La rue Greneta (2ème) : un exemple d’enfer que fait subir un bar aux riverains

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Multiplier les rues piétonnes, permettre l’extension des terrasses en compensation du manque d’activité durant le confinement, tout cela pourrait paraître louable si ce n’était au mépris d’autres commerces qui auraient aimé bénéficier de terrasses pour accroître leurs ventes et au mépris de toute concertation avec les habitants.

C’est ainsi que  nous remontent les plaintes des riverains excédés par le comportement intolérable de bars et autres bistrots qui ne respectent absolument pas le règles édictées dans la charte mise en place pour ces autorisations « temporaires » de terrasses privant toute une rue, tout un quartier de sommeil.  Des mains courantes sont déposées aux commissariats  mais il n’y a aucune  sanction à l’égard des contrevenants, les habitants, empestés par un bruit sourd continuel, par les cris et le comportement de consommateurs alcoolisés en sont réduits à changer leur fenêtres (mais cela coûte cher) quand d’autres, de guerre lasse, envisagent de quitter les lieux et même de quitter Paris devenu invivable et ne voulant plus acquitter leurs impôts qui finalement financent le développement de telles activités.

A l’heure où Madame Hidalgo entame un second mandat à l’issue duquel elle aura marqué de son empreinte l’évolution de la capitale pendant plus de 25 ans, on comprend, faute d’inflexion de sa politique, que Paris continuera de se vider de ses habitants au profit des fêtards, des bistrotiers, des alcooliers et des propriétaires utilisant les plateformes de type Airbnb pour louer leurs appartements! Pourquoi s’ériger en porte-drapeau de la lutte contre la pollution quand on en favorise une autre, les nuisances sonores, de façon quasi éhontée  ?  Pourquoi en tant que Présidente du Conseil de Surveillance de l’APHP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris) laisser se développer l’alcoolisation notamment des plus jeunes? Pourquoi, alors que la capitale est si sale, accentuer encore les causes de malpropreté en encourageant le Paris de la foire permanente?

A titre d’illustration nous publions ci-dessus une vidéo enregistrée dans la nuit du 27 au 28 juin à la hauteur du 30 rue Greneta où un établissement pollue en toute impunité la vie de tout un quartier à lui seul. 

Est-ce un tel Paris que souhaitent Madame Hidalgo et son équipe ? Passé l’effet compensatoire du confinement par l’octroi temporaire de tersasses, le pourcentage d’abstenions des municipales qui viennent d’avoir lieu devrait les faire réfléchir quant à la poursuite d’une telle politique…

11 réflexions sur « La rue Greneta (2ème) : un exemple d’enfer que fait subir un bar aux riverains »

  1. Bonsoir,
    je découvre , ce soir seulement, ce site qui me met du baume au cœur. Il va sans dire que je souscris à tous vos propos.
    Vous décrivez hélas des réalités que nous subissons aussi dans le jadis très morne et peu branché 15eme... Rue de Vaugirard, un minuscule bistrot, au décor classé (on tremble pour l'état des céramiques intérieures), draine quasiment chaque soir une foule compacte. Pendant l'année, nous devons dévier de notre trajectoire et descendre sur la chaussée, pour poursuivre notre chemin, à partir de 18 heures, cinquante, soixante personnes trouvent tous les soirs un prétexte pour s'y abreuver copieusement, debout, verre à la main. À présent, les tauliers ont colonisé cette même chaussée en installant une terrasse hideuse, faite des inévitables palettes. Ce bar diffuse les match de rugby et de foot, la moindre rencontre est l'occasion de cris et de cantiques, comme s'il s'agissait tous les jours d'une finale à la vie à la mort. Passons sur l'alcoolisation, les hurlements des derniers pochetrons, jusqu'à 2 heures, 3 heures... Les tauliers, donc, jeunes, cool, et sûrs d'eux n'entendent évidemment aucune raison. Juste à côté, même trottoir, un café, tout ce qu'il y a de plus banal, et un patron tolérant, cool, jeune, solidaire et inclusif, comme le veut notre Maire, qui laisse brailler en terrasse, en toute liberté et insulte ceux qui osent lui rappeler quelques règles. C'est donc la surenchère et nous sommes pris en tenaille au milieu de ces joyeux drilles.
    Au-delà de ces insupportables tapages, c'est aussi, comme vous l'écrivez, le modèle de ville qui est en jeu. Que font-ils de Paris ? Qu'en ont-ils déjà fait ? Voir transformer cette ville passionnante, riche, belle de tant d'histoire, en assommoir quotidien, en aire de jeux pour fêtards oisifs, est un crève-cœur, au-delà du dicible... Et nous sommes sans doute nombreux à partager ce sentiment.

  2. Bonjour,
    même chose ici dans le XIX. Depuis quelques années la situation empire, et les décisions récentes ont permis le développement de terrasses sauvages. Sans surprise, les bistrotiers se permettent tous les écarts possibles (terrasses devant des RDC habités, non respect des horaires, fêtes avec les fenêtres grandes ouvertes, concerts sauvages, pourquoi se gêner ?).
    Nous croyions au début des nuisances que nous habitions dans un état de droit où les agents publics se devaient de réguler ces situations. Nous avons appelé la mairie à l'aide pendant plusieurs mois, sans aucun résultat. On a fini par comprendre que la charge de la preuve incombe à la victime car, c'est vrai, quelle preuve avons nous que ces fêtards qui hurlent le soir devant nos fenêtres créent vraiment des nuisances sonores ? Le bar est allé jusqu'à se plaindre de harcèlement et nous menacer de porter plainte !!!

    Le laisser faire à Paris est un pur scandale. Pour avoir beaucoup échangé pendant des mois avec certains agents de la DPSP, la situation à certains endroits est dramatique et personne ne fait rien.
    Personnellement j'ai pris ma décision et je deviens rodezienne dès que possible ! Terminé Paris, ce sera sans moi.

    S'il y a une action collective par contre, je suis prête à participer financièrement !

    Bon courage à tous

    • L'intérêt de Mme Hidalgo et de ses adjoints pro-fête et pro-tourisme est que vous quittiez Paris car vous n'êtes pas son électorat. Grâce à une opposition municipale incapable de s'organiser (voire incapable tout court) Hidalgo a réussi à se faire réélire avec un nombre de voix ridicule lui donnant ainsi un blanc-seing. Le pire est à venir. Le monde d'après d'Hidalgo sera le même que celui d'avant en pire pour les Parisiens non fêtards, pour les travailleurs qui se lèvent le matin, pour les enfants et ados qui étudient, pour les personnes âgées qui ne peuvent se déplacer sur les trottoirs, pour les personnes qui souhaitent dormir la nuit.

  3. Le pire est qu'elle ne va pas s'arrêter là. Elle a multiplié le nombre de licences de bar en 6 ans et ce n'est que le début. Paris va devenir une gigantesque Espagne où les désœuvrés commencent à vivre à partir de 22 heures pour toute la nuit sans imaginer un seul instant que des gens puissent vivre ici et dormir pour aller au boulot le lendemain. Cette poignée de gens emmerde tout un quartier avec la bénédiction d'Hidalgo qui, elle dort sur ses 2 oreilles !

  4. Dans le 17e, depuis des années, la rue Des Dames est colonisée par les bars et les bistros. Maintenant, c'est la rue Legendre et les rues avoisinantes qui sont, elles aussi, progressivement gagnées par cette mutation galopante : chaque boutique qui ferme, ou presque, est remplacée par un bistro. C'est une calamité pour les riverains.

  5. Dans notre quartier du 18ème vers la mairie c'est la même misère. Des petits bars qui ne possédaient pas de terrasses se sont approprié les places de stationnement. Ma petite rue n'est plus que terrasses montées à coup de palettes, sono à fond pour que l'extérieur entende bien, du grand n'importe quoi. Les riverains ? On s'en fout, c'est le règne du tiroir caisse. Je voulais souligner aussi le remplacement quasi systématique dans mon quartier des commerces comme un primeur, un dépôt vente, une boulangerie par de petits bars à la maxi nuisance ! Désolant...

  6. Et encore là il y en a juste un.
    Imaginez la rue de la Petite Truanderie (1er).
    En 6 ans 6 nouveaux bars agglutinés les uns, les autres. La place est entièrement devenue une terrasse géante. Cela fait caisse de résonance car 3 immeubles encerclent la place.
    Trois ne ferment pas avant 2h.
    Un (Le Max) dépasse quotidiennement les horaires et la terrasse n'est finie de ranger que vers 3h30.

  7. La vie des riverains est devenue un enfer et malheureusement les politiques semblent privilégier les intérêts de quelques-uns au détriment de la majorité. Pourquoi ?

    • Aucune idée, en effet c'est surréaliste. Les jeunes sont un de ses électorats de masse, car ils sont encore ds l'idylle

  8. Absolument d’accord avec vous. Je râle et je passe pour le (vieux forcément !) reac de service. Un café s’installe il y a 3 ans, colonise l’espace au détriment des riverains et c’est moi qui devrait partir !!!! Tout cela finira très mal et je serai le coupable devant la loi. C’est à hurler. Le 11ème est mort !!!

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