent être bien juteux compte tenu du nombre de protagonistes qui se jettent sur ce marché. Même la plateforme Uber se lance dans cette activité !

Pour un droit au calme dans l’îlot Ménilmontant

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L'association RIVERAINS MENILMONTANT a lancé cette pétition

L'Association des Riverains de Ménilmontant, l'Amicale des 13-15-17 rue Boyer, et le Groupe « Les voisins de l’Ilot Ménilmontant - Boyer - Juillet - Sorbier - Savart » lancent une pétition adressée à la Préfecture de Police de Paris et à 3 autres.*

Depuis plusieurs années, les riverains de l'îlot Boyer-Ménilmontant-Juillet-Sorbier,-Laurence Savart (Paris 20) sont les victimes des nuisances sonores émanant de l’établissement  "La Bellevilloise", situé rue Boyer, à Paris 20ème.

L'association des Riverains de Ménilmontant, ainsi que les collectifs associés, sont soucieux de la qualité de la vie des habitants de Ménilmontant. En effet, de nombreuses nuisances nocturnes émanant de cet établissement impactent la tranquillité des habitants qui se mobilisent afin de faire respecter leur droit légitime au calme.

Cette pétition* s'inscrit dans cette mobilisation.

Le soutien de toutes et tous est nécessaire pour qu'enfin une solution soit trouvée.

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Le droit au calme pour les habitants ?

… Les voisins de La Bellevilloise Paris 20ème sont à bout !

Depuis plusieurs années, les riverains des rues Boyer, Ménilmontant, Juillet, Sorbier, Laurence Savart (Paris 20) sont les victimes des nuisances sonores émanant de l’établissement du "La Bellevilloise", situé rue Boyer, à Paris 20ème.

Ces nuisances se produisent en soirée et tout au long de la nuit. 

Elles sont de plusieurs ordres :

  •  Musique amplifiée à l’intérieur de salles insuffisamment insonorisées, où dont les portes sont souvent laissées ouvertes, c’est-à-dire dans le mépris du dispositif d’insonorisation éventuel ;
  • Musique amplifiée diffusée à l’extérieur sur la terrasse ou sur le terrain du 88 Ménilmontant, et qui inonde alors le quartier ;
  • Autres nuisances venant de la clientèle : clients bruyants installés en terrasse à ciel ouvert dans un espace pourtant résidentiel ou encore ceux des files d'attente incontrôlées, rue Boyer, en pleine nuit pour entrer au Club les week-ends et jours fériés et/ou lors des festivals, évènements ; scènes de débordement des clubbers lors des attroupements "festifs" devant le Centre tout au long de la nuit, lors de la sortie du Club... et ce jusqu'à 6h00 du matin : hurlements, chants, état d’ébriété avancé... ainsi que les klaxons des Ubers à n'importe quelle heure de la nuit ;
  • S’ajoutent à ces incivilités ; des rues souillées par les épanchements d'urine, de vomissements et les déchets de toute nature..

Les riverains sont excédés : depuis plusieurs années, ils cherchent à sensibiliser l'équipe de direction du lieu, les élus et l'ensemble des services publics concernés. En vain. Le commissariat du 20ème est aussi alerté. Les nuisances s'amplifient.

Nous interpellons tous les acteurs concernés sur l'importance de ces nuisances cumulées sur la qualité de vie des habitants de ces rues et l'impact en termes de santé publique.

Les signataires de la présente pétition* demandent donc à ce que des mesures soient prises en urgence afin de restaurer un cadre de vie respectueux d’un droit au calme des riverains.

Ils demandent notamment que l'établissement réalise :

  • Une insonorisation et une climatisation efficaces de ses locaux ;
  • Un contrôle du volume sonore, pour ne pas dépasser les décibels autorisés par la réglementation en vigueur
  •  Un fumoir clos ;
  • Une surveillance accrue des espaces intérieurs, et en terrasse ;
  • Une surveillance accrue de la zone située en périphérie de l'établissement ;
  • Ainsi que toutes autres mesures permettant de limiter l'ensemble de ces nuisances.

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Contact :

Associations des Riverains de Ménilmontant

4 Rue Julien Lacroix - 75020 Paris

Mail : asso.riverainsmenilmontant20@gmail.com

Téléphone : 07 68 96 38 18

Attention : un message automatique vous sera adressé pour confirmer votre signature. C’est la condition pour vérifier et certifier les signatures. Pensez donc à consulter vos spams. 

Le bruit, principal cause du manque de sommeil

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 13 mars 2019

En marge de la journée du sommeil, plusieurs quotidiens, dont le journal Le Monde, révèlent que nous dormons de moins en moins longtemps (lire l'article). Voilà plusieurs années déjà, il a été constaté selon le baromètre de Santé publique France (SPF) que nos nuits avaient « raccourci d’une heure à une heure trente en 50 ans » et que « le temps de sommeil était passé en moyenne en dessous de sept heures par nuit, en incluant les jours de repos ». Nous sommes donc beaucoup à se trouver en insuffisance de sommeil. Ainsi l’heure de coucher est assez tardive (23 h 15 en moyenne), compte tenu d’une heure de lever assez précoce (6 h 48).

Le professeur Damien Léger, président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (InSV) précisait que « 30 % des Français dorment moins de 6 heures, en deçà du seuil réparateur. Ce sont souvent des jeunes actifs avec de longs trajets de transports« . Il ajoutait que les risques d’obésité, diabète et de maladies cardiovasculaires devenaient de fait plus élevés.

Quelles sont les causes de ce « dérèglement » ? La principale est le réveil nocturne, il y a par ailleurs d’autres raisons, les troubles du sommeil, les troubles du rythme du sommeil et l’apnée du sommeil mais aussi les « nuisances environnementales ». La première d’entre toutes est le bruit qui nous dénonçons fréquemment, qu’il provienne des fêtards et des établissements qui les attirent ou des véhicules (klaxons, sirènes…). Dans le centre de Paris ce phénomène est amplifié du fait des rues étroites donc plus sonores. L’éclairage public visible de la chambre et les appareils électroniques en fonction dans la pièce où l’on dort sont d’autres sources de manque de sommeil.

Il fait savoir que le bruit « Le bruit fragmente le sommeil, et donc diminue sa qualité et son effet récupérateur« , selon le Dr Joëlle Adrien, présidente du comité scientifique de l’InSV et l’excès de lumière désynchronise l’horloge biologique.

Certains spécialistes n’hésitent pas à parler de « dette du sommeil » à l’égard de ceux qui dorment moins de 6h00 par nuit, volontairement ou non. Des sites existent pour essayer de recouvrer le sommeil, parmi eux MySommeiliSommeilSleep Cycle. A lire aussi Le sommeil de A à Z . Le manque de sommeil, le plus souvent à cause du bruit, agit sur la santé et ce qui est aussi très grave, touche de plus en plus d’adolescents et d’enfants…accrocs à leurs écrans.  

La tranquillité publique pèse bien peu au regard de la fête nocturne encouragée par la mairie

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La Ville de Paris vient de publier contre toute attente un appel à projets pour « de nouvelles nuits parisiennes ». Une décision surprenante dont il n’a pas été touché mot lors du dernier Conseil de la Nuit (groupe « Tranquillité publique ») qui s'est tenu le 13 février et auquel l'association Réseau Vivre Paris! participait. Les associations de riverains avaient pourtant compris après cette réunion qu’il était question d’une meilleure prise en compte des problématiques des nuisances nocturnes. Mais voilà, chasser le naturel, il revient au galop ! 

Cet appel à projet sorti du chapeau le 28 février est ainsi rédigé sur le site de la mairie Paris.fr: « Pour les noctambules, la nuit est un moment de détente, de fêtes, de rencontres, de découvertes, d’activités culturelles ou sportives. Pour le plus grand nombre, les nuits parisiennes proposent une offre riche et variée avec 13 000 bars et restaurants, 150 discothèques, 300 spectacles par semaine dans 130 salles, 50 équipements sportifs ouverts jusqu’à minuit, des grands parcs ouverts 24h/24 en période estivale, des berges de Seine où pique-niquer, des lieux éphémères, etc…

Depuis 2014, la Ville de Paris développe une politique de la vie nocturne fondée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes au sein du Conseil de la Nuit.  Afin d’enrichir la diversité et l’accessibilité de l’offre d’activités nocturnes, la Ville de Paris vous propose de contribuer à l’appel à projets « les nouvelles nuits parisiennes » …. L’appel à projets a pour objectif de favoriser la diversité et l’accessibilité de l’offre d’activités nocturnes à Paris, tout en respectant le bien-être des habitants. »

Bien entendu afin de rendre le projet plus acceptable il est spécifié parmi les points mis en exergue que les projets devront notamment « … préserver le sommeil et la tranquillité des riverains… avec une attention particulière apportée aux projets mis en œuvre dans les quartiers populaires et/ou s’adressant à leurs habitants. Une enveloppe de 50 000 € est prévue, soit 10 000 € maximum par projet retenu. » 

Cette décision qui semble unilatérale n’est pas de bon augure pour les associations qui visent à protéger les Parisiens des dérives actuelles de la vie nocturne. L’équipe municipale, obnubilée par la fête et les noctambules français et étrangers fréquentant la capitale, ne porte qu’un semblant d’intérêt pour les nuisances provoquées par la fête la nuit, en particulier le bruit. Les 50 000 € alloués à ce projet sont à mettre en regard de la subvention versée annuellement par la Ville à Bruitparif, 70 000 €, afin d’identifier les sources de bruit dans le but de pouvoir réduire les nuisances (voir notre article récent). Rappelons aussi que cet appel à projet vient s’ajouter à la longue liste des études menées pour développer à tout prix la fête nocturne à Paris. Nous avons eu en 2015 le rapport du Ministère des Affaires étrangères pour « faire de la vie nocturne à Paris un facteur d’attractivité » rédigé, sans concertation avec les habitants ou leurs représentants, par des professionnels des débits de boissons (voir notre article). Puis le rapport de 2017 destiné à la Maire de Paris sur « la nuit LGBT à Paris » rédigé par Jean-Luc Roméro, sans compter aussi les nombreux rapports et études établis par des spécialistes de la nuit, experts, sociologues etc… qui ont agrémenté régulièrement les états généraux de la nuit puis les conseils de la nuit.

Malgré cela, la ville n’a jamais pris en matière de tranquillité publique nocturne que des mesurettes, là où il fallait agir fermement et en urgence. Est-il encore besoin d‘accroître le nombre déjà très élevé de bars, restaurants, discothèques, spectacles et salles accessibles la nuit?

Pourquoi la mairie n’indique-t-elle pas dans son appel à projet des limites horaires acceptables, ainsi que les points précis à prendre en considération afin de garantir la tranquillité des habitants ? 

Pour l’équipe municipale les nuits parisiennes restent en fait un axe stratégique fort, au mépris de la tranquillité réclamée depuis des années par les habitants et les associations qui les représentent. Elle n’écoute pas les Parisiens et les associations représentatives des habitants? Habitants, soulignons-le une nouvelle fois, qui sont aussi des électeurs…