L’accident de la rue Sauffroy : un avertissement pour la mairie de Paris

Article publié sur le site de Marais-Louvre
L’accident de la rue Sauffroy provoqué par un véhicule qui a tué un client de la terrasse d’un bar et blessé 5 autres dont un grièvement ainsi que le conducteur ne laisse pas indifférent. Nonobstant le malheureux drame humain qu’il provoque, il illustre cruellement les dangers que provoque la politique municipale visant à la multiplication inconsidérée des terrasses. Celle-ci met en première ligne les clients face à un chauffard, un terroriste ou une personne pouvant être victime d’un malaise, et ce d’autant que les terrasses peuvent être étendues sur des places de stationnement sinon au ras de la voie de circulation tout au bord du trottoir ou mieux encore de chaque côté de la chaussée. L’insécurité est encore plus grande alors pour le personnel chargé de servir les consommateurs en traversant la rue. Quant aux piétons, face à l’afflux de clients qui occupent tout l’espace, ils sont eux aussi réduits à devoir emprunter les voies de circulation au risque d’être renversés et la situation est bien pire pour les personnes handicapées, âgées et les parents avec des enfants en landaus ou en poussettes.
Les élus ont beau jeu d’objecter que la piétonnisation remédie à ces situations, c’est hélas pire encore puisque dans bien des cas l’inoccupation quasi anarchique de tout l’espace public empêche, sinon freine, l’accès des véhicules de secours pouvant retarder les premiers soins pour lesquels l’urgence est le plus souvent essentielle. Passé un certain délai le pronostic vital du patient est dans certains cas engagé. Une situation impossible pour les habitants qui dénoncent insécurité et bruit.
L’accident de la rue Sauffroy s’est produit selon les articles de presse vers 23h00, la terrasse accidentée était-elle autorisée à ouvrir à cette heure là ? Cette terrasse était-elle tout simplement autorisée? Quid de l’action de la police municipale (DPSP) chargée de contrôler les terrasses? Quelle décision la ville va t’elle prendre pour contenir la multiplication des terrasses qui semble la dépasser tel  « l’Apprenti sorcier » ? Va t’elle attendre d’autres accidents et incidents graves pour agir comme elle l’a fait après nombre d’accidents de trottinettes pour faire brider leur vitesse. Quid aussi du traumatisme qui s’ensuit pour le victimes et leur famille ainsi que les témoins ?
Cette façon de mener les dossiers à la fois par des décisions intempestives non concertées puis des mesurettes  de « rétropédalage » sensées calmer les esprits conduit à des drames qui coûtent la vie aussi bien à ceux qui s’amusent qu’à ceux qui ne demandaient rien mais qui ont eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. La mairie ne peut rester les bras ballants et doit revoir en urgence sa copie sur les terrasses!

Mise à jour du 1er aout 2021
Dans un article du Parisien du 31 juillet, il est précisé qu’il ne s’agit pas d’une terrasse “éphémère” mais d’une terrasse “classique”. Les autorités ont beaucoup insisté sur ce point.
Il s’agit en fait d’une terrasse totalement illégale comme il y en a tant à Paris et comme le montre l’affichette autorisant une terrasse ouverte rue Guy Môquet et non rue Sauffroy où a eu lieu l’accident ; le trottoir de la rue Sauffroy étant beaucoup trop étroit pour pouvoir accorder la moindre autorisation.
On comprend mieux la discrétion de la Mairie de Paris sur les circonstances de cet accident.
Le drame aurait pu être si les contrôles  — que les autorités ont pour mission d’effectuer — étaient réels et les sanctions immédiates comme le recommandent les rapports de l’Inspection Générale de la Ville de Paris de 2004 et de 2016.
On voit jusqu’où conduisent le laxisme et le favoritisme qui servent de politique en matière d’occupation de la voie publique parisienne.

Mise à jour du 4 août
A noter l’analyse documentée faite par Terrasses_75 sur Twitter et qui corrobore la nôtre.

Déni de démocratie à Paris

La modification du règlement des étalages et terrasses pourrait sembler n’être qu’un acte bureaucratique ou de gestion urbaine anodin. Pourtant il est destiné à bouleverser le paysage urbain et impacter durablement la vie des habitants de la cité. Dans le cas présent il traduit une politique délibérée la part de la Mairie de Paris d’accorder l’espace public aux bars en cohérence avec le Paris tout-festif dont rêvent la municipalité et ses édiles, sans égard pour ceux qui sont au quotidien dans les quartiers, en qualité de passants ou d’habitants. 
Comment en est-on arrivés là ?

Episode 1

La Mairie de Paris, profitant de la crise sanitaire et économique, a décidé sans aucune concertation (voir notre article de mai 2020) d’offrir l’espace public aux bars. Nous écrivions : “Présenté comme un dispositif à caractère temporaire, ce projet n’est rien moins qu’un stratagème destiné à faire passer en force – et pour inscrire définitivement – des orientations de la politique municipale contestées notamment par les associations de riverains que rassemble l’association Réseau Vivre Paris !” La suite a malheureusement démontré que nous avions raison. Nous dénoncions lors cette décision comme “le fait du prince“.
Avec plus de 10 000 terrasses éphémères, l’été 2020 a été une véritable catastrophe en matière de nuisances sonores et de difficulté à circuler sur les trottoirs du fait de la présence des terrasses dites éphémères et ce, malgré la crise sanitaire. Nous avons reçu tout l’été des témoignages de Parisiens et en avons publiés plus d’une centaine sur notre site dans un article au titre sans équivoque : “Mme la Maire, les Parisiens ne vous disent pas merci” que la police municipale (DPSP) voulue par la Maire de Paris n’a pas été capable de faire respecter : terrasses non conformes, horaires non respectés, consignes sanitaires ignorées… Les très nombreux signalements sur l’appli DansMaRue n’ont que très rarement été suivis d’effet.

Episode 2

Lors du deuxième confinement, la Mairie a laissé de très nombreuses terrasses se dégrader, les commerçants les laissant à l’abandon. Plus de 600 terrasses ont été signalées et très peu ont été démontées. A nouveau, la Mairie et sa police municipale ont montré leur incapacité à faire appliquer cette charte qui pourtant précisait qu’il s’agissait de “dispositifs légers et esthétiques, facilement et rapidement démontables“. Ces terrasses faites de bric et de broc, empêchant l’arrivée d’éventuels secours dans les rues étroites piétonnisées, accueillant déchets et rats, dangereuses pour certaines, privant les artisans et livreurs de places de stationnement ont largement contribué au succès du hashtag #saccageparis.

Episode 3

En février 2021, la Mairie a lancé une pseudo concertation en ligne sur le stationnement à Paris. Le diable se cachant dans le détail nous écrivions : “ce questionnaire est en réalité un habillage de la volonté ancienne et tenace de la Mairie de favoriser les bars et les restaurants, en accroissant la possibilité d’étendre ou d’installer une terrasse malgré toutes les nuisances qui s’en suivent pour les riverains et les Parisiens et que nous ne cessons pas de dénoncer.” A nouveau la suite nous a donné raison.

Episode 4

En avril 2021, la Mairie a annoncé sa décision de pérenniser les terrasses éphémères et organisé une pseudo-concertation dont nous avons publié tous les comptes rendus.
Un collectif de 44 associations et collectifs d’habitants de Paris s’est constitué pour dire oui à la reconduction des terrasses éphémères pour l’été 2021 mais non à leur pérennisation (voir le communiqué de presse).
Ces représentants des Parisiens ont accepté de participer aux réunions organisées par un cabinet privé auquel la Mairie a recouru par un contrat de plus de 70 000 euros et ont soumis des contributions qui ont été superbement ignorées ou manipulées pour faire croire à un accord avec les riverains. Mais tout a été mené à la hussarde en moins de 15 jours : aucun diagnostic de l’expérience de l’été 2020, aucune prise en compte des demandes des associations et collectifs. Tout était décidé d’avance. Les terrasses éphémères s’appelleront terrasses “estivales” et seront autorisées 7 mois par an (!). Pendant la soi-disant concertation, la Mairie a  annoncé que le nouveau règlement serait voté en Conseil de Paris en juillet (voir épisode 6).

 Episode 5

Le 7 juin la Mairie de Paris a convoqué une conférence de presse pour annoncer la révision du règlement des terrasses et la pérennisation des terrasses éphémères.
Les représentants des bars et restaurants avient avertis et même invités, mais pas les associations de riverains. Cela en dit long sur la considération que nous réserve la Mairie.
Dans sa communication la mairie n’hésitait pas à mentir en annonçant que “la Mairie, les représentants de l’hôtellerie-restauration et les associations de riverains se sont mis d’accord sur le nouveau règlement des étalages et des terrasses” (voir épisode 4). Aucun erratum n’a été publié malgré nos protestations auprès de la mairie et de l’AFP. L’absence de toute référence au fait qu’un vote préalable du Conseil de Paris avait été zappé est un autre aspect des mensonges de la Mairie.

Episode 6

Le 18 juin, le nouveau règlement a été publié au Bulletin Officiel de la Ville de Paris. Les conseillers de Paris, élus par les Parisiens, n’auront pas la possibilité de s’exprimer, voire de contester ce projet. Un nouvel exemple de déni de démocratie. Les conseillers seront simplement invités à voter sur l’exonération des droits de terrasses.

La Mairie a ainsi imposé ce nouveau règlement des terrasses au mépris de la démocratie participative (les associations et collectifs représentant les Parisiens) mais aussi de la démocratie représentative (les élus du Conseil de Paris).
Toute cette opération montre bien que la ville de Paris est gouvernée par “le fait du prince”. Comment s’étonner après une telle mascarade que les électeurs boudent les urnes ?

Un dossier très complet élaboré par le collectif Droit au Sommeil vient compléter notre article : Anne Hidalgo et le lobby des cafés-restaurants : les questions qui doivent être posées

La place du Marché Sainte-Catherine de nouveau libérée

Article publié sur le site de Marais-Louvre le 19 juin 2021
La décision de justice concernant les terrasses de la place du Marché Sainte-Catherine constitue incontestablement une victoire pour le maire de Paris Centre qui a déclaré, ainsi que le rapporte le Parisien du 17 juin,  » c’est une immense victoire. la justice valide ma politique de limitation des terrasses »  Dès son arrivée à la mairie du 4e, alors que ses prédécesseurs s’étaient cassé les dents ou n’avaient pas épuisé tous les recours depuis 15 ans, Ariel  Weil s’était saisi du dossier afin de limiter l’emprise des bars et restaurants pour qui la place était devenue leur chose dont ils pouvaient disposer à volonté pour étendre la surface extérieure de leurs établissements, accaparant l’espace public à leur seul profit et celui de leurs clients. C’est une victoire aussi pour les riverains qui ont été bien aises d’apprendre que leur action n’était pas vaine après des années de combat. Le tribunal administratif a  rejeté la requête de l’association Commerçants Sainte-Catherine (regroupant une dizaine de cafetiers)  demandant l’annulation de l’arrêté pris le 18 février 2020 par le maire de Paris centre. Arrêté qui limitait aussi à 1,30 mètre la hauteur des écrans les terrasses et demandait une harmonisation des stores,

Nous n’avons pas encore parcouru l’arrêt mais il ressort que le tribunal a validé le souhait du maire de laisser de l’espace aux piétions pour circuler sur la place.  Place devenue invivable qui a perdu tout son charme et son aspect pittoresque malgré les tentatives d’aménagement dont celle très aboutie de l’architecte Pierre Colbac dans le cadre du budget participatif que la mairie de Paris n’avait hélas pas souhaité retenir.

A juste titre Ariel Weil  a rappelé à l’occasion de l’énoncé de cette décision que disposer d’une espace extérieur pour un cafetier ou restaurateur était une simple tolérance! Qu’adviendra t-il néanmoins à l’aune des mesures visant l’extension des terrasses qui ont fleuri dans toute la capitale, en particulier dans l’arrondissement de Paris centre, et que la mairie centrale vient de pérenniser contre l’avis des habitants.  N’est-ce pas en contradiction avec la décision du tribunal ? D’ailleurs l’avocat des exploitants de la place a bien compris qu’il n’avait pas besoin de faire appel de cette décision mais seulement de discuter avec la mairie pour faire bénéficier ses clients des nouvelles largesses qu’elle vient d’accorder à la seule profession des exploitants de bars. L’affaire n’est peut-être pas terminée.

La place du Marché Sainte-Catherine est en effet très convoitée par les bars comme nous le signalions dans un article du 1er octobre 2020 et intitulé : La place du Marché Sainte-Catherine libérée.

Communiqué de presse du Collectif Habitants de Paris

COMMUNIQUE DE PRESSE, le 14 juin 2021

Les associations de riverains consultées rejettent le nouveau Règlement sur les Terrasses et appellent les Conseillers de Paris à voter contre cette réforme. Suite à la présentation à la presse par la Mairie de Paris de la réforme du Règlement des Etalages et des Terrasses ce lundi 7 juin, les riverains s’opposent à ces nouvelles directives dont l’exécution se fera à leur détriment. 44 associations et collectifs d’habitants* regroupés au sein du Collectif Habitants de Paris ont participé à plusieurs réunions de consultation organisées par la Ville. L’affirmation de la Mairie selon laquelle ce nouveau Règlement a été concerté avec les associations est fausse. Si les 44 associations ont accepté le principe des extensions de terrasses pendant la période de crise sanitaire, elles étaient toutes opposées à ce nouveau règlement fait à la va-vite, en moins d’un mois, et destiné à pérenniser un dispositif qui aurait dû rester exceptionnel. La Mairie a décidé d’autoriser l’implantation des terrasses sur 3 places de stationnement (30 m2) en exploitation à l’année 7 jours sur 7 jusqu’à 2h00 du matin, de même que l’implantation de terrasses estivales 7 mois par an. JAMAIS ces modalités n’ont été discutées pendant la consultation ! Les nouvelles nuisances sonores occasionnées par ces dispositifs auront un impact important sur le sommeil et la santé des Parisiens que l’on ne peut accepter. La Mairie a refusé systématiquement d’intégrer les Parisiens, locataires ou propriétaires, aux décisions d’autorisations de terrasses en bas de leur immeuble. Elle priorise l’appropriation de l’espace public par les intérêts privés des cafés-restaurants au détriment des habitants alors même que ceux-ci seront les premiers touchés par les nuisances de ces établissements. La réaffectation des places de stationnement supprimées bénéficiera uniquement à la corporation des bars-restaurants. Les terrasses seront louées à un tarif bien en-dessous de la valeur locative au m2 d’un café-restaurant tandis que les riverains devront endurer des nuisances décuplées. Les habitants qui en auront les moyens partiront, les autres subiront.

Depuis des années, les associations et l’Inspection Générale de la Ville dénoncent les carences de la Ville en matière de contrôle de l’occupation de l’espace public et des nuisances sonores des terrasses, tant au niveau de la DPSP/Police Municipale que des agents de l’urbanisme. Les associations regrettent que la Mairie reste dans le déni de cette réalité et décide d’amplifier ces problèmes AVANT même d’avoir mis en place un système de contrôle et de régulation efficace et perçu comme tel par tous. Malgré les dérives observées à l’été 2020, aucune étude d’impact n’a été conduite préalablement à cette décision :
1. Impact sur la circulation piétonne, la circulation routière et les livraisons.
2. Impact sonore et impact sur le sommeil et la santé des Parisiens concernés cette mesure.
3. Impact sur les besoins en agents chargés de contrôler ces terrasses.
4. Impact sur le développement de l’alcoolisme à Paris (malgré les chiffres alarmants présentés par Santé Publique France).
5. Impact sur le développement de la monoactivité bistrotière dans certains quartiers, ayant pour effet la fermeture des autrescommerces de proximité, ce phénomène allant à l’encontre du concept de la ville du 1⁄4 d’heure promu par Anne HIDALGO.

Les associations regrettent le flou des règles présentées et les difficultés de contrôle et de sanction que cela engendrera, au détriment des intérêts des habitants. Cette mesure n’a pas été présentée aux Parisiens dans le programme Paris en Commun d’Anne HIDALGO pour lequel elle a été élue. Elle va dans le sens inverse des attentes des Parisiens exprimées lors des Assises du Stationnement et du diagnostic  Eurogroup sur la Sécurité des Parisiens. C’est pourquoi nous appelons les Conseillers de Paris à voter contre ce projet de nouveau Règlement des Etalages et des Terrasses en juillet prochain et demandons à la Mairie de travailler sérieusement sur un projet concerté avec les Parisiens.

Collectif Habitants de Paris

* Signataires : 60 Millions de PiétonsADDM18 (Association de Défense de Montmartre et du 18ème), ADR Pont Neuf, ARRS (Association des Résidents de la Rue Saulnier), ASSACTIVE (Association Active des Résidents et Commerçants du Quartier de l’Horloge), le Collectif Condorcet, le Collectif Droit au Sommeil Jourdain, le Collectif Groussier, l’Association Marais-Louvre, Association Ponthieu d’abord(s), Association des Riverains de Ménilmontant, Association des riverains Sedaine Saint-Sabin Bréguet, Collectif Cler-Champ de Mars, Le Collectif Clichy-Blanche, Collectif Greneta-Goldoni, l’association Habiter Paris Centre, le Collectif Henri Malberg, le Collectif Mac Mahon-Montenotte, le Collectif rue Marie et Louise, Collectif Nuisances Sonores, le Collectif Rambouillet Charolais, le Collectif des Riverains de la Folie Méricourt, le Collectif des Riverains de la place Jean-Pierre Timbaud, le Collectif Vavin en colère, le Comité d’aménagement et d’animation du 8ème arrondissement, le collectif Kaspereit, le Collectif Vinaigriers-Saint Martin, le Comité Franz Liszt-Magenta, DéCLIC 17-18Demain La ChapelleDroit au SommeilHabiter Paris, Collectif Jean-Pierre Timbaud, Droit au Sommeil – 15ème, Les Impairs de l’Avenue Cariou, Les Riverains de la Butte aux Cailles, l’Association des riverains du Canal Saint-Martin, les Riverains Paradis, Les Riverains du Parc de la Villette, Quartier Latin Passionnément, RendezNousParis, Réseau Vivre Paris!, SOS Bruit Paris 6e, XVIe Demain

La Mairie (ou l’AFP) en flagrant délit de mensonge(s)

Le 7 juin la Mairie de Paris a convoqué une conférence de presse pour annoncer la révision du règlement des terrasses et la pérennisation des terrasses éphémères.
Les représentants des bars et restaurants y étaient invités mais pas les associations de riverains. Cela en dit long sur la considération que nous réserve la Mairie.
Il est intéressant de noter que la Mairie communique sur un nouveau règlement qui n’a pas été voté par le Conseil de Paris. Peu de considération pour les élus au Conseil.
Suite à cette conférence de presse, l’AFP et différents médias ont annoncé que cette révision s’était faite avec l’accord des associations de riverains. Or ceci est absolument faux comme le montrent les différents comptes-rendus publiés sur notre site.
Le collectif a adressé un mail à 120 journalistes, dont plusieurs de l’AFP pour rétablir la vérité.


ERRATUM suite à la conférence de presse de la Mairie de Paris sur la pérennisation des terrasses éphémères 

L’AFP dans sa dépêche du 7 juin a écrit : A l’issue de dizaines d’heures de concertation, la Mairie, les représentants de l’hôtellerie-restauration et les associations de riverains se sont mis d’accord sur le nouveau règlement des étalages et des terrasses qui sera présenté au début de juillet au Conseil de Paris par Olivia Polski, adjointe, chargée du commerce, de la maire de Paris, Anne Hidalgo (Parti socialiste), et Emmanuel Grégoire, premier adjoint.
Malheureusement cette information erronée a été reprise par plusieurs médias.
Si le correspondant de l’AFP a repris les propos de la Mairie de Paris le travestissement de la réalité vient d’elle. Et il est double.
Tout d’abord la pseudo concertation mairie-professionnels-riverains a duré 10h (5 fois 2h) et non des dizaines d’heures. S’il y a eu d’autres réunions elles se sont tenues  sans les riverains. (voir les comptes-rendus sur le site reseau-vivre-paris.fr)
Ensuite aucune association de riverains ayant participé à la pseudo concertation n’a manifesté son accord avec la Mairie de Paris. Au contraire le Collectif Habitants de Paris, qui compte 44 associations et collectifs de riverains, s’est opposé à la modification du règlement des terrasses en toute hâte et à la pérennisation des terrasses éphémères. (voir notre précédent communiqué de prrsse sur le site reseau-vivre-paris.fr)

Le Collectif Habitants de Paris saurait gré à l’AFP et aux différents médias ayant publié ces contre-vérités de bien vouloir publier cet erratum.

Révision du règlement des terrasses : les documents présentés par la Mairie

Lors des réunions de concertation sur la révision du règlement des étalages et terrasses (RET) la mairie nous a présenté des diaporamas. Nous avons demandé qu’ils soient mis à la disposition des participants, ce qui nous a été refusé. Étonnante conception de la concertation et transparence pour la Mairie de Paris! Nous avons cependant fait des copies d’écran et dans un souci de transparence et de démocratie participative nous avons décidé de les rendre publics.

Le diaporama présenté le 22 avril et qui reprend les points de la réunion précédente. Et des exemples de terrasses vertueuses (?).
Dans la première diapo, et les collectifs et associations présents ont protesté, il est dit que la concertation porte sur l’ensemble du RET alors que nous n’avons pas arrêté de dire qu’elle portait, selon nous, uniquement sur la reconduction des terrasses éphémères pour l’été 2021 et que le nouveau RET devrait être étudié à l’automne après un diagnostic des terrasses éphémères 2021.
A noter sur les diapos présentées par Dominique Alba, chef de l’APUR:
– diapo 4 : la terrasse du bas à gauche est non conforme car non protégée de la circulation!
– diapo 5 : terrasses à adapter… En effet deux sont non conformes : >1,30m, couverte + installation électrique. Elles ne sont pas à adapter mais à démonter!
– diapo 6 : citée en exemple. La terrasse de gauche ne laisse pas 1,60m de passage, donc non conforme au plan d’accessibilité (PAVE)
– diapo 8 : en 4 mois et demi la DPSP se targue d’avoir distribué un petit millier de PV en 135 jours, ce qui fait un PV pour 3 agents sur la période.
– diapo 12 : autosatisfaction à Grenoble. Peu de cas de nuisances sonores “supplémentaires”. Qu’il nous soit permis d’en douter! 

Dans le diaporama du 7 mai tout un catalogue de bonnes intentions. Malheureusement les exemples de non-respect de la future règlementation sont déjà légion. De mauvaises habitudes sont déjà prises.

Voici le diaporama du 18 mai, sorte de bouquet final qui commence très fort avec une première diapo présentant un trottoir encombré  (moins de 1,60m de passage) et une terrasse non séparée de la chaussée, donc particulièrement dangereuse. 
A noter que pour cette dernière réunion le chat était fermé et tous les micros coupés et seulement ouverts par la maitre de cérémonie. Autant dire que les représentants des habitants étaient muselés.
Et 14 diapos, histoire d’occuper le temps, sur le règlement actuel. En fin de “concertation”! A la limite cela aurait pu être utile en début, mais c’était surtout du temps de parole en moins pour les représentants des Parisiens.

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