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La Mairie de Paris en guerre contre Airbnb

Le Monde a publié un article sur le combat que la Mairie de Paris entreprend contre les locations saisonnières : Paris repart en guerre contre Airbnb, avec une assignation en justice.
A noter cette phrase intéressante : La maire de Paris, Anne Hidalgo, « ne souhaite pas que Paris se retrouve dans la situation de Venise ou Barcelone ».
C’est ce que nous disons depuis des années. Et pourtant, durant toutes ces années Paris s’est mis en concurrence avec toutes ces villes pour attirer un maximum de touristes, avec pour conséquences un nombre toujours plus grand d’appartements enlevés du marché locatif et transformés en locations saisonnières mais aussi une perte d’habitants, des classes qui ferment dans les écoles, les commerces de proximité qui disparaissent…

Les curieuses subventions distribuées par la Mairie

Le Parisien rapporte dans son édition du 24 janvier, à propos d’un établissement du XIIIe arrondissement, que plusieurs bars, cafés, cafés-concerts… venaient de bénéficier d’une manne de 260 000 € distribuée par la mairie de Paris sous forme de subventions dans le cadre d’un appel à projets. Le prétexte avancé est que ces commerces peinent à survivre et qu’il faut « maintenir la diversité de l’offre culturelle nocturne parisienne », ce que nous préférons appeler la culture de la fête dans les quartiers où ceux-ci sont implantés. Ajoutons que les bénéficiaires retenus ont été qualifiés « d’heureux lauréats » par la mairie.
Cette situation est hallucinante ! Peut-on aussi facilement distraire les fonds des Parisiens qui devraient servir l’intérêt général, au prétexte de soutenir des établissements qui, si l’on en croit la justification officielle, seraient « moribonds » mais qui pour autant distillent un bruit dont nous dénonçons depuis des années les conséquences pour les riverains ? Perte de sommeil et problèmes de santé sont parmi les principales conséquences, auxquelles d’ajoutent le sujet de l’alcoolisation et celui de la malpropreté qui en découlent voire du non-respect des autorisations de terrasses.
Sur quelle logique reposent ces subventions dont on nous dit qu’elles serviront d’aide aux travaux de mise aux normes, d’insonorisation, d’accessibilité, de sécurité, de communication, de formations, de nouveaux outils…? La subtilité est ainsi poussée jusqu’à faire financer par la collectivité les campagnes commerciales de ces officines. Une aide qui va leur permettre d’attirer encore plus de monde qui mécaniquement générera encore plus de nuisances !
Nous dénonçons cette situation intolérable qui met notamment devant le fait accompli les riverains de devoir financer via leurs impôts – et donc sans leur demander leur avis – ceux qui sont à l’origine de leurs désagréments…Et comble du comble, cette situation est présentée comme une réelle avancée ! Non vraiment on marche sur la tête.
La somme de 260 000€ est à mettre en regard des sommes allouées aux mesurages du bruit à Paris. Bruitparif a reçu une subvention de 109 606 €, ce qui a permis d’installer de nouvelles méduses, qui sont portées au nombre de 50 dans tout Paris. Il faut ajouter 50 000€ (donc total de 159 606 €) pour l’analyse des données et donc que les méduses aient une utilité réelle. L’Association Réseau Vivre Paris réclame depuis des années que des mesurages soient effectués afin de pouvoir objectiver les nuisances sonores pour mieux y remédier. Elle demande que des subventions conséquentes soient accordées à Bruitparif afin que des mesurages soient faits dans tous les endroits sensibles de la capitale.

Comment dormir dans ces conditions?

Nous avons reçu ce témoignage éloquent. Cela se passe dans le 18ème arrondissement mais cela se passe aussi dans bien d’autres quartiers…


Les nuits de nombreux habitants de notre immeuble et des immeubles voisins sont devenues vraiment très difficiles à cause d’un restaurant ayant changé de propriétaire en début d’année 2017.

Ce restaurant a très régulièrement sa terrasse sur-bondée de gens (jusqu’à une cinquantaine de personnes debout pour une terrasse permettant l’emplacement d’une dizaine de tables de deux), des conversations très sonores, des rires, parfois des chants, de la musique forte diffusée dans le restaurant, voire des DJ, des groupes de musique ou des soirées karaoké toutes portes et fenêtres ouvertes, et tout ça jusqu’à 2 heures du matin. Sans compter que la clientèle reste souvent dans la rue jusqu’à 2h30-3h une fois le restaurant fermé à 2h00.

Ce restaurant se transforme en bar de nuit alors que les installations ne le permettent pas : baie vitrée en bois simple vitrage, vielles portes en bois, aucune isolation phonique prévue pour ce type de bruit. Sans parler du fait que les fenêtres et portes sont ouvertes toute la soirée, donc tout le bruit se propage dans la rue. 
A cela se rajoute les nombreux fumeurs sur le trottoir, alors que le restaurant est pourvu d’un patio intérieur pouvant être utilisé à cet effet.
Après être allé voir les gérantes du restaurant dès le début de ces problèmes de tapage nocturne (été 2017), rien n’y fait. Nous y sommes retournés plusieurs fois afin d’essayer de trouver des solutions, en leur expliquant que des baies vitrées simple vitrage avec portes en bois n’étaient peut-être pas adaptées pour ce genre de situation ; en leur demandant de mettre une affiche dans leur restaurant afin de prévenir la clientèle de faire attention au bruit ; en leur envoyant des SMS les soirs où le bruit était vraiment trop important.

Certains voisins sont également allé voir les gérantes, des dépôts de plaintes ont été effectués, des appels téléphoniques à la police les nuits de fortes nuisances, mais rien ne change.

Quelles solutions peuvent être trouvées afin de régler cette problématique qui empêche les habitants d’au moins 3 immeubles de dormir tranquillement?

Publication du Guide des débits de boissons

Article publié sur le site de Marais-Louvre le 8 janvier 2019
Les ministères de l’intérieur, des solidarités et de la santé viennent de publier la mise à jour datée de novembre 2018 du « Guide des débits de boissons – Les principales dispositions de la législation et de la réglementation »

En introduction il est rappelé que l’alcool est responsable de 49 000 morts par an, de troubles à l’ordre public et de drames familiaux. Le guide souligne combien le dispositif législatif et réglementaire construit de façon « empirique » peut être difficile d’interprétation et qu’il convient de bien l’expliciter. Les rédacteurs insistent sur la nécessité d’une bonne application des textes pour plus d‘efficacité, en particulier en matière de santé publique.

Les 160 pages de ce document sont articulées autour de plusieurs thèmes, les règles applicables à l’ensemble des débits de boissons, aux débits à consommer sur place, les régimes spécifiques (manifestations, débits temporaires, ventes à emporter…), les zones de protection (écoles, casernes, édifices cultuels…). Sont ensuite analysés les pouvoirs de police et les dispositions pénales. Les annexes reprennent l’ensemble des textes existants.

Ce guide est un véritable document de référence qui permet de connaitre non seulement la législation stricto sensu mais aussi les spécificités et les dérogations possibles selon le type de vente d’alcool pratiqué. Les pouvoirs de police, des préfets sur ces questions sont détaillés. Une façon de mieux comprendre aussi comment se déroulent les procédures qu’elles soient administratives ou judiciaires.

De nombreux quartiers de Paris sont confrontés aux questions d’abus d’alcool compte tenu du nombre élevé de lieux de fête et de débits de boissons ouverts une partie de la nuit. Il sera donc intéressant de pouvoir se référer à ce véritable dictionnaire qui ne couvre malheureusement qu’un volet des nuisances subies par les habitants émanant des excès des personnes alcoolisées.

Paris perd des habitants depuis plusieurs années

Article publié sur le site de l’association Marais-Louvre le 30 décembre 2018
Les commentaires sur la baisse d’habitants à Paris de 12 000 personnes par an depuis 5 ans ne laissent pas indifférents et si a contrario de grandes villes françaises voient leur population s’accroître, ce n’est pas par hasard.
De nombreux français recherchent une qualité de vie qu’ils ne trouvent plus dans la capitale. Les transports sont devenus une véritable galère, les bouchons se trouvant partout ou presque. Sortir et revenir à Paris ne serait-ce que le temps d’un week-end est souvent un parcours du combattant. Les travaux permanents aggravant la situation. La ville est par ailleurs l’une des plus dense au monde, en particulier dans l’hyper centre. Se loger devient une gageure notamment en termes de prix à l’achat comme à la location. L’offre de logements se raréfie du fait notamment des locations saisonnières qui étouffent le marché de l’immobilier.
La pollution est un autre facteur qui conduit bien des personnes à rechercher un environnement plus sain et la France offre beaucoup de possibilités. Le climat est aussi plus agréable au sud de la Loire. Ne négligeons pas non plus, le coût de la vie plus élevé à Paris que dans le reste de la France, les commerces de bouche qui disparaissent au profit de magasins de mode ou orientés vers les touristes, la multiplication des incivilités du fait d’une population nombreuse et les nuits d’insomnie dues aux fêtards qui n’ont cure des riverains. N’oublions pas non plus la malpropreté qui s’est incrustée partout…
Tout concourt donc à la recherche d’une vie plus saine, tranquille et en conséquence au désintérêt pour la capitale.
Il sera difficile de changer ce qui pourrait devenir dans les années à venir un mouvement de fonds si la politique menée depuis des années n’apporte pas les remèdes attendus par une majorité d’habitants. En tout état de cause il faut faciliter la vie quotidienne des parisiens afin de la rendre plus agréable et plus facile sans préjugés et sans certitudes d’aucunes sortes.
Mais sur le fond la baisse du nombre d’habitants à Paris est-elle une si mauvaise chose ?


A lire également Paris perd des habitants : les raisons d’un exode dans le Parisien du 5 janvier 2019. Dans cet article Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) d’Anne Hidalgo déplore le rôle néfaste des locations saisonnières sur le marché immobilier. Mais la politique du tout tourisme prônée par cette même équipe municipale n’est-elle pas également responsable de cette situation?

Une bonne année 2019

Les membres de l’association Réseau Vivre Paris! vous présentent leurs voeux pour 2019.

Nos souhaits sont simples :
– pouvoir marcher sur des trottoirs propres, non encombrés et entretenus;
– pouvoir dormir la nuit, le sommeil étant un besoin naturel;
– trouver des élus et des responsables à l’écoute de nos difficultés;
– trouver tout le soutien que les citoyens sont en droit d’attendre de la Préfecture de Police et de tous les agents chargés de faire respecter la réglementation;
– pouvoir dialoguer avec les professionnels respectueux de leur environnement et des riverains.

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