4ème congrès du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » : Bruxelles - 23 au 25 mars 2018

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Les nuisances sonores constituent l’une des principales atteintes à la qualité de vie et à la santé des habitants des villes. Les politiques publiques relatives à la lutte contre le trafic routier en tiennent compte. Cependant, une source de nuisances grandissante reste complètement marginalisée par les programmes politiques : la pollution sonore nocturne qui affecte les habitants des quartiers touristiques et « festifs ».
Trop d’élus et d’administrations ne prennent pas au sérieux le fait que les conditions de repos des citoyens sont perturbées et leur santé gravement fragilisée en raison d’une densité importante de bars dans leur quartier ou à cause d’activités touristiques ou événementielles.
Si la consommation nocive d’alcool prétend être quelque peu traitée, les tapages et l’accaparement privatif de l’espace public pour boire, déposer des déjections ou se livrer à des dégradations sont, eux, considérés comme anodins. Leurs répercussions budgétaires sur les finances publiques sont glissées sous le tapis. Continuer la lecture

Lettre ouverte à Mme la Maire de Paris

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Madame la Maire,

Nous avons lu avec beaucoup d’attention votre interview dans le journal Le Monde concernant votre politique de lutte contre la pollution.

Vous avez raison de lutter contre la pollution des villes. Mais la pollution des villes ne se limite pas à la seule pollution atmosphérique, la deuxième pollution des villes est la pollution sonore (source Organisation Mondiale de la Santé). Cette pollution a un impact fort sur le quotidien des habitants et leur santé principalement par les troubles nocturnes du sommeil qu’elle engendre. Cette pollution sonore est très mal perçue par les habitants comme le montre l’enquête récente faite par le Credes.
Pour lutter contre cette pollution sonore, votre Plan de Prévention du Bruit et de l'Environnent (PPBE) est très largement insuffisant car il ne prend en compte que le bruit généré par le trafic routier. La nuit, ce qui gêne le plus le sommeil des habitants ce sont les bruits générés par trop d’établissements refusant de respecter la législation concernant les niveaux sonores à respecter et refusant de réguler le comportement de leurs clients lorsqu’ils sortent dans la rue. Ce sont aussi les vacarmes induits par la désinhibition des comportement liée à la consommation d’alcool et autres substances addictives et dangereuses de ceux qui s’installent indument sur la voie publique sans aucunement se soucier des riverains qui doivent dormir. Continuer la lecture

Conférence nationale de la vie nocturne - Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités

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Les 14 et 15 septembre s'est tenu la Conférence nationale de la vie nocturne à la Cité de la Mode, à Paris. Plusieurs membres des Réseaux "Vivre Paris!" et "Vivre la Ville!" y ont assisté.
Notre compte-rendu de la table ronde « Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités ».

La table ronde réunissait un représentant de la Préfecture de Police de Paris, des élus de différentes villes d’Europe (Londres, Rotterdam, Nantes, Bordeaux), deux représentants des riverains appelant au développement de la vie nocturne (Zurich et Nantes), un membre du Réseau « Vivre la Ville ! » médecin des hôpitaux, un représentant de l’UMIH-SNEG, le chargé de mission du conseil de la nuit de Paris étant chargé de présenter les résultats d’une enquête faite par l’EFUS sur les pratiques de régulation de la nuit dans différents villes d’Europe. Continuer la lecture

La Butte aux Cailles, Paris 13, un village ? Dans l’enfer des bars la nuit venue…

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La Butte aux Cailles, Paris 13, un village ?
Mais comment donc ?
Depuis les années 2000, les clignotants de la tranquillité publique sont passés du orange au rouge cramoisi.
L’association Les Riverains de la Butte aux Cailles, membre duRéseau Vivre Paris! en a alerté autant qu’il était possible toutes les autorités compétentes : la mairie, la préfecture...
En 2011, un arrêté préfectoral interdisait la consommation d’alcool sur la voie publique (et la vente à emporter par les bars et autres) hors cadre des terrasses autorisées en soirée.
Résultat positif : un peu d’apaisement aux soirées des habitants, moins de bruit transperçant les doubles vitrages de leurs fenêtres malgré tout irrémédiablement closes pour échapper aux décibels de la voie publique. Continuer la lecture