Questions posées à Mme la Maire de Paris

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(mise à jour du 20 mai 2020)
Nous constatons que le journal Le Parisien, n'a même pas daigné répondre à notre association Réseau Vivre Paris !, qui lui avait demandé de pouvoir s'exprimer en réaction à l’article publié par ce journal pour présenter le projet de  la Maire de Paris d'offrir certaines rues de Paris aux bars et restaurants,. Le fait est là : les colonnes de ce journal sont unilatéralement offertes à Mme Hidalgo, qui poursuit ainsi sa campagne électorale. Aucune  contradiction n'est tolérée.  


Voici une liste de questions que nous a transmises l’association Marais-Louvre membre de l’association Réseau Vivre Paris ! et que nous posons bien volontiers à Madame Hidalgo, Maire de Paris et à M. Lallement, Préfet de police de Paris :

  • Une fois ces rues transformées en terrasses géantes, des centaines de personnes seront dans la rue sans masque, puisqu'il sera difficile de boire un verre ou de manger sans cette protection. 
    Quid du risque sanitaire pour les clients, les personnels, et les habitants ou usagers des rues concernées ? 
  • Dans ces rues-terrasses, quid de la circulation des personnels d’urgence : pompiers, ambulance, etc. ? 
  • Quid des risques de désordre à l’ordre public ?
  • Qu’en pense la Préfecture de police de Paris ? 

Mme Hidalgo a-t-elle réalisé qu’en fait, elle propose ainsi aux résidents qui sortent de confinement après une journée de travail, d’être non seulement confinés à nouveau (du fait de ne pas pouvoir ouvrir les fenêtres tout l’été), mais surtout ne pas pouvoir dormir ?


Mme Hidalgo aurait-elle omis que son projet n’est rien d’autre que simple copié-collé du modèle réalisé dans d’autres capitales européennes notamment (notamment Barcelone, Lisbonne etc…), avec les conséquences terribles qui ont été médiatisées depuis quelques années ? Ce modèle n’est-il donc pas déjà obsolète ? Un projet qui ne peut être toléré dans une politique de développement durable ? Car, Paris, ce sont des bars éparpillés à l’abri des arbres et une ville où il fait bon vivre si l’on prend garde de composer avec sa densité d’habitants. Composer avec les Parisiens et le développement économique de Paris : voilà un projet attendu par tant de Parisiens et qui pourrait les ramener vers les urnes lors des élections municipales.


Insistons : alors que la situation mérite de se poser et de réfléchir à un autre modèle qui prenne soin des aspirations de chacun, de la santé des résidents (jeunes comme plus âgés), de mettre fin à un modèle consumériste pour un autre plus qualitatif, Mme Hidalgo appuie sur l’accélérateur qui nous mène dans un mur. Il ne s’agit pas de supprimer les bars et les restaurants mais au contraire de mettre enfin en place une régulation digne de ce nom.  Même Guy Drut devant l’épidémie a marqué une pause pour les JO. 


Mme la Maire, votre acharnement à vouloir offrir les trottoirs et même les chaussées aux bars et restaurants correspond-il à celui d’une personnalité politiquement « responsable » ? 


Ce tweet du 28 avril permet de douter de l'attitude "responsable" de Mme la Maire de Paris. Elle déclare faire le même rêve qu'un certain François Gemenne : celui d'un "Paris comme un gigantesque bistro à ciel ouvert". Son rêve serait un véritable cauchemar pour les milliers de Parisiens vivant (et tentant de dormir) dans les rues qu'il a pour projet de transformer en terrasses.

Dernière trouvaille de la Mairie de Paris : les bars comme agents régulateurs de l’espace public !

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Décidément la Mairie de Paris ne sait plus quoi inventer pour faire plaisir aux lobby des bars. Dans un premier temps, Anne Hidalgo, maire de Paris, a promis qu'elle allait leur offrir les rues de Paris pour qu'ils étalent leurs terrasses sur les trottoirs et dans des rues fermées à la circulation à leur intention. Frédéric Hocquard, membre de l'équipe municipale d'Anne Hidalgo, en rajoute une couche sur le site de Trax et déclare : "On peut considérer les bars comme des agents régulateurs de l’espace public.” Si on suit son raisonnement, plus besoin de police, d’associations de riverains, les bars sont là!

L'article sur le site de Trax (des rues bientôt piétonnes pour agrandir les terrasses et faire de petits concerts) est accompagné d'une photo d'une terrasse bondée sur laquelle les clients sont à touche touche. Illustre-t-elle ce qui est grandement à prévoir? Les comportements inciviques et irresponsables qui ont été constatés le long du Canal Saint-Martin ou au Sacré Coeur augurent mal de la suite.

Les bars ne sont absolument pas aptes à gérer l'espace public et il n'est pas acceptable de même imaginer, surtout venant d'un élu, que les bars puissent être juges et parties dans cette période de crise sanitaire sur un sujet aussi sensible.

Le Réseau Vivre Paris! ne souhaite pas s'opposer au soutien des bars par la Mairie (voir notre article). Les associations de riverains sont dans leurs droits et dans leurs rôles d'exiger des contraintes fortes, fondées sur nos expériences passées du terrain. Nous exigeons que le projet d'Anne Hidalgo intègre des solutions crédibles pour faire régner l'ordre dans l'espace public, cet ordre qui est de la compétence de la Préfecture de Police, et non de la mairie.

Le Réseau Vivre Paris! s'inquiète depuis longtemps du parti pris de Frédéric Hocquard, adjoint d'Anne Hidalgo, qui ne manque pas une occasion de défendre les intérêts des bars au détriment de ceux des habitants de Paris (voir notre article). Il se vante sur Twitter "d'esquisser, avec d’autres, quelques pistes pour faire revivre, en douceur, la nuit parisienne". Avec "d'autres"? Les bars mais pas les Parisiens qui habitent aux dessus ou en face de ces bars. Priver les habitants de sommeil, les exposer à un risque de contamination, comment peut-on parler de "douceur"? Qu'en pensent le ministre de l'intérieur, la Préfecture de Police, le ministre de la santé, les autorités sanitaires, le personnel soignant, les maires d'arrondissement?

Les trottinettes électriques entrent dans le Code de la route

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Article paru dans la lettre d'information d'octobre 2019 de 60 Millions de Piétons, association membre du Réseau Vivre Paris!

Le décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel a pour objet de définir les caractéristiques techniques et les conditions de circulation des engins de déplacement personnel. Il est entré en vigueur le lendemain de sa publication, à l’exception des articles 4, 5, 7, 8 et 11 qui entrent en vigueur le 1er juillet 2020.

Le texte définit dans le code de la route les engins de déplacement personnel (EDP) comme de nouvelles catégories de véhicule. Il définit leurs caractéristiques techniques, et leur usage sur la voie publique. Il prévoit notamment les équipements devant être portés par les conducteurs de ces véhicules ainsi que les espaces de circulation où ces conducteurs doivent et peuvent circuler en agglomération et hors agglomération. Il encadre les possibilités offertes à l’autorité détentrice du pouvoir de police de la circulation pour déroger à ce cadre général, cette autorité pouvant notamment autoriser la circulation sur le trottoir ou, sous certaines conditions, sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 80 km/h. Il prévoit enfin les sanctions en cas de non-respect des dispositions applicables aux conducteurs des engins de déplacement personnel.

Commentaire de 60 Millions de Piétons :

"60 Millions de Piétons" a porté haut et fort sa demande de sanctuarisation du trottoir auprès des députés et sénateurs et du ministre des transports.  Par ce décret, 60 Millions de Piétons obtient satisfaction. Mais...

Les EDP ont interdiction de circuler sur les trottoirs. C'est la règle générale. L'enjeu maintenant sera de voir respecter cette règle.

Comment informer les utilisateurs d'EDP à circuler ailleurs que sur les trottoirs. Il manque ainsi au décret un arrêté précisant la signalisation qu'ils devront connaître.

Il manque un dispositif permettant de verbaliser facilement les contrevenants.

Il manque un dispositif de formation à l'usage de ces engins, de la responsabilité des opérateurs, ces derniers ne pouvant s'en exonérer par une simple information sur le contrat de location.

Cette sanctuarisation sera d'autant plus difficile à faire rentrer dans les esprits que l'État a cru utile de laisser la possibilité aux maires à y déroger selon des conditions qui ne sont pas acceptables. Souhaitons que nos élus n'usent pas de cette dérogation, qui pourrait mettre en danger leurs administrés qui sont tous des piétons et qu'ils abandonnent cette pratique d'aménager des itinéraires cyclables sur les trottoirs, la cohabitation déjà délicate avec les cyclistes risquant avec la circulation des EDP d'être très conflictuelle.

Nous vous invitons à prendre connaissance des courriers que 60 Millions de Piétons ont adressés aux différentes instances.

La rue aux enfants du 11e, exemple "réussi" de décision municipale prise contre l’avis des riverains et source de nuisances permanentes

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Le Collectif Voisins Renault-Blaise nous a adressé cet article que nous publions volontiers puisqu'il concerne l'occupation de l'espace public.

Une rue aux enfants par arrondissement, promesse de campagne des élus actuels de la Mairie de Paris, a été mise en place dans la plupart des arrondissements en fermant ponctuellement à la circulation certaines rues, permettant aux enfants d’en prendre possession, encadrés par des associations, comme on peut le voir sur le site. Le tout illustré par de jolies photos. Mais certaines photos ne méritent pas d’y figurer : celles de la rue aux enfants du 11e, les enfants jouant au ballon dans une rue sans aucun aménagement, principalement avec les poubelles (souvent renversées) utilisées comme buts ; de même pas de photo du trottoir côté impair complétement envahi par les terrasses des bars, les consommateurs utilisant les bords de jardinières ou les … poubelles pour poser leurs verres et envahissant la rue aux enfants et, de ce fait, les enfants repoussés sur le trottoir côté pair et y jouant jusqu’à tard le soir.

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La rue du Général Renault a été piétonnisée pour devenir la Rue aux enfants du 11e, en juillet 2018. Il s’agit d’un projet du Conseil Municipal, ce qui a permis au Maire de ne pas tenir compte des 2 réunions ou les riverains s’y étaient opposés avec des arguments qui malheureusement se sont avérés en dessous de la réalité actuelle :

  • Aucun aménagement qui permette un véritable accueil ludique des enfants
  • Manque de sécurité, récemment un enfant a été renversé sur le passage piéton attenant
  • Bruit infernal presque tous les soirs et qui va en s’amplifiant avec l’arrivée de l’été, trop nombreux consommateurs attablés ou debout, musique bruyante diffusée par le dernier bar qui s’est ouvert
  • Le trottoir non envahi par les terrasses utilisé comme garage à scooters ou à Harley Davidson qui arrivent et repartent (tard) bruyamment
  • Proximité des dealers attirés par une clientèle potentielle, tranquillement installés à proximité et même jouant au ballon avec certains enfants !

Les riverains se sont mobilisés : appels à la police, messages sur la plate-forme, lettres au Maire, dépôt de plaintes et mains courantes, contact avec le service « nuisances musique amplifiée » de la Préfecture de Police. Malgré cela, le tapage nocturne continue et s’aggrave.

Le Maire, pour calmer les esprits, lors de la réunion annonçant la mise en place de la Rue aux enfants, a promis un bilan au bout d’un an.

Cette réunion ne devrait donc pas tarder (en principe) et les riverains attendent, pour le moins

  • une réelle organisation pour les enfants encadrée par des associations compétentes,
  • la restriction des terrasses, l’interdiction de servir les clients debout et de véritables sanctions en cas de non-respect, de tapage nocturne,
  • l’interdiction de consommation d’alcool sur la rue aux enfants,
  • une véritable lutte contre la présence de dealers.

Le Collectif Voisins Renault-Blaise