Terrasses dangereuses

De nombreuses terrasses parisiennes sont dangereuses pour la sécurité des habitants et des piétons. Nombre d’entre elles sont pourtant autorisées, en contradiction avec le règlement des terrasses et étalages (RET) établi par… la Mairie de Paris.

Un petit rappel au règlement :
– une terrasse estivale ne peut pas occuper plus de trois places de stationnement
– cette terrasse ne peut pas bloquer l’accès à une porte d’immeuble. S’il y a une porte d’accès la terrasse doit être fractionnée.
– une terrasse estivale ne doit pas être installée avant un passage pour piétons
– une terrasse estivale ne doit pas être installée juste avant un virage

N’hésitez pas à contacter votre mairie d’arrondissement et à signaler les problèmes de sécurité liées à ces installations, et assurez vous qu’en 2027, ce sera pris en compte. Vous pouvez aussi faire un signalement sur DansMaRue, même si, trop souvent, les signalements ne sont pas suivis d’effet.

Un article du Parisien du 28 octobre 2026 révèle qu’un passage pour piétons sur cinq est hors la loi. La cause en serait les véhicules stationnés en amont de ces passages. Mais les terrasses en amont des passages pour piétons sont tout aussi dangereuses.

 « En revanche, en cas d’accident grave sur un passage non conforme, la responsabilité de la collectivité pourrait être engagée devant un tribunal », avertit l’ex adjoint au maire de Paris-Centre, Florent Giry. Qu’attend la Mairie de Paris pour agir? Un accident grave?

Terrasses en amont des passages piétons = danger !

Le code de la voirie routière a été modifié en décembre 2019. L’article L118-5-1 stipule : « afin d’assurer la sécurité des cheminements des piétons en établissant une meilleure visibilité mutuelle entre ces derniers et les véhicules circulant sur la chaussée, aucun emplacement de stationnement ne peut être aménagé sur la chaussée cinq mètres en amont des passages piétons, sauf si cet emplacement est réservé aux cycles et cycles à pédalage assisté ou aux engins de déplacement personnel.« 

Cette disposition précise en outre que la mise en conformité doit être réalisée « au plus tard le 31 décembre 2026« .

  • pourquoi un délai de 7 ans pour une mesure de mise en sécurité des piétons  somme toute assez simple à mettre en place?
  • les terrasses en amont des passage piétons sont tout aussi dangereuses notamment pour les enfants qui sont particulièrement vulnérables.

Cet article doit impérativement être modifié, avant qu’un accident dramatique ne survienne, pour inclure les terrasses sur places de stationnement qui n’existaient pas en 2019.

Livre blanc sur le surtourisme à Montmartre

Nos amis de l’association de défense de Montmartre et du 18e (ADDM18) confrontés aux problèmes liés au surtourisme dans leur quartier ont mené une étude et confié la rédaction d’un livre blanc au Pr Rémy Knafou.

Communiqué de l’ADDM18

UN LIVRE BLANC DU TOURISME À MONTMARTRE

Dans le but d’améliorer la cohabitation entre habitants et touristes à Montmartre, l’association de défense de Montmartre et du 18e (ADDM18) a confié au professeur Rémy Knafou le soin d’objectiver cette question, sous forme d’un livre blanc destiné aux pouvoirs publics.
Il y a là une démarche inédite car les problèmes posés par cette cohabitation
n’ont pas été étudiés en France où le tourisme est essentiellement considéré sous ses aspects économiques.

UN CONSTAT

Montmartre et le Sacré Cœur (monument plus visité que la tour Eiffel ou le Louvre) est une étape incontournable du circuit touristique parisien. Mais il est habité par 25000 personnes, combinant une population anciennement implantée et une gentrification récente. Le logement y est sous tension entre usages résidentiel ou touristique. Ces aspects sont abordés à partir de statistiques inédites.
Le vécu des Montmartrois (résidents et/ou actifs du quartier) a fait, pour la première fois , l’objet d’une enquête : les principales préoccupations exprimées, et abondamment citées dans l’étude, sont :

  • Un sentiment de « trop plein » de touristes
  • Une critique des groupes organisés
  • De vifs reproches quant à la saleté de l’espace public
  • Une évolution dommageable du commerce
  • Une contestation du développement d’Airbnb
  • Un constat de négligence sinon de carence des pouvoirs publics

Les statistiques confirment un très haut niveau de fréquentation. Le sentiment de trop plein est sans doute renforcé par la circulation d’excursionnistes dans des lieux contigus précédemment non visités.

Ces diverses analyses permettent d’affirmer que la touristification, très avancée et peu régulée, de Montmartre provoque une détérioration des rapports entre visités et visiteurs : l’irritation a succédé à l’apathie et la menace d’un antagonisme envers le « surtourisme » se profile.

DES PISTES POUR PROTÉGER CE « VILLAGE URBAIN »

Montmartre est un « bien commun » soumis aux pressions d’intérêts contradictoires. Il faut le protéger en prenant des mesures garantissant sa préservation.

Un ensemble d’idées d’améliorations rapides et concrètes ont été recensées lors des interviews et auprès de l’ADDM8.

Fondamentalement il convient de s’inspirer des expériences de régulations ayant réussi dans de grandes villes touristiques (Barcelone, Amsterdam, Florence, Dubrovnik) en envisageant des transpositions pertinentes.

La mise en place de mesures doit se faire en recherchant l’équilibre entre les intérêts des résidents, des commerçants et des touristes. Il est ainsi préconisé la mise en place d’une structure paritaire de cogestion locale du tourisme. Il s’agit en particulier de dépasser l’amateurisme du laisser-faire actuel, pour co-construire des décisions et des budgets justifiés par des études d’impact.

Il est souligné en conclusion que Montmartre semble un lieu parfaitement adapté à un projet pilote d’amélioration de la cohabitation habitants-touristes.

Son succès pourrait alors contribuer à la politique touristique de la ville de Paris.

Élections municipales : les engagements des candidats pour améliorer la qualité de vie des Parisiens

Les réponses des candidats à notre questionnaire sur leurs engagements pour une meilleure qualité de vie à Paris :


Les réponses des candidats au questionnaire sur la lutte contre la pollution sonore à Paris rédigé par 40 collectifs et associations de riverains dont le Réseau Vivre Paris et plusieurs de ses membres :

Deux décisions de justice qui peuvent faire jurisprudence

Deux décisions de justice ont été rendues en décembre 2025. Elles pourraient faire jurisprudence.

A Bordeaux un habitant victime des nuisances sonores générées par cinq bars qui se trouvent sous ses fenêtres a fait condamner la ville pour son inaction à mettre fin à cette situation. (voir les détails)

A Paris des propriétaires d’un appartement situé au dessus d’un restaurant et victimes de nuisances sonores provenant de cet établissement ont fait condamner le gérant et le propriétaire par le Tribunal Judiciaire de Paris. (voir les détails)

Ces deux décisions , bien que de natures différentes , montrent que l’option judiciaire peut s’avérer la solution gagnante.

Le Réseau Vivre Paris demande aux candidats de s’engager pour une meilleure qualité de vie à Paris

L’association Réseau Vivre Paris, créée il y a 16 ans, regroupe une vingtaine de collectifs et associations. Elle a deux objectifs majeurs : la lutte contre la pollution sonore récréative (bruits générées par les clients des terrasses) et le respect de l’espace public (débordements des terrasses). Le sommeil étant un enjeu de santé publique majeur, nous avons élaboré une liste de mesures pour réduire l’impact de la pollution sonore récréative.

Nous interrogeons les candidats aux élections municipales parisiennes sur leurs engagements afin d’améliorer la qualité de la vie des Parisiens, de leur sommeil et de leurs déplacements dans l’espace public. Nous avons préparé un document qui leur permettra de préciser leur programme pour la prochaine mandature. (version Word ou version pdf)

« Older posts

© 2026

Theme by Anders Noren — Up ↑