Nuisances sonores : une situation ubuesque dans le 2ème

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ERRATUM (29/07) : Le Tambour se trouve rue Montmartre dans le 2ème arrondissement. La personne qui nous a contactés a fait quelques confusions. Elle a contacté la Mairie de Paris (rue Lobau dans le 4ème) pensant contacter la mairie du 4ème! Le maire du 4ème arrondissement n'a donc jamais été contacté (dont acte). Cette erreur souligne cependant la confusion et le désarroi qui règnent chez les victimes des nuisances sonores qui ne savent vers quel service se tourner et qui se trouvent renvoyer d'un service à l'autre.

Article du 25/07/2019... Nous avons reçu un premier mail en janvier 2019 d'une personne se plaignant des nuisances sonores générées par un bar de son quartier.

Je me tourne vers vous car nous subissons avec mes voisins des tapages noctures plus que fréquents à cause d'un bar de nuit ouvert en face de chez nous qui est ouvert du jeudi au samedi jusqu'à 6h du matin.
Nous sommes dérangés par les clients ivres morts toute la nuit qui hurlent et par l'inaction complète du bar pour tenter de les contrôler.
Nous sommes à la recherche d'informations pour savoir qui contacter (outre la police ou le 3430 qui reste inefficaces). Quoi faire pour demander/obliger à contrôler la gestion des clients ou autre chose pour tenter de retrouver le sommeil. Nous nous renseignons au niveau des textes de lois, de la demande à faire à la mairie du 4ème, etc, mais on nous a fait comprendre que le bar, étant une institution du quartier depuis des années, ne changera pas.
Je ne doute pas des centaines de mails que vous devez recevoir mais je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma demande et à celles de mes voisins qui m'ont chargé de vous contacter.

Nous avons donné quelques conseils à cette personne : déposer une plainte au commissariat, contacter M. Bonfiface N'Cho (adjoint du 4ème, référent de nuit), déposer une plainte en ligne... Le mail suivant relate l'accueil (ou plutôt l'absence d'accueil) qui a été fait à cette victime de nuisances dans le commissariat du 4ème.

- en premier un policier nous explique que nous pouvons juste déposer une main courante car les nuisances sonores n'étant pas du domaine du pénal nous ne pouvions pas porter plainte.
- un avocat présent au poste nous réaffirme dans notre droit et nous donne l'article R. 623 2 afin que nous puissions faire valoir pour porter plainte.
- un avocat présent au poste nous réaffirme dans notre droit et nous donne l'article R. 623 2 afin que nous puissions le faire valoir pour porter plainte.
- un policier nous reçoit nous expliquant que nous pouvons porter plainte uniquement si la police constate le tapage et verbalise le bar. Sans verbalisation (procès verbal) nous ne pouvons que faire une main courante. J'explique que le 3430 n'a plus de ligne directe, que le 17 ne vient jamais ainsi personne ne verbalise jamais le bar. Nous tentons de faire comprendre le manque de logique de ce raisonnement mais sans y parvenir. Nous sommes raccompagnés à la sortie. 
Le policier nous conseille d'écrire une lettre au commissaire de police. 

Selon une juriste que nous avons consulté, les affirmations des policiers qui sont relatées sont inexactes en droit :
- Déposer plainte est un droit qui ne suppose pas de constatation préalable par la police.        Les tapages sont des infractions pénales et ce n’est pas à vous de qualifier, la plainte ayant pour seul objet de décrire un état de fait, qui sera ensuite analysé par la police et par le ministère public pour faire ce qui ressort de leurs compétences respectives (surveiller et verbaliser / classer sans suite ou poursuivre).
Dans la réalité, il faut bien avouer que sans constatations par des tiers, le ministère public qui reçoit la plainte ne décidera pas de poursuivre. Et c’est le serpent qui se mord la queue car la police ne constate pas…
Il ne faut pas hésiter à faire intervenir un huissier qui sera mentionné dans la plainte qui sera envoyer directement au ministère public (envoi A/R) si cela ne s’arrange pas du côté du commissariat (en ce cas, mettre le constat en annexe).
Il peut être utile d'informer le commissaire principal du commissariat par un courrier A/R afin de gagner du temps (avec mention « A/R par précaution » pour la bonne forme). Son nom pourra vous être donné par le standard du commissariat.

Nous avons reçu un nouveau mail qui démontre ce que nous considérons comme une double peine : la victime des nuisances sonores se retrouve à nouveau victime face aux différents services qui devraient lui venir en aide.

Véritable portrait de Monsieur Ubu, par Alfred Jarry (1896)

Je me permets de faire appel à vous à nouveau car je me sens terriblement seul dans mon combat contre les nuisances sonores. 
J'ai mis en lien de mail l'ensemble des échanges que nous avons eu en janvier et février. Avec mes voisins nous avons fait un ensemble de démarches qui restent inefficaces à ce jour. J'ai l'impression que tout le monde se renvoie la balle pour ne rien faire, c'est affligeant ! 
1. On a essayé de porter plainte une première fois, impossible. 
2. On a essayé de porter plainte une seconde fois avec vos mails en appui et le commissariat nous dit que ce n'est pas possible. Ils nous disent qu'il faut remplir le document de la mairie du 4e pour nuisances sonores. Nous remplissons 3 documents. 
3. J'essaie de joindre Boniface N'Cho [référent de nuit à la mairie du 4ème] à peu près une trentaine de fois. Impossible. Soit on ne connaît pas son nom, soit il n'est pas disponible, soit ce n'est pas le bon numéro (j'utilise toujours le même numéro) 
4. Deux mois plus tard on reçoit un courrier de la mairie du 4e disant qu'ils avaient mis sous surveillance le bar 'le Tambour' et qu'ils n'avaient remarqué aucune nuisance. 
5. Je tente de porter plainte la semaine dernière. Je suis débouté à novueau. On me dit que le formulaire du 4e arrondissement ne sert à rien car ce sont des nuisances produites par des personnes et non par une nuisance sonore de musique d'un local. Je fais une main courante contre le bar au nom de notre association de voisins. L'UPA devait m'appeler mais bien entendu silence radio. 
6. Bien entendu j'envoie un autre courrier à la mairie du 4ème pour nuisances sonores. Sans retour encore. 
7. Entre temps on passe au moins une nuit par semaine à appeler le 17 ou le 3430 pour nuisances sonores. En trois mois ils ne se sont pas déplacés UNE seule fois ! Cette nuit j'ai appelé le 17 à 3h31... Rien... J'ai rappelé à 5h15 en disant que le bar était toujours ouvert (fermeture obligatoire à 5h non respectée) et ils ne sont pas venus. 
Le 17 me dit qu'il faut se plaindre à la mairie. Déjà fait. La mairie et la police me disent qu'il faut appeler le 17 car s'ils ne constatent rien, eux ne peuvent rien faire. J'en parle au 17 qui me dit qu'il y a de nombreuses autres interventions avant la mienne. 
C'est le serpent qui se mord la queue, des discours changeant qui ne tiennent pas la route et personne pour intervenir. 
Nous souhaiterions avoir un entretien avec le bar pour trouver des solutions ensemble (un vigile pour calmer les personnes alcoolisées comme dans des bar du 11e ou autre, une autre sortie du bar, etc.) mais je ne souhaite pas y aller seul et sans intermédiaire. 
Je souhaitais savoir si vous aviez quelques préconisations car, actuellement et à mon niveau , je ne sais plus quoi faire de plus. 

Ce feuilleton ubuesque montre à quel point les nuisances sonores nocturnes ne sont pas prises avec le sérieux nécessaire. Rappelons que le sommeil n'est pas un droit mais un besoin vital et que les troubles du sommeil ont des conséquences catastrophiques sur la santé. La privation de sommeil n'est-elle pas une moyen de torture?

Il montre aussi à quel point les victimes sont démunies face aux services qui devraient leur venir en aide. Les victimes ne savent vers quel service se tourner : mairie d'arrondissement, mairie de Paris, référent de nuit, DPSP (police municipale), Préfecture de Police, commissariat de police, 17, 3430 (surtaxé!). La seule solution : un guichet unique qui recevra les plaintes des victimes et qui ensuite contactera le service compétent afin de faire cesser le trouble.

L’installation d’un bar-restaurant dans la cour du Crédit municipal inquiète le voisinage

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 13/07/2019

L'association Marais-Louvre a reçu un courrier, reproduit ci-dessous, émanant des riverains du Crédit municipal qui se trouve rue des Francs Bourgeois. Ils s’insurgent de l’installation prochaine dans la cour de cette institution financière d’un bar-restaurant et des perturbations qu’il va créer pour tout le voisinage.  Un nouvel exemple de la politique effrénée d’ouvertures et d’installations de bars, de restaurants avec autorisations de terrasse, Un enfer pour les riverains et les familles dont certaines n’ont d’autre choix que de quitter leur quartier pour aller s’installer ailleurs. Paris se dépeuple, les touristes attirés par la fête prennent le pas sur les familles!

Nous avons appris l’ouverture en septembre prochain, pour une durée de 3 ans, d’un BAR/RESTAURANT au sein de l’enceinte du Crédit Municipal, établissement mitoyen de nos immeubles.

Ce bar sera ouvert tous les jours jusqu’à 23h et sera doté d’une terrasse de 84 m2 dans la cour Renaudot. L’entrée se fera par le 57 rue des Francs Bourgeois, et la sortie à partir de 17h exclusivement par le 57 bis rue des Francs Bourgeois.

Nous avons subi 2 étés de suite (en 2015 et 2106) les fortes nuisances (bruits jusqu’à 1h du matin, fumées de cigarette) de cafés éphémères ouverts par le Crédit Municipal et dont la terrasse occupait également cette cour. Suite à des plaintes de plusieurs habitants, la Préfecture de Police est venue constater le dépassement des seuils sonores autorisés, contrevenant le Code de Santé Publique, et a lancé une procédure de mise en demeure à l’encontre du responsable.

Outre l’étonnement que l’on peut avoir à l’égard du lancement d’une telle activité par un établissement bancaire, nous ne pouvons en aucun cas accepter les nuisances qu’apporte l’ouverture de ce bar/restaurant :

  • La cour, très encaissée, est configurée de telle façon que des conversations d’un groupe de quelques personnes résonnent très fortement,
  • la sortie des clients d’un bar à une heure tardive, et à un endroit où aucun véhicule ne peut stationner représente une source de troubles importants.

Le Crédit municipal nous oppose une exigence de la ville de Paris de faire connaitre son « patrimoine culturel » et de « valorisation économique du domaine public ». Cette volonté ne doit pas contrevenir aux dispositions du code de Santé Publique, qui, compte tenu de la configuration des lieux ne seront jamais respectées.

Après un premier rendez-vous avec la Direction du Crédit Municipal qui s’est conclu par une fin de non recevoir, nous allons continuer de nous opposer à l’ouverture de ce bar/restaurant jusqu’à son abandon au moyen de différentes actions.

Le Marais est en train de se transformer en un quartier musée totalement dédié aux touristes au détriment de la quiétude des habitants, faisant fuir les familles les unes après les autres…

NDLR: Il s’avère que l’heureux bénéficiaire de cette « concession » est M. Renaud Barillet, l’actuel propriétaire bien connu de la trop célèbre Bellevilloise qui empoisonne tout un quartier du XXe arrondissement par le bruit, les attroupements de clients alcoolisés, et autres nuisances générées par cet établissement ouvert jusqu’à 2 heures en semaine et 6 heures le week end ! (voir notre article)

La rue de la Butte aux Cailles n'est pas un espace de publicité pour l'alcool !

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Quand ne sera-t-elle plus un haut lieu de l'alcoolisation?

Mise à jour du 13/07/2019 (voir en fin d'article)

L’association Les Riverains de la Butte aux Cailles a vivement réagi à l'annonce d'une opération de promotion d'alcool pendant 3 jours et 3 nuits sur la voie publique en coordination avec 3 établissements du quartier. Elle a tout de suite compris que la fraicheur et la sensibilisation  au réchauffement climatique en Ville mis en avant par la société GET FRESH n’étaient qu'un faux nez.  Elle a donc en alerté dès le 7 juillet la mairie d’arrondissement ainsi que la direction de l’urbanisme de la Ville, le commissariat et la DPSP, de même que la Préfecture de police de Paris via l’association Réseau Vivre Paris !

Alors que le dispositif était déjà avancé (façades d’immeubles et mobilier public peints en vert chlorophylle, trottoirs et chaussée en voie d’être revêtus du même vert et de blanc), un compresseur faisant un bruit infernal a été mis en route vers 23 H00 la nuit des 9 à 10 juillet et devait fonctionner une grande partie de la nuit. Á quoi des riverains ont réagi immédiatement, obtenant le stoppage de la machine sous la pression d’un appel à la police. Ce dont la mairie et le commissariat ont été tenus au courant.

Il s’est avéré que la seule autorisation obtenue par la société GET FRESH était une autorisation de tournage entre les 11 et 14 juillet, d’un film délivrée par un service ad hoc de la mairie centrale. Sans doute n’avait–on pas vu la manœuvre pourtant grossière... Quoi qu’il en soit, il n’y a eu aucune demande d'avis adressée à la mairie d'arrondissement, ce qui correspond sans conteste à un véritable dysfonctionnement entre les différents services de la Ville.

Le maire du 13è, Jérôme COUMET, est quant à lui intervenu très efficacement et a répondu à notre demande en faisant annuler dès le 10 au soir juillet la partie de l’opération qui consistait à offrir des boissons alcoolisées Get 27, l’installation sur la voie publique étant déposée le 11 juillet (voir courrier de M. Jérôme Coumet). La police municipale a été très présente à cette occasion. L’action du maire satisfait donc les habitants de notre quartier à forte densité résidentielle qui souffrent des nuisances quotidiennes liées  à la présence de 34 établissements, dont 12 qui vendent de l'alcool à emporter.

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Pour autant, l'association Les Riverains de la Butte aux Cailles interroge.

On ne peut manquer de remarquer que les 3 établissements qui ont participé à l'opération n’usent pas des modes d'exploitation les plus nuisibles aux habitants. Ils ne vendent pas à emporter (et l’un d’eux aucun alcool), ferment moins tard que ceux qui agitent les nuits du quartier (l'un d’eux ferme même tôt en soirée)  et pourtant ils ont été stoppés dans leur élan de participer à une opération publicitaire ponctuelle. Or, on aimerait voir autant de détermination de nos élus contre les tapages en terrasses ou ceux liés à la vente d'alcool à emporter. 

Ce qui, pour ne parler que de ce qui est strictement dans les compétences municipales, supposerait d’une part un déploiement d'agents de la DPSP mieux proportionné à l’importance des nuisances, spécialement au-delà de 22h00 et au moins une heure encore après l'heure de fermeture des établissements (donc jusque 3h00). On attendrait d'autre part que le maire s'attaque plus largement à une source majeure d'alcoolisation, de nuisances sonores et de malpropreté (déjections diverses sur la voie publique...) dans notre quartier : notre association espère donc son soutien en faveur d'un arrêté préfectoral interdisant en soirée la vente à emporter par les bars ou resto-bars ou épiceries et supérettes ainsi que la consommation d'alcool sur la voie publique, hors cadre des terrasses autorisées par la Ville.

Il faudra au moins cela pour, à la veille des élections, convaincre ceux qui depuis tant d'années souffrent de la mauvaise gestion de l'espace public qu’une réelle volonté politique de la mairie existerait en vue de durablement restituer aux habitants de la Butte aux Cailles un cadre de vie juste normal et donc compatible avec le repos dont chacun a un besoin vital, sans confrontation quotidienne à la malpropreté qu'engendrent les mauvais usages actuels du quartier par trop de ses exploitants et usagers.

Cette opération a suscité de nombreux articles :

Forte inquiétude des riverains de la rue Greneta, une pétition circule

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 11 juillet 2019

La multiplication des bars et restaurants avec les autorisations de terrasses qui sont facilement accordées et toutes les nuisances qui en découlent n’est plus acceptable pour les riverains. Le cas de la rue Greneta qui nous est signalé ci-dessous est un nouvel exemple où une partie tranquille de la rue risque de voir son environnement radicalement modifié par l’installation d’un bar avec terrasse. Malheureusement les autorisations sont délivrées sans compter par la mairie, d’autres cas touchant le centre de Paris seront signalés sur ce blog  dans les prochains jours. Les élections approchent, les Parisiens sauront montrer combien ils sont contre la multiplication de tels établissements qui tuent progressivement la vie bon enfant de leurs quartiers.

« Une portion de la Rue Greneta entre St Denis et Montorgueil n’a jusqu’à présent aucun bar ni aucune terrasse, elle est le lieu de vide greniers plusieurs fois par an, des plantes ont été installées sur les trottoirs, elle comporte deux crèches et deux écoles à proximité.

Le bouche à oreille puis les travaux ont confirmé l’installation d’un bar au 30 de la Rue Greneta. Le propriétaire étant puissant dans sa copropriété rien n’a pu être fait pour l’en empêcher.   

Depuis des mois, les riverains avaient pourtant cherché à trouver des solutions amiables mais le propriétaire est resté sourd à nos demandes, le gérant se serait même permis de leur affirmer : « Vous n’avez qu'à déménager en banlieue ». Il faut peser sur La mairie de Paris alors que celle du 2ème arrondissement renvoyait la responsabilité sur la mairie centrale et sur les copropriétaires !

Si la mairie donne une autorisation de terrasse, elle créera un précédent qui ouvrira la porte à d’autres bars et restaurants dans cette portion de rue qui deviendra une nouvelle « rue de la soif » dont le quartier regorge. Un quartier censé devenir piétonnier où la vie des habitants deviendrait impossible par la multiplication des bars et des restaurants si la mairie n’y prend pas garde.

C’est maintenant avec l’aide de l’association Marais-Louvre que les riverains  ont l’intention de poursuivre leur action et faire de ce cas un exemple afin de démontrer :

  • Aux élus qu’ils doivent exercer leurs prérogatives avec discernement à l’égard de leurs administrés qui paient des impôts locaux,
  • Aux propriétaires et occupants qui subissent les choix des gérants de bars et de la mairie qu’ils peuvent décider eux-mêmes du devenir de la rue où ils vivent, Pour cela  il importe d’ ANTICIPER !

En effet, comment accepter que mairie et gérants puissent au regard  de leurs seuls intérêts  » exproprier » une grande partie des riverains du fait des nuisances que provoquent les consommateurs de  leurs établissements aux frais et au prix de la santé des riverains ? Jouer la concurrence avec d’autres capitales au travers d’une ville animée toute la nuit est une notion déjà dépassée et traduit un manque cruel de créativité. Paris doit être d’abord un lieu de résidence où vivent des familles et des personnes qui travaillent.

Les  conséquences des nuisances provoquées par les terrasses des bars et des restaurants sont connues :

  • Augmentation des litiges et donc des sollicitations des services de police ou ceux de la mairie,
  • Augmentation des fréquentations, du passage et aussi des vols,
  • Départ des occupants (propriétaires et locataires) du quartier,
  • Baisse de chiffre d’affaires de commerçants traditionnels dont les clients sont des habitants/famille vivant à l’année (les commerçants le confirment)
  • Fermeture de sections dans les écoles comme déjà cela est annoncé pour l’école de la rue Etienne Marcel, alors que les immeubles destinés aux logements sociaux sont nombreux,
  • Augmentation des logements dédiés à la location touristique (type AirBnb…)  ou à des investisseurs,
  • Augmentation des touristes clients des bars et restaurants,
  • Installation de nouveaux bars (effet boule de neige…)
  • Disparition des vides greniers
  • Quartier de mono-activité sans caractère et banal …

Il est nécessaire de s’opposer avec force à ce scénario en agissant !

Il existe d’autres projets possibles en centre-ville compatible avec une vie de quartier. Dans le cas présent, l’axe GRENETA – PLACE GOLDINI peut devenir un poumon du plateau piétonnier avec son prolongement rue Bachaumont et des commerces ayant des horaires normaux.

Aussi plusieurs riverains proposent-ils les actions suivantes :

  1. Anticiper : Quel que soit l’endroit où vous habitez et si vous êtes propriétaire, faites interdire les bars et commerces de bouches au sein de vos copropriétés. L’association Marais-Louvre pourra  vous donner des arguments, si vous en manquez, pour convaincre les autres copropriétaires et demander que cette interdiction soit mise à l’ordre du jour de votre AG .
  2. Agir et faire un exemple  en signant la pétition en ligne soit parce que vous habitez dans le quartier, soit parce que vous subissez également des nuisances dans un quartier. Soyons solidaires !

Cette pétition sera le premier canal de communication pour d’autres actions.

Le lien vers la pétition : Pétition : 75002 Rue Greneta : Conservons le calme de cette rue, refusons les bars, restaurants et leurs terrasses

La rue aux enfants du 11e, exemple "réussi" de décision municipale prise contre l’avis des riverains et source de nuisances permanentes

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Le Collectif Voisins Renault-Blaise nous a adressé cet article que nous publions volontiers puisqu'il concerne l'occupation de l'espace public.

Une rue aux enfants par arrondissement, promesse de campagne des élus actuels de la Mairie de Paris, a été mise en place dans la plupart des arrondissements en fermant ponctuellement à la circulation certaines rues, permettant aux enfants d’en prendre possession, encadrés par des associations, comme on peut le voir sur le site. Le tout illustré par de jolies photos. Mais certaines photos ne méritent pas d’y figurer : celles de la rue aux enfants du 11e, les enfants jouant au ballon dans une rue sans aucun aménagement, principalement avec les poubelles (souvent renversées) utilisées comme buts ; de même pas de photo du trottoir côté impair complétement envahi par les terrasses des bars, les consommateurs utilisant les bords de jardinières ou les … poubelles pour poser leurs verres et envahissant la rue aux enfants et, de ce fait, les enfants repoussés sur le trottoir côté pair et y jouant jusqu’à tard le soir.

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La rue du Général Renault a été piétonnisée pour devenir la Rue aux enfants du 11e, en juillet 2018. Il s’agit d’un projet du Conseil Municipal, ce qui a permis au Maire de ne pas tenir compte des 2 réunions ou les riverains s’y étaient opposés avec des arguments qui malheureusement se sont avérés en dessous de la réalité actuelle :

  • Aucun aménagement qui permette un véritable accueil ludique des enfants
  • Manque de sécurité, récemment un enfant a été renversé sur le passage piéton attenant
  • Bruit infernal presque tous les soirs et qui va en s’amplifiant avec l’arrivée de l’été, trop nombreux consommateurs attablés ou debout, musique bruyante diffusée par le dernier bar qui s’est ouvert
  • Le trottoir non envahi par les terrasses utilisé comme garage à scooters ou à Harley Davidson qui arrivent et repartent (tard) bruyamment
  • Proximité des dealers attirés par une clientèle potentielle, tranquillement installés à proximité et même jouant au ballon avec certains enfants !

Les riverains se sont mobilisés : appels à la police, messages sur la plate-forme, lettres au Maire, dépôt de plaintes et mains courantes, contact avec le service « nuisances musique amplifiée » de la Préfecture de Police. Malgré cela, le tapage nocturne continue et s’aggrave.

Le Maire, pour calmer les esprits, lors de la réunion annonçant la mise en place de la Rue aux enfants, a promis un bilan au bout d’un an.

Cette réunion ne devrait donc pas tarder (en principe) et les riverains attendent, pour le moins

  • une réelle organisation pour les enfants encadrée par des associations compétentes,
  • la restriction des terrasses, l’interdiction de servir les clients debout et de véritables sanctions en cas de non-respect, de tapage nocturne,
  • l’interdiction de consommation d’alcool sur la rue aux enfants,
  • une véritable lutte contre la présence de dealers.

Le Collectif Voisins Renault-Blaise

Pour un droit au calme dans l’îlot Ménilmontant

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Mise à jour du 8 juillet 2019

L'Ami du 20ème a publié un article dans sa dernière édition intitulé : "Paris est une fête... et certains trinquent". Il résume très bien la situation : nuisances nombreuses, absence de réactions des autorités... Impunité de M. Barillet.

L'Association des Riverains de Ménilmontant, l'Amicale des 13-15-17 rue Boyer, et le Groupe « Les voisins de l’Ilot Ménilmontant - Boyer - Juillet - Sorbier - Savart » lancent une pétition adressée à la Préfecture de Police de Paris et à 3 autres.*

Depuis plusieurs années, les riverains de l'îlot Boyer-Ménilmontant-Juillet-Sorbier,-Laurence Savart (Paris 20) sont les victimes des nuisances sonores émanant de l’établissement  "La Bellevilloise", situé rue Boyer, à Paris 20ème.

L'association des Riverains de Ménilmontant, ainsi que les collectifs associés, sont soucieux de la qualité de la vie des habitants de Ménilmontant. En effet, de nombreuses nuisances nocturnes émanant de cet établissement impactent la tranquillité des habitants qui se mobilisent afin de faire respecter leur droit légitime au calme.

Cette pétition* s'inscrit dans cette mobilisation.

Le soutien de toutes et tous est nécessaire pour qu'enfin une solution soit trouvée.

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Le droit au calme pour les habitants ?

… Les voisins de La Bellevilloise Paris 20ème sont à bout !

Depuis plusieurs années, les riverains des rues Boyer, Ménilmontant, Juillet, Sorbier, Laurence Savart (Paris 20) sont les victimes des nuisances sonores émanant de l’établissement du "La Bellevilloise", situé rue Boyer, à Paris 20ème.

Ces nuisances se produisent en soirée et tout au long de la nuit. 

Elles sont de plusieurs ordres :

  •  Musique amplifiée à l’intérieur de salles insuffisamment insonorisées, où dont les portes sont souvent laissées ouvertes, c’est-à-dire dans le mépris du dispositif d’insonorisation éventuel ;
  • Musique amplifiée diffusée à l’extérieur sur la terrasse ou sur le terrain du 88 Ménilmontant, et qui inonde alors le quartier ;
  • Autres nuisances venant de la clientèle : clients bruyants installés en terrasse à ciel ouvert dans un espace pourtant résidentiel ou encore ceux des files d'attente incontrôlées, rue Boyer, en pleine nuit pour entrer au Club les week-ends et jours fériés et/ou lors des festivals, évènements ; scènes de débordement des clubbers lors des attroupements "festifs" devant le Centre tout au long de la nuit, lors de la sortie du Club... et ce jusqu'à 6h00 du matin : hurlements, chants, état d’ébriété avancé... ainsi que les klaxons des Ubers à n'importe quelle heure de la nuit ;
  • S’ajoutent à ces incivilités ; des rues souillées par les épanchements d'urine, de vomissements et les déchets de toute nature..

Les riverains sont excédés : depuis plusieurs années, ils cherchent à sensibiliser l'équipe de direction du lieu, les élus et l'ensemble des services publics concernés. En vain. Le commissariat du 20ème est aussi alerté. Les nuisances s'amplifient.

Nous interpellons tous les acteurs concernés sur l'importance de ces nuisances cumulées sur la qualité de vie des habitants de ces rues et l'impact en termes de santé publique.

Les signataires de la présente pétition* demandent donc à ce que des mesures soient prises en urgence afin de restaurer un cadre de vie respectueux d’un droit au calme des riverains.

Ils demandent notamment que l'établissement réalise :

  • Une insonorisation et une climatisation efficaces de ses locaux ;
  • Un contrôle du volume sonore, pour ne pas dépasser les décibels autorisés par la réglementation en vigueur
  •  Un fumoir clos ;
  • Une surveillance accrue des espaces intérieurs, et en terrasse ;
  • Une surveillance accrue de la zone située en périphérie de l'établissement ;
  • Ainsi que toutes autres mesures permettant de limiter l'ensemble de ces nuisances.

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Contact :

Associations des Riverains de Ménilmontant

4 Rue Julien Lacroix - 75020 Paris

Mail : asso.riverainsmenilmontant20@gmail.com

Téléphone : 07 68 96 38 18

Attention : un message automatique vous sera adressé pour confirmer votre signature. C’est la condition pour vérifier et certifier les signatures. Pensez donc à consulter vos spams. 

Pour le droit au calme dans les rues Sedaine, Saint-Sabin et Bréguet

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L'Association de riverains Sedaine - Saint-Sabin - Bréguet a lancé une pétition en ligne adressée à Didier Lallement, Préfet de Police de Paris, et à 14 autres. Cette association demande la fermeture d'une discothèque au rez-de-chaussée d'un immeuble en plein coeur d'un quartier familial !

Le texte de la pétition...

Habitants des rues Sedaine, Saint-Sabin et Bréguet, dans le 11e arrondissement de Paris, nous subissons quotidiennement des nuisances intolérables engendrées par les débordements des bars et discothèques, notamment "Le Clara" 8 bis rue Sedaine depuis près de 3 ans.
Ces établissements ne cessent de se multiplier au-delà du périmètre festif "historique" de la place de la Bastille et de la rue de Lappe, jusqu'à atteindre des quartiers initialement résidentiels et familiaux.

Quelques-unes des nuisances générées par leur clientèle ?
- Klaxons nocturnes des voitures et VTC qui déposent et récupèrent les clients , se stationnant en pleine rue, et klaxons des véhicules bloqués derrière
- Altercations entre clients plus ou moins alcoolisés et sous l'emprise de stupéfiants
- Violentes agressions physiques avec barres de fer, tessons de bouteilles, bombes lacrymo, couteaux, ...
- Vandalisme sur les immeubles, fenêtres, véhicules des riverains, vitrines et mobiliers des commerçants, et vol dans les commerces
- Epanchements d'urine et vomissements contre les murs et portes, sur les trottoirs
- Clients en perdition dans la rue, les halls d'immeubles, et prostitution présumée
- Conduite dangereuse de véhicules par les clients ivres, roulant à contre-sens, grillant les feux, ...
- Etc. etc... H24 et 7j/7 !

De tous ces agissements, l'association de riverains Sedaine - Saint-Sabin - Bréguet fournit régulièrement aux autorités des témoignages, photos et vidéos... sans effet à ce jour !
Faudrait-il un drame pour que ça bouge ?
Les habitants de ce quartier, initialement tranquille, ont droit à la sécurité et la santé, sans parler d'une qualité de vie minimum.
Situé à moins de 500 mètres de 15 crèches, 5 écoles maternelles, et 4 écoles élémentaires, le secteur est peuplé d'enfants, dont les nuits sont piétinées, et qui ressentent l'agressivité qui règne dans la rue dès qu'ils mettent un pied dehors le jour.

L'inaction des pouvoirs publics, alertés à maintes reprises, confine à l'irresponsabilité vis-à-vis de tous les habitants, et à la maltraitance vis-à-vis des enfants privés de sommeil réparateur et évoluant dans un environnement dangereux.

Nous demandons aux autorités d'agir - enfin - concrètement ! 
=> Fermeture définitive de la discothèque/after "Le Clara" 8 bis rue Sedaine
=> Pas de licences IV supplémentaires dans les rues Sedaine, Saint-Sabin et Bréguet.

Les nuisances nocturnes ont des conséquences graves sur le sommeil des habitants purement et simplement saccagé, notamment celui des nombreux enfants présents dans le quartier. L'inaction des autorités pour garantir le calme la nuit pose un problème de santé publique majeur.
En journée non plus, les habitants ne peuvent pas se détendre chez eux vu le vacarme qui monte de la rue, ni profiter tranquillement et en toute sécurité de leur quartier du fait de l'appropriation de l'espace public et de comportements dangereux de la part des clients de ces établissements, notamment ceux des "afters". Dans cet environnement hostile, il n'est même pas possible de faire sereinement ses courses, ni de laisser les enfants aller seuls à l'école.

L’Association Réseau Vivre Paris ! reçue à la Préfecture de Police de Paris

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Dans le cadre des rencontres périodiques avec la Préfecture de police de Paris, plusieurs représentants de l’association Réseau Vivre Paris ! ont été reçus par M. Matthieu Garrigue-Guyonnaud, Directeur adjoint du cabinet du Préfet, M. Antoine Guérin, Directeur de des Transports et de la Protection du Public (DTPP), M. Pascal Le Borgne, Directeur de la Sécurité Territoriale de Proximité (DSPAP) accompagnés de plusieurs collaboratrices de la police administrative et de la police active concernés par les problématiques de la vingtaine d’associations que nous représentons couvrant la plupart des arrondissements de Paris.

Matthieu Garrigue-Guyonnaud a indiqué d'emblée que tout n’était pas parfait, mais que la Préfecture avait fait des efforts relativement aux deux objectifs que nous défendons, à savoir le droit de dormir la nuit et pouvoir se déplacer sur les trottoirs sans entrave, en renforçant les effectifs des Unités de Police Administrative (UPA) notamment. Il a souligné la déperdition de moyens au sein des commissariats en conséquence du transfert opéré de 1703 agents de la Mairie de Paris le 1er janvier 2018 au sein de la DPSP (Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection, DPSP). Plus généralement, il a mis en lumière le fait que l'évolution des prérogatives de police de la Ville oblige à revoir les champs d’intervention respectifs avec des réaffectations de missions dans les commissariats. Les champs de compétence pourront être néanmoins sur certains aspects communs. Et, en toute hypothèse, la coopération entre DPSP et les commissariats prend corps. 

Nous avons de notre côté précisé être conscients du contexte actuel en France et à Paris, mais que nous estimons que les « affaires courantes », c’est-à-dire la tranquillité publique et la protection contre les nuisances festives, ne doivent pas être négligées pour autant afin de protéger les victimes de ces troubles ainsi que les jeunes en particulier, dont l’addiction à l’alcool est grandissante. Nous avons fait état d'un fort degré d'insatisfaction des riverains des quartiers que nous représentons, tout en prenant soin de préciser que ce constat n'était pas fait à charge contre la qualité du travail de la Préfecture.

Matthieu Garrigue-Guyonnaud a pris soin de rappeler que les plaintes au pénal ne sont pas nécessaire pour déclencher les contrôles de la police qui agit sur sa propre initiative au travers des unités ad hoc (les Unités de Police Administratives) et à partir des signalements faits par les habitants sous différentes formes. Même si l’accès à la police n’est pas simple, le 17 reste le n° à utiliser en cas de véritable urgence, il laisse une traçabilité et engage la préfecture. Pour le reste, il convient d'utiliser le 3430 (très encombré), la voie de courriers au Préfet, de mails aux adresses figurant sur le site de la préfecture, qui sont autant d’autres moyens d’entrer en contact avec la police et les équipes de la DPSP de la ville de Paris (nuisances-musiqueamplifiee@interieur.gouv.fr et nuisances-pro@paris.fr).

Il a précisé, à notre demande, que les associations ont un rôle déclencheur à jouer. Nous avons insisté sur la multiplicité des facteurs qui font que les victimes rechignent non seulement à porter plainte, mais tout aussi bien renoncent à faire des signalement individuels au moment des nuisances. Nous avons souligné que la question n'est pas tant d'obtenir une ou quelques interventions pour faire cesser les tapages ponctuellement, mais d'imposer sur la durée le respect de leurs obligations de voisinages à des établissements qui y manquent de façon notoire et fréquente, souvent depuis de nombreuses années. Nos interlocuteurs vont chercher à étudier la possibilité de créer une adresse générique que nos associations pourraient utiliser pour faire des signalements circonstanciés.

Matthieu Garrigue-Guyonnaud a insisté sur le fait que les contrôles prennent du temps et que les procédures sont longues car elles passent par un processus contradictoire avec les contrôlés. Il a mentionné la nécessité de répéter des sanctions préparatoires (rappel à la réglementation, avertissement) fondées sur des constatations précises sur le même motif avant de pouvoir envisager une demande d'arrêté de fermeture administrative. Tous les ERP (Etablissements Recevant du Public) que nous avons signalés au fil de la discussion pour illustrer nos propos se sont avérés être connus de la Préfecture, y compris les « roof tops ». Nous avons appris qu’en 2018, 251 arrêtés de fermeture de 9 jours à 6 mois ont été pris(un record semble-t-il), ainsi que 235 avertissements (contre 170 en 2017), 194 rappels à la réglementation (144 en 2017) ont été prononcés contre des établissements. Nous avons compris que le trouble à la tranquillité publique est réellement l'un des fondements utilisés par la Préfecture. En revanche, la Préfecture fait valoir qu’elle ne demande pas de fermeture administrative en se fondant sur la musique amplifiée mais procède par mise en demeure et arrêts de suspension de musique. 

Il nous a été indiqué que le nombre de licences IV n’a pas augmenté, les transferts de licences constituant le vivier dans lequel puisent les établissements que nous voyons se créer. Pour éviter de trop grandes concentrations d'établissements, la Préfecture peut cependant prendre des arrêtés d’interdiction de nouvelle implantation (le cas de la rue Sedaine XIe est cité).  

La police administrative nous rappelle que la police des débits de boissons intervient selon des barèmes précis dans le cadre du code de la santé publique. Sur les contrôles des nuisances sonores, la moitié des prérogatives ont été transférées à la Ville de Paris. Les habitants ne s’y retrouvent plus. Le Préfecture est en fait compétente en matière de musique amplifiée. Une clarification est nécessaire et va nous être proposée sur la répartition des compétences et les services à contacter selon l’origine des nuisances sonores. 

Nous avons remis à nos interlocuteurs un tableau recensant dans leur grande diversité les comportements liés à des exploitations de débits de boissons qui portent atteinte à la tranquillité publique. Pour chacun de ces comportements, il est demandé qu'il soit renseigné sur l'existence ou non d'un texte qui le caractérise comme infraction, la peine encourue (avec ou sans prononcé judiciaire), la ou les autorités compétentes pour verbaliser et l'existence ou non de faire apparaitre ladite verbalisation dans un dossier préparant une éventuelle sanction de fermeture administrative. La DPSP a déjà rempli ce tableau pour les rubriques la concernant et la Préfecture a accepté de le compléter elle-même. Nous espérons ainsi une clarification utile face à des régimes que tout le monde s'accorde à reconnaître comme complexes. Nous avons à ce propos souligné le problème des attroupements de personnes en distinguant entre ceux qui sont directement liés à l'exploitation d'un établissement et ceux qui ne le sont pas, en demandant un meilleur traitement de ce sujet.

Nous avons pu apprécier la qualité d'écoute de nos interlocuteurs et l'intérêt qu'ils portent aux signalements que nous leur avons faits.

Trottinettes : la Mairie prend des mesures

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Piéton en danger : l'utilisatrice de gauche ne regarde même pas où elle va!

Le Conseil de Paris vient d'adopter des mesures pour réguler l'utilisation des trottinettes électriques en libre-service afin notamment de protéger les piétons

A ce jour 15 000 trottinettes sont en circulation. Avec l'arrivée de nouveaux opérateurs le chiffre devrait atteindre 40 000 cet été. Des mesures étaient donc urgentes.

Comme le reconnait la Mairie de Paris, "leur circulation sur les trottoirs est source d’insécurité pour les piétons, notamment les personnes âgées et les enfants. Leur stationnement, souvent anarchique, perturbe les déplacements des parents avec poussette et des personnes en situation de handicap."

La législation est inexistante et le projet de loi sur les nouvelles mobilités n'a toujours pas été voté. La municipalité a décidé de mettre en place son propre dispositif de régulation, qui a été examiné mercredi 3 avril par le Conseil de Paris. Les quatre mesures prises par la Ville de Paris :

1. Verbaliser les abus

Les utilisateurs de trottinettes électriques circulant sur les trottoirs s’exposent désormais à un procès-verbal de 135 euros. Le stationnement des trottinettes gênant la circulation des piétons est également verbalisé à hauteur de 35 euros et la Ville procède à des opérations de mises en fourrière de ces trottinettes. Ces mesures sont mises en œuvre par la police municipale parisienne.

2. Délimiter le stationnement

Danger pour les malvoyants et les PMR

La Ville de Paris va créer dans les prochaines semaines des zones spécifiques de stationnement, délimitées par un marquage au sol. Les utilisateurs seront invités à y déposer leurs trottinettes à la fin de leur trajet. Environ 2.500 places devraient être disponibles d’ici fin 2019. A terme, la municipalité envisage de rendre le stationnement obligatoire dans ces zones.

3. Responsabiliser les opérateurs

Neuf entreprises proposent la location de trottinettes électriques en libre-service à Paris. La municipalité a élaboré avec eux une charte de bonnes pratiques. Les opérateurs de trottinettes seront invités à signer cette charte d’ici la fin mai.

4. Réguler la flotte en circulation

La municipalité a instauré une redevance pour les entreprises, d’un montant qui croit en fonction du nombre de trottinettes (de 50 à 65 euros par trottinette).

Espérons que ces mesures seront respectées par les utilisateurs et que la mairie de Paris sera se montrer intraitable avec les excès en tout genre. Dans un article du Monde du 26 mars consacré à la mobilité on trouvait cette phrase inquiétante : "le trottoir, jadis domaine réservé et protégé du piéton". Dans la même édition du journal une géographe avançait qu'il fallait "privilégier le partage de l'espace public dans une logique de cohabitation". Et d'ajouter que "jusqu’à 20 km/h voire 30 km/h, la cohabitation est possible". Cette géographe se prend pour Usain Bolt. Désolé mais le trottoir est et doit rester le domaine réservé (et exclusif) du piéton. Il ne saurait être partagé, surtout pas avec des engins d'un poids de 20kg montés pas une (voire deux) personne(s), le tout lancé à 30km/h.

Pour un droit au calme dans l'îlot Cadet-Saulnier

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la cour du Cercle lors d'une soirée estivale

Depuis l'été 2016 durant lequel le Cercle Cadet a ouvert ses portes, les riverains de la rue Cadet et de la rue Saulnier subissent de nombreuses nuisances... cet établissement s'étant lancé dans une activité de boîte de nuit et bar sans avoir au préalable réalisé les travaux d'insonorisation pourtant obligatoires pour une telle activité. Ainsi, depuis près de 3 ans, les riverains, et en particulier les immeubles mitoyens donnant sur cet établissement comportant 4 étages et une cour intérieure non couverte subissent l'agenda rythmé des soirées du Cercle Cadet : after-works "open bar" tous les jeudis où les cris de la clientèle éméchée fumant dans la cour se mêlent à la musique amplifiée, soirées privées les vendredis soirs, boîte de nuit les samedis soir... et soirée événementielles certains autres soirs !

La Mairie du 9ème est sensibilisée à la problématique et fait ce qui est en son pouvoir pour accompagner les riverains, le bureau d'action contre les nuisances professionnelles (BANP) de la préfecture de Paris a constaté certaines nuisances (pas toutes : pas simple de les faire venir au bon moment) et a mis en demeure le Cercle pour différents motifs... qui a fin 2017 réalisé des travaux d'insonorisation ... mais uniquement du sous-sol et qui ne se sont in fine pas révélés à la hauteur. La situation est inquiétante car au-delà des nuisances sonores, qui constituent le problème principal, le Cercle Cadet montre de nombreux autres manquements à la réglementation générant des nuisances olfactives et des risques sanitaires : leurs vieux conduits de ventilation sur lesquels sont branchés hottes de cuisine mais aussi système de chauffage et de climatisation font trop de bruit mais rejettent aussi des odeurs rendant impossible aux voisins d'aérer leur logement, en particulier l'été lorsque le Cercle organise des soirées barbecue ! Sans parler de leur filet anti-pigeon... qui protège la passerelle technique au dos du Cercle Cadet de ces volatiles... mais n'est pas entretenu régulièrement ce qui a pour conséquence pour un des immeubles mitoyens de vivre avec des cadavres de pigeons à quelques mètres des fenêtres des résidents ! Afin que la situation cesse, les riverains ont décidé de lancer une pétition pour qu'une fermeture administrative provisoire soit prononcée par le Préfet, le temps que cet établissement fasse les travaux nécessaires au respect de la réglementation, pour un retour au calme et une suppression de ces nuisances pour le voisinage. N'hésitez pas signer cette pétition en signe de solidarité ici : https://bit.ly/2G3Nxrd

Les trottinettes, déjà le trop plein !

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Article mis à jour le 21 mars

Le Parisien du 20 mars a publié un nouvel article intitulé : Trottinettes, vélos, scooters en libre-service à Paris, c’est le bazar !. Dans cet article deux phrases que nous pouvons reprendre à notre compte : "A chaque coin de rue ou presque, des nuées de trottinettes encombrent les trottoirs déjà très fréquentés de la capitale. Autre reproche : le comportement jugé dangereux des adeptes de ces petits bolides." Cet article comporte par ailleurs quelques photos qui en disent plus long qu'un article.

Vincent Lindon, invité de Yann Barthès, traite ce sujet avec humour (?). A voir absolument.


Article publié le 9 mars sur le site de l'association Marais-Louvre

N’hésitant pas à parler d’overdose, Le Parisien daté du 08 mars souligne le « risque d‘asphyxie de pistes cyclables » lorsqu’il évoque l’arrivée, avec 800 trottinettes électriques, d’un nouvel opérateur à Paris dénommé Hive.  Selon le quotidien qui rapporte dans son article des propos du vice-président de la Fédération des professionnels de la micro-mobilité (FP2M), autant d’opérateurs à Paris ne peut perdurer longtemps. Qu’il s’agisse de Bird, Tier, Voi, Flash, Wind ou Bolt et de ceux annoncés prochainement We Trott’, Dott ou Scoot, presque toutes sont américaines ou chinoises.  La Ville sera bientôt sillonnée de patinettes provenant de 11 entreprises différentes. Cela fait vraiment beaucoup ! Selon le vice-président de la FP2M, un conducteur de trottinette parcourrait 4 km quand un automobiliste en parcourrait 3. Il est aussi spécifié dans cette interview que la typologie de Paris serait « idéale » pour se déplacer avec ces 2 roues qui rappellent nous jeux d’enfances. Les Français présenteraient même des dispositions pour tester les nouveaux matériels pour se déplacer.

La plupart des deux roues privées ou louées se déplacent à 25km/h. Les derniers à louer arrivés sont d’utilisation de plus en plus simples mais des formations sont proposées, il faut effectivement savoir tourner et s’arrêter !! Elles sont équipées, ajoute le quotidien, comme les bicyclettes (sonnette, larges roues, lumières…).

Nous ne le martèlerons jamais assez, tous ces engins encombrent l’espace public et d’une certaine façon leurs conducteurs le confisquent aux piétons. Les kilomètres de construction de pistes cyclables aménagées et coûteuses et peu utilisées, le stationnement anarchique sur les trottoirs ou devant les portes d’immeubles comme dans les halls de gares etc…, les déplacements sur les trottoirs, dans les couloirs de métro, les fréquents slaloms entre les piétons, les retards provoqués aux bus et aux taxis sont sources de nuisances.

La guerre des prix entre opérateurs, le manque de fermeté de la mairie qui, en encourageant ce mode de déplacement, se trouve dépassée par le trop plein qui en résulte et se retranche derrière la future loi sur les mobilités (une licence pourrait être exigée) qui ne sera pas votée avant l’été.  En attendant, elle essaie de calmer le jeu en annonçant, ainsi qu’elle a l’habitude pour faire face à des situations délicates, la prochaine signature d’une charte de bonne conduite avec les opérateurs dont on connait à l’avance le résultat. Il serait intéressant de connaitre la situation et la réglementation appliquée dans les autres villes françaises ou étrangères envahies par ces machines dont les profits estimés doivent être bien juteux compte tenu du nombre de protagonistes qui se jettent sur ce marché. Même la plateforme Uber se lance dans cette activité !

Le bruit, principal cause du manque de sommeil

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 13 mars 2019

En marge de la journée du sommeil, plusieurs quotidiens, dont le journal Le Monde, révèlent que nous dormons de moins en moins longtemps (lire l'article). Voilà plusieurs années déjà, il a été constaté selon le baromètre de Santé publique France (SPF) que nos nuits avaient « raccourci d’une heure à une heure trente en 50 ans » et que « le temps de sommeil était passé en moyenne en dessous de sept heures par nuit, en incluant les jours de repos ». Nous sommes donc beaucoup à se trouver en insuffisance de sommeil. Ainsi l’heure de coucher est assez tardive (23 h 15 en moyenne), compte tenu d’une heure de lever assez précoce (6 h 48).

Le professeur Damien Léger, président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (InSV) précisait que « 30 % des Français dorment moins de 6 heures, en deçà du seuil réparateur. Ce sont souvent des jeunes actifs avec de longs trajets de transports« . Il ajoutait que les risques d’obésité, diabète et de maladies cardiovasculaires devenaient de fait plus élevés.

Quelles sont les causes de ce « dérèglement » ? La principale est le réveil nocturne, il y a par ailleurs d’autres raisons, les troubles du sommeil, les troubles du rythme du sommeil et l’apnée du sommeil mais aussi les « nuisances environnementales ». La première d’entre toutes est le bruit qui nous dénonçons fréquemment, qu’il provienne des fêtards et des établissements qui les attirent ou des véhicules (klaxons, sirènes…). Dans le centre de Paris ce phénomène est amplifié du fait des rues étroites donc plus sonores. L’éclairage public visible de la chambre et les appareils électroniques en fonction dans la pièce où l’on dort sont d’autres sources de manque de sommeil.

Il fait savoir que le bruit « Le bruit fragmente le sommeil, et donc diminue sa qualité et son effet récupérateur« , selon le Dr Joëlle Adrien, présidente du comité scientifique de l’InSV et l’excès de lumière désynchronise l’horloge biologique.

Certains spécialistes n’hésitent pas à parler de « dette du sommeil » à l’égard de ceux qui dorment moins de 6h00 par nuit, volontairement ou non. Des sites existent pour essayer de recouvrer le sommeil, parmi eux MySommeiliSommeilSleep Cycle. A lire aussi Le sommeil de A à Z . Le manque de sommeil, le plus souvent à cause du bruit, agit sur la santé et ce qui est aussi très grave, touche de plus en plus d’adolescents et d’enfants…accrocs à leurs écrans.  

La tranquillité publique pèse bien peu au regard de la fête nocturne encouragée par la mairie

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La Ville de Paris vient de publier contre toute attente un appel à projets pour « de nouvelles nuits parisiennes ». Une décision surprenante dont il n’a pas été touché mot lors du dernier Conseil de la Nuit (groupe « Tranquillité publique ») qui s'est tenu le 13 février et auquel l'association Réseau Vivre Paris! participait. Les associations de riverains avaient pourtant compris après cette réunion qu’il était question d’une meilleure prise en compte des problématiques des nuisances nocturnes. Mais voilà, chasser le naturel, il revient au galop ! 

Cet appel à projet sorti du chapeau le 28 février est ainsi rédigé sur le site de la mairie Paris.fr: « Pour les noctambules, la nuit est un moment de détente, de fêtes, de rencontres, de découvertes, d’activités culturelles ou sportives. Pour le plus grand nombre, les nuits parisiennes proposent une offre riche et variée avec 13 000 bars et restaurants, 150 discothèques, 300 spectacles par semaine dans 130 salles, 50 équipements sportifs ouverts jusqu’à minuit, des grands parcs ouverts 24h/24 en période estivale, des berges de Seine où pique-niquer, des lieux éphémères, etc…

Depuis 2014, la Ville de Paris développe une politique de la vie nocturne fondée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes au sein du Conseil de la Nuit.  Afin d’enrichir la diversité et l’accessibilité de l’offre d’activités nocturnes, la Ville de Paris vous propose de contribuer à l’appel à projets « les nouvelles nuits parisiennes » …. L’appel à projets a pour objectif de favoriser la diversité et l’accessibilité de l’offre d’activités nocturnes à Paris, tout en respectant le bien-être des habitants. »

Bien entendu afin de rendre le projet plus acceptable il est spécifié parmi les points mis en exergue que les projets devront notamment « … préserver le sommeil et la tranquillité des riverains… avec une attention particulière apportée aux projets mis en œuvre dans les quartiers populaires et/ou s’adressant à leurs habitants. Une enveloppe de 50 000 € est prévue, soit 10 000 € maximum par projet retenu. » 

Cette décision qui semble unilatérale n’est pas de bon augure pour les associations qui visent à protéger les Parisiens des dérives actuelles de la vie nocturne. L’équipe municipale, obnubilée par la fête et les noctambules français et étrangers fréquentant la capitale, ne porte qu’un semblant d’intérêt pour les nuisances provoquées par la fête la nuit, en particulier le bruit. Les 50 000 € alloués à ce projet sont à mettre en regard de la subvention versée annuellement par la Ville à Bruitparif, 70 000 €, afin d’identifier les sources de bruit dans le but de pouvoir réduire les nuisances (voir notre article récent). Rappelons aussi que cet appel à projet vient s’ajouter à la longue liste des études menées pour développer à tout prix la fête nocturne à Paris. Nous avons eu en 2015 le rapport du Ministère des Affaires étrangères pour « faire de la vie nocturne à Paris un facteur d’attractivité » rédigé, sans concertation avec les habitants ou leurs représentants, par des professionnels des débits de boissons (voir notre article). Puis le rapport de 2017 destiné à la Maire de Paris sur « la nuit LGBT à Paris » rédigé par Jean-Luc Roméro, sans compter aussi les nombreux rapports et études établis par des spécialistes de la nuit, experts, sociologues etc… qui ont agrémenté régulièrement les états généraux de la nuit puis les conseils de la nuit.

Malgré cela, la ville n’a jamais pris en matière de tranquillité publique nocturne que des mesurettes, là où il fallait agir fermement et en urgence. Est-il encore besoin d‘accroître le nombre déjà très élevé de bars, restaurants, discothèques, spectacles et salles accessibles la nuit?

Pourquoi la mairie n’indique-t-elle pas dans son appel à projet des limites horaires acceptables, ainsi que les points précis à prendre en considération afin de garantir la tranquillité des habitants ? 

Pour l’équipe municipale les nuits parisiennes restent en fait un axe stratégique fort, au mépris de la tranquillité réclamée depuis des années par les habitants et les associations qui les représentent. Elle n’écoute pas les Parisiens et les associations représentatives des habitants? Habitants, soulignons-le une nouvelle fois, qui sont aussi des électeurs…

La gestion de l’espace public doit être révisée

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Où le piéton peut-il passer?

Article publié sur le site de l'association Marais-Louvre le 19 février 2019

Combien de fois il nous arrive de maudire les trottoirs occupés par des groupes de fumeurs, des tables et des sièges des terrasses des bars et des restaurants ou des étals de commerces. Combinés aux extensions non autorisées des terrasses, à l’existence de mobilier urbain souvent encombrant, aux 2 roues, trottinettes et autres skates, mono roues et motos en stationnement, il ne reste plus aux piétons pour se déplacer qu’une portion congrue de l’espace public où l’on trouve aussi des arbres et des plantations. Situation dont l’acuité est élevée dans les arrondissements du centre où les rues étroites sont nombreuses et fréquentes. Il est devenu difficile de faire comprendre aux utilisateurs de l’espace public parisien sur lequel ils s’étalent qu’ils ne sont pas seuls.

Les élus qui peinent à faire respecter l’application des textes en vigueur ont encore plus de mal à mettre en œuvre des règles adaptées même impopulaires. Indifférence, manque de volonté manque de moyens, laxisme, tolérance excessive, banalisation des pratiques et de l’évolution des comportements, manque d’éducation, égoïsme forcené, mille raisons peuvent expliquer une situation qui ne fait qu’empirer malgré l’existence de la DPSP et bientôt peut-être d’une police municipale.

A l’approche des élections l’an prochain, le sujet de l’occupation de l’espace public mérite d’être mis à l’ordre du jour. Il devient intolérable en tant qu’utilisateur et contribuable de constater la réduction progressive de l’espace public au profit d’une sorte de privatisation rampante qui n’en a pas le nom mais toutes les caractéristiques. Même la Seine est progressivement encombrée par des péniches, barges devenues des lieux de fêtes qui seraient aussi le sort réservé aux futures passerelles (projets rejetés récemment par le Conseil d’Etat). Tout cela est source de nuisances qui ne sont plus à décrire tant elles sont devenues courantes.

La mairie mesure-t-elle le mécontentement ses administrés relatif à cette situation ? Prendra- t-elle un jour ce sujet à bras le corps ? Se rend-elle compte qu’au même titre que la malpropreté, cette question pèsera dans les urnes ? Les habitants du centre de Paris bien pourvu en rues étroites et encombrées sauront se rappeler lors du scrutin que rien n’a été fait, sinon bien peu, au regard de l’ampleur du problème.

Bruitparif : le bruit "seconde cause de morbidité"

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Deux sujets ont attiré notre attention en cette fin de semaine.

Tout d'abord Bruitparif, dont le Réseau Vivre Paris! est membre, vient de publier un rapport de 140 pages très étayé intitulé : Impacts sanitaires du bruit des transports dans la zone dense de la région Île-de-France. Ce document se penche sur le bruit causé par les transports, mais, peu importe sa source, le bruit est "la seconde cause de morbidité après la pollution atmosphérique".

Fanny Mietlicky, directrice de Bruitparif écrit : "Il est grand temps que les pouvoirs publics se mobilisent pour intégrer pleinement la lutte contre le bruit à leur politique d’aménagement du territoire et de mobilité , au même titre que les enjeux de qualité de l’air et d’adaptation au changement climatique".

C’est ce que réclame depuis des années le Réseau Vivre Paris!

Espérons que ce rapport fera du bruit et parviendra aux oreilles de nos élus.

Notre article Reportage sur la Butte aux Cailles sur France 3 illustre parfaitement ce que subissent les victimes du bruit dont la santé est impactée.

A noter que Le Monde a publié un article résumant ce dossier. Le titre est sans équivoque : Le bruit nuit gravement à la santé des Franciliens. Un paragraphe résume la situation : "Cent sept mille sept cent soixante-six. Le chiffre est aussi précis qu’impressionnant. Il correspond au nombre d’années de vie en bonne santé perdues tous les ans en Ile-de-France à cause d’un risque environnemental largement passé sous silence : le bruit."

Le Figaro a également publié un article : Le bruit, plus qu’une nuisance, un problème de santé publique. A noter ce rappel : "en octobre 2018, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a sonné l'alerte en faisant du bruit un risque environnemental majeur pour la santé physique et mentale en Europe." Il est urgent pour nos élus d'entendre ces alertes.


Bruitparif met à la disposition du public les données recueillies par les méduses implantées dans différents quartiers parisiens : les Halles, la Place du Marché Sainte-Catherine, le Carreau du Temple, le quai de la Gare et le Canal Saint-Martin. D'autres quartiers seront bientôt équipés : la Butte aux Cailles, le Parc de la Villette et le bassin de l'Ourq.
Toutes les données se trouvent sur ce site : https://medusa-experiment.bruitparif.fr.


Sur la carte interactive figurent les emplacements des méduses.



En zoomant et en cliquant sur la méduse choisie on a alors accès aux données.


En survolant avec la souris on a le niveau sonore selon le jour et l’heure choisis. Impressionnant de voir ces barres foncées qui correspondent à des niveaux élevés.


En cliquant sur une barre de couleur, on a accès au choix à la vue immersive, à savoir la rue concernée et l’origine des bruits. Pas forcément très lisible, surtout de nuit.


Beaucoup plus parlant les données brutes. Ici plusieurs pics à 90dB à 4h00, 5h45, 7h00. 90dB représente ce que les spécialistes appelle le seuil de danger 85dB le seuil de risque. 85dB est le niveau de bruit dans un resto scolaire, ou correspondant à un aboiement de chien ou encore un outil de bricolage.

La Mairie de Paris en guerre contre Airbnb

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Le Monde a publié un article sur le combat que la Mairie de Paris entreprend contre les locations saisonnières : Paris repart en guerre contre Airbnb, avec une assignation en justice.
A noter cette phrase intéressante : La maire de Paris, Anne Hidalgo, « ne souhaite pas que Paris se retrouve dans la situation de Venise ou Barcelone ».
C’est ce que nous disons depuis des années. Et pourtant, durant toutes ces années Paris s’est mis en concurrence avec toutes ces villes pour attirer un maximum de touristes, avec pour conséquences un nombre toujours plus grand d'appartements enlevés du marché locatif et transformés en locations saisonnières mais aussi une perte d'habitants, des classes qui ferment dans les écoles, les commerces de proximité qui disparaissent...

Les curieuses subventions distribuées par la Mairie

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Le Parisien rapporte dans son édition du 24 janvier, à propos d’un établissement du XIIIe arrondissement, que plusieurs bars, cafés, cafés-concerts… venaient de bénéficier d’une manne de 260 000 € distribuée par la mairie de Paris sous forme de subventions dans le cadre d’un appel à projets. Le prétexte avancé est que ces commerces peinent à survivre et qu’il faut « maintenir la diversité de l’offre culturelle nocturne parisienne », ce que nous préférons appeler la culture de la fête dans les quartiers où ceux-ci sont implantés. Ajoutons que les bénéficiaires retenus ont été qualifiés « d’heureux lauréats » par la mairie.
Cette situation est hallucinante ! Peut-on aussi facilement distraire les fonds des Parisiens qui devraient servir l’intérêt général, au prétexte de soutenir des établissements qui, si l’on en croit la justification officielle, seraient « moribonds » mais qui pour autant distillent un bruit dont nous dénonçons depuis des années les conséquences pour les riverains ? Perte de sommeil et problèmes de santé sont parmi les principales conséquences, auxquelles d’ajoutent le sujet de l’alcoolisation et celui de la malpropreté qui en découlent voire du non-respect des autorisations de terrasses.
Sur quelle logique reposent ces subventions dont on nous dit qu’elles serviront d’aide aux travaux de mise aux normes, d’insonorisation, d’accessibilité, de sécurité, de communication, de formations, de nouveaux outils…? La subtilité est ainsi poussée jusqu’à faire financer par la collectivité les campagnes commerciales de ces officines. Une aide qui va leur permettre d’attirer encore plus de monde qui mécaniquement générera encore plus de nuisances !
Nous dénonçons cette situation intolérable qui met notamment devant le fait accompli les riverains de devoir financer via leurs impôts - et donc sans leur demander leur avis - ceux qui sont à l’origine de leurs désagréments…Et comble du comble, cette situation est présentée comme une réelle avancée ! Non vraiment on marche sur la tête.
La somme de 260 000€ est à mettre en regard des sommes allouées aux mesurages du bruit à Paris. Bruitparif a reçu une subvention de 109 606 €, ce qui a permis d’installer de nouvelles méduses, qui sont portées au nombre de 50 dans tout Paris. Il faut ajouter 50 000€ (donc total de 159 606 €) pour l'analyse des données et donc que les méduses aient une utilité réelle. L'Association Réseau Vivre Paris réclame depuis des années que des mesurages soient effectués afin de pouvoir objectiver les nuisances sonores pour mieux y remédier. Elle demande que des subventions conséquentes soient accordées à Bruitparif afin que des mesurages soient faits dans tous les endroits sensibles de la capitale.

Comment dormir dans ces conditions?

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Nous avons reçu ce témoignage éloquent. Cela se passe dans le 18ème arrondissement mais cela se passe aussi dans bien d'autres quartiers...


Les nuits de nombreux habitants de notre immeuble et des immeubles voisins sont devenues vraiment très difficiles à cause d’un restaurant ayant changé de propriétaire en début d’année 2017.

Ce restaurant a très régulièrement sa terrasse sur-bondée de gens (jusqu’à une cinquantaine de personnes debout pour une terrasse permettant l'emplacement d'une dizaine de tables de deux), des conversations très sonores, des rires, parfois des chants, de la musique forte diffusée dans le restaurant, voire des DJ, des groupes de musique ou des soirées karaoké toutes portes et fenêtres ouvertes, et tout ça jusqu’à 2 heures du matin. Sans compter que la clientèle reste souvent dans la rue jusqu’à 2h30-3h une fois le restaurant fermé à 2h00.

Ce restaurant se transforme en bar de nuit alors que les installations ne le permettent pas : baie vitrée en bois simple vitrage, vielles portes en bois, aucune isolation phonique prévue pour ce type de bruit. Sans parler du fait que les fenêtres et portes sont ouvertes toute la soirée, donc tout le bruit se propage dans la rue. 
A cela se rajoute les nombreux fumeurs sur le trottoir, alors que le restaurant est pourvu d'un patio intérieur pouvant être utilisé à cet effet.
Après être allé voir les gérantes du restaurant dès le début de ces problèmes de tapage nocturne (été 2017), rien n’y fait. Nous y sommes retournés plusieurs fois afin d’essayer de trouver des solutions, en leur expliquant que des baies vitrées simple vitrage avec portes en bois n’étaient peut-être pas adaptées pour ce genre de situation ; en leur demandant de mettre une affiche dans leur restaurant afin de prévenir la clientèle de faire attention au bruit ; en leur envoyant des SMS les soirs où le bruit était vraiment trop important.

Certains voisins sont également allé voir les gérantes, des dépôts de plaintes ont été effectués, des appels téléphoniques à la police les nuits de fortes nuisances, mais rien ne change.

Quelles solutions peuvent être trouvées afin de régler cette problématique qui empêche les habitants d’au moins 3 immeubles de dormir tranquillement?

Publication du Guide des débits de boissons

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 8 janvier 2019
Les ministères de l’intérieur, des solidarités et de la santé viennent de publier la mise à jour datée de novembre 2018 du « Guide des débits de boissons – Les principales dispositions de la législation et de la réglementation »

En introduction il est rappelé que l’alcool est responsable de 49 000 morts par an, de troubles à l’ordre public et de drames familiaux. Le guide souligne combien le dispositif législatif et réglementaire construit de façon « empirique » peut être difficile d’interprétation et qu’il convient de bien l’expliciter. Les rédacteurs insistent sur la nécessité d’une bonne application des textes pour plus d‘efficacité, en particulier en matière de santé publique.

Les 160 pages de ce document sont articulées autour de plusieurs thèmes, les règles applicables à l’ensemble des débits de boissons, aux débits à consommer sur place, les régimes spécifiques (manifestations, débits temporaires, ventes à emporter…), les zones de protection (écoles, casernes, édifices cultuels…). Sont ensuite analysés les pouvoirs de police et les dispositions pénales. Les annexes reprennent l’ensemble des textes existants.

Ce guide est un véritable document de référence qui permet de connaitre non seulement la législation stricto sensu mais aussi les spécificités et les dérogations possibles selon le type de vente d’alcool pratiqué. Les pouvoirs de police, des préfets sur ces questions sont détaillés. Une façon de mieux comprendre aussi comment se déroulent les procédures qu’elles soient administratives ou judiciaires.

De nombreux quartiers de Paris sont confrontés aux questions d’abus d’alcool compte tenu du nombre élevé de lieux de fête et de débits de boissons ouverts une partie de la nuit. Il sera donc intéressant de pouvoir se référer à ce véritable dictionnaire qui ne couvre malheureusement qu’un volet des nuisances subies par les habitants émanant des excès des personnes alcoolisées.

Paris perd des habitants depuis plusieurs années

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Article publié sur le site de l'association Marais-Louvre le 30 décembre 2018
Les commentaires sur la baisse d’habitants à Paris de 12 000 personnes par an depuis 5 ans ne laissent pas indifférents et si a contrario de grandes villes françaises voient leur population s’accroître, ce n’est pas par hasard.
De nombreux français recherchent une qualité de vie qu’ils ne trouvent plus dans la capitale. Les transports sont devenus une véritable galère, les bouchons se trouvant partout ou presque. Sortir et revenir à Paris ne serait-ce que le temps d’un week-end est souvent un parcours du combattant. Les travaux permanents aggravant la situation. La ville est par ailleurs l’une des plus dense au monde, en particulier dans l’hyper centre. Se loger devient une gageure notamment en termes de prix à l’achat comme à la location. L’offre de logements se raréfie du fait notamment des locations saisonnières qui étouffent le marché de l’immobilier.
La pollution est un autre facteur qui conduit bien des personnes à rechercher un environnement plus sain et la France offre beaucoup de possibilités. Le climat est aussi plus agréable au sud de la Loire. Ne négligeons pas non plus, le coût de la vie plus élevé à Paris que dans le reste de la France, les commerces de bouche qui disparaissent au profit de magasins de mode ou orientés vers les touristes, la multiplication des incivilités du fait d’une population nombreuse et les nuits d’insomnie dues aux fêtards qui n’ont cure des riverains. N’oublions pas non plus la malpropreté qui s’est incrustée partout…
Tout concourt donc à la recherche d’une vie plus saine, tranquille et en conséquence au désintérêt pour la capitale.
Il sera difficile de changer ce qui pourrait devenir dans les années à venir un mouvement de fonds si la politique menée depuis des années n’apporte pas les remèdes attendus par une majorité d’habitants. En tout état de cause il faut faciliter la vie quotidienne des parisiens afin de la rendre plus agréable et plus facile sans préjugés et sans certitudes d’aucunes sortes.
Mais sur le fond la baisse du nombre d’habitants à Paris est-elle une si mauvaise chose ?


A lire également Paris perd des habitants : les raisons d’un exode dans le Parisien du 5 janvier 2019. Dans cet article Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) d’Anne Hidalgo déplore le rôle néfaste des locations saisonnières sur le marché immobilier. Mais la politique du tout tourisme prônée par cette même équipe municipale n'est-elle pas également responsable de cette situation?

Une bonne année 2019

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Les membres de l’association Réseau Vivre Paris! vous présentent leurs voeux pour 2019.

Nos souhaits sont simples :
- pouvoir marcher sur des trottoirs propres, non encombrés et entretenus;
- pouvoir dormir la nuit, le sommeil étant un besoin naturel;
- trouver des élus et des responsables à l’écoute de nos difficultés;
- trouver tout le soutien que les citoyens sont en droit d’attendre de la Préfecture de Police et de tous les agents chargés de faire respecter la réglementation;
- pouvoir dialoguer avec les professionnels respectueux de leur environnement et des riverains.

Compte rendu du 6ème conseil de la nuit

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Ce 6ème conseil était présidé par Frédéric Hocquard, adjoint de la Maire chargé de la vie nocturne, de la diversité de la vie culturelle. Il réunissait Hélène Bidard adjointe chargée de l’égalité hommes/femmes, des représentants de la préfecture de police de Paris dont Matthieu Garrigue-Guyonnaud, directeur adjoint du cabinet du préfet et différents représentants de professionnels et d’habitants.
En introduction F. Hocquard a souligné le travail entrepris pour la vie nocturne depuis l’été en matière de propreté, de régulation soulignant l’organisation réussie de la nuit des étoiles à laquelle ont participé 15 000 parisiens. Le nouveau dispositif de soutien des cafés-concerts a été évoqué pour réduire les nuisances sonores, la ville prenant en charge 50% des travaux. 6 établissements ont été aidés en 2018. Des commissions de régulation des débits de boissons ont été mises en place dans plusieurs arrondissements (IVe, Ve, Xe, XIe, XVIIIe, et bientôt les IIe et XIIIe). Des "méduses" sont déployées en lien avec Bruitparif dans des endroits souhaités afin de mesurer le bruit (canal Saint-Martin, Marché de la place Sainte-Catherine, Carreau du Temple et autour du Forum des Halles) et de mettre en place ensuite des commissions de suivi. D’autres lieux seront équipés en 2019. Quant à la vie nocturne, la mairie se délivre un satisfecit suite à une statistique de l’Office du tourisme indiquant que le chiffre de 5% des touristes de la nuit qui en 2014 revenaient à Paris atteignait 18% aujourd’hui.

La Préfecture de Police et la Mairie de Paris
ne doivent pas "se renvoyer la balle"

Le directeur adjoint du cabinet du préfet a rappelé les missions de la préfecture en lien avec la nuit (tenir compte des attentes de tranquillité des habitants, ne pas entraver la liberté du commerce, contribuer au développement de l’attractivité de la ville et accompagner les initiatives, faciliter la prévention via les commissions de régulation tout en faisant respecter la réglementation, tant sur la musique amplifiée, la sécurité que les règles d’hygiène …). Il apparaît que le sujet des nuisances sonores est en tête des préoccupations des habitants, "un sujet majeur" de plus en plus prégnant à prendre au sérieux. Ce constat conforte le Réseau Vivre Paris! qui a toujours dénoncé les nuisances sonores comme principale entrave au droit au sommeil des habitants. Le représentant du préfet a insisté pour que ce sujet soit traité et ce, malgré la nouvelle répartition des pouvoirs entre la Préfecture de Police et la Mairie de Paris. Il a déclaré : "on n'a pas à se renvoyer la balle". Dont acte... Il a aussi souligné la question de la drogue et sa "dimension sanitaire car des vies sont en jeu. La mobilisation doit être collective car c’est devenu trop grave pour être banalisé". La préfecture s’est insurgée sur le fait que des gérants n’appelaient pas la police dans certains cas graves de drogue craignant des sanctions. Aussi un travail lourd de pédagogie reste-t-il à faire.

Enfin sur le sujet des agressions physiques aux abords des établissements de nuit et l’insécurité, la préfecture organise des réunions avec les associations professionnelles, les riverains et fait passer des messages au travers des commissions de débit de boissons.

Sur une question de l’association Réseau Vivre Paris ! il a été répondu que le n° d’appel pour les nuisances sonores dues au voisinage domestique était toujours le 3430 relié aux commissariats d'arrondissement. Le 17 ne doit être réservé qu’aux appels d’urgence.

Pour conclure la préfecture a communiqué quelques statistiques. Sachant que début 2018, Paris comptait 8 827 licences A, 232 fermetures administratives ont été prononcées à fin novembre (210 en 2017) dont 39 pour nuisances sonores, 48 pour travail dissimulé/illégal et 38 pour vente illicite de tabac. 218 mesures administratives autres ont été prises et 171 rappels à la réglementation ont été faits.

Différentes instances sont ensuite intervenues. L’association Consentis sur "le harcèlement sexiste et sexuel la nuit", le comité des noctambules sur "mieux connaître les nuits parisiennes". Le conseil parisien de la jeunesse a fait quelques préconisations. Plusieurs spécialistes ont réagi sur ces sujets quant à la prévention, la formation des professionnels, les campagnes à mener, la sécurisation des transports face à l’insécurité, aux violences, aux agressions qui ressortent notamment des études menées sur des échantillons assez réduits cependant.

Place du Tertre : 60 millions de Piétons dépose une requête contre la Mairie de Paris

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L'association 60 millions de Piétons, membre du Réseau Vivre Paris, a déposé une requête auprès du Tribunal Administratif de Paris contre la Mairie de Paris concernant l'occupation à 80% du terre-plein de la place du Tertre à Montmartre par les restaurateurs. Le plan de la place du Tertre* sur lequel les terrasses accordées figurent en jaune est clair : cette place est devenue une gigantesque terrasse.
La question est simple : ces terrasses sont-elles conformes à la législation ? 60 millions de Piétons demande tout simplement que "une régularisation" de la situation. "La situation de la place du Tertre est symptomatique des abus que nous constatons à travers la capitale en matière de terrasses", selon Laurent Jeannin-Naltet, vice-président de l’association, qui est confiant quant à l'issue de ce recours. Et il ajoute : "Comment les piétons peuvent-ils circuler dans de telles conditions ? Est-il normal que ces terrasses occupent 80 % des 740 m2 du terre-plein central ? Pour notre part, nous pensons que c’est totalement illégal. Notamment parce que le règlement stipule qu’au moins 1,60 m doit être laissé libre entre chaque arbre et les installations. Ce qui n’est pas le cas. Le tribunal devra nous dire si les autorisations accordées sont valides."
Le recours devrait être examiné dans le courant de l'année 2019.

Lire l'article du Parisien du 15 novembre 2018
A consulter également : 60 Millions de Piétons et la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes ainsi que Un projet qui va défigurer la Place du Tertre
* les autorisations de terrasses sont consultables en ligne

Tourisme de masse : le revers de la médaille

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Sur le site de l'association Marais-Louvre, deux articles qui traitent du tourisme de masse et de ses conséquences.
Le premier se penche sur les locations saisonnières (La folie des locations saisonnières gangrène le quotidien des habitants). Dans ce passage tout est dit sur les conséquences pour les quartiers concernés :
Les habitants des centres villes, en particulier à Paris mais aussi ceux dans d’autres villes d’Europe font état d’un mal grandissant devenant de plus en plus insupportable. Certains commencent à quitter leurs quartiers, quasiment chassés qu’ils sont par les touristes et autres fêtards qui ont envahi leurs immeubles, ont transformé leur quotidien et sont source d’une évolution non souhaitée de leur quartier. Les commerces de bouche et traditionnels ont cédé la place aux enseignes de mode et aux bars avec des terrasses bruyantes, les valises à roulettes au bruit insupportable encombrent l’espace.
Le second (Faut-il se réjouir des records de fréquentation atteints en matière de tourisme ?) met en avant les conséquences de la trop grande fréquentation touristique de Paris :
Personne, qu’il s’agisse de journalistes, de professionnels et d’élus en charge des questions du tourisme, personne ne mentionne, au regard de ces résultats, l’envers du décor que sont les dommages subis par les habitants dans leur vie quotidienne, le fléau des locations touristiques et les nombreux désordres dont nous faisons régulièrement état. Il n’est pas fait mention, sinon très peu, de la saturation qui frappe le centre de Paris.

Pourquoi Paris est-elle l’une des métropoles les plus bruyantes au monde ?

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Un article d’Atlantico alerte sur les conséquences de la pollution sonore à partir de l’exemple de Paris: "Pollution sonore : mais pourquoi Paris est-elle l’une des métropoles les plus bruyantes au monde (et ne croyez pas que ça relève juste de l’inconfort, c’est dramatique pour la santé) ?"
Une étude de l'OMS souligne les nombreux risques médicaux préoccupants qu'entrainent une surexposition aux bruits (AVC, obésité...). Des risques que les Parisiens devraient prendre au sérieux.

Il est intéressant de constater combien « nos thèmes » : la pollution délétère du BRUIT, les effets pernicieux de la politique d'attractivité à tout prix et les dégâts collatéraux de la "vie nocturne" commerciale trouvent un écho dans la presse, qu’ils n’avaient pas il y a cinq ans.

Quelques extraits de l'article...

Il y a aussi le fait que dans les villes touristiques comme Paris, on a de plus en plus tendance, pour développer la vie nocturne, à mettre en place des quartiers festifs qui posent aussi de réels problèmes en termes de troubles du sommeil. Il y a des conflits d’usage entre la volonté de développer l’attractivité de la ville la nuit et le fait que les riverains qui habitent dans ces zones-là veulent tout simplement dormir !
...
La pollution sonore est assez insidieuse, parce que les premières conséquences sont la gêne au quotidien, le stress ou les troubles du sommeil, les deux derniers ayant des conséquences sur les risques cardio-vasculaires. Mais il est difficile pour autant de lier le bruit et un AVC. C’est un aggravateur des risques cardiovasculaires qui est difficile à quantifier.
Il y a aussi les facteurs en termes de perte de productivité au travail, ou peut engendrer plus d’accidents sur la route. Bref le bruit peut avoir des conséquences multiples, et c’est pour cela que jusqu’à présent aujourd’hui on ne le quantifie pas de la même manière que la pollution qui provoque asthme, bronchiolites et autres qu’on relie plus facilement.
C’est pourquoi les gens l’on longtemps considéré comme une simple dégradation de la qualité de vie.


Heureusement, c’est en train de changer, des études convergent et commencent à montrer que cela a des impacts. Les études de l’OMS nous ont permis de faire un calcul d’estimation qui nous fait considérer que sur l’agglomération parisienne, on perdait chaque année 75000 années de vie en bonne santé du fait du bruit, pour des raisons de stress, de mauvais sommeil ou autre. Si on rapporte cela à un individu sur une vie entière, c’est de l’ordre de 7 mois de vie perdus en moyenne pour une personne de l’agglomération parisienne. Et pour une personne exposée, cela peut aller jusqu’à 18 mois : ce n’est donc pas négligeable.
Attention, ce ne sont pas des années de vie perdues, mais des années de bonne santé perdues. Mais ces évaluations sont probablement très sous-estimées parce qu’on connaît encore assez mal les rapports avec les risques cardio-vasculaires par exemple. On devrait donc réévaluer ces données dans les prochaines.

Article original

Non Paris ne doit pas être la ville de la fête permanente

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Article paru sur le site de Marais-Louvre

La question de faire de Paris et plus particulièrement des arrondissements du centre, la ville de la fête parmi les plus attractives d’Europe, est une véritable plaie pour les habitants. Tous ne sont pas contre la fête mais ils constatent le niveau de dégradation de la vie quotidienne désormais atteint dans certains quartiers. Ils n’en peuvent plus, trop c’est trop, en particulier la nuit. Malgré cela, la mairie continue à encourager ce type d’amusement au travers de subventions (à des organisations ou des associations à l’origine d’activités festives) ou de sites dédiés (le long des quais par exemple), quand elle n’est pas elle-même directement l’organisatrice. N’a-t-elle pas nommé dans son équipe un responsable de la nuit, dès la mise en place de la présente mandature ?
La fête est en réalité organisée pour l’essentiel au profit des touristes fêtards et non pour les parisiens, si ce n’est les commerçants intéressés par cette activité liée aux noctambules.
L’afflux de touristes est suffisant, était-il besoin qu’un ministre des Affaires étrangères, en charge aussi du tourisme, installe il n’y a pas si longtemps une mission de soi-disant experts afin d’accroitre l’attractivité nocturne de la capitale ?
Doit-on considérer que cette volonté affichée de vouloir faire de Paris un synonyme de fête répond à une forme d’idéologie, ou est-ce plutôt le résultat de la concurrence avec d’autre grandes villes d’Europe ? Ou bien faut-il y voir de la pure démagogie à l’égard d’une jeunesse désœuvrée qui noie son mal-être dans l’alcool et la drogue ou se détend de cette nouvelle façon ?
Les principales victimes demeurent les habitants dont la santé est fragilisée par des nuits d’insomnie. De plus en plus de parisiens (particulièrement du centre) que ces évolutions importunent, préfèrent quitter Paris pour la banlieue ou la province plus calme. Désabusés, d’avoir dû payer des impôts locaux dont ils n’ont eu pour retour que désagréments, ils rendent les armes à leur corps défendant, impuissants à contrer l’évolution de leurs quartiers.
La mise en place de la DPSP (Direction de la Prévention de la Sécurité et de la Protection du Public) rattachée directement à la Maire de Paris n’a pas vraiment changé les choses même depuis la création d’une brigade de nuit.
Une telle situation ne peut plus durer, les parisiens importunés doivent être écoutés sans faux semblants et sans incantations qui n’ont mené à rien. Il faut de vraies actions sur le terrain en lien avec la police et les habitants. La perspective des élections municipales ne devrait pas laisser les élus plus longtemps indifférents.

Dominique Feutry, président de l'association Marais-Louvre

La folie des locations saisonnières gangrène le quotidien des habitants

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Article paru le 29 octobre 2018 sur le site de l'association Marais-Louvre

La récente condamnation par le tribunal d’instance d’un locataire qui doit rembourser à son propriétaire la totalité des gains empochés illégalement durant 7 ans (plus des dommages et intérêts fixés à 2 000 €) en ayant loué via Airbnb un appartement qui ne lui appartenait pas, est une nouvelle illustration de l’industrie florissante des plateformes de location saisonnière. Un gain rapide peu taxé car pas toujours déclaré qui peut arrondir bigrement des fins de mois difficiles comme des bourses déjà bien garnis.

Les habitants des centres villes, en particulier à Paris mais aussi ceux dans d’autres villes d’Europe font état d’un mal grandissant devenant de plus en plus insupportable. Certains commencent à quitter leurs quartiers, quasiment chassés qu’ils sont par les touristes et autres fêtards qui ont envahi leurs immeubles, ont transformé leur quotidien et sont source d’une évolution non souhaitée de leur quartier. Les commerces de bouche et traditionnels ont céder la place aux enseignes de mode et aux bars avec des terrasses bruyantes,les valises à roulettes au bruit insupportable encombrent l’espace.

La mairie de Paris a commencé à bouger mais tardivement. Elle n’a pas voulu voir, malgré les mises en garde, les dangers de la montée des locations saisonnières et de son soutien inconditionnel à faire de Paris la capitale d’Europe dédiée à la fête, surtout nocturne, avec toutes les conséquences prévisibles que tout un chacun doit malheureusement subir aujourd’hui. Baisse de l’offre de logements, montée des nuisances liées au bruit (la nuit en particulier) avec ses effets dévastateurs sur la santé touchée aussi par l’explosion de l’alcoolisme chez les jeunes et la consommation de drogue. Parallèlement le constat est sans appel sur l’insécurité et la malpropreté partout prégnante. Développer le tourisme est louable pour notre économie, mais il ne doit pas se développer de façon anarchique.

Les incantations des élus sont sans grand effet et les contrôles sur les locations saisonnières présentés à grands renforts de publicité arrivent non seulement bien tard, mais ont des effets très limités tant le mal est instillé partout ! Il faudra mener une politique d’une autre ampleur, davantage écouter les Parisiens, pour contenir ces évolutions et réduire l’emprise tentaculaire de leurs conséquences multiples. Le tribunal ne s’est pas trompé en infligeant une amende exemplaire qui doit sonner comme la glas de la fin de partie. Sera t-il entendu ?

Dominique Feutry, président de l'association Marais-Louvre

L'actualité

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Revue de presse

Les nuisances sonores :

  • Dans 60 millions de consommateurs un article à l'intention des victimes des nuisances sonores : Comment se faire entendre. De nombreux rappels des textes et des liens utiles.
  • Liaison, le bulletin de France Nature Environnement, revient sur le combat qui oppose le pot de terre contre le pot de fer, à savoir des riverains du parc de la Villette et le Zénith de Paris : Moins fort les basses! (lire aussi notre article sur le sujet)

La place du piéton dans la ville :

Les locations saisonnières :

Et pour finir, le tourisme de masse :

  • Une des nombreuses manifestations contre le tourisme de masse : Manifestation contre le tourisme de masse à Barcelone.
  • Plus d'articles sur le sujet sur le site du Réseau Européen Vivre la Ville!

  • Témoignages

    Un florilège des témoignages que nous avons reçus cet été, tant en ce qui concerne l'espace public que les nuisances sonores.


    Nos articles

    Un décret qui va faire du bruit

    Un excellent article signé Daniel EHRET, président du Centre Antibruit d’Alsace de 2008 à 2015 qui revient sur le décret d'application de l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique qui prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains. L'intention semble louable mais la réalité est toute autre comme le démontre cet article.


    Le Réseau Vivre Paris! est désormais une association

    Depuis le 20 juin 2018, afin de mieux se structurer, le Réseau Vivre Paris! s’est officiellement transformé en association loi de 1901. Cette association, à laquelle ont déjà adhéré 14 associations membres du réseau informel créé en 2010 assurera la continuité des différentes actions entreprises depuis près de 10 ans et les renforcera.
    Nos deux objectifs principaux restent inchangés : une nuit régulée dans laquelle les noctambules et les établissements peuvent faire la "fête", tout en respectant la ville et ses habitants et un espace public dans lequel les piétons peuvent circuler sans entrave.
    Pour plus de détails consulter la page : qui sommes-nous?.


    Terrasses : mode d'emploi

    L'association 60 Millions de Piétons, qui est membre du Réseau Vivre Paris!, vient de publier sur son site un document indiquant la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes.
    Il y est notamment préciser que le bénéficiaire d'une terrasse doit afficher l’autorisation sur sa vitrine.
    Pour chaque autorisation d'étalage ou de terrasse, le commerçant doit apposer, à l'intérieur du commerce sur la partie visible de la rue, une affichette réglementaire mentionnant les dimensions autorisées, un schéma indicatif du dispositif et l’année de création de l’affichette. (voir lire l'article)


    Nuits à Saint-Géry

    Dans le quartier Saint-Géry, au centre de Bruxelles, les habitants dorment mal. La vie nocturne dégrade la qualité de vie des résidents.
    A l'instar de Barcelone, Berlin, Paris, le marketing urbain sévit à Bruxelles, qui cherche à faire des centres-villes du 21e siècle des lieux de réjouissance dédiés au tourisme et à l'événementiel. Un groupe tente de faire entendre sa voix... Et une question demeure : désirons-nous vraiment des centres villes désertés de leurs habitants ? (lire l'article)


    La Butte aux Cailles sur France 3

    France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d'habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l'association "Les Riverains de la Butte aux Cailles" qui les représente. (lire l'article)


    Le Réseau Vivre Paris! reçu à la Préfecture

    Des représentants de cinq associations du Réseau « Vivre Paris ! (ADDM 18, 60 millions de piétons/ ex Droits du piéton, Les Riverains de la Butte aux Cailles, Les Riverains du Parc de la Villette, et l'ANSCEP (Association du Nouveau Secteur Centre de Paris) se sont rendues à la Préfecture le 23 avril.
    Elles ont été reçues pendant 2 heures par : M. Garrigue Guyonnaud, Sous-Préfet Directeur Adjoint du Directeur de Cabinet du Préfet de Police, M. Le Borgne, Contrôleur Général des Services de Police, Mme Clair, Attachée principale d’Administration au Cabinet.

    La discussion a montré une convergence de vues entre les associations et la Préfecture sur les objectifs à poursuivre, les points de vue s’éloignant parfois s’agissant de certaines modalités des actions préfectorales. (lire l'article)

102 dB ou la politique des tout petits pas

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L’article de Daniel Ehret, ci dessous, s’inscrit dans la continuité de celui qu’Anne Penneau avait écrit pour le Réseau en novembre 2017 : Défense en faveur du décret qui régit la diffusion de musique amplifiée sur la voie publique et nouvelle alerte à propos des bruits de voix sur la voie publique, texte qui mentionnait à l’époque : "Depuis la loi Santé de 2016, l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains."


Voici que le 7 août 2017, dans une continuité qu’il faut aussi saluer, le ministère a parachevé le dispositif légal et pris le décret 2017-1244, nécessaire à l’application de la loi, qui a été intégré dans la partie réglementaire du code de la Santé publique. Ce décret est applicable à partir du 10 octobre 2018.


102 dB ou la politique des tout petits pas

Le décret du 7 août 2017, portant abaissement du niveau de décibels dans les établissements fermés diffusant de la musique amplifiée, n’a vraiment rien à voir avec une volonté ambitieuse de remédier un jour d’une manière durable au phénomène mondialisé de l’envahissement sonore. L’écart entre 105 et 102 dB peut faire illusion, surtout si, pour argumenter scientifiquement cette baisse, on convoque le système complexe des algorithmes, auquel je n’entends pas grand-chose, à l’instar d’une forte majorité de mes contemporains. Soutenir, comme on le lit un peu partout, que cet écart puisse correspondre à une réduction de 50% du niveau sonore, voilà qui n’a guère de sens, puisque cette nouvelle limite réglementaire de pression acoustique reste largement dans une zone où l’ouïe est en grand danger.

Le bruit, phénomène retors
Il s’agit là, une fois encore, de masquer la réalité d’une problématique ne se réduisant pas au seul mesurage de la pression acoustique. Le bruit est un phénomène retors, qui a plus d’un tour dans son sac ! Il fait mine d’être admis par des milliards d’oreilles, quand il n’est qu’enduré. Il fait croire qu’on le supporte, alors qu’il vous détruit insidieusement la fonction auditive. Sans même parler des graves conséquences sur les systèmes nerveux et cardio-vasculaire…
Bien sûr qu'on peut se réjouir d'un décret qui va dans le sens que souhaitent les trop rares associations qui sensibilisent le public à l’exponentiel et planétaire croissance de la pollution sonore. Mais 3dB de moins, c'est d'autant plus dérisoire que les 105dB d’avant n'étaient que rarement respectés. En bonne logique, ceux très majoritaires qui ne respectaient pas l'ancienne limitation, respecteront encore moins la nouvelle. Pourquoi ne peut-on plus écouter de la musique en se limitant à 80dB, comme c’était le plus souvent le cas il y a trente ou quarante ans et avant, ce que rappelle fort à propos un ancien acousticien, interrogé à ce sujet par deux quotidiens alsaciens ?...
Le problème en France, c'est le non-respect des textes !... Je garde en mémoire l'exigence du groupe de rock Motörhead, invité il y a quelques années à Sélestat par un festival organisé au mois de juillet en plein-air et durant trois nuits consécutives, de 20 h à 6 h du matin (!!!), à une centaine de mètres des premières habitations d'un vaste lotissement péri-urbain. Le leader de cette formation mondialement connue a réclamé 130 dB ou rien. L'organisateur du festival s'est plié à cette exigence démentielle, la police nationale s’est empressée de ne pas intervenir et la municipale ne travaille plus après 20 h !... Résultat : des centaines de proches riverains ont été contraints de supporter trois nuits à peu près blanches, des dizaines de familles ont choisi de s’exiler durant toute la durée du festival. Les autres habitants de Sélestat se sont vus obligés de fermer toutes leurs fenêtres, malgré la touffeur nocturne...

Intensité, durée et répétition
Quand on sait que les durées limites d’exposition au bruit ont été déterminées de façon scientifique et que les « clients » des concerts où l’on recourt à l’amplification abusive ne devraient pas s’exposer plus d’une heure à un niveau supérieur à 100 dB, comment se satisfaire d’une avancée aussi minuscule que celle qui consiste à réduire de 3dB le seuil légal de pression acoustique ? Les associations doivent rappeler et rappeler encore que le bruit intense doit certes être combattu, mais que la répétition et la durée sont des paramètres beaucoup plus préoccupants, parce qu’ils agissent sournoisement sur la santé, sans envoyer le signal de douleur que l’intensité délivre immanquablement, sauf si cette dernière tombe dans l’oreille d’un(e) sourd(e) ! Les éclats de voix et autres manifestations physiques, répétitifs, inscrits dans des durées nocturnes, en provenance d’êtres humains oublieux des autres vivants, peuvent être aussi délétères pour ceux qui les subissent, que les décibels le sont pour les pratiquants réguliers de ce que des sociologues, des élus et des industriels de la nuit ont convenu d’appeler « la vie nocturne ».
La France se situe parmi les nations les plus productrices de lois et règlements qui ne seront pas appliqués ! Dans le pays des droits de l’homme (mais c'est pire dans ceux du sud européen), la liberté du commerce est bien mieux protégée que la santé publique...
Malgré les constats qui précèdent, et pour éviter de sombrer dans une vilaine déprime, les associations et les gens « éveillés » ont le devoir moral de continuer à dénoncer les entorses aux textes dont se rendent complices les décideurs publics. A force de couvrir toutes sortes d'abus, ils pourraient finir par ne plus en être conscients, surtout si, cédant à la lassitude, les lanceurs d'alerte devaient relâcher la pression. Et là, ce serait la porte ouverte au pire du pire.

Daniel EHRET, président du Centre Antibruit d’Alsace de 2008 à 2015, année de la dissolution de son association, privée des fonds publics qui lui avait permis d’être efficace pendant 45 ans.

Le Réseau Vivre Paris! est désormais une association

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Depuis le 20 juin 2018, afin de mieux se structurer, le Réseau Vivre Paris! s’est officiellement transformé en association loi de 1901. Cette association, à laquelle ont déjà adhéré 14 associations membres du réseau informel créé en 2010 assurera la continuité des différentes actions entreprises depuis près de 10 ans et les renforcera.
Nos deux objectifs principaux restent inchangés : une nuit régulée dans laquelle les noctambules et les établissements peuvent faire la "fête", tout en respectant la ville et ses habitants et un espace public dans lequel les piétons peuvent circuler sans entrave.
Pour plus de détails consulter la page : qui sommes-nous?. Vous y trouverez nos objectifs, la liste de nos membres, la composition de notre conseil d'administration. Pour toute information n'hésitez pas à nous contacter.

60 Millions de Piétons et la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes

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L'association 60 Millions de Piétons, qui est membre du Réseau Vivre Paris!, vient de publier sur son site un document indiquant la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes.
Il y est notamment préciser que le bénéficiaire d'une terrasse doit afficher l’autorisation sur sa vitrine.
Pour chaque autorisation d'étalage ou de terrasse, le commerçant doit apposer, à l'intérieur du commerce sur la partie visible de la rue, une affichette réglementaire mentionnant les dimensions autorisées, un schéma indicatif du dispositif et l’année de création de l’affichette.
La direction de l'urbanisme de la Mairie de Paris (sous-direction du permis de construire et du paysage de la rue) édite ces affichettes pour l’ensemble des commerçants bénéficiaires d'une autorisation d'étalage ou de terrasse.
Vous trouverez sur cette même page les adresses des services concernés et un lien vers le règlement des terrasses et étalages parisiens.
Pour rappel vous pouvez consulter en ligne la localisation des terrasses autorisées à partir du plan de Paris : carte interactive, affichette décrivant l'autorisation de terrasse...

Nuit et Jour à Saint-Géry : le quotidien des habitants de ce quartier de Bruxelles

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Dans le quartier Saint-Géry, au centre de Bruxelles, les habitants dorment mal. La vie nocturne dégrade la qualité de vie des résidents.
A l'instar de Barcelone, Berlin, Paris, le marketing urbain sévit à Bruxelles, qui cherche à faire des centres-villes du 21e siècle des lieux de réjouissance dédiés au tourisme et à l'événementiel. Un groupe tente de faire entendre sa voix... Et une question demeure : désirons-nous vraiment des centres villes désertés de leurs habitants ?

Le Centre Vidéo de Bruxelles produit du documentaire d'auteur, associatif et collectif depuis plus de 40 ans. Fort de son expérience, un comité de quartier bruxellois excédé par le bruit en rues l’a approché pour réaliser un documentaire* sur leurs conditions de riverains : Nuit et Jour à Saint-Géry.

Présenté à Bruxelles en 2018 aux 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!", ce documentaire est un excellent support pour un débat public. Continuer la lecture

270€ l'ivresse sur la voie publique

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Selon l'article L3341-1 du code la santé publique, une personne trouvée en état d'ivresse dans les lieux publics est, par mesure de police, conduite à ses frais dans le local de police ou de gendarmerie le plus proche, pour y être retenue jusqu'à ce qu'elle ait recouvré la raison.
D'autre part, le fait de se trouver en état d'ivresse manifeste un lieu public est également puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 2e classe.» selon l'article R. 3353-1 du même code la santé publique. Cette contravention s'élève à 150 euros.
La transfert des personnes en état d'ivresse au commissariat ou à la gendarmerie a un coût pour les collectivités locales. Orléans avait été la première ville à faire payer les personnes en état d'ivresse dans l'espace public dès 2015 (voir notre article). D'autres villes ont suivi : Saint-Malo, Pau, Castres...
Cette décision de faire payer les personnes en état d'ivresse (pollueur - payeur) a été jugée conforme à la loi par la cour administrative d'appel de Nantes au printemps 2017. Pourquoi ne pas l'appliquer sur l'ensemble du territoire?

Reportage sur la Butte aux Cailles sur France 3

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France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d'habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l'association "Les Riverains de la Butte aux Cailles" qui les représente.
En réponse au témoignage éloquent d'une jeune consommatrice qui, candidement, déclare que les riverains devaient savoir ce qu'il en était en s'installant dans ce quartier, on rappellera : 1) que certains habitants étaient présents bien avant que la mono-activité des bars ne frappe le quartier; 2) qu'elle néglige les problèmes de santé publique qui tiennent au fait que le sommeil est altéré, avec des répercussions diverses sur la santé des habitants, même s'ils n'ont pas le sentiment d'être réveillés, ce qui fait qu'il est inacceptable que quiconque soit appelé à vivre auprès d'un tel tumulte sur la voie publique au 21è siècle; 3) que le droit protège le repos de tous les citoyens, que la loi est la même pour tous et que les habitants des centres-villes ne sont pas des citoyens raccourcis, exclus de droit, vivant dans une zone de non-droit. Lire à ce sujet la présentation faite à Bruxelles lors des 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : Les risques d’un droit à deux vitesses au détriment des habitants des quartiers « festifs ».

Le Réseau Vivre Paris! reçu à la Préfecture de Police de Paris

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Des représentants de cinq associations du Réseau « Vivre Paris ! (ADDM 18, 60 millions de piétons/ ex Droits du piéton, Les Riverains de la Butte aux Cailles, Les Riverains du Parc de la Villette, et l'ANSCEP (Association du Nouveau Secteur Centre de Paris) se sont rendues à la Préfecture le 23 avril.
Elles ont été reçues pendant 2 heures par : M. Garrigue-Guyonnaud, Sous-Préfet Directeur Adjoint du Directeur de Cabinet du Préfet de Police, M. Le Borgne, Contrôleur Général des Services de Police, Mme Clair, Attachée principale d’Administration au Cabinet.

La discussion a montré une convergence de vues entre les associations et la Préfecture sur les objectifs à poursuivre, les points de vue s’éloignant parfois s’agissant de certaines modalités des actions préfectorales.

M. le Sous-Préfet s’est, en effet, attaché, textes à l’appui, à présenter le panel très large des compétences préfectorales en matière de tranquillité et d’ordre public, même après la récente réforme qui a accru les pouvoirs de la ville en la matière. Il a insisté sur la persévérance des actions, en mettant l’accent sur le fait qu’une proportion non négligeable de dossiers de fermeture administrative est, au moins partiellement, étayée par des constatations de tapages nocturnes. Il a fait remarquer que les arrêtés de fermeture ne sont presque jamais annulés, malgré les nombreuses tentatives de recours judiciaires des établissements visés.

Il a aussi été indiqué que les échanges entre les services de la police préfectorale et ceux de la police municipale (DPSP) sont de mieux en mieux organisés dans une optique de collaboration fructueuse. Continuer la lecture

Les Pierrots de la Nuit veulent parler pour les riverains?

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Les Pierrots de la Nuit lancent un questionnaire en ligne pour les Franciliens (et non les Parisiens). Ils essaient de se placer comme un relais pour les riverains. Sur leur site un onglet riverains avec des conseils s’ils sont gênés par le bruit. Avec ce genre de conseil : "Tout d’abord, tentez la conciliation. Allez voir le gérant du bar, qui n’est peut-être pas conscient de la gêne, exposez-lui votre dérangement, prenez son numéro pour l’alerter lorsque le bruit dépasse les limites, donnez-lui le vôtre pour qu’il vous prévienne lors de privatisations ou événements particuliers qui pourraient générer du bruit." Si cela marchait ça se saurait et le Réseau "Vivre Paris" n'aurait aucune raison d'être.

Quelques remarques sur les questions et options…

Dès le départ il y a confusion volontaire entre culturel et festif que l’on retrouve fréquemment (cf Culture Bar-Bars). On peut choisir de vivre près du Musée du Louvre ou du Musée Picasso (culturel) mais ne pas vouloir vivre rue de Lappe ou rue Jean-Pierre Timbaud (festif). Les deux notions sont donc bien distinctes et il est donc impossible de répondre à cette question. Le questionnaire nous contraint à répondre par défaut et donc à accepter que culturel et festif sont sur le même plan. Continuer la lecture

Le Réseau "Vivre Paris!", pourquoi, comment ?

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Le Réseau "Vivre Paris!" a pour objectif une nuit régulée dans laquelle les noctambules et les établissements peuvent faire la « fête », tout en respectant la ville et ses habitants.

1. Les objectifs du Réseau "Vivre Paris!" sont clairement affichés depuis son origine : pour le droit de dormir la nuit et de circuler sans entrave sur l’espace public le jour.

a) Pour le droit de dormir la nuit dans nos domiciles :
Le sommeil est un besoin car l'être humain est un animal diurne. Le jour est le temps de l'activité et la nuit celui du repos. Les troubles du sommeil ont des conséquences largement documentées. Il s'agit d'une question de santé publique que la Mairie de Paris refuse d'entendre.
La Mairie entend développer la vie nocturne au nom de l'attractivité touristique et d'une supposée concurrence entre les différentes capitales.

L’association « Culture Bar-Bars », subventionnée par la Mairie de Paris, et l'adjoint chargé de la nuit de la Mairie de Paris souhaiteraient même que soit votée une loi d'antériorité par laquelle tout habitant qui s'installerait près d'un bar ou d'un lieu de nuit n'aurait pas le droit de se plaindre du bruit. Le Réseau "Vivre Paris!" s'oppose totalement à un tel projet qui serait au demeurant anticonstitutionnel. Continuer la lecture

Espace public : 5 maires LR demandent la dépénalisation des infractions !

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Article mis à jour le 23 mars 2018.
Delphine Bürkli (maire du 9ème), Florence Berthout* (maire du 5ème), Philippe Goujon (maire du 15ème), Jean-Pierre Lecoq** (maire du 6ème), Jean-François Legaret (maire du 1er) et les élus du groupe Les Républicains et Indépendants émettent vœu que la Maire de Paris demande au gouvernement de dépénaliser les incivilités relatives à l’encombrement, les étalages et terrasses.
Certains élus se croient encore dans le « monde d’avant ». Ce vœu est tout simplement irresponsable et scandaleux.
En effet, il est de nature à provoquer l’inquiétude des diverses associations de piétons et de Personnes à Mobilité Réduite.
Alors que les plaintes se multiplient, dans tout Paris, concernant les dépassements de terrasses ce vœu présente un caractère clientéliste, voire irresponsable de la part de son (ses) auteur(s).
Un tel vœu, s’il était maintenu, pourrait apparaître comme non conforme au Code de Déontologie des Conseillers de Paris, mis en place depuis l’actuelle mandature par la Maire de Paris (adoption à l’unanimité). Ce Code dispose entre autres : Continuer la lecture

ZENITH : quand la Justice passe à nouveau sur le Parc de La Villette...

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Le 6 mars 2018 se tenait devant la 11ème chambre de la Cour d’appel de Paris, le procès du Zénith de Paris, implanté dans le Parc de La Villette et de son directeur Daniel Colling.

Celui-ci contestait la décision de mars 2017 prononcée par le tribunal de Police du 19ème arrondissement qui les condamnait à 81000 euros d’amendes contraventionnelles et à verser à une plaignante 31500 euros de dommages intérêts pour” avoir manqué à la règlementation sur la diffusion de musique amplifiée et avoir ainsi porté atteinte à la santé et à la tranquillité des riverains ” présents comme parties civiles.

Le directeur du Zénith, promoteur du “spectacle vivant,” avait choisi de faire le show dans la salle d’audience. Continuer la lecture

Le Réseau "Vivre Paris!" est et reste un réseau

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Certaines personnes ont reçu des messages annonçant la création d'une Association "Vivre Paris!". Cette création n'est nullement le fait du Réseau “Vivre Paris!” dont les membres sont des associations. (voir rubrique qui sommes-nous). Ces 31 associations n’ont pas été consultées en tant que telles lors de la création de l’association "Vivre Paris!". Cette création est une initiative personnelle de quelques personnes isolées qui prônent une coopération renforcée avec la Mairie de Paris et qui utilisent le nom "Vivre Paris!" afin de semer la confusion.
Il n’y a pas de “transformation" ni de “substitution" du Réseau “Vivre Paris!”. L'association "Vivre Paris!" ne saurait remplacer le Réseau “Vivre Paris!”. Le Réseau “Vivre Paris!” existe depuis 2010. Le Réseau “Vivre Paris!” continuera à exister tant que ses membres le souhaiteront.

4ème congrès du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » : Bruxelles - 23 au 25 mars 2018

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Les nuisances sonores constituent l’une des principales atteintes à la qualité de vie et à la santé des habitants des villes. Les politiques publiques relatives à la lutte contre le trafic routier en tiennent compte. Cependant, une source de nuisances grandissante reste complètement marginalisée par les programmes politiques : la pollution sonore nocturne qui affecte les habitants des quartiers touristiques et « festifs ».
Trop d’élus et d’administrations ne prennent pas au sérieux le fait que les conditions de repos des citoyens sont perturbées et leur santé gravement fragilisée en raison d’une densité importante de bars dans leur quartier ou à cause d’activités touristiques ou événementielles.
Si la consommation nocive d’alcool prétend être quelque peu traitée, les tapages et l’accaparement privatif de l’espace public pour boire, déposer des déjections ou se livrer à des dégradations sont, eux, considérés comme anodins. Leurs répercussions budgétaires sur les finances publiques sont glissées sous le tapis. Continuer la lecture

Bilan 2017 du Conseil de la Nuit - Peut mieux faire.

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Le Conseil de la Nuit s’est réuni en plénière le 7 mars pour faire le bilan de l’année 2017.

Au delà du satisfecit que s’est auto-accordé Frédéric Hocquard, adjoint chargé de la nuit, le Réseau "Vivre Paris!" a porté la voix des parisiens lors de cette réunion.

Anne Penneau, au nom du Réseau “Vivre Paris!”, a indiqué que les associations membres du Réseau "Vivre Paris!" n’ont constaté aucune amélioration, ce même dans les quartiers où la Ville fait des expériences de concertations. Elle a rappelé les graves préjudices de santé publique ainsi que la destruction du tissu social que cela crée dans les quartiers concernés et fait appel à un renforcement des actions de la Préfecture sans que s'éternisent des procédures de concertation :
Il est urgent de forcer le retour aux bonnes pratiques des établissements qui n'obtempèrent pas à des rappels à la loi. Nous ne cessons de le répéter : Continuer la lecture

Le "conseil de la nuit" met de l'eau dans son vin : mais cependant...

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La manifestation de septembre à la cité de la mode, qui a tenu lieu de précédente plénière du conseil de la nuit visait à promouvoir une ville où la nuit est comme le jour, donc aussi agitée et bruyante alors que :
- Toutes les données médicales qui montrent en quoi l'Homme est un animal diurne.
- La Cour Européenne des Droits de l’Homme condamne les États dont les institutions ne sanctionnent pas les atteintes à la tranquillité publique : le droit de se reposer à son domicile est un droit fondamental protégé par depuis 2004.

Madame Hidalgo, quant à elle, connait depuis longtemps les doléances des habitants des quartiers dits "festifs" : de par son mandat précédent et par le fait que le Réseau "Vivre Paris!" l'a saisie au stade de sa candidature pour l'actuelle mandature et, pouvons-nous penser, par les comptes-rendus que ses adjoints lui communiquent.

Sur le site de la Mairie de Paris on lit : "Depuis plusieurs années, les nuits parisiennes connaissent un regain de dynamisme avec l’ouverture de nouveaux lieux festifs, la multiplication des festivals, le développement de lieux éphémères et la reconquête des espaces publics par les noctambules. Une politique dédiée à la nuit a été mise en place par la Ville de Paris avec la création du Conseil de la nuit et du Comité des Noctambules". Continuer la lecture

6 février : le Zénith au tribunal

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Le 17 mars 2017, le Zénith de Paris, et son gérant, Monsieur Daniel Colling ont été condamnés par le Tribunal de police du 19ème arrondissement à 81 000 euros d’amendes contraventionnelles, et à verser 31 000 euros de dommages intérêts à une plaignante, “pour avoir manqué à la réglementation sur la diffusion de musique amplifiée et avoir ainsi porté atteinte à la santé et à la tranquillité des riverains”.
Cette salle de spectacle, aux “murs” en toile, implantée en 1984 au coeur du Parc de La Villette générait depuis des années nuisances sonores des heures durant, répétitions l’après midi, concerts le soir.
L’étude d’impact finalisée, pourtant obligatoire n’avait jamais été faite... Continuer la lecture

Lettre ouverte à Mme la Maire de Paris

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Madame la Maire,

Nous avons lu avec beaucoup d’attention votre interview dans le journal Le Monde concernant votre politique de lutte contre la pollution.

Vous avez raison de lutter contre la pollution des villes. Mais la pollution des villes ne se limite pas à la seule pollution atmosphérique, la deuxième pollution des villes est la pollution sonore (source Organisation Mondiale de la Santé). Cette pollution a un impact fort sur le quotidien des habitants et leur santé principalement par les troubles nocturnes du sommeil qu’elle engendre. Cette pollution sonore est très mal perçue par les habitants comme le montre l’enquête récente faite par le Credes.
Pour lutter contre cette pollution sonore, votre Plan de Prévention du Bruit et de l'Environnent (PPBE) est très largement insuffisant car il ne prend en compte que le bruit généré par le trafic routier. La nuit, ce qui gêne le plus le sommeil des habitants ce sont les bruits générés par trop d’établissements refusant de respecter la législation concernant les niveaux sonores à respecter et refusant de réguler le comportement de leurs clients lorsqu’ils sortent dans la rue. Ce sont aussi les vacarmes induits par la désinhibition des comportement liée à la consommation d’alcool et autres substances addictives et dangereuses de ceux qui s’installent indument sur la voie publique sans aucunement se soucier des riverains qui doivent dormir. Continuer la lecture

4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" à Bruxelles les 23-25 mars 2018

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L'ARAU travaille à l'organisation des 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" qui aura lieu à Bruxelles les 23-25 mars 2018.

Le colloque annuel de l'ARAU a lieu du lundi 19 mars au vendredi 23 mars tous les soirs dans un hôtel du centre-ville sur le thème du bruit dans la ville en général, incluant par exemple le survol aérien qui est une question très sensible à Bruxelles.

Le dernière séance, le vendredi 23 mars à 20h00 fera transition avec le Congrès du Réseau Européen "Vivre la Ville!" (programme en préparation) qui se déroulera les 24 et 25 mars.

La Mutinerie (suite)

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Article publié dans le dernier bulletin de l'association du quartier de l'Horloge ASSACTIVE, membre du Réseau "Vivre Paris!".
Au début de l’année nous avons appris qu’un appel aux dons était lancé par le bar ‟La Mutinerie” pour financer des travaux d’insonorisation qui leur seraient (enfin) imposés ! Les gérant(e)s de ce bar n’ont jamais tenu le moindre compte des plaintes répétées des habitants confrontés au tapage nocturne et à la musique amplifiée. Les quelques fermetures administratives temporaires n’ont nullement fait changer ce comportement irrespectueux. Voyez la photo ci-contre : le bar ne craint pas d’annoncer à tout va une soirée qui se terminera (?) à 3 heures du matin ! Continuer la lecture

Un projet qui va défigurer la Place du Tertre

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Un communiqué d'un collectif des associations de la Butte Montmartre
Travaux de la place du Tertre le 8 janvier.
Nous artistes, riverains, refusons le projet de démolition de la chaussée et de réaménagement de la Place du Tertre.
Un projet qui défigure :
- Un nivellement total de la place du tertre avec la suppression des trottoirs et le remplacement des anciens pavés, un alignement de la rue Norvins.
- Un plan d’aménagement des terrasses qui continue de céder 80% de la place aux restaurateurs.
Nous nous opposons catégoriquement à ces travaux qui défigurent gravement l’aspect de cette place mythique, aimée, photographiée et peinte par les artistes du monde entier. Continuer la lecture

Selon traxmag Frédéric Hocquard "planche sur un principe d’antériorité"

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La Newsletter TRAX Magazine dans son édition du 5 décembre commente la décision prise par le parlement berlinois de financer à hauteur de 1 million d'€ la mise aux normes des établissements recevant du public qui sont à l'origine de nuisances sonores pour les citoyens résidents.

Une manière de faire en sorte que ces créateurs de nuisances sonores ne soient pas condamnés à fermer boutique sur intervention des pouvoirs publics. Il conviendrait de savoir tout de même si ce financement est un prêt qui doit être remboursé ou une subvention pure et simple. La différence est de taille. Dans nos débats au sein de "Vivre Paris !", nous avons toujours exclu que le contribuable subisse la double peine de payer pour l'insonorisation et de rester exposé néanmoins aux perturbations nocturnes qui accompagnent volens nolens la présence de ce type d'établissement (hurlements nocturnes, salissures, dégradations...). Continuer la lecture

Défense en faveur du décret relatif à la diffusion de sons à un niveau sonore élevé

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Depuis la la loi Santé de 2016, l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains.
Son décret d'application soulève un tollé de protestations de la part des professionnels visés.
Pourtant, ce décret ne recèle que des dispositions élémentaires pour donner sens à la loi, qui vise d'abord et avant tout la protection contre la surdité provoquée par les décibels excessifs.
Les associations de riverains se prononcent donc en faveur de la réglementation et appellent même à ce qu'elle se renforce pour ce qui concerne les nuisances qui sévissent dans leurs domiciles.

Défense en faveur du décret qui régit la diffusion de musique amplifiée sur la voie publique et nouvelle alerte à propos des bruits de voix sur la voie publique. Continuer la lecture

A qui profite le tourisme ?

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A Amsterdam où l’on constate une urgence largement dépassée face à l’invasion destructrice du tourisme de masse, on résume la situation en disant :« Il n’est pas midi moins cinq (11h55) : il est midi cinq (12h05) » .

Un récent article intitulé « A qui profite le Tourisme ? » et sous-titré « Foutez le camp avec vos petites valises de merde » est paru dans le journal « De Groene Amsterdamer »* : Wie profiteert er van het toerisme? Oprollen die rotkoffertjes.

Ce texte analyse pourquoi l’idée que la ville tire des avantages du boom des visiteurs n’est qu’un mythe.
En réalité le tourisme coûte davantage à Amsterdam qu’il ne lui rapporte. Continuer la lecture

Conférence nationale de la vie nocturne - Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités

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Les 14 et 15 septembre s'est tenu la Conférence nationale de la vie nocturne à la Cité de la Mode, à Paris. Plusieurs membres des Réseaux "Vivre Paris!" et "Vivre la Ville!" y ont assisté.
Notre compte-rendu de la table ronde « Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités ».

La table ronde réunissait un représentant de la Préfecture de Police de Paris, des élus de différentes villes d’Europe (Londres, Rotterdam, Nantes, Bordeaux), deux représentants des riverains appelant au développement de la vie nocturne (Zurich et Nantes), un membre du Réseau « Vivre la Ville ! » médecin des hôpitaux, un représentant de l’UMIH-SNEG, le chargé de mission du conseil de la nuit de Paris étant chargé de présenter les résultats d’une enquête faite par l’EFUS sur les pratiques de régulation de la nuit dans différents villes d’Europe. Continuer la lecture

Signaler une nuisance sonore provenant d'un local professionnel

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La loi du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l'aménagement métropolitain prévoit une nouvelle répartition des compétences entre la Ville de Paris et le Préfet de Police :
A compter du 1er juillet 2017, les signalements en matière de nuisances sonores et olfactives devront être adressés à la Ville de Paris (et non plus à la Préfecture de Police) :
Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection
Sous-direction de la tranquillité publique
Bureau des actions contre les nuisances professionnelles
5 rue Lobau
75004 Paris
Courriel : nuisances-pro@paris.fr
Plus d'infos sur le site de la Ville de Paris
Formulaire de signalement d'une nuisance sonore provenant d'un local professionnel

La farce du dialogue avec les élus : témoignage d’une habitante de la Butte aux Cailles

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Les nuisances prennent de telles proportions à la Butte aux Cailles, que les courriers des habitants aux élus se multiplient.

Parmi les derniers, l’un était adressé aux élus de la Mairie centrale (et du conseil de la nuit), MM. JULLIARD et HOCQUARD.

Piètre réponse face à l’administré qui cherche à s’exprimer sur un sujet bien connu des élus saisis, puisqu’ils sont sollicités depuis plusieurs années par l’association Les Riverains de la Butte aux Cailles. Continuer la lecture

New York veut mesurer et contrôler le bruit

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New York se lance dans un projet de mesurage des bruits de la ville afin de mieux les contrôler. Ce projet s'intitule SONYC (Sounds Of New York City project). Une centaine de sondes vont être installées afin de capter tous les sons : circulation, klaxons, cris, musique, travaux, air conditionné… 90% des 8,5 millions New Yorkais sont exposés à des bruits excessifs, supérieurs au seuil considérés comme dangereux par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA).
Des sondes connectées à des serveurs wifi transmettront en temps réel les informations qui seront analysées. Le but est d'objectiviser les sources de nuisances sonores afin de les réduire. Des algorithmes et le recours à l'intelligence artificielle permettent au logiciel d'identifier les sons déjà répertoriés et d'apprendre à reconnaître les "nouveaux" sons. Chaque sonde coûte environ 100$ et le coût total de l'opération qui s'étale sur 5 ans est estimé à 4,6 millions $. Continuer la lecture

Une fête où "les seuls amplificateurs autorisés sont les oreilles"

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Une fête où "les seuls amplificateurs autorisés sont les oreilles" : c'est ainsi que Jean-Marie Bireaud, l'organisateur de la 22ème édition du festival "Voix sur Berges", décrit la 22ème édition de cette fête populaire qui s'est déroulée le 25 juin le long du Canal Saint-Martin. 180 chorales, 5000 chanteurs, des milliers de spectateurs et aucun déferlement de décibels et des berges (presque) propres une fois la fête terminée.

Intervention du Réseau Vivre Paris au Conseil de la Nuit (20/06/2017)

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Intervention du Réseau Vivre Paris ! dans le groupe de travail "Tranquillité Publique " du Conseil de la Nuit du 20 juin 2017, exposée par Anne Penneau, Gilles Pourbaix étant par ailleurs présent pour la représentation du réseau.

PRÉAMBULE
Je remercie tout d’abord d’avoir accédé à la demande du Réseau « Vivre Paris ! » (RVP !) d’avoir 15 minutes de parole en début de notre réunion d’aujourd’hui.

Trois points doivent être d’emblée précisés. Continuer la lecture

La Butte aux Cailles, Paris 13, un village ? Dans l’enfer des bars la nuit venue…

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La Butte aux Cailles, Paris 13, un village ?
Mais comment donc ?
Depuis les années 2000, les clignotants de la tranquillité publique sont passés du orange au rouge cramoisi.
L’association Les Riverains de la Butte aux Cailles, membre duRéseau Vivre Paris! en a alerté autant qu’il était possible toutes les autorités compétentes : la mairie, la préfecture...
En 2011, un arrêté préfectoral interdisait la consommation d’alcool sur la voie publique (et la vente à emporter par les bars et autres) hors cadre des terrasses autorisées en soirée.
Résultat positif : un peu d’apaisement aux soirées des habitants, moins de bruit transperçant les doubles vitrages de leurs fenêtres malgré tout irrémédiablement closes pour échapper aux décibels de la voie publique. Continuer la lecture

Anne Hidalgo refuse d'entendre "Vivre Paris !" à propos du "conseil de la nuit" et des débats sur les nuisances de la fête nocturne

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Sur la photo, Anne Hidalgo, entourée des Maires des IIIe et IVe arrondissements, Pierre Aidenbaum et Christophe Girard en 2014 avant les élections municipales, avec des membres de "Vivre Paris !". Elle ne dédaignait pas de nous recevoir à cette époque où son élection se jouait...

Le réseau "Vivre Paris !" a participé récemment aux rencontres européennes de Madrid sur le thème des nuisances dues aux trop nombreuses fêtes nocturnes dans les villes, notamment en matière de santé sur les habitants et le développement exponentiel de l’alcoolisation des jeunes.

Dans le cadre de cette dynamique ainsi créée entre les villes européennes souffrant de ces excès et qui élaborent ensemble des solutions communes pour y remédier, le réseau "Vivre Paris !" regroupant prés de 30 associations d'habitants a souhaité rencontrer la Maire de Paris, Anne Hidalgo. Le but de cet entretien est de faire part des griefs et du très fort mécontentement des associations de riverains tout juste tolérées dans les instances parisiennes de soi-disant concertation, comme le conseil de la nuit où elles sont purement "baladées" par les organisateurs. Continuer la lecture

Orléans autorisée à facturer l'état d'ivresse publique

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Article mis à jour le 28 avril 2017.
Une excellente nouvelle à diffuser dont nos élus et les services de police vont pouvoir être soulagés d’une préoccupation d’ordre financier qui pèse sur la mise en application de la loi qui régit les interventions pour ivresse publique : grâce à un arrêté municipal, Orléans devient la première ville à facturer les personnes interpellées en ivresse publique manifeste.
Alors que le tribunal administratif voulait annuler cet arrêté, la cour administrative d'appel de Nantes en a prononcé la parfaite légalité en regard des objectifs d’intérêt général qui président à la répression de l’ivresse publique (lire la décision). Continuer la lecture

Horaires de fermeture des bars : un sujet brûlant pour les voisins des établissements

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Horaires de fermetures des bars : attention au lobbying des commerces.
La question de l’horaire de fermeture des établissements dont l’activité provoque des nuisances sonores est primordiale pour leur voisinage. C’est seulement à partir de là – et après un délai plus ou moins long selon le bon-vouloir des clients mis à la porte – que le quartier prendra une ambiance sonore normale, c’est-à-dire une ambiance sonore inférieure à celle qui existe en journée (cf. mesurages Canal Saint-Martin et Butte aux Cailles). Continuer la lecture

Concerts tonitruants : il arrive que la police passe, même sur le Parc de La Villette et que Justice soit rendue...

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Article mis à jour le 15 juin 2017
Le Zénith, tout le monde connait ses concerts branchés. Ce que tout le monde ne sait pas, c’est que depuis des années, les habitants des immeubles de La Villette en souffrent. Que depuis des années ils se démènent pour le faire comprendre à la Ville de Paris impliquée dans la situation à un double titre, puisqu’elle est à la fois partie prenante de la gestion des activités des établissements du Parc de la Villette et de celle des logements sociaux où résident les victimes. Que lesdites victimes ont essuyé l’affront de réunions hypocrites où ils ont, à l’occasion, été traités avec mépris. Qu’ils ont néanmoins pu faire constater les nuisances par des agents du Bureau d’Action contre les Nuisances de Paris : 80 à 120 décibels, la nuit. Mais que ces constats pourtant éloquents sur la gravité de la situation ont été traités avec indifférence de la part des interlocuteurs publics auxquels ils ont été transmis. Inlassablement, les riverains et au premier titre l’Association Les Riverains du Parc de la Villette, ont réitéré leurs plaintes (le jugement en mentionne 116 depuis 2004 au moins). Continuer la lecture

Les nuits nantaises... sans les Nantais

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La ville de Nantes organise une table-ronde dédiée à la conciliation des temps "ville du jour, ville de nuit" le 4 avril (voir mail d'information). Le Forum Smart City Nantes se veut un lieu de rencontre unique des acteurs des villes connectées : collectivités, entreprises publiques, entreprises privées, startups, entrepreneurs, ingénieurs, décideurs, intellectuels, responsables politiques et la nouvelle génération... mais surtout sans les habitants.
Sont invités : Luc Gwiazdzinski, géographe, Benjamin Mauduit, élu nantais à la nuit ainsi que son homologue parisien, Frédéric Hocquard, ou encore Denis Talledec, le président de Culture Bar-bars, Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes et enfin Claire Brisseau, gérante du bar "le chat noir"(voir la liste des participants). Une nouvelle fois les habitants sont écartés du débat. Une nouvelle fois la collusion entre les lobbies de la nuit et les municipalités nantaise et parisienne est évidente. Que de mépris pour les habitants (également électeurs et contribuables).
L’absence des représentants des habitants est-elle un simple oubli ou une volonté délibérée?

Bonne nouvelle de Toulouse

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Il s’est passé quelque chose d’important à Toulouse. Le ministère public a requis des peines contraventionnelles importantes, rappelant que conformément à la nouvelle jurisprudence de 2016 les gérants de bars étaient désormais responsables des nuisances occasionnées par les comportements de leur clientèle. Lire l'article de la Dépêche du 9 mars 2017 : Bars bruyants au centre-ville : tolérance zéro.

Cette action a pu se faire grâce à un habitant opiniâtre et courageux soutenu activement par le collectif Droit au Sommeil Toulouse : «un noyau dur qui multiplie appels à Allo Toulouse et signalements».
Vous pouvez liker leur action sur leur page Facebook

Le Réseau WIJ Amsterdam a rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

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WIJ Amsterdam est un réseau de 19 collectifs qui se sont fédérés en 2016.
Ce réseau tire son nom du slogan “I Amsterdam”, lancé en 2004 pour vendre la ville d’Amsterdam comme un produit de consommation.
Comme le montre l’illustration initiale de son blog, WIJ Amsterdam a cassé le slogan “I Amsterdam” (“Moi Amsterdam“, "Je suis Amsterdam”) et l’a détourné en “NOUS Amsterdam” pour restituer aux habitants la propriété de leur ville. Continuer la lecture

Les nuits florentines... sans les Florentins

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Tout comme à Paris où les nuits sont débattues sans les Parisiens (voir l'article), les nuits florentines se font sans les Florentins. La coordination italienne, membre du Réseau Européen "Vivre la Ville !", Coordinamento Nazionale No Degrado e Mala Movida a écrit au maire de Florence, à ses collaborateurs et à tous les journaux.

Une conférence Nightlife and the City Movida (vie nocturne: stratégies et pratiques de coexistence urbaine européennes) s'est tenue à Florence les 22-23 Septembre 2016 avec la participation de la Région Toscane, la ville de Florence et la Toscane ANCI (voir le programme)
La coordination s'est réjouie de l'intérêt de la vile pour cette question importante notamment au vu des intérêts colossaux en jeu (voir l'article).
La coordination regrette que les millions de citoyens, acteurs clés dans cette dynamique, n'aient pas été représentés, et n'aient pas participé pas à des conférences soutenues par des institutions qui devraient les représenter démocratiquement.
De nombreux comités de citoyens ont pourtant travaillé pendant des années pour réaliser des améliorations radicales par rapport à l'autre face du phénomène "movida" : la dégradation sauvage et souvent destructrice tant de la santé publique que des merveilleux trésors architecturaux et historiques des villes italiennes. Continuer la lecture

Amsterdam rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

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L'Association des Asmis du Centre ville d’Amsterdam, VVAB (Vereniging Vrienden van de Amsterdamse Binnenstad) qui compte 3200 membres a rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

Le VVAB œuvre pour la protection et la conservation des monuments* ainsi que pour la restauration de l’équilibre perdu depuis quelques années entre la population locale et le tourisme au centre ville d’Amsterdam.
Les membres de cette association sont très inquiets pour leur qualité de la vie en raison de la pression toujours grandissante du tourisme. Ils se déclarent très stimulés par le fait d’être en contact avec le Réseau Vivre la Ville ! et avec d’autres groupes de citoyens dans d’autres villes européennes qui combattent les mêmes problèmes.
Ils espèrent apprendre des autres villes et s'inspirer de leurs actions.
Ensemble on sait davantage !

* 70 000 maisons et édifices sont déclarés monuments historiques à Amsterdam

Frédéric Hocquard, élu à la Mairie de Paris en charge de la nuit, "oublie" l'existence des riverains

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Son compte Twitter, d'où le réseau "Vivre Paris !" a prélevé quelques messages, est édifiant : pour lui, au cœur de la problématique de "la nuit" qu'il est chargé de gérer, il y a les fêtards/consommateurs, le lobby des industriels des boissons et de la nuit et accessoirement la police et la mairie. Sans oublier les "Pierrots de la Nuit", notoirement inutiles et qu'il porte aux nues. Les habitants (qui sont pourtant ses électeurs) ne comptent pas.

Pour preuve une "commission de régulation des débits de boissons" qui s’est tenue fin janvier dans le Xe arrondissement. C’est une initiative dont nous ne pouvons que nous réjouir. Cependant les riverains, et donc les principales victimes des nuisances sonores d’une nuit non régulée et d’une occupation de l’espace public sans limites, n’étaient pas conviés à cette réunion. Est-ce un oubli de M. Hocquard, ou bien une volonté de sa part de tenir les Parisiens à l’écart de ces réunions ? Continuer la lecture

Les nuits parisiennes... sans les Parisiens

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Le Réseau "Vivre Paris !" a découvert l'annonce d'une réunion tripartite sur le site des Pierrots de la Nuit. Cette annonce est relayée sur son compte Twitter par M. Hocquard, adjoint chargé de la nuit. Son message est clair : selon lui les Pierrots de la Nuit sont au service des nuits parisiennes et non au service des parisiens. M. Hocquard oublie qu'il est un élu, et qu'il est censé défendre l'ensemble des parisiens et non être le porte-voix des lobbies.

Au programme de cette réunion : Les Pierrots de la Nuit, les élus référents Nuit des arrondissements sur lesquels ont lieu les interventions en médiation de jour comme de nuit, ainsi que la Préfecture, se retrouvent pour échanger sur la vie nocturne d'un arrondissement. L'occasion de faire un bilan sur les médiations et les audits effectués par les médiateurs en 2016, et de se projeter sur les établissements à accompagner pour l'année 2017 ! #2017surleschapeauxderoues Continuer la lecture

Chauffage des terrasses : en finir avec l’incohérence politique et réglementaire

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Article publié sur le site de l'association Les Riverains de la Butte aux Cailles
Mise à jour 31 janvier 2017
La tendance s’est accentuée depuis 2015 : la Ville de Paris ne cesse de renchérir sur son prétendu combat climatique, mais elle se désintéresse de cette ahurissante aberration qui consiste à chauffer la voie publique pour le bon plaisir des clients des bars et restaurants. A la Butte aux Cailles aussi, où nous sommes non seulement exposés au risque climatique, mais aux nuisances sonores qu’apportent ces terrasses hivernales qui sont exploitées jusqu’à 02H 00 du matin.

La pugnacité de la Maire de Paris, Madame HIDALGO, pour réaliser les projets qu’elle a décidé de mener à bien n’est plus à démontrer. Mais force est de constater que, sur le sujet du chauffage des terrasses, elle n’a mené qu’une action en trompe-l’œil. Continuer la lecture

L’organisme ne s’habitue pas au bruit !

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Un colloque était organisé le mardi 13 décembre 2016 à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie, sur le site de la Pitié Salpetrière, sur le thème suivant : les conséquences du bruit sur les enfants et les adolescents et leur coût pour la société. (le programme)
Une certitude : l'organisme ne s’habitue pas au bruit !
Deux membres du Réseau "Vivre Paris!", Nathalie Kerloc’h (AAbV) et Dr Paul Wiener (5e), ont participé à ce colloque. Ils ont rédigé ce compte-rendu. Continuer la lecture

Compte-rendu de l'assemblée plénière du Conseil de la Nuit

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L'assemblée plénière du Conseil de la Nuit s'est tenue à l'Hôtel de Ville le 15 décembre (voir l'ordre du jour). Le Réseau "Vivre Paris!" y a participé.
Cette réunion a débuté par quatre très longues interventions dont nous retiendrons ces quelques perles et quelques infos :
1. sur l'aménagement des places parisiennes>
- une réflexion est en cours sur les temporalités de 7 places parisiennes pour y intégrer la nuit
- objectif sur ces places : diminuer la place de la voiture de 50%
- des collectifs de compétences seront créés : y participeront des usagers mais pas les riverains de ces places
2. sur l'espace public :
- il faut s’accaparer l’espace public (ce n’est plus s’approprier mais s'accaparer)
- l’espace public devient domestique car à Paris les appartements sont trop petits
- il faut prévoir des aménagements de l’espace public qui n’hypothèquent pas les usages à venir : des équipements pour les champs du possible
- l’égalité femmes/hommes dans l’espace public est une problématique émergente (ah?), l’espace public a un code sexué (???)
- on note l’émergence de nouveaux profils de concepteurs, d’aménageurs, d’évaluateurs : c’est un vrai sujet (sic!)
- il y a une polyphonie émotionnelle et fonctionnelle (si, si!)
3. sur la nuit :
- la nuit est un enjeu électoral et l’action publique devient transversale
- il y a désynchronisation des temporalités urbaines avec des usages routinisés (excellente celle-là!) et de nouveaux bassins de vie Continuer la lecture

Enquête sur l’impossible "règle de l’antériorité" *

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Nous vous en avions déjà parlé (voir article antérieur), mais en 2016 encore, les discussions autour des nuisances nocturnes ont ramené à la surface le serpent de mer de « la règle de l’antériorité ». Une telle règle est appelée de leurs vœux par certains afin, grosso modo, d’empêcher les riverains de se plaindre des nuisances pour peu qu’ils se soient installés après l’établissement causant ces nuisances. RVP a décidé d’enquêter pour savoir s’il y aurait matière à s’inquiéter. Continuer la lecture

"Uritrottoirs" : une supercherie qui veut faire passer pour une innovation des comportements régressifs parfaitement cyniques

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Jusqu'à présent uriner sur la voie publique a été considéré comme une contravention passible d'une amende d'un montant de 68€ selon le site territorial.fr.
Désormais c'est avec les encouragements des pouvoirs publics que les contrevenants pourront se soulager en public, si l’on en croit un article de Femme Actuelle.
Au nom d’une justification durable bobo-écolo - qui donne bonne conscience - on vient en effet de réinventer les toilettes sèches pour en proposer une version décomplexée : le pissoir à ciel ouvert pour hommes.
Afin de donner de la poésie à la chose ce pissoir est doté d’un bac à fleurs qui pourra d’ailleurs servir de dépotoir, de cendrier, d’essuie main et de vomitorium.
Chacune de ces commodités va coûter 3000€ au contribuable. Sans compter les frais de fonctionnement et de maintenance… une manne pour les sociétés bénéficiaires. Continuer la lecture

Le Réseau "Vivre Paris !" reçu par Frédéric Hocquard, chargé des questions relatives à la "Nuit"

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hocquardArticle mis à jour le 5 décembre 2016 (voir en bas de l'article)
Le Réseau "Vivre Paris!" représenté par Corinne Tresca, Anne Penneau, Jean-François Revah, Gilles Pourbaix et Dominique Feutry a rencontré Frédéric Hocquard, conseiller délégué auprès du Premier Adjoint, chargé des questions relatives à la "Nuit" accompagné de Thierry Charlois, chef de projet, et de Gilles Sredic, assistant. Continuer la lecture

L'UMIH et le SNEG & Co rencontrent le Réseau “Vivre Paris!”

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Logo UMIHLe vendredi 18 novembre 2016, quatre membres du Réseau “Vivre Paris!” ont rencontré Gérard Siad (vice président de la branche Nuit de l’UMIH) et Rémi Calmon (directeur exécutif du SNEG & Co) au siège de l’UMIH. Il s’agissait d’une deuxième rencontre exploratoire avec l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) et le SNEG & Co (Syndicat National des Entreprises Gaies & Co) après le premier contact le 6 juin dernier.
La deuxième rencontre confirme les impressions plutôt favorables de la première. Les deux parties ont d’abord acté une hypothèse crédible de leur bonne foi respective.
Ensuite, au cours des discussions, deux points ressortent plus particulièrement. Continuer la lecture

Le directeur de la brigade de lutte contre les incivilités reçoit "Vivre Paris!"

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dpspLe directeur de la brigade de lutte contre les incivilités dont le titre officiel est la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) a reçu "Vivre Paris !" le 25 octobre 2016.
Cette Direction de la Mairie de Paris, sous l'autorité du Commissaire Divisionnaire Matthieu Clouzeau qui nous a reçus le 25 octobre en compagnie de Stéphane Devienne en charge du Bureau de régulation de l'espace public, préfigure ce que sera la "Police Municipale de Paris". Il est interdit toutefois de prononcer ce mot tabou car en 2001, quand Bertrand Delanoë briguait la Mairie de Paris, il avait fait du renoncement à cette proposition de son concurrent un argument de campagne majeur. Ses héritiers ont changé d'avis sur le fond mais ils respectent la mémoire de celui à qui ils doivent beaucoup !

De "police municipale", pourtant, la nouvelle direction en a tous les contours. Pour autant que la loi sur le changement du statut de Paris soit votée (voir article "Le Monde" du 3 août 2016), la responsabilité en matière de respect des règles de civilité sera bel et bien assurée par la municipalité, comme elle l'est dans les autres villes de France.

Précision importante : le BACN (Bureau d'Action Contre les Nuisances) dont nous avons régulièrement souligné le professionnalisme dans le traitement des nuisances sonores et olfactives, passera sous la contrôle de la mairie en intégrant la DPSP. Matthieu Clouzeau nous rassure à ce propos : il entend conserver cette unité dans l'intégralité de ses effectifs et de ses méthodes de travail (leur assujettissement en particulier au normes ISO 9001 qui concernent les entreprises de services).
On sait que la Maire de Paris projette de confier le contrôle et la gestion du stationnement à trois sociétés privées (notre article du 24 octobre sur le site de Vivre le Marais). Les agents de sécurité de la Ville qui en sont aujourd'hui chargés entreront dans le giron de DPSP pour en grossir les rangs qui compteront alors un effectif de 1.900 personnes, au service de la tranquillité publique et de l'environnement.
La direction est organisée sur un mode "staff and line", avec une trame de 10 circonscriptions opérationnelles verticales et des fonctions horizontales en renfort, notamment la nuit. Les quatre arrondissements centraux (qui attendent d'être regroupés) sont l'une de ces unités de terrain, sous l'autorité de Sophie Lachasse et se son adjoint Daniel Dauphant. Près de nous, le XIe-XIIe sont regroupés ainsi que que les Ve-XIIIe, VIe-XIVe, VIIIe-IXe-Xe.
Le changement annoncé répond à une logique : puisque nos élus sont jugés au moment des élections sur leur gestion des problèmes de sécurité et d'incivilités il n'est pas anormal de leur donner les moyens de les assumer. D'un autre côté, on apprécie le professionnalisme de la police et son dévouement. Trouvera-t-on l'équivalent chez des employés municipaux ? Le dessaisissement des ASP de leur tâche vis à vis du stationnement n'est-il pas le signe que les lourdeurs immanentes à la fonction municipale conduisent à une productivité insuffisante ?
Nous avons posé à M. Clouzeau une question pratique : dans l'état actuel des choses, le réflexe des habitants lorsqu'une difficulté se présente, est "d'appeler la police". Sachant que le respect de l'ordre public, du code de la route, les délits et a fortiori les crimes restent de la responsabilité de la police, comment fera le citoyen ordinaire pour savoir s'il doit appeler la circonscription locale de la DPSP ou le commissariat d'arrondissement qui lui est familier ? On convient que c'est une question sur laquelle il faudra se pencher....
Nous serons attentifs en tout cas aux sujets qui nous intéressent car ils conditionnent la qualité de vie de habitants de Paris : le propreté, le bruit, l'occupation de l'espace public, l'affichage débridé, la circulation, le stationnement.... La DPSP est constituée dans le but de s'y atteler et d'apporter une amélioration visible. Nous lui faisons a priori confiance. Nous observons à ce propos que l'échange que nous avons eu avec son directeur, le pragmatisme, la compétence et l'ouverture dont il a fait preuve, nous invitent à être raisonnablement optimistes.
Gérard Simonet

La brochure de présentation de la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP)

Terrasses : l'Inspection Générale demande à la DU de faire preuve de déontologie

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Article mis à jour le 13 septembre 2016
L'Inspection Générale de la Ville de Paris (IGVP) vient de publier un rapport intitulé Audit des modalités d'attribution et de vérification des autorisations de terrasses. Déjà en 2004 un rapport similaire avait été rédigé et suivi malheureusement de peu d'effets. Espérons que le sort réservé au rapport 2016 sera plus concret. Selon nos sources, c'est le groupe des "Verts" de la mairie de Paris qui serait à l'origine de l'intervention de l'IGVP.
Ce rapport apporte la confirmation de toutes les dérives de la Direction de l'Urbanisme (DU) dans l'attributions et le contrôle des autorisations de terrasses. La DU ne peut plus contester des situations irrégulières et inadmissibles qui se sont accumulées au cours des années. Tous les moyens sont bons pour retarder les mises en conformité qui, selon la DU, ne manqueront pas de soulever de nombreux et graves problèmes. En résumé : les passe-droits ont été si nombreux depuis tant d’années que la situation est devenue ingérable.

Parmi les 31 recommandations de l’Inspection Générale, nous retiendrons la n° 18 (page 66), préconisant la signature d’une charte de déontologie par les inspecteurs de la DU, alors que ceux-ci sont déjà fonctionnaires et assermentés. Cette demande en dit long sur ce qu'elle sous-entend.
Au vu de ce rapport, on peut dire que le chemin parcouru depuis la création du Réseau « Vivre Paris ! » (RVP) est considérable et les résultats fructueux : c’est en effet largement sur la base de documents fournis par l'association "Les "Droits du Piéton", membre de RVP, que l’Inspection Générale a demandé et obtenu des clarifications de la part de la DU sur son étonnante gestion de l’espace public parisien.

La conclusion de la synthèse (p.6) est sans appel : "La mise en œuvre de l’ensemble de ces dispositions relatives à l’application du règlement et à la verbalisation des infractions nécessite une volonté politique ferme, nécessaire pour mettre fin à la situation actuelle : un règlement compliqué, qui n’est ni appliqué (par les inspecteurs du paysage de la rue en raison de leurs passages insuffisants sur le terrain), ni respecté (par les commerçants impunis), ni sanctionné (la justice attribuant tardivement des amendes non dissuasives)."
Ce document souligne ce que "Les Droits du Piéton" et le Réseau "Vivre Paris!" dénoncent depuis longtemps : l’anomalie qui donne aux inspecteurs la responsabilité d’instruire les demandes et de veiller ensuite à la conformité de l’usage qui en est fait, ce qui est contraire aux règles de séparation des pouvoirs de l’administration française.
Le Réseau "Vivre Paris!" demande que l'attitude de la DU soit désormais fondée sur des éléments strictement juridiques (respect du règlement de 2011 sur les étalages et les terrasses) mais aussi sur la transparence, la déontologie et le sens de la morale publique de la part de l'ensemble des élus et fonctionnaires municipaux.

A lire l'excellent article de Raphaële Rivais sur son blog SOS conso du Monde : Rapport accablant de l’Inspection générale de la Ville de Paris sur la gestion des terrasses

Le Parien a publié un article le 9 septembre dont le titre est clair : Les terrasses des cafés dépassent les bornes

Nuisances nocturnes place du Calvaire à Montmartre

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Un adhérent d'ADDM 18 a constitué un dossier sur les nuisances sonores nocturnes auxquelles sont exposés les habitants de Montmartre. Elles sont la conséquence du "tout tourisme" et du "tout festif"" que le Réseau "Vivre Paris!" dénonce.
Durant les semaines écoulées la situation s’est constamment dégradée tandis que l'ADDM 18 en informait quasiment tous les jours le “référent nuit” (voir mail) et la Commissaire du 18e (voir mail) qui ne répondent pas à leurs alertes.
L'ADDM 18 nous signale enfin qu'elle a convaincu le Conseil de Quartier et la Municipalité du 18e de participer à une recherche sur les effets du tourisme à Montmartre conduite par un enseignant de l’Université Paris I, afin de mettre en évidence les composantes négatives non controlées de l’afflux touristique.
Ces photos prises de nuit parlent d'elles-mêmes. Comment dormir dans ces conditions?

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Musique de nuit

Plumeau[1]

Musique de 19h à 2h du matin!

Le Préfet de Police donne un coup d'arrêt au "tout festif" prôné par la Maire de Paris

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Après avoir prôné l’occupation des terrasses et la continuité de la fête après les événements du Bataclan, la Mairie de Paris doit, à la suite du drame de Nice, composer dorénavant avec la Préfecture de police .
En effet le Préfet de police de Paris vient de prendre avec sagesse des dispositions sécuritaires pour la capitale mais aussi l’Ile de France et annoncer que « tout événement dont les conditions de sécurité ne seraient pas optimales ne pourrait avoir lieu ». Elle agit bien entendu en prévention afin d'éviter tout risque de nouveau scénario catastrophe. Ainsi sont annulées par exemple le cinéma en plein air à la Villette et à Paris, le tournoi de basket Quai 54 des 23 et 24 juillet et la piétonisation des Champs Élysées du 7 août. Continuer la lecture

Une question pour Mme la Maire de Paris

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hidalgoUne question que nous aurions aimé poser à Mme la Maire de Paris lors de son passage sur France-Inter le 13 juillet 2016.
"Madame Hidalgo, vous avez promis dans votre campagne que vous seriez proche des préoccupations des parisiens.
La question portera sur les préoccupations de ceux qui habitent des quartiers où se développe l'économie de la nuit, avec des bars et autres établissements.
Vous soutenez beaucoup le développement de l'économie de la nuit, par des subventions et des campagnes de communication. La Ville a même payé une vidéo qui vante le Paris by night aux touristes dans les avions.
Soit. Continuer la lecture

Le rejet du "tout festif" s'installe en Espagne

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Article mis à jour le 25 juillet 2016
L'Adjoint à la Maire de Paris, Jean-François Martins, s'est livré devant les caméras d'une de nos chaines de télévision à un plaidoyer vibrant en faveur de l'EURO 2016 et de ses retombées économiques sur la Ville de Paris. En additionnant allègrement les choux et les carottes, en omettant de dire ce qu'ont coûté à la Ville et à l’État les milliers d'hommes/jours consacrés à la sécurité et à l’évacuation de centaines de tonnes de déchets, il en a conclu que Paris mérite bien son étiquette de "ville festive".
De quoi nous renforcer dans notre opinion qu'il faut désormais agir avec une détermination renforcée pour que Paris soit recherchée et appréciée pour son romantisme et pour les qualités qui en ont fait la ville-lumière dans les domaines de l'art, de la culture et de la création et non pour son aptitude à être un Luna-park où l'alcool règne en maitre dans des bacchanales nocturnes. Continuer la lecture

Annonce de mesures à l'Hôtel de Ville à l'occasion du dernier "Conseil de la Nuit"

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cdlnDans le cadre du Conseil de la Nuit une plénière à laquelle participait le Réseau "Vivre Paris !" s’est tenue le 29 juin à l’invitation de Frédéric Hocquard, Délégué auprès du Premier Adjoint, chargé des questions relatives à la nuit.
Dans son introduction ce dernier souligne les avancées concernant le manifeste rédigé par la Ville et celles de l'APUR (Atelier Parisien d'Urbanisme, association loi 1901 créée en 1967 par le Conseil de Paris qui a pour missions de documenter, analyser et développer des stratégies prospectives concernant les évolutions urbaines et sociétales) en matière de cartographie des zones festives. Il a aussi annoncé lors de ses interventions que l’action des référents de nuit des mairies d’arrondissement seraient précisée et que les transports en commun devraient étendre leurs horaires en 2017 en attendant qu’il soit possible de circuler un jour durant 24 heures sur tout le réseau francilien (voir le vœu présenté au Conseil de Paris). Continuer la lecture

19ème et 20ème arr. : mise en place d'une Cellule d'Ecoute et de Traitement des Doléances

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cetdLe 19ème et le 20ème arrondissements se dotent d'une nouveau Service public de proximité pour les habitants mis en place par les commissariats : la Cellule d'Ecoute et de Traitement des Doléances (CETD)
Cette cellule a pour mission de recueillir les signalements portant sur des situations d'insécurité et de troubles récurrents à la tranquillité publique pour lesquels le Commissariat peut apporter une réponse.
Toutefois en cas d'urgence ou lorsqu'une intervention immédiate est nécessaire, il convient de composer le 17 ou le standard du commissariat.
Chaque signalement transmis via cette cellule est étudié pour déterminer les moyens et la stratégie à mettre en œuvre en réponse et fait l'objet d'un suivi, en lien direct avec les plaignants par mail, téléphone ou rencontre.
Chaque fois que nécessaire, les réponses sont recherchées et apportées dans le cadre du partenariat étroit et actif entretenu avec les différents acteurs locaux institutionnels et associatifs (Mairie, bailleurs... ).
Enfin, la cellule d'écoute propose à ceux qui le souhaitent de conserver durablement un lien privilégié avec elle pour suivre la physionomie de leur quartier dans le cadre d'une attitude de vigilance citoyenne.
La CETD est joignable par mail, par courrier et par téléphone :
- CETD, commissariat du 19ème arrondissement : ecoute19@interieur.gouv.fr, 3/5 rue Erik Satie, 01 55 56 58 00
- CETD, commissariat du 20e arrondissement : ecoute20@interieur.gouv.fr, 3/7 rue des Gatines, 01 44 62 48 00

Les faux nez du lobby de l'alcool

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Suite au rapport de la Cour des comptes sur les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool, France 5 consacré une partie de son magazine de la santé au lobby de l'alcool.
Après un bref commentaire sur le rapport de la Cour des comptes, on y explique comment le lobby des alcooliers investit le champ de l’étude scientifique et de la prévention pour les orienter et crée des structures spécifiques comme :
- l'Institut Scientifique de Recherche sur les Boissons (IREB). Derrière ce titre ronflant ("scientifique" et "recherche") on trouve un groupe de pression financé à 100% par les alcooliers qui se donne les apparences d’un organe de santé publique. Continuer la lecture

Rapport accablant de la Cour des comptes sur l'action publique en matière d'alcool

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La Cour des comptes étrille l'action publique en matière de consommation d'alcool dans un rapport accablant publié le 13 juin 2016 : Les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool. Elle relève un nombre très élevé de dysfonctionnements dans le cadre de la lutte contre les consommations excessives d'alcool. Dans son communiqué de presse la Cour des Comptes indique que "la coordination entre les acteurs publics est inaboutie".

En conclusion de son rapport, la Cour des comptes formule une série de propositions, censées améliorer quelque peu l'action publique. Continuer la lecture

Le Réseau "Vivre la Ville !" reçu au Ministère de la Santé

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Le Réseau Vivre la Ville ! a été reçu jeudi 12 mai 2016 au Ministère des Affaires Sociales et de la Santé par des cadres de 2 directions : Prévention des risques liés à l’environnement et à l’alimentation et Maladies chroniques.

Notre délégation était constituée de :
Anne Penneau (Réseau « Vivre Paris ! », Butte aux Cailles Paris 13è)
Gilles Pourbaix (Réseau « Vivre Paris ! », Accomplir, Paris 1er et 2ème - webmaster de notre site internet)
Jean-François Revah (Réseau « Vivre Paris ! », Collectif Riverains du 11ème) et moi même
Nicole Nussbaum (Calme Gutenberg, Strasbourg).

Nous avons souligné le lien entre protection du sommeil/repos des habitants et lutte contre l’alcoolisation. Nous avons évoqué : Continuer la lecture

Paris ville qui ne dort jamais... Vraiment ?

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A voir cette longue vidéo de propagande pour les nuits parisiennes faite par l’Office du Tourisme de Paris et réalisée avec le concours de la Mairie de Paris comme le précisent les remerciements de fin.

Morceaux choisis :
Cette vidéo reprend la notion des "villes qui ne dorment jamais" mise en avant dans le rapport du MAEDI que nous avons analysé dans un précédent article. "Paris ville qui ne dort jamais", voilà qui est clair : les Parisiens ne doivent pas dormir. Continuer la lecture

Nuisances nocturnes : les citoyens européens se mobilisent - Les interventions et les réactions dans la presse

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Tous les documents présentés lors de notre réunion du 31 mai 2016.
Le communiqué de presse diffusé à l'occasion de notre réunion.
Le manifeste publié à l'occasion de cette réunion.

I. INTRODUCTION

Continuer la lecture

Le réseau "Vivre Paris !" dénonce l'attitude d'élus au "Conseil de la Nuit" à l'égard d'un de ses membres

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3763107766Une délégation du réseau "Vivre Paris !" a participé le 11 mai à une réunion du groupe de travail « Tranquillité » du "Conseil de la Nuit", organisée par la mairie de Paris. Des élus étaient présents, dont Frédéric Hocquart, Conseiller délégué auprès du Premier Adjoint, chargé des questions relatives à "la Nuit", ainsi que des représentants de "l’économie de la nuit".
Durant cette réunion, un membre de notre délégation a été pris à parti violemment par les élus. Nous ne souhaitons pas nous taire sur ces incidents indignes de personnes censées représenter tous les parisiens quels qu'ils soient. C'est pourquoi "Vivre Paris !" vient d'adresser au représentants de la municipalité un courrier dont nous avons souhaité publier des extraits :
« Nous contestons la légitimité des vitupérations de Frédéric Hocquard de même que l’opportunité de la prise à partie, puis des cris, à l’encontre d'un représentant d’une association de riverains parisiens, responsable aussi du Réseau "Vivre Paris !", par ailleurs membre reconnu du Bureau de l’unique Fédération européenne d’associations de riverains... Continuer la lecture

Tranquillité du voisinage : une petite révolution juridique ?

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cour_cassationSuite à un arrêt de la Cour de Cassation, une petite révolution juridique est en cours et elle nous avantage.
Il sera désormais beaucoup plus aisé de poursuivre un établissement dans la terrasse nuit à la tranquillité du voisinage.
« Jusqu'à présent, les bruits que fait la clientèle étaient, considérés comme "rattachables" à l'activité professionnelle du restaurateur. Un restaurateur ne pouvait donc être poursuivi pour ces bruits que sur le fondement de l'article R.1334-32 du code de la santé publique. Celui-ci impose d'avoir un sonomètre qui mesure, chez la personne gênée, l'émergence globale, c'est-à-dire la différence entre le niveau de bruit ambiant, comportant le bruit particulier en cause, et le niveau du bruit résiduel.
Dans un arrêt en date du 8 mars 2016, la Cour de cassation dit que les bruits que font les clients sont des "bruits de comportement", même s'ils ont pour origine une activité professionnelle.
En tant que tels, ils relèvent de l'article R 1337-7 du code de la santé publique et leur constat ne nécessite pas de mesure d'émergence acoustique.
La solution trouvée par la Cour de cassation est donc favorable aux victimes, puisqu'elle permet de verbaliser sans sonomètre, à l'oreille. » Elle permet de poursuivre plus facilement un restaurateur qui tolère du bruit sur sa terrasse.
Rafaele Rivais, journaliste au Monde, analyse cet arrêt sur son blog : Le restaurant, les fêtards et les « bruits de comportement »

Troubles nocturnes à l'ordre public : police et mairie reconnaissent leur aggravation et évoquent de nouvelles mesures

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Il semble que la préfecture de police de Paris ait enfin pris la mesure des désordres qui règnent la nuit dans de nombreux quartiers de Paris. Le "collectif des riverains du XIème" qui subit régulièrement les dérives nocturnes de fêtards qui viennent se saouler la nuit dans les rues Jean-Pierre Timbaud, des Trois Bornes, Oberkampf... a été reçu sous l'égide du Maire du XIe François Vauglin et de son adjoint Stéphane Martinet, par Serge Boulanger directeur-adjoint de cabinet du Préfet de Police, par le Directeur de la sécurité de proximité de Paris (DTSP 75) Pascal Le Borgne et par le Commissaire central de l'arrondissement Fabrice Corsaut.

On ne conteste plus désormais la gravité de la situation. Il était temps ! Déjà, en 2012, Mao Péninou alors chargé des "états généraux de la nuit" à l'Hôtel de Ville reconnaissait que "la situation est devenue hors de contrôle". On est dans ces quartiers confrontés depuis plus de quatre ans à des comportements qui mêlent tapage, dégradations de l'environnement, bagarres souvent violentes, agressions féminines et pour finir comas éthyliques d'individus gisant sur le trottoir, dans le vomi, l'urine et des résidus d'alcool. Continuer la lecture

Transfert de compétences police-mairie : le Réseau écrit au Préfet de Police

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pref_police_logoLe Réseau "Vivre Paris!" a écrit au Préfet de Police pour manifester sa plus grande réserve vis-à-vis de l’hypothèse d’un transfert de compétences de la police de la tranquillité publique comme le souhaite Anne Hidalgo, Maire de Paris. (notre courrier adressé au Préfet de Police)
Nous observons que d’un côté, la police parisienne détient des savoir-faire dont nous avons eu la preuve pendant de longues années. Que, d’un autre côté, la politique de la Ville de Paris pour le développement de l’économie de la nuit parisienne est dangereuse en termes de tranquillité et de santé publiques, notamment parce que tout ce qui a été réalisé depuis 2010 démontre une intention marquée de marginaliser l’application des lois qui permettraient d’endiguer les nuisances nocturnes.
L’alcoolisation et les nuisances ne cessent de croître à la fois en niveau sonore et en nombre de sites affectés. Dans nos associations, nous recevons de très nombreux témoignages de nos adhérents et plus largement de tous les parisiens victimes des nuisances nocturnes.
Qu'en sera-t-il demain si la Mairie de Paris est en charge de la tranquillité publique ?

"Le quartier change, il faut vous y habituer, ou alors partir"

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Un témoignage d'un habitant de Ménilmontant contraint de déménager...
Je vis à Ménilmontant depuis plus de quinze années.
Depuis quelques années j’observe l’arrivée d’entrepreneurs soucieux d’attirer une clientèle sans se préoccuper, ni du quartier, de son histoire,ni evidemment de ses résidents.
Pour connaitre l’importance de certains cafés historique du quartier et de leur rôle dans la vie de Menilmontant, lorsque j’entends un patron de café-restaurant s’installant près de chez moi me dire : "Le quartier change, il faut vous y habituer, ou alors partir », me répondant « étude de marché » lorsque je parle de voisinage... je réalise que quelque chose est en train de changer. Et je suis pas sûr que ce soit dans le bon sens. Il suffit d’ailleurs pour s’en rendre compte de réaliser que l’on sera réveillé durant la nuit quel que soit le jour de la semaine, au moins 4 ou 5 fois.
Qu’en parallèle, la mairie semble heureuse de ce bar à ciel ouvert qu’est devenu Ménilmontant, lui permettant de rivaliser avec d’autres capitales en tant que lieu si festif et si convivial. Et par conséquence laissant faire une situation, oubliant par là qu’elle est aussi la garante du vivre ensemble. Une notion à l’évidence un peu perdue de vue.
Pour ma part, je m’incline devant ce patron qui me conseillait de partir, et par là même devant les autorités.
Je déménage.
Bon courage.
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Canal Saint-Martin : résultats des mesures de bruit réalisées par Bruitparif

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Bruitparif vient de publier les résultats des mesures de bruit réalisées à proximité du canal Saint-Martin entre mai et août 2015. (lire l'étude complète)

Ces mesures permettent d'objectiver et de documenter l'impact sonore de l’activité humaine sur les berges du canal Saint-Martin qui génère des niveaux sonores élevés en façade des bâtiments riverains du canal. Le niveau moyen sur la période nocturne (22h-6h) dépasse très souvent 65 dB, niveau considéré comme critique la nuit. Sur la période 22h-2h, ces niveaux moyens peuvent même atteindre 70 dB certains soirs. Le week-end notamment, les niveaux de bruit sont plus importants en soirée et la nuit qu’en journée. A partir du début de soirée (19h), c’est essentiellement le bruit de fond qui augmente en lien avec l’apparition d’un « brouhaha » dans la rue.

Les mesures ont également mis en évidence, entre 20h et 1h30 du matin, un impact sonore significatif des basses fréquences (notamment dans la bande d'octave 63Hz) au sein de la cour intérieure des immeubles qui sont proches du Comptoir Général qui diffuse de la musique amplfiée.

Les nuisances sonores dans le secteur du Canal Saint-Martin ne sont pas du domaine du ressenti mais sont bien réelles comme les éléments objectifs fournis par cette étude approfondi. Le Réseau "Vivre Paris!" demande que tous les acteurs du quartier s'appuient sur ces données factuelles et incontestables pour améliorer l’environnement sonore et de ménager la tranquillité des riverains du Canal Saint-Martin.

Il est à noter que les résultats du mesurage autour du Canal Saint-Martin sont cohérents avec ceux de qui ont été faits en 2012 par Bruitparif dans le quartier Jean-Pierre Timbaud (voir bilan des mesurages).

Bruit : mesurage et mesures

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Le Parisien du 9 décembre publie un article qui cite "une étude menée à travers la planète" selon laquelle "parmi les villes européennes les plus bruyantes, Paris arrive en deuxième position, juste derrière Naples". Ce problème n'est pas uniquement parisien. En effet selon la même étude "il apparaît en effet que nous sommes le troisième pays où les habitants des grandes villes se trouvent en moyenne le plus exposés au bruit".
Les conséquences du bruit sur la santé sont bien connus (voir notre article). Afin de lutter efficacement contre le bruit une objectivation des nuisances est nécessaire. Elle passe par des mesurages des niveaux sonores et des analyses précises selon les moments de la journée et de la nuit, la fréquence des bruits, leurs causes, les émergences... Continuer la lecture

Projet de loi santé : peut mieux faire

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Assemblée NationaleLe projet de loi de modernisation de notre système de santé est en discussion au parlement (lire le rapport complet).

L'article 11ter nous intéresse tout particulièrement. Il prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains.
Et puis plus rien sur les riverains et tout spécialement sur les riverains exposés à des nuisances provenant de la voie publique. Continuer la lecture

Le Réseau "Vivre la Ville!" reçu par la Direction Centrale de la Sécurité Publique

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ministere_interieurQuatre membres du Réseau "Vivre la Ville!" représentant des associations de Nantes, Paris et Strasbourg ont rencontré le 19 novembre le Directeur Central de la Sécurité Publique au ministère de l'Intérieur.
Ce rendez-vous, pris de longue date, a été maintenu malgré les attaques tragiques que le pays a subies. Nous en remercions nos interlocuteurs.

Les enseignements principaux de cette réunion :
Nous avons été invités à nous tourner :

- vers nos interlocuteurs locaux et particulièrement les mairies, par le biais de pétitions notamment, car elles ont sur l'ensemble du territoire des pouvoirs de police. De plus elles sont préoccupées de satisfaire leurs électeurs. Les maires ne sont pas soumis à une autorité nationale et leur action ne peut finalement être contrainte que par le biais d'actions en justice mettant en cause leur responsabilité.
- vers nos commissariats, car la police nationale a aussi des pouvoirs pour constater les mêmes infractions.

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Le Réseau "Vivre Paris!" solidaire

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jesuisparisLe Réseau "Vivre Paris!" est un collectif d'associations qui œuvrent à leur humble niveau pour la citoyenneté et pour la démocratie participative.

Le Réseau "Vivre Paris!" se joint à l'élan de solidarité nationale. Nos pensées vont vers les familles des victimes. Et nos souhaits de rétablissement et de reconstruction sont adressés aux nombreux blessés.

Échanges de qualité avec le Directeur des Transports et de la Protection du Public

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Vendredi 13 novembre, une délégation du Réseau "Vivre Paris !" (Accomplir, Canal Saint Martin, Collectif Riverains, Droits du Piéton, Vivre le Marais !) a rencontré Jean BENET, Directeur des Transports et de la Protection du Public (DTPP) à la Préfecture du Police de Paris.

Le but de cette réunion étant de mieux se connaître et de collaborer afin de pouvoir progresser en commun sur les questions qui nous préoccupent, notamment sur le fait que nos associations sont souvent mal considérées par les faiseurs de nuisances nocturnes car nous sommes pour la fête mais avec respect des lois et des règlements, ce qui crée de l'hostilité à notre encontre voire de la violence.

Nous insistons sur les difficultés que nous rencontrons au sujet des compétences respectives de la Préfecture de police et de la Mairie et de la Préfecture de Paris favorisant le « jeu de ping-pong » entre les interlocuteurs des différentes administrations lorsque nous les interrogeons. J. Benet citant le Ministère de l'intérieur rappelle que « le Maire est responsable et donneur d'ordre quand l'exécution et la mise en œuvre sont du ressort de la Préfecture de police ». Ainsi la Mairie de Paris ne peut pas organiser une manifestation sans que la Préfecture de police puisse l'accompagner sur les questions de sécurité notamment. La Préfecture de police assure l'ordre public et la sécurité de la population. Continuer la lecture

Subventions de la mairie de Paris : open bar

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Dans un précédent article (Tout ça pour ça) nous trouvions "assez symptomatique de voir tous ces membres du lobby de la nuit claquer la bise aux élus et tout ce petit monde se tutoyer". Nous ajoutions que "les riverains sont les victimes de cette trop grande proximité". Les riverains, mais aussi les contribuables, comme le montre cet article du Parisien (Paris débloque 3M€ pour les salles de musiques actuelles).

Un des bénéficiaires des largesses de la Ville (avec l'argent des contribuables) n'est autre que la Bellevilloise de M. Barillet, fondateur des Pierrots de la Nuit et un des auteurs du rapport qui se trouve sur le site du MAEDI et qui juge que l'action des associations d'habitants est "dommageable". Continuer la lecture

Les conséquences des bruits nocturnes sur la santé

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Bruit_oreilleLe grand direct de Thomas Joubert (Europe 1) a consacré une partie de son émission du 9 novembre aux conséquences du bruit nocturne sur le sommeil et sur la santé. Mme Fanny Mietlicki, Directrice de Bruitparif, répondait aux questions du journaliste.
Cette émission mentionne les bruits proches des aéroports mais la problématique est la même dans les centres-villes où l'origine des bruits est différente mais les conséquences sont les mêmes.
La liste des troubles générés par le manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité est longue :
- diminution de la bonne santé
- risques cardio-vasculaires accrus
- retard d'apprentissage chez les enfants
- hypertension artérielle (et donc risque d'infarctus)
- fatigue accrue pouvait entrainer des difficultés de concentration au travail, de l'absentéisme, des accidents du travail ou sur la route

Plus il y a de piétons sur l’espace public parisien, moins ils ont de place pour circuler

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Une nouvelle démonstration de la devise de la Mairie de Paris en matière de voirie : "Plus il y a de piétons sur l’espace public parisien, moins ils ont de place pour circuler".

Les Droits du Piéton, association membre du Réseau "Vivre Paris!", écrivent à Bruno Juilliard, Premier Adjoint à la Mairie de Paris.

Monsieur le Premier Adjoint,

Malgré les assurances fournies par votre Directeur de Cabinet l’installation des manèges sur le rond-Point des Champs-Élysées pour le Village de Noël 2015 démontre qu’aucune disposition n’a été prise pour « garantir des cheminements piétons adaptés aux flux du public important qui se rend sur cette manifestation et d’assurer la sécurité de celui-ci ».

C’est même tout l’inverse puisqu’un manège occupe la quasi totalité de l’espace sur le terre-plein sud, côté pair, soit plus que l’année dernière au même endroit, ce qui constituait déjà une entrave dangereuse au cheminement. Continuer la lecture

Mensonges sur "l'antériorité" pour éviter la possible réforme de la gestion des nuisances sonores nocturnes

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L’antériorité est l'un de ces serpents de mer qui menacent la protection des riverains contre les nuisances nocturnes liées au développement de l’économie de la nuit. Elle est aujourd’hui appelée pour justifier l’abandon aux nuisances de quartiers prétendument festifs, alors qu’il faudrait réformer la gestion de ces nuisances avec de nouveaux outils offerts par les technologies, qui permettraient d’optimiser l’action des autorités publiques.

Essayons d’y voir clair. Continuer la lecture

Conseil de la Nuit : "tout ça pour ça?"

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clubbingLa séance plénière du Conseil de la Nuit a eu lieu le 21 octobre. Pour les riverains le compte n'y est pas. Le "tout pour la fête" continue. En début de séance il était assez symptomatique de voir tous ces membres du lobby de la nuit claquer la bise aux élus et tout ce petit monde se tutoyer. Les riverains sont les victimes de cette trop grande proximité.

Le Réseau "Vivre Paris!" a bénéficié d'un temps de parole de cinq minutes (lire notre intervention) et a fait à chaud une critique point par point des propositions de la Mairie de Paris.

Les annonces faites par M. Hocquard ne nous satisfont pas comme le détaille notre analyse.

Il se confirme que la Ville n’offre pas un projet de Ville durable, ne regarde pas en face les désastres annoncés d’une nuit qui se prolonge toujours plus, pour un nombre de noctambules croissant et avec un nombre croissant de salariés obligés de travailler la nuit. Une nuit qui déborde sur la voie publique. Une nuit qui, par l’enthousiasme de nos élus à la promouvoir et à brider l’application de la réglementation normalement applicable, fait le nid de comportements antisociaux. On en paie déjà les frais. Avec des effets sur la Santé pour les riverains voisins des établissements, les salariés de la nuit, les noctambules frappés par l’addiction à l’alcool. Ce n’est qu’un début. Mais tout ce que nous avons dit pendant les groupes de travail sur ces risques qui n’engagent pas que les riverains, mais la société toute entière reste ignoré par la Ville, à tout le moins tellement marginalisé qu’il y a une contradiction flagrante entre les proclamations de nos élus pour le développement durable et leurs actes.

Dès lors, nous sommes certes d'accord avec certaines mesures telle la campagne contre l'hyper alcoolisation ou les conduites à risques, mais qui pourrait être contre ? Continuer la lecture

Notre analyse du bilan concernant le dispositif des Pierrots de la Nuit

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Coopaname rapportEn juin 2015, la Ville de Paris a demandé au cabinet Coopaname de réaliser une « Étude de bilan concernant le dispositif des Pierrots de la Nuit ». Le Réseau "Vivre Paris!" a analysé de près cette « étude de bilan » et propose ses commentaires détaillés, page par page. Nos commentaires sont issus d’annotations collectivement discutées par les associations qui composent le Réseau.

Après examen attentif, il apparaît que ce qui devrait constituer une « évaluation » n’est en réalité qu’une « étude alibi » qui tente de légitimer un processus totalement inapproprié.

Pourquoi ce n’est pas une évaluation et pourquoi les résultats sont-ils aussi décevants ? Continuer la lecture

Histoire vraie sur l'impunité des bars

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imagesQuand la justice ne peut atteindre un exploitant habitué à passer entre les mailles du droit.

Ce qui suit relate une histoire vraie rapportée par les riverains victimes des nuisances.
Elle montre que la Justice n’est ni sourde ni aveugle aux plaintes des riverains dont les nuits et la santé sont perturbées par les nuisances sonores des bars. Mais elle est impuissante à imposer le respect élémentaire des règles de notre société à un exploitant de bar qui a pris l’habitude de s’en affranchir pendant des années en toute prospérité jusqu’à ce que son voisinage obtienne I’intervention du Bureau d’action contre les nuisances de la Préfecture.
« Les interventions multiples de l’administration, aussi intéressantes que restées pratiquement sans suites ... ont participé manifestement à encourager M. X à se maintenir dans son statut d’impunité, plus qu’elles n’ont servi à le dissuader de mettre un terme à son fonctionnement délinquant. » : c’est un jugement de notre République française qui le dit, avant de condamner ledit exploitant.
Mais l’ultime intervention de la Préfecture et le jugement qui s’en est suivi ont mobilisé les moyens du service public en pure perte : les victimes continuent de subir les nuisances. Continuer la lecture

Les habitants exclus du débat sur l'animation nocturne des villes

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nuageSelon le rapport publié sur le site du Ministère des Affaires étrangères et du Développement internationale (MAEDI) et co-rédigé par Renaud Barillet (des Pierrots de la Nuit et de la Bellevilloise, entre autres) et Frantz Steinbach (également des Pierrots de la Nuit) l'attitude des riverains est "dommageable". Pour rédiger leur rapport les auteurs ont auditionné 51 personnes mais aucun riverain. Selon le même Renaud Barillet, cité par le Parisien, la raison est simple : "Pas de riverains auditionnés car ce n’est pas le sujet." M. Barillet rêve certainement d'une ville, vidée de ses habitants-citoyens au comportement "dommageable" et entièrement livrée à ses amis partenaires du lobby de la nuit et à leurs clients.
Est-ce bien le modèle de vie durable que prône la Mairie de Paris? Une ville dans laquelle les habitants n’ont pas droit à la parole ? Pour le cadre de vie des habitants le mot d'ordre est : circulez (en d'autres termes : "taisez-vous ou partez à Rodez"), vous n’êtes "pas le sujet" ! Continuer la lecture

Les fêtards gâtés par la Mairie de Paris

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Dans le Monde du 15 octobre 2014 la Ville reconnaissait être confrontée à un "besoin de financement" de 400 millions d'euros. Or, un an plus tard les subventions pleuvent :

  • 205.900 € regroupés au profit de 32 associations et SARL au titre d'une aide à la diffusion de spectacles vivants à Paris
  • 45.000 € au profit de "10 structures au titre de l'aide à des projets musicaux"
  • 20.000 € pour le collectif "Culture Bar Bars" dont le nom est en soi tout un programme
  • les "Pierrots de la Nuit" bénéficient une fois de plus des largesses de la Mairie de Paris : 40.000 € de plus leur sont distribués. L'un des dirigeants des Pierrots et industriel de la nuit est Renaud Barillet, l'un des auteurs du rapport du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international qui propose une série de mesures en faveur des bars, qui priveraient les riverains de leur droit de se plaindre d'une atteinte à leur tranquillité. On est en plein dans un conflit d'intérêt !

La double peine pour les Parisiens dont les impôts servent à aider ceux qui vont les empêcher de dormir.

Les ambiguïtés d'Anne Hidalgo sur la protection de la tranquillité publique

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Madame Hidalgo a déclaré à la presse se différencier du ministère du tourisme et ne pas partager "le fantasme d'une ville entièrement dédiée à un tourisme consumériste", nous rappelle un certain volatile palmé dans son numéro du 30 septembre!
La formule est "ciselée", comme le dit le Canard, et à l'adresse d'élus communistes de son camp. Apparemment. Car la formule est, en réalité, mensongère si l'on considère que le mot "entièrement" portait une amplification de style. Elle est trompeuse si le mot a été utilisé dans son sens littéral.
Pour prétendument réguler l'économie de la nuit, la Ville de Paris soutient financièrement (subventions généreuses) et tend à donner un rôle essentiel à des associations qui nagent en plein conflits d'intérêts (AMUON -Pierrots de la nuit - et Culture Bar-bars), comme l'a très bien expliqué par ailleurs le Réseau "Vivre Paris !". Continuer la lecture

AGI-SON sourd aux arguments de BruitParif et de l'ORS (IdF)

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Bruitparif et l'Observatoire Régional de Santé (ORS) d'Île-de-France viennent de publier lettre ouverte, en réaction aux déclarations d'AGI-SON dans le cadre de l'examen par le Parlement du projet de loi de santé et notamment de l'amendement n°AS 1656 stipulant que "les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert sont exercées de façon à protéger l’audition du public et la santé des riverains."

Les auteurs de cette lettre ouverte ont jugé nécessaire de faire une mise au point sur le contenu de l’étude Bruitparif/ORS IdF 2015, citée par AGI-SON dans ses déclarations, afin d’éviter tout risque de mauvaise interprétation.

Voir aussi la page Actualités du site de Bruitparif

La charte de Culture Bars-Bars : une farce

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Stp au bruit"Différentes villes de France, dont Paris et Nantes, visent à promouvoir l’action d’une association dénommée "Culture Bars-Bars", qui est présentée comme la structure qui permettrait le mieux de fédérer les petits établissements qui échappent à l’emprise des grands syndicats des professionnels de l’économie de la nuit. Ce, aux côtés de l’action des "Pierrots de la Nuit" qui se développe sous l’égide de l’AMUON, autre association promue par la Ville de Paris.
L’idée de fédérer ce qui ne l’est pas encore parait intelligente.
Mais quand on voit s’ajouter aux aberrations des "Pierrots de la Nuit" (voir notre article précédent), la farce de la charte créée par la nouvelle gouvernance de "Culture Bars-Bars", on se dit que les dés sont pipés, que les villes qui promeuvent ces associations subventionnées sur les impôts de chacun, et donc également des victimes des nuisances, font entrer par la fenêtre le loup auquel elles prétendent fermer la porte. Continuer la lecture

Des dangers des Pierrots de la Nuit et de la nécessité de mesurages objectifs des nuisances sonores nocturnes

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sonomètreIl n’est plus possible de tolérer que l’argent public alloué par la municipalité à la régulation des nuisances nocturnes soit attribué aux artistes et médiateurs de l’association AMUON (Association de Médiation pour un Usage Optimal de la Nuit) qui a créé les « Pierrots de la nuit ». Leur inefficacité est patente et la place quasi institutionnelle qu’ils ont peu à peu grignotée les a même conduits à agir contre les intérêts des victimes des nuisances.
Il est aujourd’hui possible d’organiser un système de prévention et de traitement des quartiers dont le niveau sonore nocturne dépasse les seuils admis par l’Organisation Mondiale de la Santé par des mesurages objectifs réalisés automatiquement par des appareils. C’est là manifestement que se trouvent les solutions les plus prometteuses et économiquement réalistes.

Lire notre analyse : "Comprendre les dangers du système des Pierrots de la Nuit (AMUON) et agir sur les nuisances nocturnes grâce à des mesurages objectifs des niveaux sonores"

La position actuelle du réseau « Vivre Paris ! » :
1° - Si la Ville estime ne pas pouvoir attribuer la somme nécessaire à la réalisation de mesurages en plus de la subvention annuelle accordée à l’AMUON :
- que le financement public accordé par la Ville à l’AMUON soit à l’avenir dédié à une mission de mesurages confiée un organisme spécialisé, et ceci dans un nombre significatif de quartiers.

2° - Si la Ville estime pouvoir ajouter le prix des mesurages par un organisme spécialisé au budget déjà consacré à l’AMUON :
- que les actions de cette association soient ciblées sur un nombre restreint de quartiers, pour permettre une continuité et un suivi indispensables pour prétendre agir.

3° - En toute hypothèse, nous demandons que ce budget attribué à un organisme spécialisé de mesurage retenu par appel d’offres de marché public ou une subvention soit :
- voté par le Conseil de Paris des 29 et 30 juin au plus tard d’une part,
- égal à la subvention votée en 2015 pour l’AMUON sans que l’évaluation prévue ait été réalisée d’autre part.

DansMaRue : un service efficace

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La Mairie de Paris met à la disposition des citoyens DansMaRue, un site internet et également une application mobile (pour Android et iPhone) qui permettent à chacun de signaler les anomalies constatées dans la rue (nid de poule, graffiti, malpropreté...).
De nombreux membres de notre association ont utilisé ce service et cette application avec succès.
Mode d'emploi : faites deux photos, l'une du problème, l'autre en plan plus large pour mieux localiser l'endroit. Puis rendez vous ensuite sur le site pour signaler le problème, ce qui ne prend que quelques minutes. Vous recevrez un mail de suivi d'incident. C'est encore plus simple avec un smartphone. Téléchargez l'appli et laissez vous guider. Le résultat en images...


Une vue détaillée

Une vue générale

Une interface simple

Le problème résolu