Mise à jour du 2 mars 2021

Les terrasses éphémères n’ont d’éphémère que le nom. Ephémère vient du grec ephêmeros, qui dure un jour“, par extension “qui n’a qu’une courte durée“. Bien que les bars et restaurants soient fermés du fait des mesures gouvernementales, ces terrasses sont toujours en place, laissées à l’abandon par ceux qui les ont installées à titre gratuit sur l’espace public avec l’accord de la Ville.

Les terrasses soi-disant éphémères confisquent des places de stationnement pour handicapés, des emplacements réservés aux vélos, des places de stationnement classiques, des places de livraison qui empêchent les artisans de travailler. 

Elles enlaidissent la ville, donnant à certains de nos quartiers des airs de bidonville. Les déchets s’accumulent dans et sous certaines terrasses favorisant ainsi la prolifération des rats. 

A noter que bon nombre de ces terrasses ne respectent pas la charte élaborée par la Ville et signée par les commerçants. Cette charte est pourtant claire : Je m’engage à utiliser des dispositifs légers et esthétiques, facilement et rapidement démontables. (tables, chaises, plancher légers, parasols et écrans avec une hauteur maximale de 1,30 m). Parmi les centaines de terrasses signalées, combien respectent cette charte?

Lors des récents coups de vent certaines ont même représenté un réel danger. 

Aucun quartier n’est épargné comme le montre ce diaporama qui compte près de 520 exemples de terrasses abandonnées sur l’espace public. D’autres seront ajoutées au fur et à mesure des signalements.

2ème - 50 rue Notre-Dame des Victoires 1

Et pourtant, dans la plupart des cas, la Ville ne fait rien pour exiger leur démontage.

Si vous n’avez pas le temps de visionner tout le diaporama nous avons préparé un “best of” ou plutôt un “pire de”.

9ème - 4 rue Viollet-le-Duc
Modèle spécial encombrants (3975)

Le Réseau Vivre Paris! vous encourage à signaler toutes les terrasses à l’abandon en utilisant l’appli DansMaRue. Ce signalement peut se faire sur le site ou mieux encore sur un smartphone. Choisir la rubrique Voirie et espace public et cocher terrasse à usage commercial / étalage excessif. Afin d’en garder trace indiquer l’adresse terrassesSUPPRIMER@reseau-vivre-paris.fr. Tous les signalements seront envoyés à cette adresse et nous pourrons ainsi juger de l’efficacité ou de l’inefficacité de la Ville dans ce domaine.

Un exemple de terrasse pour lequel les agents de la ville n’ont rien vu d’anormal…

6ème - 45 rue Dauphine

Pour cette terrasse au 45 rue Dauphine dans le 6ème la réponse de la DPSP est la suivante : Il nous est impossible d’y donner suite car : En l’absence de danger pour la circulation piétonne, et compte tenu de l’activité commerciale suspendue jusqu’à nouvel ordre, l’examen d’une éventuelle non conformité sera revu ultérieurement. Or cette terrasse contrevient pourtant à la charte élaborée par la Ville et signée par les commerçants : les dispositifs ne sont ni légers ni esthétiques, ils ne sont pas facilement et rapidement démontables, ils dépassent la hauteur maximale de 1,30 m et une installation électrique se trouve à l’intérieur.

1er - 23 rue Molière 3
Un exemple parmi tant d’autres des difficultés que rencontrent les livreurs et les artisans (23 rue Molière, 1er). Les places de livraison sont occupées par une terrasse inutile, les livreurs se garent où ils peuvent.

Les contributions des Parisiens commencent à porter leur fruit comme en atteste ce message sur Twitter:

Encore un effort… nous sommes loin du compte comble montre notre diaporama.

Les réactions dans la presse :
«Abominables», «mal bricolées» : un collectif part en guerre contre les terrasses éphémères à Paris (Le Parisien, 16 février)
Faut-il démonter les terrasses éphémères à Paris? (BFMTV, 18 février)
Un collectif alerte contre les terrasses éphémères (CNews, 19 février)
«Certaines sont bidonvillesques»: un collectif s’attaque aux terrasses éphémères à Paris (Le Figaro, 23 février)