Mme la Maire les Parisiens ne vous disent pas merci

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Mme la Maire de Paris a pris la décision sans aucune concertation d'offrir l'espace public aux bars pour y étaler leurs terrasses, et ce en dehors de tout cadre juridique ou réglementaire : le fait du prince en quelque sorte.
Depuis la mi-mai, le sommeil des Parisiens et le déplacement des piétons ont été sacrifiés pour satisfaire le lobby des bars et des marchands d'alcool. De plus le non respect sur ces terrasses des mesures barrières mises en place par le gouvernement posent un risque de santé publique : terrasses bondées, non-respect de la distanciation...
Est-ce vraiment une décision responsable? Est-ce vraiment ce que "les Parisiens ont clairement choisi" comme le déclare péremptoirement la Maire de Paris?
Dans ce même entretien elle déclare : "Sur les aménagements réalisés pendant le confinement, nous souhaitons aussi pérenniser les terrasses installées par les restaurateurs." Le cauchemar des Parisiens va donc lui aussi être pérennisé. L'argument soi-disant économique selon lequel les bars ont souffert (comme tant d'autres) de la crise sanitaire et qu'ils méritent une aide (comme tant d'autres) ne tient plus. Il ne s'agit plus d'une aide passagère mais d'un gigantesque cadeau fait à une profession sur le dos des Parisiens et au mépris de leur santé.


Une cinquantaine de témoignages anonymisés... D'autres sur notre compte Twitter et sur notre page Facebook.
Aucun quartier de Paris n'est épargné par ces nuisances comme le montrent ces témoignages.


31/07 (15ème arr.)
De : CA
Sujet : Nuisances  sonores, 15eme
C'est par  le  Manifeste  adressé  à  la  Mairie  par  VivreleMarais !  que  je  fais  votre  connaissance. Cela  fait longtemps  que  je  recherche une  structure  semblable à la  vôtre  et  je  me  réjouis  donc beaucoup de  vous lire. 
Les habitants  du 15eme   (Vaugirard/ Convention), arrondissement pourtant réputé  peu  festif et peu  branché, rencontrons  également  le  type de  nuisances  que  vous  décrivez. Celles-ci  ont  augmenté, à  la  suite  des mesures  imposées  par  la Mairie. Mais  c'est  un cauchemar déjà  ancien, et  de  plus  en  plus  difficile  à supporter. Et  il  est  évident  que  nous  ferions  mieux  de  nous  regrouper, plutôt  que  de  nous  épuiser  en   démarches  individuelles stériles. Je  voudrais  donc, tout  d'abord, vous  demander  s'il  était  possible  de vous  rejoindre. Je  constate  qu'aucun groupe  n'existe  pour  le 15eme, réputation – très  surfaite –  de paisibilité  oblige... Que  me  conseillez-vous  de  faire  ? 
Avec  tous  mes  remerciements  pour  votre  salutaire  action.


31/07 (2ème arr.)
De : BD
Situation identique dans la rue du Croissant 75002. Impossible de se reposer 
3 bars et 1 boîte de nuit ( le sacre) font de nos nuits 1 enfer
Je suis sous tranquillisants pouvoir dormir!!
De nombreux mails ont été envoyés sans AUCUNE réponse ni prise en compte de la qualité de vie .
Le bruit constitue pourtant une vraie «  pollution » reconnue par la santé publique !! C’est ça le résultat de l’alliance avec les écolos ???


31/07 (13ème arr.)
De : VM
Sujet : Nuisance sonore bar
je subis les nuisances d'un bar depuis des années au dessous de chez moi
hurlement à l extérieur du bar, les gens alcoolisés crient dans la rue, urine...
Et en période de grande chaleur impossible de dormir les fenêtre ouvertes.
Les reponsables du bar ne font rien, que faire ...
Il s agit du Plug In Cafe , 60 rue Gérard 75013 Paris


30/07 (17ème arr.)
De: PL
Pour avoir emprunté cette rue mardi vers 19heures, je peux certifier que dans la partie ouest de cette rue, c'est "tout bistrot", particulièrement entre la rue de Saussure et la rue Dulong.   Sur 70 mètres rive nord, la totalité du trottoir et largement sur la chaussée, il n'y a QUE de la terrasse, élégamment protégée par des palettes.    Je ne sais si ça ferme à 22 heures, comme les bistrotiers s'y sont engagés (mais tous n'affichent pas le document cosigné par leurs représentants).   D'après des informations  "tout Paris", le bruit peut sévir bien au-delà de cette heure. Paris aime la fête... Pas sûr que ce soit l'avis des gens qui habitent la rue.    Va-t-on vers la pérennisation de ces installations après le 30 septembre, date annoncée primitivement pour le "retour à  l'ordre" ?


28/07
De : EG
Sujet : Nuisances Bar Restaurant
Suite à l’installation d’un bar/restaurant (mais qui n’a le droit de faire que de la restauration froide) le local n’étant pas équipé de conduite d’évacuation des fumées, juste en dessous de mon appartement situé au 1er étagé la nuit est devenu un enfer. De plus l’installation d’immense terrasse qui quadruple sa surface autorisée n’arrange pas les choses mais d’après ce que je viens de lire sur votre site, nous sommes loin d’être les seuls et il n’y a pas l’air de pouvoir faire grand chose par rapport au respect de cette fameuse charte. 
Et malgré la charte qui interdit la musique, il y a une grosse enceinte à la porte de l’établissement... et les horaires sont plutôt jusqu’à 1 ou 2h du matin.
Quand à l’accès du trottoir et à la porte d’entrée de l’immeuble c’est encore autre chose !!!
De plus même par l’intérieur le bruit monte, l’immeuble étant très ancien et non isolé je cherche donc quels sont mes recours pour le “forcer” à faire les travaux nécessaires et à lui faire installer un limiteur ...
Merci de votre retour. Cordialement 


27/07 (17ème arr.)
De : MB
Sujet : Occupation places stationnement payantes par terrasses café et resto Paris 17
Habitants de la Rue des dames, nous sommes excédés par l occupation abusive des places de stationnement payantes et deux roues par des terrasses de café et restaurant qui ne respectent rien, ni personne et qui n ont qu une loi : la leur, et qu un seul leitmotiv : L Argent Au dépend de notre sécurité sanitaire et de celle de leurs clients. Au café restaurant Le Fagot situé passage Geoffroy Didelot, j ai pu constaté à maintes reprises le non respect des distanciation sociales, des tablées d une dizaine de personnes, de clients qui s embrassent sans masques, de serveurs sans masques, et des tables toujours plus proches et toujours plus nombreuses... Sans oublier les nuisances sonores, jusqu à très tard dans la nuit... Et que fait le maire du 17eme ? Rien
La police ? Rien. Le préfet ? Rien. Tout ça pour relancer l économie. J eu déjà entendu ça cf Trump aux États Unis et regardez où ils en sont aujourd hui. Dans le 17eme c est l omerta au profit de l argent... Le relâchement sur les terrasses rue des dames, rue Cherroy, boulevard des batignoles et rue de Villiers est édifiant et effrayant... De véritables bombes à Covid... De plus, les resto rue des dames et rue Cherroy  continuent leur service même après 22h, ce qui provoque tapage nocturne, ivresse sur la voie publique, bagarres, déchets laissés jusqu au petit matin sur les terrasses et aux alentours... Un paradis pour les parisiens au petit matin et une belle carte postale pour le peu de touristes que nous avons... Nous sommes désespérés de subir ces situations... Pouvez vous nous aider ?


25/07 (18ème arr.)
De : PB
Sujet : Bruits sonores des cafés vers le 55 rue ramey 75018 paris jusqu'à plus de 2 heures du matin toutes les nuits
Comment faire pour faire cesser le bruit des consommateurs de boissons alcoolisées vers le 55 de la rue Ramey- 75018 paris , qui nous empêchent de dormir toutes les nuits jusqu'à plus de 2 heures du matin, les consommateurs sont sur les trottoirs et hurlent, parlent très fort , nous sommes dans les cours intérieures et nous sommes embêtées par tous ces bruits sonores de ces cafés , c'est une honte, de plus la police ne passe jamais, et ces bruits nous empêchent de dormir, et lorsque les cafés ferment vers 2 heures du matin, les consommateurs alcoolisés continuent souvent de perturber la tranquillité des riverains jusqu'à plus de 6 heures de matin parfois.  
Merci pour votre aide éventuelle , et nous tenir au courant svp.


23/07 (2ème arr.)
De : CC
Sujet : nuisances des terrasses ephémères
La rue Montorgueil et les rues adjacentes sont devenues un enfer !
les restaurateurs ne respectent pas les horaires, ni les autres points de la charte qu'ils sont sensés avoir signé (pas de nuisance du voisinage, respect des distanciations..) , c'est inadmissible !
A en croire la pâge de Paris.fr concernant ces terrasses, les restaurateurs seraient les seuls a avoir subit une baisse de chiffre d'affaire (seulement 35% en moyenne) et de favoriser cette seule activité serait bien pour la diversite du reaseau social et économique. C'est se moquer des gens et des habitants de ces quartiers envahis de terrasses, ou on ne peut plus marcher sur le trottoir, ou on ne peut plus avoir le calme. Par ailleurs ces terrasses drainent tout une foule de délinquants venus d'ailleurs. Que faire pour que cela cesse, puisque les agents de la mairie de Paris ne font pas respecter la charte meme s'ils sont devant une extension de terrasse a 23h !! que faire??


23/07 (6ème arr.)
De : EW
Sujet : Piétonnisation îlot Canettes et nuisances sonores
Suite à la piétonnisation des rues Guisarde et Princesse dans le 6ème arrondissement de Paris, plusieurs restaurateurs ont installé des tables sur la chaussée et obstruent la circulation en ajoutant, en plus, des cônes et des barrières. Les véhicules desservant ces rues ne peuvent plus passer, contrairement aux disposition de l'article R110-2 du code de la route. Les services de secours à la personne seront considérablement ralentis si, par malheur, ils devaient intervenir à l'heure des repas. La responsabilité de la mairie de l'arrondissement ou de la ville, au courant de tels agissements, serait-elle engagée si le pire venait à se produire?
D'autre part, la clientèle des bars s'attarde désormais sur la chaussée puisque plus aucun véhicule n'y circule. Elle ne fait preuve que de peu d'égards pour la tranquillité des riverains qui vivent derrière les façades d'un quartier qu'elle semble considérer comme un décor de Disneyland.
Ces rues ont toujours été bruyantes, notamment certains soirs de fête et les habitants supportaient ces désagréments occasionnels; mais la piétonnisation a étendu ces nuisances à tous les soirs de beau temps.
De quels recours disposons-nous avant que ce désordre ne devienne pérenne?


Claude Askolovitch, journaliste à France Inter, et le terrorisme des victimes !

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Très engagé aux côtés des innombrables victimes de la multiplication des bars avec terrasses ouvertes jusqu’à pas d’heure ou des établissements de nuit avec fumeurs dans la rue et fermeture à l’aube, un citoyen souhaite réagir à un passage de la revue de presse déroulée au petit matin du 23 juin 2020 sur France-Inter par le journaliste multicarte Claude Askolovitch. (voir encadré) Il s’insurge notamment contre un très malheureux rapprochement sémantique commis par le chroniqueur.

Dans le Parisien encore, on me parle d'un autre arrondissement, où ce n'est pas la mort qui indiffère mais la vie qui dérange, quelle étrangeté de lire que dans le XIe arrondissement, des riverains sont dérangés par les terrasses qui s'étalent depuis le déconfinement,  ils ont pris un avocat pour les faire reculer... Le XIe arrondissement, c'était, rappelez-vous, l'arrondissement des terrasses attaquées  avec le bataclan, et ces terrasses où nous étions retournés symbolisaient alors notre volonté de vivre...
Dans le Parisien toujours, qui sent bien sa ville, on s'interroge sur le laisser aller dont nous ferions preuve face au covid 19, faut-il accuser les fêtards de la musique du canal saint-martin? La réponse est heureusement tempérée mais le débat dit un moment.

Je n’irai pas, Monsieur Askolovitch, jusqu’à vous reprocher, comme le fit un jour Philippe Val, l’ancien patron de Charlie Hebdo, de vouloir défendre l’indéfendable. Je me bornerai à vous accuser de légitimer ces fauteurs de trouble qui, selon votre point de vue, seraient du côté de la vie quand les victimes quotidiennes des tapages et ravages nocturnes seraient, elles, des auxiliaires de la mort. Plus exactement, de la mort des villes. C’est votre manière de cautionner des choix politiques en contradiction parfaite avec les textes, toujours brandis par les élus locaux mais presque jamais appliqués, ceux qui régissent l’exigence de « tranquillité publique ». 

 Voilà plusieurs décennies que les communicants des municipalités imposent aux esprits relâchés la fallacieuse menace d’une mort lente pour les villes où ne pulluleraient pas les établissements de nuit, où le dogme imbécile de « l’attractivité nocturne » ne serait pas érigé en nécessité absolue. Des villes où l’on aurait choisi de différencier le jour de la nuit et où une minorité de fêtards ne pourraient plus, parce que la loi l’interdit et qu’on la ferait respecter, priver une très large majorité d’habitants d’un droit fondamental : celui de dormir la nuit afin d’être en état de travailler ou de ne pas somnoler le jour.

Certes, votre propos semble ne concerner que les seules terrasses de bars ou restaurants qui, en effet s’étalent un peu partout depuis la fin du confinement, mais je ne suis pas certain que vous ayez bien mesuré, avec la rigueur de l’honnête journaliste que probablement vous croyez être, le problème que posent en termes de nuisances sonores ces multiples occupations du domaine public, cette permissivité accrue et les bruyants débordements que cela entraîne, et ce jusqu’à des heures impossibles.

Venons-en au parallèle que vous faites, Claude Askolovitch, entre la mort d’un homme sur un trottoir du Bois de Boulogne, dans l’indifférence des passants, des joggeurs et de bien d’autres humains. Un jeune homme de vingt ans aura tenté un massage cardiaque, crié à l’aide et seulement obtenu quelques regards embarrassés... La mort, dites-vous, « indiffère » dans le très bourgeois XVIe arrondissement de Paris. Mais dans le XIe, naguère peuplé d’ouvrier et d’employés aux revenus modestes, aujourd’hui majoritairement habité par les classes moyennes intellectuelles, dans ce secteur parisien c’est « la vie qui dérange », selon vous.

Voilà donc qu’une armada de riverains des nombreux bars et établissements de nuit qui grouillent dans ce quartier, comme dans tant d’autres à travers le continent, se déclarent « dérangés par les terrasses qui s’étalent depuis le déconfinement » ! Quel culot ! Ces riverains vont vraiment trop loin dans leur mécontentement puisque, grince notre Askolovitch « ils ont pris un avocat pour les faire reculer !!! (les terrasses, note de l’auteur). Et puis il ajoute, le journaliste, cette ahurissante et coupable précision : « Le XIe arrondissement, c’était, rappelez-vous, l’arrondissement des terrasses attaquées avec le Bataclan. Et ces terrasses où nous étions retournés symbolisaient alors notre volonté de vivre ». 

Je ne sais ce que vous comprenez vous, amis ou ennemis lecteurs, mais pour ma part, j’ai nettement le sentiment que cet Askolovitch-là se soit livré à un assez sinistre rapprochement sémantique. Comparer des centaines de gens paisibles, qui ne réclament que le droit de dormir la nuit, aux effrayants tueurs de l’islam fanatique, voilà qui me paraît quand même très fort de café, nom d’une pipe ! Certes, nous vivons dans un pays réputé libre et on doit pouvoir y « faire la fête » … 

Encore faudrait-il – et là c’est moi qui le rappelle – que ladite « fête » ne nuise pas à tous ceux, beaucoup plus nombreux que les fêtards, qui voudraient continuer d’habiter, donc de vivre, dans leur quartier. Encore faudrait-il aussi qu’il s’agisse bien de fête, c’est-à-dire d’un moment d’exception et pas d’une pratique quotidienne. La fête est l’arrivée du plaisir au terme d’une attente. Par essence, elle ne saurait être permanente. Si c’était le cas, cela relèverait d’un manque, donc d’une addiction. La fête est le moment attendu, celui qui doit rassembler le plus grand nombre autour des valeurs de partage, d’échange, de jubilation collective, sans autre enjeu que celui d’un collectif qui inclut. Un collectif qui ne se résignerait à exclure que lorsque la loi commune se trouverait menacée, voire transgressée, de manière violente. Une vraie fête évite le piège de la mainmise du commerce, qui en récupère à son profit les bénéfices en termes de solidarité et de joie partagée. Une fête qui, par ses débordements, détruit la liberté de ceux qui choisissent de ne pas en être, doit s’interroger sur sa légitimité quand elle ne réunit qu’une petite minorité. 

Je termine en proposant à M. Claude Askolovitch de vérifier par l’immersion volontaire la pertinence de ma plaidoirie en faveur des innombrables victimes du vacarme nocturne quasi-permanent : venez passer quelques semaines dans un meublé touristique d’un des secteurs historiques de la place Gutenberg à Strasbourg, où l’industrie de la nuit a planté toute une ribambelle de bars fermant aux aurores, entraînant le désespoir et la fuite des populations installées depuis des lustres Vous m’en direz peut-être des nouvelles. Sauf si la mauvaise foi dont j’ai quelques raisons de vous croire affligé devait vous conduire à nier ou à sous-estimer certaines évidences…

Daniel EHRET, ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, membre de l’association Calme Gutenberg de Strasbourg

Terrasses “provisoires” : le fait du prince

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Anne Hidalgo

Alors, en pleine campagne pour le deuxième tour des municipales, la Maire de Paris annonce le 30 mai que les cafés et restaurants pourront utiliser gratuitement l’espace public (trottoirs, places de stationnement, voire rues piétonnisées) pour y installer leurs terrasses. 

Nous avons réagi à cette proposition (voir notre article). Nous avons rédigé une lettre ouverte à la Maire de Paris restée sans réponse.
En l'absence d'une décision gouvernementale sur l'urgence économique Mme Hidalgo a juste transgressé toutes les lois et toutes les règles  de la République  pour  le bénéfice d une seule activité économique dont on ne cesse de dénoncer  les liens étroits entretenus avec  la Mairie de Paris. Nous sommes loin du "Paris en commun" promis sur les affiches électorales.
Cette décision appelle en effet plusieurs remarques :

- aucune loi ne permet à la Maire de Paris de disposer de l’espace public

- aucun point du règlement municipal ne permet de mise à disposition de l’espace public. Rien dans le règlement qui peut s’appliquer.

- dans les Ordonnances du Conseil des ministres du 25 mars 2020, aucune mention des terrasses n’est faite. Aucune décision gouvernementale ne le permet.

Il s’agit tout simplement du “fait du prince” (de la princesse en l’occurrence).

Il s’agit tout simplement d’une disposition orale sans aucun fondement juridique.

Or ni la Ville de Paris, ni la Préfecture de Police ne font respecter le dispositif. De nombreux bars ne respectent pas les conditions (la charte) mais il n’y a aucune sanction. Comment pourrait-il y avoir une sanction (amende, retrait de la terrasse...) quand celle-ci n'a aucune existante légale? A noter que la "charte" qui se trouve sur internet et celle que doivent afficher les bars différent. Dans celle qu'affichent les exploitants (et valant "engagement") les points suivants sont absents:

  • je m’engage à respecter les conditions d’accès... la circulation des personnes à mobilité réduite, la largeur minimale d'1,80m qui doit restée libre, les contre-terrasses en retrait de 90cm du bord du trottoir...
  • je suis responsable des nuisances causées par mes clients et veille à ce que ma clientèle n’occupe pas de façon indue l’espace public et respecte la tranquillité des riverains, particulièrement en soirée.
  • je m'engage... à veiller à ce qu’aucune diffusion musicale provenant de l’intérieur de l’établissement ne soit audible sur la voie publique.
  • je m'engage à la tranquillité et l’activité de mes voisins. Pour disposer d’espaces supplémentaires, par emprise sur un linéaire de façade voisin non revendiqué ou inoccupé, je dois obtenir l’accord du ou des commerçants ou propriétaires voisins impactés par le dispositif. Je n’occupe pas des espaces devant une façade dont le rez-de-chaussée est affecté à l’habitation.

Tous les témoignages qui nous parviennent montrent que ces quatre points ne sont que trop rarement respectés et ce sont justement ceux qui sont la source du plus grand nombre de nuisances : l'entrave au déplacement et les nuisances sonores.

Les bars sont ainsi récompensés suite à la crise sanitaire et les riverains sont punis.

Les Parisiens incités à quitter Paris… pour « aller vivre à Rodez »

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Article publié sur le site de Marais-Louvre

Lorsqu’il était aux manettes de Paris, Bertrand Delanoë n’avait pas hésité à déclarer comme une  provocation à des habitants courroucés par la montée des nuisances sonores nocturnes: "si vous n’aimez pas le bruit, allez vivre à Rodez !". Cette phrase le poursuit encore ainsi que son successeur qui faisait alors partie de son équipe.

A lire les journaux, suivre les commentaires et interviews sur les médias, nombre de Parisiens qui étaient en province durant le confinement, mais aussi ceux qui sont restés dans la capitale dans des appartements exigus envisageraient de quitter Paris pour s’installer à la campagne là où internet fonctionne bien et permet le télétravail. Beaucoup ont découvert le charme de la campagne, la nature, la tranquillité et la quiétude de la « France des territoires … »

Passé l’engouement du moment, il y a de fortes chances effectivement qu’une part non négligeable de ces Franciliens sautent le pas et réalisent leur rêve d’une vie plus normale dans cette France où il fait bon vivre loin de la pollution, des embouteillages, de la saleté, des foules et des difficultés d’être bien logé sans oublier les transports en commun souvent bondés … et surtout le bruit. Ce fameux bruit qui provoque l’ire de l’ancien Maire de Paris et qui ne semble pas préoccuper son successeur actuel qui avec son équipe prône la fête permanente, fête qui s’est trouvée entravée par le Covid 19. Chacun a pu alors goûter au calme de son quartier qu’il avait jamais imaginé rencontrer.

Les décisions récentes prises par la Maire de Paris en faveur des cafetiers et des restaurants qui ont déjà cassé ce calme et dans nombre d’endroits le sommeil des habitants, les consommateurs avinés n’en ont que faire. Quant aux horaires imposés, tout le monde sait qu’ils sont peu respectés .

Ce constat et ces pratiques avalisés par les autorités nous laissent à penser que ces tolérances excessives de la mairie depuis des années à l’égard d’une profession sont en réalité une façon détournée de faire comprendre aux habitants de fuir Paris… "vers Rodez" pour reprendre l’expression de l’ancien premier édile ! Une manière d’avoir les mains libres pour étendre une politique de la fête au détriment des habitants qui ne sont pas écoutés dans leur souhait d’une qualité de vie et une certaine tranquillité à laquelle ils ont pourtant droit notamment pendant le sommeil et au travers des impôts qu’ils paient mais dont il est fait peu de cas, sauf pour subventionner des associations qui sont à la pointe de la fête.. 

Alors "les bourgeois, les nantis et les ringards" vous savez ce qu’il vous reste à faire, quittez Paris, il faut laisser la place à la foire, votre place n’est plus ici !