Communiqué de presse du Collectif Rendeznousparis

Mis en avant

Le Collectif Rendeznousparis a publié un communiqué de presse le 8 octobre en réponse aux mesures annoncées par la Mairie de Paris. Ce collectif se félicite de la tenue de la réunion du 28 septembre qui est loin d'avoir répondu à ses attentes à long terme.

En tant que citoyens, les signataires appellent la ville à se reprendre et lui demandent de :
-  restituer à brève échéance une tranquillité publique malmenée de longue date du fait de ses choix du « tout terrasse » et de son inaction à en empêcher les débordements ;
-  assurer sans délai l’application effective des règlements et des chartes qu’elle édicte ;
-  sanctionner pour ce faire les manquements graves ou récurrents par des retraits effectifs d’autorisations ;
-  sanctionner ainsi les exploitants irrespectueux de leur environnement tout en récompensant ceux qui le respectent ;
-  repenser plus généralement la place des terrasses des cafés, bars et restaurants dans le domaine public parisien, dans une perspective de respect de la tranquillité, de la santé, de la circulation et du stationnement de tous, pour que la liberté de certains n’entraine pas le confinement de ceux qui voisinent ou qui ont besoin de se déplacer ;
-  d'engager sans délais, en pleine concertation, dans le cadre du PLU, une politique volontariste de régulation des bars et restaurants. Elle devra comprendre un arrêt de la croissance exponentielle et une meilleure répartition territoriale de ces activités, conformément aux principes de la « ville du quart d'heure » et de l'économie circulaire ;
- renoncer tant qu’il est encore temps à l’inquiétante trajectoire adoptée depuis trop longtemps d’un Paris vendu à la fête sans limite en extérieur, à l’alcoolisation massive, a u x comportements antisociaux encouragés par des exploitants nouveaux hérauts du Paris de la nuit, déresponsabilisés des comportements qu’ils suscitent et des souffrances qu’ils entrainent.

Mme la Maire les Parisiens ne vous disent (toujours) pas merci

Mis en avant

Article mis à jour le 9 octobre
Mme la Maire de Paris a pris la décision sans aucune concertation d'offrir l'espace public aux bars pour y étaler leurs terrasses, et ce en dehors de tout cadre juridique ou réglementaire : le fait du prince en quelque sorte.
Depuis la mi-mai, le sommeil des Parisiens et le déplacement des piétons ont été sacrifiés pour satisfaire le lobby des bars et des marchands d'alcool. De plus le non respect sur ces terrasses des mesures barrières mises en place par le gouvernement posent un risque de santé publique : terrasses bondées, non-respect de la distanciation...
L'argument soi-disant économique selon lequel les bars ont souffert (comme tant d'autres) de la crise sanitaire et qu'ils méritent une aide (comme tant d'autres) ne tient plus. Il ne s'agit plus d'une aide passagère mais d'un gigantesque cadeau fait à une profession sur le dos des Parisiens, au mépris de leur santé.
Nous avons reçu près de 100 de témoignages de Parisiens... D'autres se trouvent sur notre compte Twitter et sur notre page Facebook.
Aucun quartier de Paris n'est épargné par ces nuisances comme le montrent ces témoignages.


9 octobre

Le Collectif Rendeznousparis a publié un communiqué de presse le 8 octobre en réponse aux mesures annoncées par la Mairie de Paris. Ce collectif se félicite de la tenue de la réunion du 28 septembre qui est loin d'avoir répondu à ses attentes à long terme.

En tant que citoyens, les signataires appellent la ville à se reprendre et lui demandent de :
-  restituer à brève échéance une tranquillité publique malmenée de longue date du fait de ses choix du « tout terrasse » et de son inaction à en empêcher les débordements ;
-  assurer sans délai l’application effective des règlements et des chartes qu’elle édicte ;
-  sanctionner pour ce faire les manquements graves ou récurrents par des retraits effectifs d’autorisations ;
-  sanctionner ainsi les exploitants irrespectueux de leur environnement tout en récompensant ceux qui le respectent ;
-  repenser plus généralement la place des terrasses des cafés, bars et restaurants dans le domaine public parisien, dans une perspective de respect de la tranquillité, de la santé, de la circulation et du stationnement de tous, pour que la liberté de certains n’entraine pas le confinement de ceux qui voisinent ou qui ont besoin de se déplacer ;
-  d'engager sans délais, en pleine concertation, dans le cadre du PLU, une politique volontariste de régulation des bars et restaurants. Elle devra comprendre un arrêt de la croissance exponentielle et une meilleure répartition territoriale de ces activités, conformément aux principes de la « ville du quart d'heure » et de l'économie circulaire ;
- renoncer tant qu’il est encore temps à l’inquiétante trajectoire adoptée depuis trop longtemps d’un Paris vendu à la fête sans limite en extérieur, à l’alcoolisation massive, a u x comportements antisociaux encouragés par des exploitants nouveaux hérauts du Paris de la nuit, déresponsabilisés des comportements qu’ils suscitent et des souffrances qu’ils entrainent.

28 septembre

Le Premier adjoint à la Maire de Paris, Emmanuel Grégoire, en charge de l'urbanisme, entouré des Maires-adjoints Nicolas Nordman (sécurité), Olivia Polski (commerce artisanat), Frédéric Hocquard (tourisme et vie nocturne) assistés d'Ariel Weil, maire de Paris-centre et François Vauglin, maire du 11ème arrondissement, ont reçu des représentants du collectif Rendez Nous Paris qui regroupe une quarantaine d'associations parisiennes. Le collectif a préparé une plateforme en amont de la réunion.

Suite à cette réunion la Mairie de Paris a publié une nouvelle mouture des engagements que prennent les bars et restaurants pour créer une terrasse éphémère qui ne diffère guère de la précédente.

La Mairie de Paris a publié un relevé de décisions suite à cette réunion.


26 septembre

Une délégation de sept membres du collectif d’une quarantaine d’associations sera reçu par Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la Maire de Paris, accompagné des maires adjoints concernés par les questions relatives à l’espace public. Les membres de cette délégation ont été choisis pour leur connaissance du dossier. En amont de cette réunion le collectif a préparé une plate-forme qui a été adressée à nos interlocuteurs à l’Hôtel de Ville.


24 septembre

Devant les risques de reprise de la pandémie le ministre de la santé annoncé de nouvelles mesures pour freiner le virus dans les grandes villes, dont Paris.

La réaction de Mme la Maire de Paris nous étonne : "l’édile a dénoncé des mesures “très restrictives prises malheureusement sans concertation”. Elle assure ainsi n’avoir été prévenue qu’une heure avant.” C’est quand même surprenant (le mot est faible) d'entendre Mme Hidalgo se plaindre de l’absence de concertation quand elle a elle-même décidé de l’octroi gratuit de l’espace public aux bars sans aucune concertation.De plus, elle se plaint de n’avoir été prévenue qu’une heure avant. Les Parisiens, quant eux, ont été prévenus après et mis devant le fait accompli (le fait du prince comme nous l’écrivions le 3 juillet). 

Emmanuel Grégoire, son premier adjoint, reprend à son compte les éléments de langage des syndicats des bars et restaurants : "La veille, juste après les annonces d’Olivier Véran, le premier adjoint à Paris, Emmanuel Grégoire avait déjà tancé une mesure représentant “un risque économique immense”. L’adjoint également s’est dit “dubitatif sur la fermeture des bars”, estimant que “le risque maximum est dans les espaces privés. Parce que le risque que nous pressentons, c’est que quand vous prenez des mesures trop coercitives (...) le risque ce n’est pas que les gens arrêtent de faire la fête mais se déportent dans des lieux moins contrôlés”, a justifié Emmanuel Grégoire.
Ses propos sont à mettre en parallèle avec cet extrait de la Dépêche : "Pour ces syndicats patronaux fermer plus tôt dans la soirée les bars et restaurants pousserait les clients à privilégier des soirées privées en appartements ou sur des lieux publics favorisant la transmission du virus. " Nos professions constituent la seule alternative sécurisée face à la multiplication de manifestations sauvages qui échappent par définition à tout contrôle et responsabilité" ont plaidé les syndicats professionnels auprès de la préfecture.”


23 septembre

Le Parisien a publié un article au titre explicite : le cri de colère des riverains contre l’extension des terrasses à Paris. Comme le dit très bien Bertrand Lukacs : "Ce courrier commun, c'est du jamais-vu et cela montre le niveau d'exaspération invraisemblable qui a été atteint." Il ajoute : "Les signataires dénoncent en premier lieu la brutalité et la verticalité de la méthode, regrettant une mise à l'écart des habitants et de certaines professions, en totale contradiction avec les promesses d'une politique plus participative."
Le réponse de la Ville de Paris ("laconique" selon le journaliste) suspend en effet : elle "a travaillé sur une nouvelle charte, basée sur les retours d'expérience de terrain des services de la Ville, des mairies d'arrondissement et les associations des riverains." De nombreux maires d’arrondissement n’ont même pas été avertis de la création des terrasses éphémères et, à notre connaissance, aucune association de riverains n’a été consultée. 


21 septembre

Une quarantaine d'associations et collectifs parisiens ont rédigé un communiqué demandant à être reçus par la Maire de Paris.
Les signataires déplorent l’incapacité de la Mairie de Paris et de la Préfecture de Police à faire respecter la « charte des engagements » et donc leur impuissance à protéger les Parisiens contre les risques sanitaires et les nuisances générées par les terrasses « éphémères ».
Ils s’inquiètent en effet d’une dérégulation encore moins contrôlée de l’espace public, alors que les risques de propagation du coronavirus, les nuisances sonores, l’alcoolisation massive, les comportements antisociaux, ont redoublé avec l’entrée en vigueur de cette décision.
Ils constatent enfin qu’une étape supplémentaire a été franchie dans l’exclusion de l’espace public des personnes à mobilité réduite, dont le droit de circuler est toujours plus entravé à Paris, au point d’être aujourd’hui remis en cause par l’élargissement des terrasses.
Devant la gravité de cette situation, les organisations et citoyens signataires appellent la Maire de Paris à ouvrir dans les plus brefs délais des discussions concernant son projet.

Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris, a proposé de rencontrer les associations ayant rédigé le communiqué.
Nous sommes hautement conscients des effets pervers dus aux mesures d’autorisation des terrasses éphémères et nous sommes déterminés à les limiter efficacement. C’est pourquoi la charte fait l’objet d’une adaptation afin de mieux prendre en compte et limiter ces nuisances, de même que le renforcement des moyens pour contrôler et sanctionner les abus. 
Nous vous proposons de vous recevoir avec l’ensemble des adjoints à la Maire de Paris concernés pour faire le point sur les différents sujets et améliorer la situation. Nous serons à l’écoute des propositions formulées par votre collectif. Si vous en êtes d’accord, nous vous proposons une rencontre. 
Bien à vous


19 septembre

Un article de Challenges au titre sans ambiguïté : A Paris, le bruit des 8.000 terrasses éphémères fait craquer les riverains. "Un vent de révolte souffle sur Paris. Les riverains sont en colère. Ils craquent d'être privés de sommeil depuis des semaines." Mais la Mairie de Paris est sourde et refuse d'entendre les Parisiens victimes des nuisances sonores générées par les 8000 terrasses éphémères. C'est pourquoi, comme l'annonce Challenges "un collectif de 40 associations de riverains de la capitale (dont Le Réseau Vivre Paris!) se prépare à publier une déclaration".


14 août

Un article du Figaro Magazine résume parfaitement la situation : L'extension des terrasses des cafés et restaurants sème la zizanie dans les villes.

Nous ne pouvons qu'être d’accord avec ce que dit le DG de pro tourisme: “La contrepartie de la liberté c’est le contrôle : les villes doivent se donner les moyens de faire respecter les limites de l’autorisation en termes d’horaires, de surface, de musique, etc… Que les polices municipales patrouillent!”
Exactement ce qui ne se passe pas à Paris. Et pourtant la Maire de Paris a une police municipale à sa disposition.

La place du Marché Sainte-Catherine libérée

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Article publié sur le site de Marais Louvre, 1er octobre 2020
La place Sainte-Catherine est très abîmée par les bars et restaurants. Sa situation, en fait l’endroit rêvé pour remplir les tiroirs caisse. Depuis des années l’anarchie y règne, opposant les riverains pour qui la vie est insupportable (notamment en matière de bruit y compris tard le soir) et les 7 restaurateurs disposant d’une  terrasse,  Ces derniers n’hésitent pas à empiéter allégrement sur le domaine public. D’année en année les élus plus ou moins passifs, la Direction de l’urbanisme (Sous-direction du permis de construire et du paysage de la rue, la police, la DPSP, l’architecte des Bâtiments de France … soit passifs, soit laxistes, soit désabusés ont laissé faire ou se sont cassés les dents. La dictature des bars et restaurants a pris le pas. La place étant devenue l’ombre d’elle-même perdant son charme, son aspect pittoresque et sa tranquillité, un enfer pour les riverains qui n’ont pas baissé les bras loin s’en faut.

Les mesures sans concertation prises par la Maire de Paris au moment du déconfinement ont été considérées comme une aubaine inespérée par les commerçants, un  feu vert à l’occupation totale de la place. Un blanc seing sur lequel se sont jetés les exploitants et en sus de l’extension des terrasses existantes  le centre de la place a été lui aussi immédiatement occupé.  Au diable s’il n’y avait plus d’espace réservé pour les piétons et les riverains. C’était heureusement sans compter sur l’opiniâtreté des habitants et du Maire de Paris Centre, Ariel Weil, qui était déjà intervenu pour essayer de remettre de l’ordre lorsqu’il était Maire du IVe arrondissement. Ariel Weil a exigé que les restaurateurs débarrassent au plus vite le terre-plein central de la place en fixant une date butoir fixée au jeudi 1er octobre. Mécontents, criant à l’acharnement, à la volonté de mettre des freins à leur activité pénalisée par la pandémie, ils se sont néanmoins exécutés.

Le Maire a souhaité tout simplement équilibrer la vie de ce quartier entre les riverains d’un côté et les restaurants de l’autre, faciliter les accès aux promeneurs, aux habitants mais aussi aux véhicules de secours.  De toute manière, le Maire insiste sur un point essentiel « l’espace public n’est pas aliénable! » et il rappelle que la charte qui a été mise en place à l’occasion de l’extension des terrasses doit être respectée.

La Mairie va publier d’ailleurs une nouvelle version de cette charte dans laquelle des amendes plus élevées sont prévues pour les commerçants qui ne la respecteraient pas.

Depuis hier le centre de la place a donc été en grande partie débarrassé des ses extensions illicites de terrasses. La mobilisation des riverains en lien avec la :mairie a donc porté ses fruits mais la vigilances demeure, d’autant que la pandémie est loin d’être terminée, la contamination progresse à nouveau.


Avant (ce diaporama se passe de tout commentaire)...

Après (ce diaporama se passe également de tout commentaire)...

Nous avons obtenu l’autorisation de publier une aquarelle de Jean-Charles Decoudun représentant la place telle que nous voudrions qu’elle redevienne.

Mme la Maire les Parisiens ne vous disent pas merci

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Les terrasses éphémères ont été imposées par la Mairie de Paris aux Parisiens sans aucune concertation (voir notre article : Le fait du prince).
A ce jour nous avons reçu près de 100 témoignages que nous avons anonymisés... D'autres sur notre compte Twitter et sur notre page Facebook. Voir aussi les commentaires en bas de cette page.
Aucun quartier de Paris n'est épargné par ces nuisances comme le montrent ces témoignages. Tous ces Parisiens ne vous disent pas merci, Mme la Maire.


24/09
De : AC
Sujet : Restaurant en bar discoteque
Je me permes de vous écrire, car j'habite au 28 Boulevard du Temple 75011 PARIS.
J'ai ressemant un restaurant qui s'appelle "Tapas des Iles" qui c'est ouvert en bas de chez moi.
Il se permets de mettre la musique et les basses à fond et celle-ci se fait ressentir dans mon appartement (je suis au 1er étage) et ce bruit peut être présent jusqu'à tard dans la nuit 3 voir 4h du matin.
J'ai beau appeler la police rien n'y fait.
De plus, depuis de le déconfinement, c'est devenu un bar discothèque clandestin.
Ils n'ont pas de licence IV est pourtant serve du Rhum et autre alcool fort au client.
Quelle sont mes recourts SVP.


23/09
De : EV
Sujet : nuisances nocturnes
je me permet de vous contacter cat j habite rue de montreuil et depuis plusieurs années un bar boite nous pourri la vie, nuisances sonores ,vomis, vols ,l'enfer.... 
rien à faire ,dites moi quelles sont les démarches à faire?
des conseils????


22/09
De : CF
Sujet : extension de terrasse abusive
Nous constatons ce matin que le bar restaurant au dessus duquel nous habitons 11 rue du Laos Paris XV a augmenté la superficie de sa terrasse éphémère en s'octroyant une place de parking supplémentaire. 
Après plusieurs tentatives vaines pour contacter la mairie de Paris à ce sujet et avoir le bon service, je vous sollicite pour savoir quel service je dois contacter pour savoir si le restaurateur a effectivement obtenu une nouvelle autorisation d'extension de terrasse avant de recommencer les signalements etc
En vous remerciant de votre aide et de vos actions en faveur des riverains


20/09
De : R
Sujet : Terrasse covid
Nous/ je vivons l enfer depuis l installation des terrasses éphémères de fermant jamais leur porte à 22h 
Que puis je faire? Qui rejoindre ? 
Je suis rue de la corderie paris 3


19/09
De : MC
Sujet : Terrasses rue Montmartre et ses conséquences
J'habite rue Montmartre et en bas de chez moi 4 cafes avec terrasses ouvertes à partir de 18h. 
Est ce normal qu à 1 h 30 du matin les consommateurs soient encore avec leurs verres à la main et parlent et rient fort comme s ils étaient seuls au monde?
Et cette nuit du vendredi 18 au samedi 19 septembre 2020 un groupe de 8 personnes assis sur un banc avec des cannettes et des verres tenait une discussion animée avec rire et éclats de voix devant la boutique COS jusqu'à à plus de 4 h du matin. Par cette chaleur impossible d'ouvrir les fenêtres. 
Pourtant à moins de 200 mètres il y a une permanence de la police municipale. Que faut il faire appeller la police chaque nuit ? Pourtant... 
Les terrasses rue Montmartre ont toujours été bruyantes les pires Le tambour ouvert 7j/7 et 24h/24 et le Cœur fou tables hautes à l'extérieur jusqu'à 2/3 heures. Nous sommes loin des 22 h autorisées par la mairie. Mais depuis la possibilité d'agrandissement des terrasses c'est infernal. 
Déjà le quartier a perdu près de 4000 mille habitants.... Faut il fuir Paris pour pouvoir dormir ou tout simplement vivre avec un peu de sérénité dans la capitale ? 
Merci pour ce que vous pourrez faire. 


17/09
De : MG
Sujet : Bar/terrasse bruyante la nuit
Le bar/pizzeria le Pizzu rue Beranger ne respecte pas ses horaires de fermeture et reste ouvert Jusqu’à 2h/3h/4h du matin 
Avec la terrasse  maintenant c’est vraiment devenu impossible de dormir! 
La police ne répond meme pas au telephone quand on appelle la nuit...


17/09
De : EV
Sujet : Nuisances sonores dans le 15, rue d'Alleray
2 bars ont une clientèle très bruyante. Fenêtres fermées et  rien y fait.
Aucun respect du voisinage, et cela 7 jours sur 7 jusqu’à 2 heures du matin. Avec les terrasses éphémères les bruits s'amplifient.
Les mesures barrières et la distanciation ne sont absolument pas respectée.
Consommer de l'alcool debout sur le trottoir en face d'un bar à 20 cm de personnes protège du Covid . Désolé mais je comprends plus pourquoi je dois porter un masque?


De : VM
Sujet : bruits restaurant
J'habite à Paris 17ème et une pizzeria/restaurant a ouvert ses portes dans la rue où j'habite. Les anciens propriétaires étaient respectueux, mais là ce n'est plus le cas.
Des anniversaires tous les jours, ils ont décidé de mettre des tables devant un parking de stationnement, des jeunes qui crient à minuit et 1h du matin.
Mes enfants qui n'arrivent pas à dormir, ma fille qui part au collège très fatiguée, je pars travailler fatiguée. En plus de ça pour coroner le tout, les travaux qui commencent à 6h30 du matin, impossible de se reposer.  
Que peux-je faire? Moi je n'en peux plus. Je travaille dans un hôpital et j'ai besoin de repos, je suis à bout et mes enfants aussi.
Au secours....


16/09
De : BO
Sujet : Terrasse covid au delà de 22h
Depuis plusieurs jours le café le 39 situé au 39 rue Beaubourg 75003 Paris ne respecte plus l’heure de fermeture de la terrasse covid. Le 11/09 elle était encore pleine à minuit 20. Le 16/09 à 23h, elle est toujours pleine malgré un appel au propriétaire et à la police.


16/09
De : CB
Sujet : Le Kamer Paris 75010
Je tiens à vous signaler que depuis de nombreux mois (et cela n’a fait qu’empirer avec l’élargissement de leur terrasse), le restaurant Le Kamer situé au 15 rue de Saint Quentin Paris 10e attire une foule de personnes généralement avinées et qui parlent très fort, crient, et dont les conversations dégénèrent régulièrement en disputes assourdissantes pour le voisinage, tout cela tard le soir (souvent après minuit passé), et ceci quasiment toute la semaine ! Cette situation n’a que trop duré pour des habitants déjà lassés par la saleté et les incivilités propres au quartier de la Gare du Nord ! J’ai écrit à Philomène Juillet de la mairie de Paris, mais elle fait la sourde oreille ! Mes voisins s’en plaignent, on n’en peut plus !


13/09
De : ND
Sujet : Qui respecte la pseudo charte?
Je suis rentrée hier de province. A 23h30 rue du bourg Fribourg 4e j'ai pu constater que le Lizzard Longe déversait sa musique et ses clients bruyants dans la rue. Idem pour le Panfoulia. Idem pour le café-théâtre Point Virgule. Et le bar Résistance rue Ste Croix.


12/09
De : SL
Bonjour, bar Liquiderie au 7 rue de la Présentation 75011. Impossible de dormir même avec double vitrage. Je vous envoie quelques photos et des vidéos. Terrasses après 22h , nuisances et je ne parle plus des gens sans masque et distanciation physique.


12/09
DE : AC
Sujet : piétons en danger rue Grégoire de Tours (6ème)
Et il paraît que la piétonisation des rues est faite pour la distanciation et la protection des piétons! Rue Grégoire de Tours (6ème) : une photo du 12/9 à 15h29.


12/09
De : A
Sujet : Nuisances sonores et olfactives
Habitant au 19 boulevard de Belleville au 2e étage au dessus d'un restaurant ("La Cantine Orientale") et d'un bar à jus ("Jwajm Juice"), je suis victime depuis des mois avec mes voisins de nuisances sonores et olfactives provenant de ces deux établissements. 
- Nuisances sonores : des bruits de rangement qui perdurent au delà de la fermeture du restaurant et jusqu'à 2h du matin tous les jours du lundi au dimanche
- Nuisances olfactives : des émanations fortes de cuisine et de friture qui envahissent mon/nos appartements et les parties communes.
Je / nous avons tenté de remédier à l'amiable et de façon cordiale avec les gérants qui ne se soucient guère du bien être et de la tranquillité des habitants de l'immeuble. 
Par ailleurs le bar à jus "Jwajm Juice" exerce une activité de restauration qui n'est pas conforme au bail commercial du local qui est destiné à une activité de bureau. Pour y avoir également été, je doute fortement de la conformité hygiénique de ces deux établissements.
Je vous remercie par avance de l'aide apportée en m'indiquant quel est le recours le plus efficace pour défendre mon / notre droit à la tranquillité.


10/09
De : A
Sujet : Nuisance sonore rue des Abbesses
C'est insupportable, nous étions habitués l'été à avoir tous les clients des bars alentours et restaurants qui faisaient énormément de boucan sous les fenêtres mais maintenant depuis le confinement il y a un DJ qui fait un show assourdissant le week-end et une troupe de danseurs qui se donne en spectacle en semaine tous les soirs! 
Les enfants ne peuvent pas trouver le sommeil avant 21h30! 
Ça semble peu mais pour nous c'est infernal


07/09
De : MS
Sujet : irrespect des horaires terrasses
J'habite 21 rue des Petits Champs.
La pizzeria Le Tub située sous mes fenêtres 26 rue de Beaujolais, ne respecte pas les horaires de fermeture. Avec le Conseil syndical de l'immeuble, nous essayons d'obtenir satisfaction. Sans succès. 


06/09
De : C
Sujet : Terrasse sur la voie publique
Bonjour ! J’habite en face du bar team brothers. Situé au 7 bis rue des trois bornes Paris 11 en face de la rue rue Jean Pierre Timbaud. 
Avec le COVID et l’autorisation de l’extension des terrasses jusqu’à 22:00 normalement. 
Malheureusement le bar Team brothers continue d’investir la place avec tout ce que sa comprends de pénibilité sonores, braillements continus..... 
Jusqu’à plus de 1:00 du matin. Cela devient extrêmement compliqué à vivre et à supporter. Que faire ? 


06/09
De : TP
Sujet : Nuisance bar de nuit le café chic 126 rue du faubourg saint honoré 75008 Paris
Bonjour nous sommes dérangés toutes les nuits par ce bar jusqu a 5/6 h du matin entre les bagarres les rodéos les gens saouls qui hurlent c est un véritable enfer 
Particulièrement en fin de semaine 
Que pouvons nous faire et c est évidemment pire avec les terrasses COVID 


04/09
De : CD
Photo prise à 13h aujourd'hui dans le 11ème. En plus des clients sur la terrasse éphémère ceux qui attendent debout une place ou leur sandwich bloquent le passage des piétons.


01/09
De : RF
Sujet : Tapage quotidien diurne et nocturne d'une pizzeria
Bonjour, voici la copie du courrier que j'ai envoyé à M. Connan, chargé de l’espace public,la propreté, l’environnement à la mairie du 3e arrondissement.
...
Bonjour,
Je suis Mme F..., résidente du ... rue Debelleyme, 75003 et je viens vers vous aujourd'hui concernant des nuisances à répétition provenant du restaurant "Big Love", pizzeria située au 30 rue Debelleyme 75003.
J'avais déjà porté plainte auprès de la préfecture en 2018 (dossier BAPPS-PLHDB N°52586) pour des nuisances sonores. Une enquête avait été menée et, après plusieurs mises en demeure, le restaurant avait dû se conformer à la réglementation suivant les dispositions de l'article  R571-25.
Cependant, et malgré cette première procédure, les nuisances sonores continuent et s'amplifient. Le restaurant n'utilise plus de haut-parleurs mais ce sont les employés qui occupent l'espace public très bruyamment de 8h du matin jusqu'à minuit, 1h, 2h voire 3h du matin souvent sans interruption. En dehors des horaires de service, ils s'asseyent sur les marches de l'école, devant ou en face du restaurant, sur les scooters garés sur le parc 2 roues, ou sur une de leur table de terrasse installée dès 10h les jours non scolaires et dès 16h les jours d'école.
4 à 15 personnes (employés et relations), ainsi installées, parlent fort, crient, rigolent fort, se disputent, s'interpellent à distance, écoutent de la musique sur leur mobile jusque tard dans la soirée et dans la nuit. Hier, ils étaient encore 12 à 1 heure du matin. Ces nuisances s'entendent même fenêtres fermées et ce 7 jours sur 7 et 365 jours sur 365.
J'ai bien sûr tenté depuis plusieurs années d'établir un dialogue avec ces personnes, mais ils rejettent toute discussion et continuent quotidiennement leur tapage diurne et nocturne. Aujourd'hui, je me bats contre une maladie dont le traitement me fatigue énormément et je n'arrive jamais à trouver le repos chez moi. Les jours de chaleur, je ne peux même pas ouvrir mes fenêtres. Ce quotidien est devenu impossible, d'autant plus pour une personne dans ma situation.
Je vous demande donc par la présente de faire le nécessaire afin que l'ensemble des employés et relations du restaurant "Big Love" ne s'approprient plus l'espace public en dehors des heures d'ouverture des terrasses solidaires (dont l'ampleur a souvent dépassé l'espace qui leur est attribué à savoir devant la porte de l'école et au-delà) et de leur imposer un jour de fermeture hebdomadaire.
Je n'ai aujourd'hui aucun répit, aucun jour de repos face à ce tapage.


29/08
De : MD
Sujet : Nuisances sonores : extension des terrasses rue des abbesses
Je me permets de vous écrire car je n’ai trouvé aucune pétition/action collective contre le dispositif (abusif) de l’extension des terrasses dans Paris 18ème ; si ce n’est un article dans le web parisien. 
Je vous apporte mon témoignage dans l’espoir que nous puissions, ensemble, concentrer nos efforts pour pouvoir vivre tout simplement. 
J’habite rue des abbesses, rue réputée pour ses charmants bars et restaurants. Je ne trouve plus aucun charme à cette rue où les bars et restaurants ont pris le pouvoir. 
Depuis l’autorisation donnée aux restaurants/bars, la rue est très bruyante et on y circule difficilement (vu le contexte sanitaire j’ai du mal à comprendre) car les bars/restaurants se sont attribués les trottoirs et les ex places de stationnement voire carrément les places de livraison (coup d'état?)  
De plus, les bars ne respectent pas les horaires indiqués. Un petit bar à 2 numéros de mon immeuble a une terrasse qui contient en principe que 4/5 tables maximum. Depuis le de confinement, ils ont étendu leur terrasse jusque sous mes fenêtres (donc +2 numéros). Ils ne respectent pas la limite d’heure de 22h et le bruit perdure jusqu’à 2h, date de fermeture du bar. 
Les nuisances produites par ce bar qui s’est attribué sans aucune gêne l’espace public m’empêchent de me détendre et de dormir. Je pense que les nuisances produites par les bars à côté (le sancerre et autres) sont également en cause. 
J’ai contacté la mairie, sans succès, la police qui m’a renvoyé vers la mairie, sans succès. 
Je ne sais plus quoi faire à part déménager car j’ai la triste impression que la qualité de vie des riverains n’est pas au cœur des préoccupations de nos pauvres pouvoirs publics. 
Savez-vous s’il existe des actions mises en place ? Si oui, je me tiens à votre disposition pour apporter ma contribution car vu les nombreux témoignages je trouve cette situation intolérable et souhaite participer à quelconque action entreprise. 
Je reste à votre disposition et vous remercie pour votre réseau qui rassure et donne beaucoup d’espoir. Merci pour ce que vous faites. 


29/08
De : CF 
Sujet : Mêmes problèmes dans le 18e !!!
L'alcool et ses ravages...
Vacarme nuisances quotidiennes et parfois jusqu'à 3 heures du matin.
Après six courriers : mairie, commissariat central et appels au 17, pas d'intervention des uns et des autres.
Nous les citoyens qui payons des taxes pour nos communes devrions demander une compensation financière pour cette injustice.


28/08
De : SD
Sujet : Nuisance bar Hypnose rue de Trévise 75009
Je souhaite vous signaler les fortes nuisances sonores occasionnées par un bar en face de chez moi, L’Hypnose, 25 Rue de Trévise, 75009 Paris. J'habite au 2è étage en face et les nuisances sont extrêmement importantes. Ce bar n'a pas de terrasse, mais les clients sortent tous les soirs (du mardi au samedi, jusqu'à 2h du matin) pour fumer, discuter, et parfois consommer. Ils sont environ une trentaine dehors (parfois plus), sur la voie publique et, avec l'alcoolisation, ce sont des cris, des rires, des disputes de couples, des hurlements sans fin, voir des personnes malades.... Impossible de dormir pour moi et mes enfants 80% de la semaine. J'ai appelé le gérant, il dit mettre en place un système de vigile, mais cela empêche seulement les clients d'emmener des consommations dehors, il n'y a aucun respect du voisinage ni de la voie publique qui devient totalement privatisée pour ce bar . J'ai contacté le service  Bureau d’Actions contre les Nuisances Professionnelle qui m'a répondu, est allé voir le gérant, mais sans effet et me conseille d'appeler la police, seule compétente pour gérer les nuisance "à l'extérieur" de l'établissement. Je vais sûrement le faire, mais je voulais savoir si vous auriez des conseils car, en tant que particulier, je redoute quelque peu de déranger les services de police et de me retrouver face à des procédures. Pourtant, c'est insupportable, mon travail s'en ressent, mes enfants scolarisés ont également du mal à se concentrer et je me sens dans une impasse. Y aurait-il une association de quartier compétente qui pourrait rassembler des plaintes collectives ? Une autre voie pour obliger le propriétaire à garder ses clients à l'intérieur (puisqu'il ne dispose pas de terrasse officielle) ?
Je m'en remets à vos conseils, et vous remercie par avance pour votre réponse


28/08
De : OP
Sujet : Nuisances sonores d'une terrasse "éphémère" après 22h
J'habite en face d'un bar à vins, dans une petite rue autrefois calme, dans un quartier résidentiel du 6ème non loin de Montparnasse. Depuis le déconfinement, le bar en question (la "Quincave", 17 rue Bréa) a installé une terrasse dite "éphémère", qui ne désemplit pas, et qui ferme bien après 22h, et ce 5 soirs sur 7. Malgré l'absence de musique amplifiée, le bruit causé par les clients du bar est très notable, y compris fenêtres fermées, et ce jusqu'à 22:30, 23:00 et au-delà. La rue est étroite, et le bruit résonne d'autant plus. Le propriétaire du bar, malgré nos demandes répétées, ne fait rien pour y remédier (il faut dire qu'il a probablement doublé sa clientèle grâce à cette terrasse) - alors même que les autres terrasses (notamment un pub situé à 30 mètres) ferment, elles, à 22h précises. La police n'intervient absolument pas. Nous en avons parlé à la mairie du 6ème arrondissement, mais cela n'a débouché sur aucune action, et ils nous renvoient vers la mairie de Paris. Heureusement, nous pouvons dormir, mais ce bruit permanent quasiment tous les soirs est difficilement supportable, et nous sommes fatigués. Nous avons l'impression que les autorités se fichent de cette situation, et que nous n'avons aucun recours. Les témoignages de votre site font froid dans le dos. Que pouvons-nous faire ?


28/08
De : OA
Sujet : extention des terrasses espace public Paris 15
Nous venons d'apprendre que la Mairie de Paris vient d'autoriser les terrasses à rester sur l'espace public jusqu'au mois de juin 2021.
C'est une catastrophe ce n'est pas possible de ne pas tenir compte des riverains et des nuisances sonores et visuelles qu'ils subissent !!
Quelle action importante pensez-vous faire auprès de Mme Hidalgo pour qu'elle annule cette décision?


27/08
De : CT
Bonjour, je viens d'apprendre avec stupéfaction la prolongation des corona-terrasses jusqu'au 21 juin 2020. Or, dans ma rue (Boinod (75018) la charte n'est absolument pas respectée et la police n'intervient pas du tout malgré les nuisances. Envisagez-vous une action ?


24/08
DE : CD
Sujet : situation identique au 47 rue de Dunkerque à La Brasserie Bellanger.
Cet établissement a déjà été verbalisé pour un non respect d'autorisation de terrasse en 2019. Le triplement de la surface de la terrasse après le 02 juin génère un bruit dément avec 100 clients sous nos fenêtres!!! Après deux mois de confinement nous sommes de nouveau confinés sans possibilité d'ouvrir nos fenêtres. La charte de la Mairie n'est absolument pas respectée notamment en terme d'horaires, pas une seule fermeture à 22h!!! J'ai fait plusieurs signalements à la police, sur l'application dans ma rue, à la mairie etc... aucun contrôle ni sanction. NON A LA PERENNISATION DES TERRASSES EPHEMERES!!!!
Comment peut-on faire pour faire respecter notre doit à la tranquilité?


24/08
De : FC
Sujet : Nuisances sonores nocturnes
Ce mot pour vous signaler de fortes nuisances sonores nocturnes émanant du restaurant Le Saut du crapaud 16 rue des Plantes, 75014.
Depuis la permission donnée aux restaurants d'ouvrir leur terrasse élargie jusqu'à 22 h,je vous signale que ce restaurant n'applique pas cette règle.
Tous les soirs ils ferment leur terrasse vers minuit/une heure du matin, avec force bruits, rangements bruyantsndes chaises et tables. Le personnel reste jusqu'à 2/3h.
Lorsque le restaurant est fermé au public, comme c'était le cas hier soir dimanche 23/08/20, le personnel reste et fait une fête avec musique, cris, alcool, etc. jusqu'à 3 h du matin !!!
En face se trouve une Résidence seniors avec des personnes ayant souvent des pathologies dues à leur grand âge ! 
Nous sommes excédés !!!
Que pouvez-vous faire ?


23/08
De : AD
Sujet : Nuisances terrasse Covid rue Fbg Saint Denis
Nous habitons au 1er étage au dessus du restaurant Vishnu café, rue du Fbg Saint Denis, qui a installé une terrasse suite aux dérogations de la mairie de Paris. Le bruit est insupportable. Que pouvons-nous faire ?


22/08
De : TD
Sujet : nuisance rue Albert Thomas
Le bar de la rue Albert Thomas s'installe sur la voie publique et jusqu'à 3h du matin il y a du bruit causé par les clients ,cris et hurlements. Des tables de 4 avec 10 clients en moyenne et aucun masques ou gel. Cela dure depuis plusieurs mois et a empiré depuis que la mairie autorise les bars a s'installer sur la voie publique. Il s'agit du Gourbi Palace


20/08
DE : DD
Objet: demande d’intervention pour nuisances sonores 
J’habite un logement situé 15, rue Michel Lecomte 75003 Paris.
Je me permets de vous saisir d’un problème grave ( Bar l’enchanteur) situé en dessous de chez moi. L’ensemble de l’immeuble se préoccupe, non seulement du bruit, mais aussi de la sécurité du lieu qui nous paraît incertaine. Je vous demande d’intervenir rapidement car ce bar occupe une cave sans issue de secours avec fumoir et pratique le karaoke dans un endroit non conforme et strictement interdit en plus avec le covid rien n’est respecté en matière de gestes barrières, cela ressemble à une boîte de nuit, supposées être interdites. De plus, il y a déjà eu des débordements avec risques d’incendies. Cela fait des années que cela dure et personne n’y fait rien. J’espère que vous pourrez nous aider, pour la sécurité et le bien-être de tous, citoyens et mairie y compris.


18/08
DE : SM
Sujet : Ras-le-bol des terrasses "dite" éphèmères
Habitant des Abbesses (Paris 18 eme), j'en ai marre de voir le quartier ce transformer en centre commercial, alors imaginez ce que je pense de ces terrasses soit-disant éphémères!!. Je ne veux pas vivre chez "Terrasse Expo"!!!. Je souhaite donc suivre au plus prés le sujet. Faut-il adhérer à votre association? Si oui comment?
Et si ces terrasses deviennent pérennes, elles vont forcément déprécier mon bien: Que les cafetiers reversent aux propriétaires (ou syndic de copropriété) des immeubles concernés une partie de leur chiffre d'affaire!!! (mais ce serait leur donner un blanc-seing) 


14/08
De : NL
Sujet : Terrasse et clientèle hyper bruyante sans aucune mesure sanitaire
Rue Guersant à paris 17ème, l’établissement le Bistrot Gourmand propose des Happy hour de bière à partir de 17h du lundi au vendredi. Sa cliente devient de plus en plus alcoolisée avec les heures. Tout le monde hurle alors même que  le bar censé Fermer à 22h reste ouvert au moins jusqu’a 23h/minuit.
Aucun masque de la part du patron et ses employés.
Le trottoir est degueulasse et ça termine souvent en bagarre.
On a beau appeler la police rien n’y fait.
Nos enfants ne dorment plus et nous sommes dans un quartier hyper résidentiel.


14/08
De : MN
Sujet : quartier quai de seine
Au niveau des quais de seine dans le 13 e, rue françoise dolto et elsa morante: quasi toutes les nuits nous vivons un enfer( personnes qui sortent du bar à chicha et finissent leur soirée en hurlant et stagnant sous nos fenetres ( le"1001 nuits" ferme à 2 h...) Et les rodeos de voitures........
C est de pire en pire.....


14/08
De : C
Sujet : Nuisances sonores à cause de restaurants
J'habite dans le 17e rue sauffroy au 5 et impossible de fermer l'oeil avant 4h du matin à cause des restaurants ouverts jusqu'à tard et des individus devant !
Une nuit sur deux cela dégénère en bagarres et impossible de dormir la fenêtre ouverte pendant la canicule du fait de ces individus !
Au secours !


12/08
De : PG
Nous subissons une vaste terrasse d'un bar/restaurant au 174 Boulevard Voltaire, qui fait un bruit invraisemblable tous les soirs jusqu'à environ 2h15 du mat, ensuite nous avons droit au bruit des chaises raclées sur le sol qui sont rentrées à l'intérieur, les derniers fêtards bien alcoolisées continuent à brailler et à souvent poursuivre par petits groupes leurs éclats de voix à coté de cet établissement. Il est rare d'avoir du calme pour dormir avant 2h30 du mat.


31/07 (15ème arr.)
De : CA
Sujet : Nuisances  sonores, 15eme
C'est par  le  Manifeste  adressé  à  la  Mairie  par  Vivre le Marais !  que  je  fais  votre  connaissance. Cela  fait longtemps  que  je  recherche une  structure  semblable à la  vôtre  et  je  me  réjouis  donc beaucoup de  vous lire. 
Les habitants  du 15eme   (Vaugirard/ Convention), arrondissement pourtant réputé  peu  festif et peu  branché, rencontrons  également  le  type de  nuisances  que  vous  décrivez. Celles-ci  ont  augmenté, à  la  suite  des mesures  imposées  par  la Mairie. Mais  c'est  un cauchemar déjà  ancien, et  de  plus  en  plus  difficile  à supporter. Et  il  est  évident  que  nous  ferions  mieux  de  nous  regrouper, plutôt  que  de  nous  épuiser  en   démarches  individuelles stériles. Je  voudrais  donc, tout  d'abord, vous  demander  s'il  était  possible  de vous  rejoindre. Je  constate  qu'aucun groupe  n'existe  pour  le 15eme, réputation – très  surfaite –  de paisibilité  oblige... Que  me  conseillez-vous  de  faire  ? 
Avec  tous  mes  remerciements  pour  votre  salutaire  action.


31/07 (2ème arr.)
De : BD
Situation identique dans la rue du Croissant 75002. Impossible de se reposer 
3 bars et 1 boîte de nuit ( le sacre) font de nos nuits 1 enfer
Je suis sous tranquillisants pouvoir dormir!!
De nombreux mails ont été envoyés sans AUCUNE réponse ni prise en compte de la qualité de vie .
Le bruit constitue pourtant une vraie «  pollution » reconnue par la santé publique !! C’est ça le résultat de l’alliance avec les écolos ???


31/07 (13ème arr.)
De : VM
Sujet : Nuisance sonore bar
je subis les nuisances d'un bar depuis des années au dessous de chez moi
hurlement à l extérieur du bar, les gens alcoolisés crient dans la rue, urine...
Et en période de grande chaleur impossible de dormir les fenêtre ouvertes.
Les reponsables du bar ne font rien, que faire ...
Il s agit du Plug In Cafe , 60 rue Gérard 75013 Paris


30/07 (17ème arr.)
De: PL
Pour avoir emprunté cette rue mardi vers 19heures, je peux certifier que dans la partie ouest de cette rue, c'est "tout bistrot", particulièrement entre la rue de Saussure et la rue Dulong.   Sur 70 mètres rive nord, la totalité du trottoir et largement sur la chaussée, il n'y a QUE de la terrasse, élégamment protégée par des palettes.    Je ne sais si ça ferme à 22 heures, comme les bistrotiers s'y sont engagés (mais tous n'affichent pas le document cosigné par leurs représentants).   D'après des informations  "tout Paris", le bruit peut sévir bien au-delà de cette heure. Paris aime la fête... Pas sûr que ce soit l'avis des gens qui habitent la rue.    Va-t-on vers la pérennisation de ces installations après le 30 septembre, date annoncée primitivement pour le "retour à  l'ordre" ?


28/07
De : EG
Sujet : Nuisances Bar Restaurant
Suite à l’installation d’un bar/restaurant (mais qui n’a le droit de faire que de la restauration froide) le local n’étant pas équipé de conduite d’évacuation des fumées, juste en dessous de mon appartement situé au 1er étagé la nuit est devenu un enfer. De plus l’installation d’immense terrasse qui quadruple sa surface autorisée n’arrange pas les choses mais d’après ce que je viens de lire sur votre site, nous sommes loin d’être les seuls et il n’y a pas l’air de pouvoir faire grand chose par rapport au respect de cette fameuse charte. 
Et malgré la charte qui interdit la musique, il y a une grosse enceinte à la porte de l’établissement... et les horaires sont plutôt jusqu’à 1 ou 2h du matin.
Quand à l’accès du trottoir et à la porte d’entrée de l’immeuble c’est encore autre chose !!!
De plus même par l’intérieur le bruit monte, l’immeuble étant très ancien et non isolé je cherche donc quels sont mes recours pour le “forcer” à faire les travaux nécessaires et à lui faire installer un limiteur ...
Merci de votre retour. Cordialement 


27/07 (17ème arr.)
De : MB
Sujet : Occupation places stationnement payantes par terrasses café et resto Paris 17
Habitants de la Rue des dames, nous sommes excédés par l occupation abusive des places de stationnement payantes et deux roues par des terrasses de café et restaurant qui ne respectent rien, ni personne et qui n ont qu une loi : la leur, et qu un seul leitmotiv : L Argent Au dépend de notre sécurité sanitaire et de celle de leurs clients. Au café restaurant Le Fagot situé passage Geoffroy Didelot, j ai pu constaté à maintes reprises le non respect des distanciation sociales, des tablées d une dizaine de personnes, de clients qui s embrassent sans masques, de serveurs sans masques, et des tables toujours plus proches et toujours plus nombreuses... Sans oublier les nuisances sonores, jusqu à très tard dans la nuit... Et que fait le maire du 17eme ? Rien
La police ? Rien. Le préfet ? Rien. Tout ça pour relancer l économie. J eu déjà entendu ça cf Trump aux États Unis et regardez où ils en sont aujourd hui. Dans le 17eme c est l omerta au profit de l argent... Le relâchement sur les terrasses rue des dames, rue Cherroy, boulevard des batignoles et rue de Villiers est édifiant et effrayant... De véritables bombes à Covid... De plus, les resto rue des dames et rue Cherroy  continuent leur service même après 22h, ce qui provoque tapage nocturne, ivresse sur la voie publique, bagarres, déchets laissés jusqu au petit matin sur les terrasses et aux alentours... Un paradis pour les parisiens au petit matin et une belle carte postale pour le peu de touristes que nous avons... Nous sommes désespérés de subir ces situations... Pouvez vous nous aider ?


25/07 (18ème arr.)
De : PB
Sujet : Bruits sonores des cafés vers le 55 rue ramey 75018 paris jusqu'à plus de 2 heures du matin toutes les nuits
Comment faire pour faire cesser le bruit des consommateurs de boissons alcoolisées vers le 55 de la rue Ramey- 75018 paris , qui nous empêchent de dormir toutes les nuits jusqu'à plus de 2 heures du matin, les consommateurs sont sur les trottoirs et hurlent, parlent très fort , nous sommes dans les cours intérieures et nous sommes embêtées par tous ces bruits sonores de ces cafés , c'est une honte, de plus la police ne passe jamais, et ces bruits nous empêchent de dormir, et lorsque les cafés ferment vers 2 heures du matin, les consommateurs alcoolisés continuent souvent de perturber la tranquillité des riverains jusqu'à plus de 6 heures de matin parfois.  
Merci pour votre aide éventuelle , et nous tenir au courant svp.


23/07 (2ème arr.)
De : CC
Sujet : nuisances des terrasses ephémères
La rue Montorgueil et les rues adjacentes sont devenues un enfer !
les restaurateurs ne respectent pas les horaires, ni les autres points de la charte qu'ils sont sensés avoir signé (pas de nuisance du voisinage, respect des distanciations..) , c'est inadmissible !
A en croire la pâge de Paris.fr concernant ces terrasses, les restaurateurs seraient les seuls a avoir subit une baisse de chiffre d'affaire (seulement 35% en moyenne) et de favoriser cette seule activité serait bien pour la diversite du reaseau social et économique. C'est se moquer des gens et des habitants de ces quartiers envahis de terrasses, ou on ne peut plus marcher sur le trottoir, ou on ne peut plus avoir le calme. Par ailleurs ces terrasses drainent tout une foule de délinquants venus d'ailleurs. Que faire pour que cela cesse, puisque les agents de la mairie de Paris ne font pas respecter la charte meme s'ils sont devant une extension de terrasse a 23h !! que faire??


23/07 (6ème arr.)
De : EW
Sujet : Piétonnisation îlot Canettes et nuisances sonores
Suite à la piétonnisation des rues Guisarde et Princesse dans le 6ème arrondissement de Paris, plusieurs restaurateurs ont installé des tables sur la chaussée et obstruent la circulation en ajoutant, en plus, des cônes et des barrières. Les véhicules desservant ces rues ne peuvent plus passer, contrairement aux disposition de l'article R110-2 du code de la route. Les services de secours à la personne seront considérablement ralentis si, par malheur, ils devaient intervenir à l'heure des repas. La responsabilité de la mairie de l'arrondissement ou de la ville, au courant de tels agissements, serait-elle engagée si le pire venait à se produire?
D'autre part, la clientèle des bars s'attarde désormais sur la chaussée puisque plus aucun véhicule n'y circule. Elle ne fait preuve que de peu d'égards pour la tranquillité des riverains qui vivent derrière les façades d'un quartier qu'elle semble considérer comme un décor de Disneyland.
Ces rues ont toujours été bruyantes, notamment certains soirs de fête et les habitants supportaient ces désagréments occasionnels; mais la piétonnisation a étendu ces nuisances à tous les soirs de beau temps.
De quels recours disposons-nous avant que ce désordre ne devienne pérenne?


23/07
De : SF
Sujet : signalement d'une nuisance bruit
J'ai fait un signalement à la Marie de Paris concernant une terrasse éphémère qui ne respecte pas la tranche horaire et dont la nuisance  sonore au delà de 22h est extrêmement élevé.
De leur aveux, ils ont un nombre considérable de plaintes mais n'ont pas les moyens de verbaliser car trop peu nombreux....
J'ai rédigé une pétition en ligne, si le texte vous convient, pourriez vous la proposer sur votre site? http://chng.it/FjNKgndKhM


23/07 (18ème arr.)
De : SC
Sujet : bruit
J'habite Paris 18 et le bruit depuis que la mairie a autorisé les terrasses des bars est un cauchemar. Je ne sais pas quoi faire. J'ai peur que la mairie prolonge l'autorisation. J'ai envoyé un message sur Facebook mais je suppose que je n'aurais aucune réponse.


22/07 (2ème arr.)
De : SP
Sujet : nuisances sonores Place des Petits Pères
Nous sommes résidents depuis de nombreuses années sur cette délicieuse Place des Petits Pères(2éme).Ce que nous aimons et apprécions, c'est son calme et le silence des soirées.Pourtant un café installé depuis toujours à l'angle de la Place et de la rue du Vide-Gousset nous procure des soucis de nuisances sonores depuis le déconfinement et l'autorisation d'extension des terrasses.Ça veut dire 3 fois la capacité d'accueil d'origine et tout en extérieur la "musique "trop forte et des créneaux horaires hors réglementation.Doit-on subir la loi du plus fort ou y-a-t-il un moyen de faire respecter notre tranquillité d'avant?merci.


19/07 (1er arr.)
De : XY
Sujet : Nuisances terrasses éphémères
Je lance ici un appel à l'aide. Depuis l'ouverture des terrasses éphémères supposées fermer à 22H, tous les bars et restaurants de ma rue les ouvrent jusqu'à la fin du service (minuit/1h pour les restau et 2h / 3h (!!!!) pour les bars).
Sachant qu'en plus un bar de nuit existe, qui fait rentrer sa clientèle à 2h pour la libérer à sa fermeture à 5h du matin en prenant soin... de leur service à tous un verre juste avant leur départ.
C'est scandaleux, ça se passe toute la semaine...
Les jeudis/vendredis/samedis ça se calme donc entre 2h30 et 3h pour reprendre de plus belles à 5h...
Ça fait presque 2 mois que je ne dors plus convenablement, je suis au bout du bout, j'ai besoin d'aide...
J'habite dans le premier arrondissement. J'ai téléphoné à la police sans succès, téléphoné à un des bars sans succès, déposé une main courante sans succès, j'ai envoyé un mail à "nuisance pro paris" et attends leur retour. J'en fais de même avec vous...
Honnêtement je ne sais plus quoi faire... Certains amis m'hébergent de temps en temps pour ne pas que je devienne fou et ruine ma vie déjà compliquée, mais ce n'est pas évident pour eux et très gênant pour moi...
Je comprends les difficultés pour les bars (bien que je comprenne les difficultés pour les autres commerces qui eux n'ont pas la chance d'étendre leurs activités, bien que généralement moins nuisibles...).
Mes journées sont longues et épuisantes, je ne peux plus ne pas dormir. Ce n'est pas pour autant que je gêne les autres illégalement pour me "refaire" de ces moments difficiles... C'est totalement dégueulasse, j'en peux plus...
Que puis-je faire ? ....


17/07 (11ème arr.)
De : BM
Sujet : Non respect du fermeture de terrasse après 22h 
Ma question concerne les mesures mises en place suite à la période de confinement levée le 11 mai. Résident de la rue de Lappe, les nuisances sonores étaient jusqu'à présent vivables, puisqu'étant côté cour, même si cette dernière donne sur une ruelle perpendiculaire à la rue principale.
Le bar donnant sur cette ruelle ouvert une terrasse éphémère avec demande auprès de la maire (charte et numéro d'autorisation affiché). Je constate malheureusement que depuis maintenant 2 à 3 semaines cette mini-terrasse éphémère continue d'être exploitée après 22h, avec diffusion de musique depuis l'intérieur du bar (porte ouverte) et consommateurs bruyants.
Je suis tout à fait conscient que le confinement des derniers mois a eu une forte impact que les bars qui cherchent à "compenser" rapidement le manque à gagner, et que la situation actuelle n'est que de transition, mais savez vous qui contacter afin d'engager un contrôle ou une discussion sur ces nuisances ? J'ai pu voir plusieurs contacts proposés sur votre site mais suis un peu perdu quand à la bonne procédure.


16/07 (15ème arr.)
De : C
Sujet : Non respect de la fermeture de la terrasse temporaire du bar à 22h
Le bar situé au 111 rue Saint Charles 75015 ne ferme pas sa terrasse à 22h comme c’est prévu pour les terrasses temporairement autorisées sur la route et le trottoir. Qu’est-ce que je peux faire ? 


 16/07 (17ème arr.)
De : MB
Sujet : Occupation places stationnement payantes par terrasses café et resto Paris 17
Habitants du 17eme à Paris, travailleurs, parents, commercants artisans, personnel médical, livreurs, nous sommes excédés par la disparition systématique des places de stationnement depuis le 31 mai 2020 suite à la décision d'Anne Hidalgo de laisser les restaurants et cafés occupés librement gratuitement et sans limite les places de stationnement dédiées normalement au stationnement des usagers...suite à nos réclamations, Il y a une omerta à la mairie du 17eme, au commissariat de police du 17eme, des restaurants et cafés,. Et nous, nous subissons et devons nous taire devant la vindicte de certains restaurateurs qui par exemple, ont pris possession de la Rue des dames paris 17eme...
Nous sommes excédés de parler à des restaurateurs qui ne pensent qu à leur chiffre d'affaire, et mettent en danger la vie de leurs clients sur leurs terrasses dites " provisoires" en fermant les yeux sur les distanciations sociales entre les clients, en laissant des tablées de 10- 15 personnes. Et ils affichent une charte dans les devantures de leurs restaurants qu ils ont signé  ou ils promettent des choses, mais qui ne sont ni respectés ni appliqués.. Ainsi " leurs  terrasses" dites provisoires de 8h à 22 h, c est du provisoire qui dure 24 h sur 24. Avec son lot de palettes installées devant des creches publiques, devant des entrées d immeuble, sur des places de livraison, devant des librairies, des bureaux de poste, des vois d, accès pour les pompiers, tout leur est permis et autorisé...
Svp Aidez nous ! Nous sommes excédés


14/07 (20ème arr.)
De : ZE
Sujet : Bruit aux bars rue sorbier 75020
Parisienne amoureuse de paris, je ne supporte plus les bruits incessants qui ne cessent d’augmenter avec les Années en effet mes fenêtres donnent sur la rue sobier déjà bruyante mais depuis la réouverture des terrasses le 2 juin cela a empirer pour nous les riverains ! Car fêtes sans limites fanfares en pleine semaine discothèque clandestines en pleine rue surtout un bar à marqué le coup depuis son ouverture  (la dérive 75020 paris ) Merci de s’intéresser aux familles et à leur santé mentale et psychologique car je suis à deux doigts de quitter cette ville que j’aime tant! 


14/07 (10ème arr.)
De : AS
Sujet : nuisance musique amplifiée d'un restaurant
Je réside au 25 BD de bonne nouvelle, Rue thorel s'est installée un restaurant qui depuis  l'autorisation post confinement d'avoir une terrasse en trottoir en profite pour diffuser de la  musique des midi jusqu'à 15H et de 19H à Minuit. Malgré mes nombreux appels  et qui conduisent à ce qu'ils baissent le son, je ne peux pas me résoudre à devoir les appeler chaque jour pour leur demander de bien vouloir respecter la tranquillité du voisinage qui plus est en télé travail. 
Sur le boulevard bons nombres établissements font n'importe quoi depuis cette crise, entre le théâtre du gymnase, le bar à chicha, le mamie Burger nous avons droit chaque jour et soir ou presque à un excès de volume sonore réellement indécent. 
J'espere que vous serez attentifs à cette situation qui sans etre specialiste me semble correspondre à des violations de règlementations en matière de diffusion de musique par des établissements qui devraient être au fait.
Il s'agit d'une réelle souffrance quotidienne .
Merci par avance pour votre aide.


12/07 (1er arr.)
De : NC
Sujet : Nuisances sonores Paris 1er
J'habite au 9 rue du Bouloi  face à deux établissements situés au 7 rue du Colonel Driant : le Iovine's et le Danard.
Depuis 5 ans , j'ai fait de nombreux signalements concernant le Iovine's qui a une clientèle qui génèrent énormément de bruit. Le personnel aussi parle hyper fort avant et après les services et font des départs en fanfare. Sympa vers 1h du matin !  Concernant les extensions de terrasses autorisées, ça serait bien que ces établissements jouent le jeux et ne les laissent pas jusqu'à la fermeture. Par rapport à d'autres, ils ont beaucoup de chance, le trottoir est grand et très large. Ces extensions augmentent les nuisances sonores qui étaient déjà pénibles et en plus j'ai ouï-dire que la Mairie souhaite pérenniser cela. C'est vraiment faire fi des riverains qui donnent sur rue et qui doivent se lever le matin pour aller bosser.
Est- ce que le but et de diminuer les nombre de résidents dans le centre de Paris ? D'où une Mairie pour 4 arrondissements (certes petits) ?
Quand on se déplace en tant que piétons dans le centre de Paris  envahi par les terrasses, nous sommes obligés de slalomer entre les tables, voire marcher sur la chaussée.
C'est l'anarchie totale, les terrasses sur les places de parking (avec installation de plancher !!!!), façon insidieuse de virer la voiture... C'est moche et pas très courageux.
Je vous remercie de bien vouloir rappeler les règles à ces établissements qui ont des droit mais aussi des devoirs.
Bien cordialement,


11/07 (6ème arr.)
De : IP
Sujet : Rue de Vaugirard - installation des terrasses
Je tiens à sognaler que la rue de Vaugirard le petit bout entre rue de Medecis (sénat) et rue monsieur le prince (allant vers La Sorbonne) est devenu insupportable depuis que les 4 restaurants y ont installé des terrasses sur la rue en supprimant la majorité des parkings. La rue était assez calme hormis les bruits des voitures à des heures de pointe, maintenant on ne plus dormir ni regarder la télé à volume normal ni ouvrir le balcon car il y a des bruits permanents des gens, des odeurs de la nourriture etc. Je comprends les soucis de chiffre d’affaire des restaurant mais c’est pas une raison pour pourrir la vie à tout le voisinage. Je ne sais pas aps si c’est temporaire ou permanent.


11/07 (17ème arr.)
De : DC
Sujet : Terrasse qui empêche le passage avenue Niel
La boulangerie Meunier au 29 avenue Niel qui n'etai jusqu'en mars 2020 qu'une simple boulangerie avec juste quelques tables dehors a profité du deconfinement pour rajouter une rangée de tables. Résultat, sur le trottoir de l'avenue Niel, pourtant assez larges, impossible de se croiser  il faut même se faufiler entre les tables pour passer. Est ce que la boulangerie a une autorisation administrative pour s'approprier l'espace public et engendrer de telles nuisances pour les passants. ?


09/07 (9ème arr.)
De : SF
Sujet : Nuisance sonore
Depuis la création de sa terrasse éphémère, Le Lao Bar situé au 7 rue de Douai, ne respecte pas la charte et exploite cette terrasse au delà de 22H avec pour conséquence le bruit régulier et de niveau très élevé des groupes de personnes attablées ou debout jusqu'à minuit ou 2 heures du matin.
Je comprends que la ville de Paris autorise ces terrasses alors que ces commerces ont subit la crise du COVID-19, cependant je ne comprends pas pourquoi la ville de Paris ne fait pas respecter la charte qu'elle a elle même édictée et qui est affichée sur la porte d'entrée de tous les bars.
J'ai fait un signalement auprès de nuisances-pro@paris.fr....


07/07 (18ème arr.)
De : AB
Sujet : Nuisances sonores restaurant Les Initiés Paris 18
Je vous contacte suite à des problèmes de nuisances sonores provenant du restaurant Les Initiés, situé au 84 rue Championnet 75018.
Depuis la réouverture après le confinement, les nuisances endurées sont extrêmes: extension de terrasses jusqu’à 2 heures du matin, musique très forte avec toutes les toutes les portes et fenêtres ouvertes, accueil de nouveaux clients sur l'extension de terrasses bien après 22h, etc.. 
Veuillez trouver ci-joint des exemples avec 2 photos prises après 22h, et vers 23h30 montrant que ce restaurant ne respectent absolument pas la tranquilité des riverains.
J'ai eu l'occasion de discuter avec quelques voisins de mon immeuble, qui sont également très dérangés par le restaurant Les Initiés. Je ne sais pas s'ils prendront le temps de faire un signalement, mais je suis loin d'être le seul dans cette situation.De mon côté cela fait plusieurs soirs de suite que je dois dormir sur mon canapé pour avoir un tout petit peu moins de bruit que dans ma chambre, que mon bébé n'arrive plus à s'endormir correctement, que j'utilise des boules quies, et que je me demande si je ne vais pas me faire prescrire des somnifères.
A savoir que ce restaurant Les Initiés a déjà fait objet de nombreuses plaintes et signalements dans un passé récent, et rien ne change.
Afin de pouvoir faire accélérer les choses, est-il possible de faire quelque chose de mon côté? Dépôt de plainte auprès du commissariat pour nuisances sonores? Contact d'autres organismes?Par avance merci et bonne soirée.


06/07 (7ème arr.)
De : CT
Sujet : bruit extension de terrasse
J'habite une résidence pour retraités Parisiens dont je suis l'agent social gardienne depuis 30 ans
Depuis l'extension des terrasses (en face nous avons un restaurant Les Truffes et une brasserie La Malabar) avec qui depuis son installation nous avons eu beaucoup de nuisances sonores musique clients alcoolisés etc....Le 3 juillet sans que nous en soyons informés le chef cuisinier du restaurant L'ami Jean  a trouvé l'idée de bloquer la rue Malar ceci tous les jeudis avec sa 
notoriété je pense que l'autorisation n'a pas du etre difficile à avoir . Je suis consciente que leur profession doit avoir du mal à reprendre mais nous riverains nous ne sommes pas responsable 
de se problème.En temps normal les terrasses doivent fermés à22h mais !!!!!! J'écris aux noms des résidents et de beaucoup d'autres personnes qui je pensent baisse les bras Paris est devenu bruit et sale c'est bien triste 


02/07 (14ème arr.)
De : SC
Sujet : Le « tout le monde en parle » Montparnasse
Je voulais vous signaler et vous contacter pour savoir si vous aviez déjà reçu des signalements sur le bar/boîte/restaurant Le tout le monde en parle qui se trouve au dessus du centre commercial Montparnasse ?
Réouvert depuis deux semaines, c’est musique à fond sur la terrasse jusqu’à 2h du matin (voir jusqu’à l’aube). Je ne suis pas directement à côté mais dans une rue adjacente, au 7 étage, et depuis la reouverture, c’est boulquies obligatoire 4 jours par semaine 🙁 
Comment peuvent ils avoir obtenu une autorisation en extérieure en plein centre de Paris sur des horaires nocturnes qui sont ceux d’une boîte de nuit ?
Si vous avez des suggestions pour que je puisse agir ? Police ? Mairie ? 
Je vous remercie par avance, l’été risque d’être un calvaire.


De : CG (9ème arr.)
Sujet : Terrasse abusive
Bonjour je voudrais savoir où se renseigner pour tu c'est commerce qui s'accapare toutes les places de stationnement de rue abusivement dans ma rue il n'y a plus aucune place de stationnement juste une pour handicapé il y a même des places occupé par des établissements de nourriture à emporter comment faire quand nous sommes résidents de la rue merci de me répondre nous ne savons plus quoi faire nous sommes rue Godot de Mauroy Paris 9e


De : AO (13ème arr.)
Sujet : Nuisances sonores
J'habite dans le 13ème arrt secteur Bibliothèque Mitterrand.
Vivre là bas devient de plus en plus difficile. Cela va faire 9 ans que j'y vis. Les Etés ont souvent été bruyants. Mais cette année est très particulière ; depuis le déconfinement, je suis réveillée toutes les nuits  : fêtes sauvages dans des voitures en stationnement ; cris , hurlements, chansons, poste de musique sur les marches de la bibliothèque. Cette nuit c'était une quinzaine de pétard ! J'ai cru que mon cœur allait sortir  de mon corps tellement j'ai eu peur. J'ai quelques vidéos de mes réveils nocturnes. J'ai appelé une fois un commissariat ; mais personne n'est venu. Je me sens désemparée et démunie face à cette situation de plus en plus envahissante. Depuis le déconfinement c'est ça toutes les nuits, ya pas de pause. Ce n'est plus que le Week-end. J'ai écrit à la Maire de Paris, à la Maire du 13ème, à la préfecture de Paris  :aucune réponse. Je paye plus de 15 000 euros d'impôts, une taxe d'habitation, un loyer !!! Et je n'ai aucun soutien , je suis fatiguée, je dois me lever tôt pour aller travailler ! mes nuits dépendent des saccageurs, des gens irrespectueux ! ce quartier est laissé à l'abandon des fêtards, des dealers et des alcooliques qui ne savent pas s'arrêter. Personne ne les arrête.  Merci de m'avoir lu, enfin j'espère que vous aurez pris le temps de me lire. Bien cordialement


30/06 (11ème arr.)
De : SY
Sujet : Terrasse trop bruyante la nuit 
Je vis au 26 Rue des Taillandiers 75011 et le café en face de chez moi fait trop de bruit. Quand ce n’est pas la musique ce sont les clients qui ne font pas attention même à plus de minuit.


27/06 (11ème arr.)
De : FM
Sujet : Nuisances sonores bar
Depuis 2008, nous nous bataillons sans succès contre les nuisances sonores d'un bar dont l'objet est de proposer de la musique portes closes,  rue des Taillandiers au rez-de chaussée de l'immeuble voisin du mien. Le trottoir étant étroit, aucune autorisation de terrasse n'est possible. Néanmoins, les clients sortent et stationnent pour fumer, boire et alcool aidant parlent fort, rient etc...
Nous avons un contact, le gérant est réactif (il a embauché un videur) mais il faut sans cesse lui rappeler notre existence ce qui devient usant.
Le confinement a été un bonheur pour nous.


25/06 (15ème arr.)
De : MD
Sujet : terasse rue Nélaton 15eme
Je découvre avec mécontentement qu'un bar d'angle installe en ce moment meme une terrasse sur l'emplacement dédié aux livraisons.
cette rue est d'ordinaire très calme et je crains que cette extension subite provoque des nuisances sonores pour les riverains qui n'ont pas été consultés.
existe t-il un recours pour faire annuler ces installations? est ce que ces installation favorisées par la mairie de Paris suite au covid perdureront elles ?


23/06 (11ème arr.)
De : C
Sujet : Terrasse provisoire bar 11e
Le bar l'Assassin situé au 99 rue Jean-Pierre Timbaud dans le 11e a installé une terrasse provisoire en face de sa terrasse habituelle. Aucune autorisation n'est affichée. De plus cette terrasse reste ouverte bien après 22h, heure limite de fermeture.
Ce bar avait ré-ouvert le samedi 30 mai, avant la date officielle du 2 juin.
Quel moyen avons-nous à notre disposition pour déclarer les nuisances constantes de ce bar qui ne respectent aucune réglementation ?
Merci pour aide.


23/06
De : YP
Sujet : Agrandissement terrasse sur la chaussées
Je vous écris car j’ai un profond ras-le-bol de ces terrasses « temporaires » qui ont installé des aménagements fixes sur les places de parkings mais également de livraison. J’en ai assez, je suis à bout ! 
La dernière fois en rentrant chez moi après être allée chez le pédiatre pour mes jumelles de 2 mois, impossible de me garer, il n’y avait plus de place ! Les bars et les restaurants séquestrent les places de parkings allant parfois jusqu’à 3 places pour un restaurant. Dans ma mésaventure, j’ai failli faire tomber une de mes filles. Déjà que je galère pour le manque de place sur les trottoirs avec une poussette double mais là je n’en peux plus !


23/06 (11ème arr.)
De : AE
Sujet : nuisances sonores rue saint maur
depuis l'extension des terrasses, je vis un enfer en termes de tapage nocturne, comme cela est très bien décrit dans toutes vos publications. je suis prête à entamer des démarches (la mairie de paris comme vous le savez bien ne répond pas, le commissariat ne répond pas, les propriétaires de cafés et restaurants sont dans une demarche agressive de défi etc...) , mais je ne vois pas d'association de riverains dans mon quartier. en auriez vous une à me conseiller ?


21/06 (15ème arr.)
De : HX
Sujet : Nuisance Bar Quai de Seine
Depuis 1 semaine un nouveau bar extérieur s’est installé en bas du rer c Javel, sur les quais de Seine. Concerts tous les soirs ! Je précise du coup que ce bar ce trouve dans le 15eme et que je vie de l’autre côté de la Seine, dans une petite rue adjacente du 16eme et je les entends comme ci c’etait En bas de chez moi. Que faire ? La police ne semble pas agir.


21/06 (10ème arr.)
De : FK
Sujet : Nuisances liées aux extensions de terrasses
Je suis habitant de Paris 10, et directement concerné et sensible aux enjeux liés à ce que vous appeler les établissements « voyoux » coutumiers des terrasses illégales.
L’extension des terrasses a permis à notre bar du coin de la rue d’étendre sa terrasse sur la totalité de notre rue en largeur comme en longueur, privatisant de fait l’espace public.
Qui plus est, et bien entendu, la terrasse n’est jamais démontée à 222h (et d’ailleurs, jamais avant minuit).
Signalements à la police, sur « Dans ma rue », au bar en direct... aucun effet.
J’ai aussi hier et aujourd’hui renvoyé des formulaires de signalement ainsi qu’écrit aux élus de la ville et de mon arrondissement.
Savez vous, d’expérience, quelles autres démarches peuvent aboutir? Porter plainte peut-il être utile?
Enfin, si vous avez besoin de soutien, d’une inscription / adhésion, n’hésitez pas à me recontacter!


19/06 (2ème arr.)
De : JLM
Sujet : Nuissance terrasse - le Tub - l Entracte
Bonjour, je suis membre du conseil de copropriété au 21 rue des petits champs. L immeuble est traversant et de l autre côté au 26 rue du beaujolais nous avons le tub et l
Entracte, avec les droits de terrasses, c’est un enfer. Nous étions déjà en procédure avce notre avocat maître Jobelot, mais la c’est la catastrophe avec des nuisances qui se prolonge jusqu’à 1.00 du matin sans problèmes. Nous sommes un peu inquièts de la tournure que le dossier prend et nous sommes sans aide véritable. Je cherche des solutions. La mairie de nous aide pas et la préfecture de police semble ne pas avoir envie d agir et dis que c’est le rôle de la
Police municipale qui n existe pas . Pouvez vous nous conseiller? Merci.


16/06
De : CG
Sujet : Renseignements en vue d'une action collective contre le bruit à Paris
J'habite une rue dont le bruit a explosé ces dernières semaines, principalement en raison de l'extension des terrasses.
J'ai pris contact avec l'adjoint de la mairie chargé de ces questions : il ne bouge pas. Je commence à prendre des contacts avec des riverains d'immeubles voisins concernés par le même problème. 
Votre site comporte de nombreuses ressources, et je vous en remercie. J'aurais aimé échangé avec des personnes du Réseau pour collecter des conseils sur la manière d'ériger notre cause commune, le droit à la tranquillité des riverains notamment à partir de 22h, en action collective imminente. 


14/06 (17ème arr.)
De : G
Sujet : apres covid et le bruit
Je suis habitante du 17e arrondissement limitrophe 18, depuis 3 ans une association a pu avoir l'exploitation et la rénovation de l'ancienne gare de Saint Ouen au 128 avenue St ouen 75018. Ce qui n'a pas été dit quand le projet a été annoncé c'est qu'il s'agit d'une société de spectacle le Hasard ludique, avec des ouverture tardive sur une bonne partie de la semaine allant parfois jusqu'à 5h du matin. J'ai contacté l'établissement. Mais je n'ai obtenu que des promesses de faire des efforts et rien de plus. Maintenant et après les deux mois de fermeture à cause du covid19, les affaires reprennent et l'établissement nous a mis une affiche sur la porte d'entrée de notre résidence pour nous demander des sacrifices et de la compréhension pour accepter les genes que leurs activité pas "très covid compatibles " (l'expression est la leur) et voilà terrasse bondée, et bruit jusque'à 1h30 (l'heure à laquelle je vous écris). Que faire ? est-ce que l'anarchie est une fatalité ?


10/06 (11ème arr.)
De : JG
Sujet : Nuisances sonores
Je vous écris car nous sommes désespérés par le bruit causé par un bar dans notre quartier du 11e. 
Depuis  son ouverture il y a quasi un an, celui-ci ne respecte pas le voisinage. Depuis leur réouverture, ils ont agrandi la terrasse sur les places de livraisons et ne range pas la terrasse à 22h. Ce n’est plus vivable. Je suis déjà allée parler avec un des patrons il y a à quelques mois mais il ne voulait pas vraiment m’écouter . Nous sommes plusieurs à nous en plaindre. 

09/06
De : CS
Sujet : nuisance sonore terrasse
Je souhaiterais savoir quelles sont les demarches pour faire diminuer les nuisances liées a une terrasse en face de chez moi , d'un bar restaurant avec terrasse ouverte exterieure. 
Ces nuisances m'empechent régulièrement de pouvoir ouvrir mes fenetres la nuit sous peine de ne pas pouvoir fermer l'oeil. Avec les autorisations d'extension de terrasse données par la mairie, la terrasse a deja doublée de taille et envahi le trottoir opposé, ces extensions perdurent souvent en partie apres 22h. Je crains le pire pour cet été.
La police ne se deplace visiblement pas.
Quelles demarches faire à la mairie ou ailleurs?
Merci de vos conseils.


09/06 (10ème arr.)
De : FP
Sujet : Rue du Faubourg Saint Denis, rue de l echiquier
Cela fait 6 ans que je vis dans ce quartier. En 6 ans, de plus en plus de bars à tous les coins de rue. Les gens sont alcoolisés de 17h à 2h du matin. Tout le monde parle fort et cris. Et plus on avance dans la nuit et plus le quartier est bruyant. Sans parler des violences entre les consommateurs de biere. La rue de l Echiquier, pourtant calme quand je me suis installé, est devenue une petite rue très bruyante où tout résonne. 
A l angle de la rue Mazagran / Echiquier on peut y trouver 3 bars dorénavant. C’est juste incroyable.
Ce sont des quartier où il est impossible d’ouvrir les fenêtres sur rue et meme avec les fenetres fermées les sons traverses. 
Dommage pour ce quartier qui est devenu un bistrot géant ainsi qu une pissotiere géante. 
Je decide donc de quitter ce quartier et Paris par la même occasion. Paris a voulu être une capitale où l’on sait faire la « fete » comme dans toutes les autres capitales (un beau copié/collé). Bravo c est réussi! En plein dans le mille. Pour ma part je trouve une certaine tristesse à tout cet alcoolisme de fond. Je souhaite bon courage à ceux qui subissent.


09/06
De : JC
Sujet : Nuisances sonores et débordement de terrasse autorisée.
J'habite au 15 rue de la Reynie 75004 Paris, rue piétonne, et je subis des nuisances sonores quotidiennes provenant d'un bar, situé à la même adresse. En effet, ce bar ayant une terrasse autorisée limitée, ne s'encombre aucunement de la réglementation qui l'incombe et laisse sa clientèle déborder dans la rue, attroupant des dizaines et des dizaines de personnes. Afin de faire profiter sa musique à sa clientèle dans la rue, il ouvre en tout impunité les portes de son bar. J'ai tenté de trouver un terrain d'entente avec cet établissement mais qui est resté sans suite. La police ne s'est jamais déplacée, malgré les multiples appels. 
De plus, j'ai subis une agression physique et verbale du propriétaire de l'établissement qui m'a conduit à déposer plainte. La procédure est en cours...
Je vous contacte car je me sens démunis face  à cette situation, et j'aimerai avoir votre conseil afin de connaitre la marche à suivre.


06/06
De : M
Sujet : Tapage nocturne bar 
Nous subissions depuis un long moment des nuisances sonores insupportables dues à là présence sur la chaussée des clients du bar le Viaduc Café avenue Daumesnil 75012 au delà de 2h du matin : des bruits incessants et des hurlements, des odeurs d'urine et des débris de cannettes de bières devant notre grille d'entrée de la résidence 39 avenue Daumesnil 75012.


03/06 (5ème arr.)
De : SM
Sujet : Nuisances sonores nocturnes
Je me permets de vous contacter car je suis inquiète quand aux nouvelles nuisances nocturnes causées par les bars au pieds de mon immeuble.
J'habite rue du pot de fer dans le 5ème arrondissement et cette rue a toujours été un véritable foutoir. Les commerçants ne gèrent pas leur clientèle et la rue devient tellement bruyante que la plupart des habitants dorment avec des boules quies. Cela fait des années que l'on subit les nuisances mais personne n'intervient pour remettre un peu d'ordre car rue commerçante... 
Les 2 mois de confinement ont été un véritable bonheur pour tous les habitants de ce quartier habituellement trop animé les soirs. J'aimerai donc savoir si la ville de Paris à pris des mesures par rapport à la réouverture des bars et au problème des nuisances nocturnes qui reprennent jusque 2h du matin depuis hier. J'avais cru comprendre que des horaires ont été mis en place.


03/06 (11ème arr.)
De : CB
Sujet : Non respect de l'extension d'une terrasse
Fortement dérangés par les fumées d'un bar à chicha qui s'est installé au bas de notre immeuble au 49 avenue de la République dans le 11 ème (préoccupation que nous partageons avec nos voisins du 47) , nous sommes désormais confrontés à l'extension "sauvage" du même bar qui déborde largement des limites matérialisées sur le trottoir. En outre, sa terrasse reste installée jusqu'à 23h30/minuit.
Comment faire respecter les "obligations" de ce commerçant? A qui s'adresser?


02/06
De : BD
Sujet : Café et bars à ciel ouvert dans Paris
Je vous adresse mon témoignage de la dégradation très importante de la qualité de vie dans Paris depuis que la mairie a été reprise par Hidalgo .
Ainsi , les autorisations données aux bars et restaurants de s’approprier l’espace public SANS CONCERTATION est un danger pour les résidents que nous sommes
Ce bruit me stress tellement que je suis sous lysanxia pour pouvoir dormir 
La mairie ne veut pas de Airbnb mais sa politique chasse les parisiens de la ville .. 


03/06DE : FT
Sujet : Abus tapage nocturne et Alcoolisation publique
Bonjour, nous faisons partie de voisins qui souffrent depuis longtemps des incivilités de toute sorte de la part de deux commerces dans la Rue de Lancry. 
Le bar le 50 (ferme pour l’instant) au 50 de cette rue et leur comparse d’incivisme volontaire la pizzeria chez alberto au 55 rue de lancry. 
A quand les contrôles de cette situation insupportable que vient de s’aggraver avec la liberté d’utiliser les trottoirs? 
Qui contacter pour empêcher ces abus et faire respecter au moins le droit de se reposer la nuit. 
Ces commerces ne respectent ni les horaires de fermeture ni la tranquillité du quartier.
Les centaines de coups de fils au 17 n’ont pas permis de calmer cette situation.
On est de tout cœur avec votre démarche et nous nous associons complètement.


02/06
De : NG
Sujet : Location au dessus d’un bar
J’habite depuis 16 ans au premier etage au dessus d’un bar. J’ai ni les moyens, ni les documents nécessaires pour pouvoir déménager si non je l’aurais fait. 6 jours par semaine je subi du bruit parfois tres fort des concerts live, du musique du dj et des gens qui hurle qui passe a travers le sol. L’immeuble est ancien et malgré l’effet qu’il as deux ans ils ont soit disant insonorisé on entend toujours beaucoup et c’est invivable. Je suis mère célibataire avec un enfant de 8 ans. Je dois me lever tôt et je suis épuisée tous le temps. Le confinement as presque été un bénédiction pour moi car pour la première fois depuis 16ans jai pu dormir. On est dans un petit immeuble et malgre l’effet que lew autres locataires soit déranger par des portes qui claquent dans les parti central de l’immeuble et les clients sur les trottoirs je suis le seule appartement qui est vraiment au-dessus du bar, donc je suis la seule qui subi directement le nuisance sonore de la musique, les hurlements et les bruits du menage etc... l’idee qu’ils vont rouvrir bientôt d’abord on faisant du bruit sur la rue jusqu’à 22h ce qui est mieux que du bruit jusqu’à 2h du matin me désespère et me donne envie de pleurer. Jen peux plus de cette situation et les polices se déplace rarement vois plus du tout. Je ne sais plus oy tourner mais revivre ca me semble . cauchemardesques. Merci de votre aide!


02/06
De : AZ
Sujet : Autorisation d'agrandissement des terrasses
La maire de Paris ayant proposé et autorisé les tenanciers de cafés et restaurants d'occuper encore davantage l'espace public (et sans surcoût) doit on s'attendre à une vigilance accrue des pouvoirs publics pour en limiter les nuisances ou sera-t-on, une fois de plus, livrés à nous-mêmes ? 


31/05
De : DB
Sujet : Elargissement des terrasses
J'accueille le projet d'élargissement des terrasses avec des réserves. Les terrasses sont en temps ordinaire un vrai problème à Paris, pas seulement en raison des nuisances sonores, mais également parce qu'elles grignotent l'espace public : elles imposent trop souvent aux piétons de descendre sur la chaussée et créent de réelles difficultés pour les personnes à mobilité réduite.
Bref, de premières terrasses se sont déjà installées en prévision du 2 juin, ne laissant que la portion congrue aux piétons. Seront-elles occupées uniquement de 19h à 22h et uniquement en bordure de chaussées fermées à la circulation ? Ou pas ? Ou est-ce que ce sera l'anarchie, comme d'habitude ?


31/05
De : CP
Sujet: Rue du Faubourg Saint Denis / piétonnisation de la rue et nuisances sonores
Je ne connaissais pas votre association, mais après une recherche sur internet, je me suis dit qu'elle correspondait bien à ma problématique de riverain... pour info, et éventuels conseils, je viens d'envoyer le message suivant à la maire du Xème (Alexandra Cordebard) et à Frédéric Hocquard.

Madame la Maire, Monsieur,
J'habite depuis 10 ans la rue du Faubourg Saint Denis, que j'ai vu se dégrader avec la transformation progressive de beaucoup de commerces de proximité (l'ancienne quincaillerie du 76 de la rue, l'ancienne épicerie turque du 74, l'agence de voyage à l'angle de la rue du Château d'Eau... pour ne citer que quelques exemples) par des bars et des restaurants, entraînant beaucoup de nuisances sonores, et le retour des deals de drogue qui avaient quasiment disparus depuis 30 ans.
Je viens d'apprendre que notre rue faisait partie de la liste des rues qui allaient devenir piétonnes pour permettre aux bars et aux restaurants d'occuper plus d'espace, en contrepartie d'une "charte de bonne conduite" - "bonne conduite" qu'ils n'ont jamais respectée : les dépassements de surfaces de terrasses, les terrasses sur-occupées, les clients debout un verre à la main et vociférants... ayant été la norme au quotidien ces dernières années.
Je comprends tout à fait l'objectif de relance du commerce, mais j'en appelle à votre vigilance (et actions quotidiennes des services de police et de la voirie) pour faire respecter cette charte de bonne conduite : les riverains confinés et restés à Paris (dont je fais partie) ont aussi subi de plein fouet l'impact économique du confinement, et on ne peut décemment pas ajouter à cet impact celui d'un déconfinement sauvage et non-encadré, sur l'autel de la relance de commerces (bars et restaurants de la rue) qui n'ont jamais respecté la moindre règle, au profit de leur business.
Vous remerciant par avance.


29/05 (1er arr.)
De : ES
Sujet : Place du marché saint honoré
Je represente une quinzaine de riverains genés par les nuisances occasionnées par le nombre incalculable de restaurants situés sur la place du marché saint honoré. Nous avons déjà engagé des actions concluantes pour faire stopper la diffusion de musique mais nous angoissons à l’idée que la surface des terrasses soit démultipliée comme le souhaite Anna Hidalgo. 
Pourriez-vous nous transmettre des adresses mail utiles pour que nous puissions envoyer une pétition par mail? Prefecture de police, service de l’urbanisme et que sais-je encore?
Je me suis procurée l’adresse mail du service de la mairie de Paris gérant cette question d’élargissement des terrasses post covid: du-basu-rdv@paris.fr


29/05
DE : M
Sujet : Candelaria, Rue de Saintonge
Depuis la fin du confinement le bar 'Candelaria' sur Rue de Saintonge est ouvert tous les jours pour les cocktails 'à emporter'. Ça veut dire que la rue entière (17th siècle, très étroite, résidentielle- pas d'autre bar dans la rue) devient un bar en plein air avec les clients partout, debout et même assis sur le trottoir. Le bar est censé à fermer à 22h mais souvent il est ouvert plus tard. Les clients deviennent extrêmement bourrés et font énormément de bruit jusqu'à 1h ou 2h le matin. Les résidents de la rue quitte, au fur et à mesure, et les apartments deviennent des Air BnBs. C'est terrible que la ville permette que ça arrive. Je serais très reconnaissant si vous pouvez nous aider.


14/05 (18ème arr.)
De : JF
Sujet : Pouvez-vous m’inscrire dans votre mailing liste ? Et me tenir au courant de vos actions ?
J’ai eu vent de cet folie de projet : de « bars et restaurants dans la rue à Paris »…
Habitant non loin de la rue des Abbesses, juste au dessus d’un bar extrêmement bruyant déjà,  je suis très concerné
Pouvez-vous m’inscrire dans votre malin liste ? Et me tenir au courant de vos actions ? 

Le premier adjoint d’Hidalgo juge le bilan des terrasses provisoires "hyper positif”

Mis en avant

Article mis à jour le 12 septembre 2020
Paris compterait selon BFM 14 500 bars et restaurants. Selon la président du SNEG il y aurait plus de 8 000 terrasses éphémères auxquelles il convient probablement d’ajouter les terrasses sauvages. Plus d'un établissement sur deux bénéficie donc d’une terrasse éphémère et gratuite. Aucun autre commerce ne s’est vu accorder de tels privilèges. 
Or comme le montrent les témoignages que nous publions et les très nombreux messages sur les réseaux sociaux, la situation à Paris est devenue insupportable (voir notre page Facebook ou notre compte Twitter).
A plus d’un titre : 
- impossibilité de circuler sur certains trottoirs, les piétons devant circuler sur la chaussée et s’exposer ainsi à des risques;
- nuisances sonores du fait du non respect des heures de fermeture (théoriquement 22h00)- risque sanitaire enfin par le non respect de la distanciation et des gestes barrières;
- de trop nombreux établissements ne respectent pas l'interdiction de diffusion de musique en extérieur;
- et enfin, ce sont souvent les cafés connus de longue date comme ne respectant pas la réglementation des terrasses qui sont les plus gênants ce moment et qu’ils continuent de bénéficier d’une immuable immunité vis à vis des sanctions.

A lire de toute urgence l'article de Jean-François Bayart, membre de Marais-Louvre, sur le blog de Mediapart : Les carences fautives de la maire Hidalgo et du préfet Lallement.

Si nous savons qu’Anne Hidalgo habite dans une rue calme du 15ème sans un bar pour troubler son sommeil, il semblerait qu’Emmanuel Grégoire habite à Rodez et que ni lui ni ses conseillers ne consultent internet ou les réseaux sociaux pourtant hyperactifs sur le sujet des terrasses depuis la sortie du confinement. Outre notre blog, de nombreux sites associatifs, pages Facebook et comptes Twitter apportent des témoignages accablants sur le situation actuelle.
En effet dans un article sur le site de BFM le premier adjoint d’Anne Hidalgo ne fait pas dans la demi-mesure. Emmanuel Grégoire s’auto-congratule et trouve le bilan ni plus ni moins "hyper positif”. Il met en avant "une autorégulation très satisfaisante" et "un effort réel des restaurateurs pour respecter les règles”. Il assure même qu’il y a seulement "quelques dizaines de cas d'abus" recensés. M. Grégoire, êtes vous ainsi sourd à ce que disent les Parisiens et insensible à ce qu’ils vivent au quotidien? M. Grégoire, consultez notre page qui contient plus de 70 témoignages accablants, mais aussi Twitter et Facebook sur les lesquels les Parisiens et les associations se plaignent des nuisances générées par les terrasses éphémères.
Rappelons que la décision d’offrir l’espace public aux bars a été prise par la Maire de Paris sans aucune concertation (voir notre article : le fait du prince). Depuis cette décision la Mairie de Paris refuse d’entendre les Parisiens et les associations qui les représentent. La Mairie et son pléthorique service de communication lancent une campagne médiatique frénétique pour démontrer le bien fondé de cette décision autoritaire.
Une seule bonne nouvelle dans cet article : l’interdiction du chauffage des terrasses. Rappelons cependant qu’une telle mesure avait échouée sur à une action en justice du lobby du gaz.
Désolé de vous contredire, M. le premier adjoint à la Maire de Paris, les Parisiens ne sauraient qualifier le bilan des terrasses provisoires d'hyper positif. Il est tout simplement catastrophique et la décision de prolonger l’expérience d’un an l’est tout autant. 

Mise à jour du 12/09
Le Figaro (avec l'AFP) a publié un article le 12 septembre au titre explicite : Paris : des riverains en colère contre les terrasses éphémères. Dans cet article Nicolas Nordman, adjoint à la maire de Paris chargé de la prévention et de la sécurité déclare que "2.000 procès verbaux" ont été dressés durant l'été pour "non-respect des règles"». Il serait bon que le premier adjoint de Mme Hidalgo qui n'a relevé que "quelques dizaines de cas d'abus" parle avec l'adjoint chargé de la prévention et de la sécurité dont les services ont dressé "2.000 procès verbaux".

Une étude en ligne sur les nuisances sonores

Mis en avant

De nombreuses associations comme la nôtre sont en train de se mobiliser pour protester contre la gestion de l'espace public en défaveur des habitants.
Les axes d'action sont :
- d'une part, une tentative de dialogue avec la Mairie qui a écarté les représentants des habitants de toute concertation sur le développement de l'occupation des rues par les terrasses de bars ou restaurants alors que chacun de nous doit porter un masque à l'extérieur et que les nuisances ne sont pas contrôlées. A titre d'exemple, la première version du compte-rendu de la réunion du comité de suivi de la charte de la Butte aux Cailles qui a eu lieu en juillet illustre encore une fois la mascarade qui tient parfois lieu de concertation. 
- d'autre part, une action contentieuse pour mettre en cause la responsabilité de la Ville, notamment pour le fait de ne pas avoir un dispositif de contrôle des usages de la voie publique par les commerçants autorisés ou par le public propre à garantir nos droits fondamentaux en matière de santé : sommeil et risque de contamination COVID.

Nous vous proposons, pour l'instant, de remplir le questionnaire très bien conçu par une association partenaire, le Collectif Droit au Sommeil. Ce collectif, créé début 2020, a pour objectif de faire prendre conscience aux pouvoirs publics de l’importance du problème des nuisances sonores nocturnes à Paris et de l’urgence à trouver des solutions pour permettre aux citoyens de retrouver le sommeil rapidement.

Ce collectif réalise une étude en ligne dont l'objectif est de faire prendre conscience aux pouvoirs publics, avec des chiffres et des témoignages de victimes :
- de l’IMPORTANCE du problème des tapages nocturnes à Paris;
- des DIFFICULTES rencontrées par les victimes à le résoudre;
- de l’URGENCE à trouver des solutions pour leur permettre de retrouver le sommeil rapidement avant que leur SANTE ne se dégrade.
Répondre au questionnaire dure une quinzaine de minutes.

Prolongation de l’extension des terrasses sans aucune concertation avec les habitants !

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 28 août 2020

La prolongation de l’autorisation d’extension et de création des terrasses jusqu’en juin 2021 décidée à nouveau en catimini par la mairie de Paris, sans aucune concertation avec les habitants ou les associations qui les représentent est une nouvelle forme de provocation de la Maire de Paris. Prendre une telle décision en pleine reprise de la pandémie au seul bénéfice des débitants de boissons et des restaurateurs alors que beaucoup d’autres professions ont souffert et souffrent encore des conséquences économiques du Covid, peut être qualifié d’irresponsable. Il est en effet démontré que les regroupements de personnes dont ceux constatés aux terrasses sans souvent respecter les gestes barrière sont parmi les facteurs de propagation du virus. N’y a t’il pas une forme de démagogie dans la décision prise de la mairie au seul profit d’une profession, sans tenir compte de l’avis des habitants et des riverains dont les témoignages sur les nuisances (notamment le bruit) conséquences de l’extension des terrasses sont légion ? La Maire ne peut l’ignorer ou alors, fort de sa réélection (avec un taux d’abstention de 63,31%, le plus élevé depuis 1977), elle n’écoute plus ses administrés et gère la ville de façon autocratique.

Voilà pourtant des années que sont dénoncées des orientations davantage destinées à favoriser les touristes et autres «  nuitards » plus motivés par la fête que le respect des autres et de leur sommeil en particulier.
Les contrôles relatifs au respect de la charte dont la presse relate les faits d’arme servent davantage la communication de la mairie. Chacun a pu constater qu’ils étaient peu efficaces, les horaires de fermeture étant fréquemment dépassés par des établissements peu scrupuleux…

Et puis il y a la question de l’anarchie dans l’aménagement de ses terrasses étendues. De nombreux cas de structures inesthétiques et inappropriées dans leur environnement nous ont été signalés. Chacun finalement agit à sa guise avec une indifférence et une impudence qui reflètent assez cette situation où on agit pour soi-même sans scrupule et sans ménager ni se préoccuper des conséquences pour les autres notamment les riverains. On ne vit pas hélas à Paris comme si on se trouvait sur une île déserte…! Même à Rodez, une ville privilégiée par l’ancien Maire de Paris, il importe de tenir  compte de la tranquillité de ses voisins.

Non vraiment cette décision de pérenniser la multiplication effrénée des terrasses à la seule profession des débits de boissons, sans concertation avec les habitants-contribuables est à n’en pas douter un coup de force qui augure mal de la manière de conduire les affaires durant cette nouvelle mandature. Nous craignons le pire pour les Parisiens qui deviennent les spectateurs du fait accompli.

Il s’agit vraiment d’une autre façon d’envisager la démocratie. La Maire doit changer de braquet et se ressaisir si elle veut éviter la défiance à son encontre de tous les Parisiens et Parisiennes.

Curieuse proposition de la mairie faite aux contrevenants aux règles de location touristique

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Article publié sur le site de MARAIS-LOUVRE le 29 juillet 2020

Curieuse proposition que celle faite par la ville de Paris par la voix de l’adjoint en charge du logement? Il est proposé aux loueurs en location touristique illégaux de revenir dans la légalité en louant leur bien selon un bail classique à 3 ans avec un loyer inférieur de 20% au prix réglementé du marché. Les 281 propriétaires, assignés par la mairie suite à des contrôles ayant révélé des locations illicites sur les plates-formes de location touristique, verraient ainsi les poursuites engagées contre eux abandonnées. Cette proposition devrait aussi être faite aux propriétaires enregistrés et en règle qui ne louent pas leur résidence principale. 

Les conséquences du Covid sont importantes pour ceux qui attendent des revenus des locations touristiques puisque les réservations en juillet et en août ont chuté de 75%!  La mairie cherchent ainsi dans ce contexte à « récupérer » les 30 000 logements qui ont quitté le giron de la location classique. 

Mais est-ce la bonne façon de procéder ? 

La méthode est pour le moins surprenante et à n’en pas douter elle risque d’inciter davantage de loueurs à s’installer dans l’irrégularité puisqu’en cas de poursuite suite à un contrôle, une amnistie est finalement possible. En fait la manœuvre est plus « subtile » qu’il y paraît. La « clémence » de la mairie à l’égard des contrevenants est une ficelle qui anticipe une décision attendue de la Cour de Justice européenne, reportée pour cause de Covid, et qui pourrait remettre en cause les fondements du texte limitant les locations de courtes durées impliquant un changement d’usage des locaux considérés. C’est-à-dire la transformation pour le louer en location saisonnière d’un local commercial d’une surface équivalente en un local habitable ou le rachat de cette commercialité, pour préserver l’équilibre entre habitat et activité économique. 

Il y a quelque temps déjà en effet, la Cour de Cassation a saisi la juridiction européenne afin de savoir si le système de compensation imposé aux propriétaires n’était pas contraire à une directive européenne dite directive service qui protège la liberté d’établissement des prestataires.

Bien que la décision de la Cour ne soit pas connue et elle ne le sera pas avant plusieurs mois, les instances engagées par la mairie de Paris à l’encontre des propriétaires en infraction sont gelées et pour éviter un éventuel camouflet la mairie essaie pas ce biais de solder ses dossiers. Mais beaucoup de propriétaires vont ils  suivre cette proposition? Pour notre part l’important est de réglementer de manière plus sévère les locations touristiques ainsi que nous l’avons récemment souligné en prenant notamment l’exemple d’Amsterdam qui a interdit celles-ci dans son centre historique.  Un exemple que souhaitent voir suivi les habitants des arrondissements du centre de Paris, mais la mairie a-t-elle envie de les écouter alors qu’elle les a ignorés pour l’extension des terrasses ?

La fin programmée des chauffages des terrasses des bars et restaurants

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Article publié sur le site de par MARAIS-LOUVRE le 30 juillet 2020
Le conseil de défense écologique qui s’est réuni récemment à l’Elysées à grands renforts de publicité a repris une des mesures de la Convention citoyenne pour le climat à savoir l’interdiction de chauffer le terrasses des bars et restaurants fin 2021. La crise du Covid laisse un sursis pour les prochains mois, mais il est mis un terme à cette aberration qui consiste à chauffer l’air extérieur en pure perte tout en polluant, notamment les braseros au gaz qui émettent du CO2…

Des actions en justice avaient bien été tentées, y compris par la mairie de Paris, mais les plaignants ont été à chaque fois déboutés.

A Paris 12500 établissements seraient dotés de terrasses chauffées et selon l’ancien maire du 2e arrondissement  » une seule terrasse chauffée de 12 m2 émet autant de Co2 qu’un 4×4 de type SUV qui roulerait 350 kilomètres chaque jour » ! Ces systèmes de chauffage se sont en fait développés lorsque les fumeurs ne pouvaient plus fumer à l’intérieur des établissements mais seulement en terrasse.

Les restaurateurs et les gérants de bars dénoncent cette décision prise sans concertation et demandent une négociation. Malgré les difficultés du secteur qui réalise 30% de son chiffre d’affaires en terrasses, il y a peu de chances que cette décision plébiscitée par tous soit remise en cause par les parlementaires, question de bon sens.

Claude Askolovitch, journaliste à France Inter, et le terrorisme des victimes !

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Très engagé aux côtés des innombrables victimes de la multiplication des bars avec terrasses ouvertes jusqu’à pas d’heure ou des établissements de nuit avec fumeurs dans la rue et fermeture à l’aube, un citoyen souhaite réagir à un passage de la revue de presse déroulée au petit matin du 23 juin 2020 sur France-Inter par le journaliste multicarte Claude Askolovitch. (voir encadré) Il s’insurge notamment contre un très malheureux rapprochement sémantique commis par le chroniqueur.

Dans le Parisien encore, on me parle d'un autre arrondissement, où ce n'est pas la mort qui indiffère mais la vie qui dérange, quelle étrangeté de lire que dans le XIe arrondissement, des riverains sont dérangés par les terrasses qui s'étalent depuis le déconfinement,  ils ont pris un avocat pour les faire reculer... Le XIe arrondissement, c'était, rappelez-vous, l'arrondissement des terrasses attaquées  avec le bataclan, et ces terrasses où nous étions retournés symbolisaient alors notre volonté de vivre...
Dans le Parisien toujours, qui sent bien sa ville, on s'interroge sur le laisser aller dont nous ferions preuve face au covid 19, faut-il accuser les fêtards de la musique du canal saint-martin? La réponse est heureusement tempérée mais le débat dit un moment.

Je n’irai pas, Monsieur Askolovitch, jusqu’à vous reprocher, comme le fit un jour Philippe Val, l’ancien patron de Charlie Hebdo, de vouloir défendre l’indéfendable. Je me bornerai à vous accuser de légitimer ces fauteurs de trouble qui, selon votre point de vue, seraient du côté de la vie quand les victimes quotidiennes des tapages et ravages nocturnes seraient, elles, des auxiliaires de la mort. Plus exactement, de la mort des villes. C’est votre manière de cautionner des choix politiques en contradiction parfaite avec les textes, toujours brandis par les élus locaux mais presque jamais appliqués, ceux qui régissent l’exigence de « tranquillité publique ». 

 Voilà plusieurs décennies que les communicants des municipalités imposent aux esprits relâchés la fallacieuse menace d’une mort lente pour les villes où ne pulluleraient pas les établissements de nuit, où le dogme imbécile de « l’attractivité nocturne » ne serait pas érigé en nécessité absolue. Des villes où l’on aurait choisi de différencier le jour de la nuit et où une minorité de fêtards ne pourraient plus, parce que la loi l’interdit et qu’on la ferait respecter, priver une très large majorité d’habitants d’un droit fondamental : celui de dormir la nuit afin d’être en état de travailler ou de ne pas somnoler le jour.

Certes, votre propos semble ne concerner que les seules terrasses de bars ou restaurants qui, en effet s’étalent un peu partout depuis la fin du confinement, mais je ne suis pas certain que vous ayez bien mesuré, avec la rigueur de l’honnête journaliste que probablement vous croyez être, le problème que posent en termes de nuisances sonores ces multiples occupations du domaine public, cette permissivité accrue et les bruyants débordements que cela entraîne, et ce jusqu’à des heures impossibles.

Venons-en au parallèle que vous faites, Claude Askolovitch, entre la mort d’un homme sur un trottoir du Bois de Boulogne, dans l’indifférence des passants, des joggeurs et de bien d’autres humains. Un jeune homme de vingt ans aura tenté un massage cardiaque, crié à l’aide et seulement obtenu quelques regards embarrassés... La mort, dites-vous, « indiffère » dans le très bourgeois XVIe arrondissement de Paris. Mais dans le XIe, naguère peuplé d’ouvrier et d’employés aux revenus modestes, aujourd’hui majoritairement habité par les classes moyennes intellectuelles, dans ce secteur parisien c’est « la vie qui dérange », selon vous.

Voilà donc qu’une armada de riverains des nombreux bars et établissements de nuit qui grouillent dans ce quartier, comme dans tant d’autres à travers le continent, se déclarent « dérangés par les terrasses qui s’étalent depuis le déconfinement » ! Quel culot ! Ces riverains vont vraiment trop loin dans leur mécontentement puisque, grince notre Askolovitch « ils ont pris un avocat pour les faire reculer !!! (les terrasses, note de l’auteur). Et puis il ajoute, le journaliste, cette ahurissante et coupable précision : « Le XIe arrondissement, c’était, rappelez-vous, l’arrondissement des terrasses attaquées avec le Bataclan. Et ces terrasses où nous étions retournés symbolisaient alors notre volonté de vivre ». 

Je ne sais ce que vous comprenez vous, amis ou ennemis lecteurs, mais pour ma part, j’ai nettement le sentiment que cet Askolovitch-là se soit livré à un assez sinistre rapprochement sémantique. Comparer des centaines de gens paisibles, qui ne réclament que le droit de dormir la nuit, aux effrayants tueurs de l’islam fanatique, voilà qui me paraît quand même très fort de café, nom d’une pipe ! Certes, nous vivons dans un pays réputé libre et on doit pouvoir y « faire la fête » … 

Encore faudrait-il – et là c’est moi qui le rappelle – que ladite « fête » ne nuise pas à tous ceux, beaucoup plus nombreux que les fêtards, qui voudraient continuer d’habiter, donc de vivre, dans leur quartier. Encore faudrait-il aussi qu’il s’agisse bien de fête, c’est-à-dire d’un moment d’exception et pas d’une pratique quotidienne. La fête est l’arrivée du plaisir au terme d’une attente. Par essence, elle ne saurait être permanente. Si c’était le cas, cela relèverait d’un manque, donc d’une addiction. La fête est le moment attendu, celui qui doit rassembler le plus grand nombre autour des valeurs de partage, d’échange, de jubilation collective, sans autre enjeu que celui d’un collectif qui inclut. Un collectif qui ne se résignerait à exclure que lorsque la loi commune se trouverait menacée, voire transgressée, de manière violente. Une vraie fête évite le piège de la mainmise du commerce, qui en récupère à son profit les bénéfices en termes de solidarité et de joie partagée. Une fête qui, par ses débordements, détruit la liberté de ceux qui choisissent de ne pas en être, doit s’interroger sur sa légitimité quand elle ne réunit qu’une petite minorité. 

Je termine en proposant à M. Claude Askolovitch de vérifier par l’immersion volontaire la pertinence de ma plaidoirie en faveur des innombrables victimes du vacarme nocturne quasi-permanent : venez passer quelques semaines dans un meublé touristique d’un des secteurs historiques de la place Gutenberg à Strasbourg, où l’industrie de la nuit a planté toute une ribambelle de bars fermant aux aurores, entraînant le désespoir et la fuite des populations installées depuis des lustres Vous m’en direz peut-être des nouvelles. Sauf si la mauvaise foi dont j’ai quelques raisons de vous croire affligé devait vous conduire à nier ou à sous-estimer certaines évidences…

Daniel EHRET, ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, membre de l’association Calme Gutenberg de Strasbourg

Terrasses “provisoires” : le fait du prince

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Anne Hidalgo

Alors, en pleine campagne pour le deuxième tour des municipales, la Maire de Paris annonce le 30 mai que les cafés et restaurants pourront utiliser gratuitement l’espace public (trottoirs, places de stationnement, voire rues piétonnisées) pour y installer leurs terrasses. 

Nous avons réagi à cette proposition (voir notre article). Nous avons rédigé une lettre ouverte à la Maire de Paris restée sans réponse.
En l'absence d'une décision gouvernementale sur l'urgence économique Mme Hidalgo a juste transgressé toutes les lois et toutes les règles  de la République  pour  le bénéfice d une seule activité économique dont on ne cesse de dénoncer  les liens étroits entretenus avec  la Mairie de Paris. Nous sommes loin du "Paris en commun" promis sur les affiches électorales.
Cette décision appelle en effet plusieurs remarques :

- aucune loi ne permet à la Maire de Paris de disposer de l’espace public

- aucun point du règlement municipal ne permet de mise à disposition de l’espace public. Rien dans le règlement qui peut s’appliquer.

- dans les Ordonnances du Conseil des ministres du 25 mars 2020, aucune mention des terrasses n’est faite. Aucune décision gouvernementale ne le permet.

Il s’agit tout simplement du “fait du prince” (de la princesse en l’occurrence).

Il s’agit tout simplement d’une disposition orale sans aucun fondement juridique.

Or ni la Ville de Paris, ni la Préfecture de Police ne font respecter le dispositif. De nombreux bars ne respectent pas les conditions (la charte) mais il n’y a aucune sanction. Comment pourrait-il y avoir une sanction (amende, retrait de la terrasse...) quand celle-ci n'a aucune existante légale? A noter que la "charte" qui se trouve sur internet et celle que doivent afficher les bars différent. Dans celle qu'affichent les exploitants (et valant "engagement") les points suivants sont absents:

  • je m’engage à respecter les conditions d’accès... la circulation des personnes à mobilité réduite, la largeur minimale d'1,80m qui doit restée libre, les contre-terrasses en retrait de 90cm du bord du trottoir...
  • je suis responsable des nuisances causées par mes clients et veille à ce que ma clientèle n’occupe pas de façon indue l’espace public et respecte la tranquillité des riverains, particulièrement en soirée.
  • je m'engage... à veiller à ce qu’aucune diffusion musicale provenant de l’intérieur de l’établissement ne soit audible sur la voie publique.
  • je m'engage à la tranquillité et l’activité de mes voisins. Pour disposer d’espaces supplémentaires, par emprise sur un linéaire de façade voisin non revendiqué ou inoccupé, je dois obtenir l’accord du ou des commerçants ou propriétaires voisins impactés par le dispositif. Je n’occupe pas des espaces devant une façade dont le rez-de-chaussée est affecté à l’habitation.

Tous les témoignages qui nous parviennent montrent que ces quatre points ne sont que trop rarement respectés et ce sont justement ceux qui sont la source du plus grand nombre de nuisances : l'entrave au déplacement et les nuisances sonores.

Les bars sont ainsi récompensés suite à la crise sanitaire et les riverains sont punis.

Les Parisiens incités à quitter Paris… pour « aller vivre à Rodez »

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Article publié sur le site de Marais-Louvre

Lorsqu’il était aux manettes de Paris, Bertrand Delanoë n’avait pas hésité à déclarer comme une  provocation à des habitants courroucés par la montée des nuisances sonores nocturnes: "si vous n’aimez pas le bruit, allez vivre à Rodez !". Cette phrase le poursuit encore ainsi que son successeur qui faisait alors partie de son équipe.

A lire les journaux, suivre les commentaires et interviews sur les médias, nombre de Parisiens qui étaient en province durant le confinement, mais aussi ceux qui sont restés dans la capitale dans des appartements exigus envisageraient de quitter Paris pour s’installer à la campagne là où internet fonctionne bien et permet le télétravail. Beaucoup ont découvert le charme de la campagne, la nature, la tranquillité et la quiétude de la « France des territoires … »

Passé l’engouement du moment, il y a de fortes chances effectivement qu’une part non négligeable de ces Franciliens sautent le pas et réalisent leur rêve d’une vie plus normale dans cette France où il fait bon vivre loin de la pollution, des embouteillages, de la saleté, des foules et des difficultés d’être bien logé sans oublier les transports en commun souvent bondés … et surtout le bruit. Ce fameux bruit qui provoque l’ire de l’ancien Maire de Paris et qui ne semble pas préoccuper son successeur actuel qui avec son équipe prône la fête permanente, fête qui s’est trouvée entravée par le Covid 19. Chacun a pu alors goûter au calme de son quartier qu’il avait jamais imaginé rencontrer.

Les décisions récentes prises par la Maire de Paris en faveur des cafetiers et des restaurants qui ont déjà cassé ce calme et dans nombre d’endroits le sommeil des habitants, les consommateurs avinés n’en ont que faire. Quant aux horaires imposés, tout le monde sait qu’ils sont peu respectés .

Ce constat et ces pratiques avalisés par les autorités nous laissent à penser que ces tolérances excessives de la mairie depuis des années à l’égard d’une profession sont en réalité une façon détournée de faire comprendre aux habitants de fuir Paris… "vers Rodez" pour reprendre l’expression de l’ancien premier édile ! Une manière d’avoir les mains libres pour étendre une politique de la fête au détriment des habitants qui ne sont pas écoutés dans leur souhait d’une qualité de vie et une certaine tranquillité à laquelle ils ont pourtant droit notamment pendant le sommeil et au travers des impôts qu’ils paient mais dont il est fait peu de cas, sauf pour subventionner des associations qui sont à la pointe de la fête.. 

Alors "les bourgeois, les nantis et les ringards" vous savez ce qu’il vous reste à faire, quittez Paris, il faut laisser la place à la foire, votre place n’est plus ici !

La rue Greneta (2ème) : un exemple d’enfer que fait subir un bar aux riverains

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Article publié sur le site de Article publié sur le site de Marais-Louvre

Multiplier les rues piétonnes, permettre l’extension des terrasses en compensation du manque d’activité durant le confinement, tout cela pourrait paraître louable si ce n’était au mépris d’autres commerces qui auraient aimé bénéficier de terrasses pour accroître leurs ventes et au mépris de toute concertation avec les habitants.

C’est ainsi que  nous remontent les plaintes des riverains excédés par le comportement intolérable de bars et autres bistrots qui ne respectent absolument pas le règles édictées dans la charte mise en place pour ces autorisations « temporaires » de terrasses privant toute une rue, tout un quartier de sommeil.  Des mains courantes sont déposées aux commissariats  mais il n’y a aucune  sanction à l’égard des contrevenants, les habitants, empestés par un bruit sourd continuel, par les cris et le comportement de consommateurs alcoolisés en sont réduits à changer leur fenêtres (mais cela coûte cher) quand d’autres, de guerre lasse, envisagent de quitter les lieux et même de quitter Paris devenu invivable et ne voulant plus acquitter leurs impôts qui finalement financent le développement de telles activités.

A l’heure où Madame Hidalgo entame un second mandat à l’issue duquel elle aura marqué de son empreinte l’évolution de la capitale pendant plus de 25 ans, on comprend, faute d’inflexion de sa politique, que Paris continuera de se vider de ses habitants au profit des fêtards, des bistrotiers, des alcooliers et des propriétaires utilisant les plateformes de type Airbnb pour louer leurs appartements! Pourquoi s’ériger en porte-drapeau de la lutte contre la pollution quand on en favorise une autre, les nuisances sonores, de façon quasi éhontée  ?  Pourquoi en tant que Présidente du Conseil de Surveillance de l’APHP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris) laisser se développer l’alcoolisation notamment des plus jeunes? Pourquoi, alors que la capitale est si sale, accentuer encore les causes de malpropreté en encourageant le Paris de la foire permanente?

A titre d’illustration nous publions ci-dessus une vidéo enregistrée dans la nuit du 27 au 28 juin à la hauteur du 30 rue Greneta où un établissement pollue en toute impunité la vie de tout un quartier à lui seul. 

Est-ce un tel Paris que souhaitent Madame Hidalgo et son équipe ? Passé l’effet compensatoire du confinement par l’octroi temporaire de tersasses, le pourcentage d’abstenions des municipales qui viennent d’avoir lieu devrait les faire réfléchir quant à la poursuite d’une telle politique…

Demande d’inscription des terrasses de cafés à l’UNESCO : farce ou forçage contre nature ?

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Symbole de l’art de vivre à la Parisienne nos célèbres terrasses de cafés concourent pour décrocher un label d’excellence : l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Si l’on ne devait en référer qu’au seul imaginaire partagé par beaucoup d’entre nous, on ne pourrait que valider cette démarche tant les terrasses des cafés parisiens reflètent un lieu de vivre ensemble proche de la perfection. Nous avons tous rêvé devant les célèbres clichés de Robert Doisneau ! Mais voilà, nous parlons de terrasses imaginaires qui n’existent plus que dans les équipes de communication de l’Hôtel de Ville chargées de vendre à des millions de touristes un mode de vie à la Parisienne que les moins de 20 ans ne peuvent absolument pas connaitre.

Si l’on trouve encore quelques terrasses avec une véritable identité de quartier, la majorité sont d’une effroyable banalité. Avec leurs nombreuses rampes électriques, elles s’insèrent souvent mal dans nos rues et ne sont plus, depuis longtemps, le lieu de rencontre du voisinage. N’ouvrant éventuellement que tard dans l’après-midi et jusque tard dans la nuit, chauffées une bonne partie de l'année, elles sont là pour accueillir les fêtards et les touristes de la vie « festive », alcoolisés, peu concernés par les graves et multiples nuisances causées aux riverains. 

Tels des Japonais dans le métro parisien, les inspecteurs de l’UNESCO en charge de cette inscription seront donc rapidement désorientés par la triste réalité de nos terrasses défigurées par la seule recherche du profit à outrance.

Alors que les questions climatiques, épidémiologiques et la nécessité d’un développement durable s'imposent à tous, faut-il que la Mairie de Paris soit crédule ou totalement inféodée au lobby des bars et de l’alcool pour croire que cette vénérable institution internationale accueillera chaleureusement sa demande de sacraliser, en l’état, les actuelles terrasses des bistros parisiens ?

Franchement ce projet prêterait à sourire si l’objectif n’était pas d'utiliser une image d’Épinal dans le seul but de pérenniser et si possible d’encore renforcer la prospérité de l’exploitation privative de la voie publique dans des conditions que toute personne censée se doit, en réalité, de dénoncer. 

C’est pourquoi nous attirons l’attention de la prochaine Maire de Paris sur son propre règlement des terrasses de 2011 et surtout sur le rapport alarmant établi sur ce sujet par l’Inspection Générale de la Ville de Paris en 2016 et nous l’invitons à tirer les leçons de la désastreuse expérience de Carcassonne.

Comme dit le proverbe : l’enfer est pavé de bonnes intentions.

En complément de cet article un article signé Jean-François Bayart et publié sur le blog de Mediapart dont l'analyse concernant les terrasses est proche de celle de la nôtre même si la Réseau Vivre Paris! ne partage pas l'appel à la pêche à la ligne pour résoudre les problèmes : Anne Hidalgo n’a rien compris au film.

Et pour finir quelques exemples de terrasses fort éloignées des visions "à la Doisneau" et qui auront du mal à séduire l'UNESCO.

Un responsable associatif menacé par des exploitants de bars

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(mise à jour du 30 juin 2020)
Nous avons pris connaissance d'une publication internet dénonçant des agressions verbales et des menaces diffuses à l'encontre d’un responsable de l'association de riverains du quartier Jean-Pierre Timbaud. 
Alors même que les faits rapportés ne sont pas du ressort de l'une des associations membres de l'Association Réseau Vivre Paris !, l'association Réseau Vivre Paris tient, Monsieur le Préfet de police, à vous alerter sur le fait qu'ils rejoignent les constats que font nos membres et nous tenons à faire part de notre inquiétude. 
La situation est très tendue dans les quartiers où la présence des bars et restaurants s'affirme en dehors du respect des gestes barrières et donc dans le mépris des engagements comportés par le formulaire déclaratif de la Ville, dont il est d'ailleurs loin de certain qu'il ait été formalisé pour toutes les installations que l'on constate. 
De toute évidence, dans les quartiers connus depuis longtemps pour permettre aux bars et restaurants de s'émanciper de leurs obligations professionnelles envers leur voisinage, une confusion s'est installée entre l'échec de la procédure de référé-liberté entreprise par l'association Jean-Pierre Timbaud et l'idée que des pratiques d'exploitation anarchiques puissent être considérées comme régulières. 
Il est primordial pour l'avenir de ces quartiers - mais bien évidemment au-delà - que cette confusion cesse. 
Il faut qu'elle cesse avant que le tourisme reprenne ses droits et que l'affluence dans les établissements hors la loi ne s'accroisse. Paris jouit d'un panel d'offres touristiques suffisant pour que l'on mette clairement un terme aux pratiques de l'économie de la soif qui, en réalité, à moyen et long terme, couteraient bien plus qu'elles ne rapporteraient. 

L'association Réseau Vivre Paris est à la disposition de la Préfecture de police pour contribuer et souhaite qu'un référent contact soit désigné pour opérer des signalements des situations et ainsi aider à restituer l'ordre et la tranquillité public menacés par les dévoiements de l'économie "festive". 


L'association Jean-Pierre Timbaud a engagé une procédure contre la Mairie de Paris. Comme l'indique Buffalo Bill (sûrement un pseudonyme!) le référé liberté a permis de faire préciser par le Tribunal Administratif que la Mairie de Paris avait l’obligation d’organiser le contrôle du respect par les exploitants des engagements figurant dans la charte. (voir le commentaire ci-dessous)

Quand Frédéric Hocquard est confronté aux excès du tourisme festif

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Frédéric Hocquard, maire adjoint d'Anne Hidalgo chargé de la nuit, est un fervent défenseur de la fête et du tourisme festif... chez les autres. Mais quand la fête vient s'inviter près de chez lui c'est différent. Il devient riverain et se met à pourfendre les excès de la fête et du tourisme festif. Il entre en lutte. Une version moderne de l'arroseur arrosé.

Frédéric Hocquard manifestant contre les nuisances sonores et ces insupportables fêtards.

Dans son tweet il interpelle Anne Hidalgo et Ian Brossat qui vont, nous l'espérons, l'aider dans son combat juste que mènent les riverains victimes des excès liés au tourisme de masse, des nuits festives non régulées.

Comme d'autres riverains confrontés aux nuisances de ce type, Frédéric Hocquard a dû contacter la DPSP, le commissariat du 20ème, interpeller les élus dont la Maire de Paris... sans succès comme tant d'autres victimes de nuisances qui nous contactent régulièrement ou rejoignent des associations de quartier comme celles qui font partie du Réseau Vivre Paris!

Le Réseau Vivre Paris! ne peut que se réjouir d'avance des mesures qui vont être prises pour le rue de la Réunion mais aussi pour tout Paris. Nous attendons avec impatience les résultats.

Les bars hors la loi de La Butte aux Cailles (ou d'ailleurs) récompensés par la piétonnisation?

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Situation au 3 juin 2020 rue de la Butte aux Cailles (Paris 13ème) et il faut se dire que demain, ce n’est jamais mieux, souvent pire

Chaque jour un peu plus de risques et de nuisances dans le quartier :

D’abord la 1ère phase du déconfinement, en avril : par la vente à emporter d’alcool à consommer sur la voie publique qui a créé de nombreux rassemblements

Depuis la 2ème phase du déconfinement et dès le 1er juin : par la reprise de l’activité de service aux clients en terrasse qui s’ajoute à l’activité de vente à emporter.

Le système déclaratif créé par la mairie pose beaucoup de questions aux habitants de la Butte aux Caillestout comme aux autres associations membres de l’Association Réseau Vivre Paris !. 

Parmi ces questions, il faut en isoler une qui porte sur le sujet spécifique des installations de terrasses sur la chaussée (et non pas seulement sur les trottoirs), dont la mise en pratique est, depuis le 2 juin, quotidienne pour de nombreux établissement (comme le montre la photo ci-dessus). 

D’évidence, la présence des terrasses sur la chaussée ne se conçoit que si la rue ou portion de rue concernée est piétonnisée. Une telle piétonnisation suppose un arrêté de la Ville de Paris.

Sur la page qui donne aux établissements le mode d’emploi pour profiter des dérogations au règlement des terrasses et étalages décrété par Mme HIDALGO,  il est indiquée que :

  • les commerçants peuvent faire une demande de piétonnisation par un simple mail à demande-pietonisation@paris.fr , 
  • la demande étant traitée par les services de la Ville en quelques jours, après consultation du maire d’arrondissement. 

À la Butte aux Cailles et dans d’autres quartiers non visés par un arrêté antérieur, lorsque les 2 et 3 juin les chaussées ont été envahies par les installations de terrasses, les commerces se sont donc mis hors la loi à plusieurs titres par le fait d’une occupation illicite du domaine public, conjuguée à :

  • une mise en danger du fait du risque d’accident en cas de passage d’un véhicule à moteur,
  • une violation du régime légal (Art. 40 du décret n° 2020-663 du 31 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire JORF n°0133 du 1 juin 2020 texte n° 1NOR: SSAZ2013547D), modalités partagées au demeurant avec les établissements qui ont mis leurs terrasses sur les trottoirs .

Si la Ville fermait les yeux sur ces comportements hors la loi et satisfaisait à la ou les demandes de piétonisation du quartier de la Butte aux Cailles ou d’autres quartiers se trouvant dans une situation similaire, elle engagerait lourdement sa responsabilité. Elle rendrait encore plus éclatante cette réalité trop ancienne et de plus en plus généralisée à Paris, qui est que ce sont les bars qui y font la loi passé 18H00.

Les associations qui font connaitre leur opposition à la piétonnisation devraient être entendues et la Ville prendre les mesures qui s’imposent au lieu de se laisser dépasser par les évènements et de traiter par le mépris ceux qui sonnent l’alerte citoyennement.

Création ou extension provisoire de terrasses : des questions sur la "charte"

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La rue de la Butte aux Cailles le 3 juin 2020. Les services de police ont été alertés sans succès.

Le site de la Ville de Paris comporte aujourd’hui le détail des engagements des commerçants qui créent ou étendent une terrasse de bar ou restaurant (à dissocier de la demande de piétonisation, qui est une démarche spécifique à réaliser par ailleurs via une adresse mail de la Ville et auprès du maire d’arrondissement et sera traitée en quelques jours). 

Il n’existe pas de charte à proprement parler. La Ville de Paris a associé à la déclaration du commerçant qui veut créer ou étendre une terrasse sur la voie publique une convention unilatérale type spécifiant un certain nombre d’engagements relatifs aux modalités d’exploitation, avec une disposition relative aux manquements à ces engagements ainsi rédigée :

 « Mesures en cas de non-respect de ces engagements
Le respect de ces engagements sera contrôlé par les agents de la Ville de Paris qui seront habilités à procéder à la demande de retrait de la terrasse ou contre-terrasse provisoire, à verbaliser le non-respect des engagements et éventuellement à engager des poursuites pénales. 
Je m’engage alors à libérer les espaces et à les remettre en état d’origine. » 

L’association Réseau Vivre Paris ! maintient ses questions publiées hier, 1er juin 2020 en y ajoutant ce qui suit :

a/ Les « habilitations » relatives au respect des mesures temporaires de création ou d’extension des terrasses de bars ou restaurants ne concernant que les agents de la Ville de Paris, quels seront les pouvoirs des agents de la Préfecture de police s’agissant des installations Covid-19? 

Questions connexes :

  • S’il devait s’avérer que la police n’ait pas de pouvoirs relatifs au dispositif créé par la Ville, ne serait-ce pas dû au fait que l’on est par hypothèse en dehors d’un cadre infractionnel au sens juridique du terme? 
  • Et serait-ce pour cette dernière raison que la Ville a dénommé « habilitation » le pouvoir donné à ses agents et non « assermentation »?

b/ Quels sont précisément les agents de la Ville « habilités » : DPSP, DU, tous parmi ces directions, d’autres ? 

c/ Ces agents sont-ils déjà habilités et sinon, quand le seront-ils ?

d/ Quel est le nombre d’agents habilités disponibles pour intervenir par arrondissement (en tenant compte de la période de congés d’été bien entendu)

e/ Quelle est la programmation des contrôles routiniers (nombre de passages systématiques, horaires) pour mémoire notre question d’hier sur la disponibilité des effectifs aux moments propices) ?

f/ Comment les habitants pourront-ils faire appel à des agents de la Ville au cas par cas (adresse mail ou formulaire contact, n° de téléphone)? Et avec quel délai d’intervention garanti aux citoyens ? 

g/ Sous quelle forme le constat du manquement aux engagements sera-t-il établi par l’agent habilité, notamment dans le cas où il n’y a pas d’infraction de référence et dans le cas où l’agent habilité pour les mesures transitoires n’est pas habilité à constater au sens pénal du terme l’infraction de référence (pour mémoire notre question d’hier sur ces infractions de référence) ?

h/ Sous quelle modalité sera réalisée la demande de retrait des installations non conformes, cette demande constituant le deuxième volet des habilitations des agents de la Ville ?

i/ L’équivalent d’une procédure contradictoire est-il prévu  et si oui, dans quel délai sera-t-elle traitée par la Ville (pour mémoire, le dispositif est annoncé comme prévu pour quelques mois)?

j/ Quel serait le fondement de l’exécution forcée d’une demande de retrait d’une installation non conforme ? (pour mémoire, s’agissant de faire enlever des terrasses non autorisées, depuis des années, la Ville nous explique qu’elle est en pratique démunie en raison de la lourdeur des procédures à respecter : en quoi en irait-il différemment ici ?)

k/ La Ville s’est-elle appuyée sur un modèle existant dans un autre domaine pour construire son système de sanction en cas de non-respect des engagements ?

Nouvelles questions à la Maire de Paris

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Nouvelles questions à Mme Hidalgo, Maire de Paris, de la part des habitants voisins des bars et restaurants auxquels elle "offre" les trottoirs...

La Maire de Paris feint d’ignorer les associations qui réunissent les Parisiens victimes d’une politique non maitrisée du développement touristique, soit qu’ils ne puissent plus circuler sur les trottoirs envahis par la clientèle de bars et restaurants, soit qu’ils ne puissent plus se reposer chez eux à cause du bruit.

Mme HIDALGO a donc soigneusement évité de répondre aux questions et demandes d’information sur son projet sortie de confinement formulées par l’Association Réseau Vivre Paris !, qui a pour spécificité de réunir une vingtaine d’associations réparties sur tous les arrondissements de la Capitale.

C’est par la presse et notamment un article du Monde du 30 mai que les voisins des établissements susceptibles de bénéficier de la rue comme site d’exploitation ont appris les conditions posées par la Ville à une telle exploitation : « une inscription en ligne et le respect d’une charte en 10 points, parmi lesquels le respect du protocole sanitaire et de la propreté, la fermeture des terrasses à 22 heures et la limitation des nuisances sonores pour les riverains », les manquements exposant les établissements à  « verbalisation », avec possibilité de « retrait de la possibilité d’exploiter les terrasses temporaires ».   

D’emblée, on notera que la Ville de Paris enregistre les déclarations des établissements situés dans les rues concernées sans mécanisme d’autorisation préalable : donc les établissements notoirement connus pour troubler le voisinage seront bénéficiaires comme les plus vertueux. Les établissements dont il a été constaté qu’ils ont violé les dispositions Covid-19 jusqu’au 2 juin seront aussi bénéficiaires. Pas de sélection, pas de responsabilités, pas non plus de dynamique vertueuse dans la politique de la Ville.

En dehors de quoi, le dispositif de la Ville de Paris reste à bien des égards trop obscur pour donner confiance. D’où les questions suivantes à Madame HIDALGO :

1/ Par quel dispositif la « charte » a-t-elle été dotée d’une portée juridique garantissant qu’elle puisse fonder des verbalisations ? (puisqu’une infraction suppose nécessairement l’existence d’une réglementation qui la détermine et en prévoit la sanction)

2/ Qui s’agirait-il de verbaliser et sur quels chefs d’infraction ? (nous souhaitons des exemples concrets)

  • Les établissements ? 
  • La clientèle des établissements ?
  • Les consommateurs sur la voie publique ?

3/ Quel dispositif a été mis en place pour assurer le contrôle du respect des règles en vigueur ? 

Pour mémoire :

  • Les agents de la direction de l’Urbanisme ne travaillent qu’aux horaires de bureau et pas le week-end.
  • Les agents de la DPSP, dans la pratique des choses qui s’est observée ces derniers mois, n’interviennent que ponctuellement, sans pouvoir être appelés à le faire par les parisiens directement et sont en effectifs très réduits à partir de 23h00.

Questions posées à Mme la Maire de Paris

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(mise à jour du 20 mai 2020)
Nous constatons que le journal Le Parisien, n'a même pas daigné répondre à notre association Réseau Vivre Paris !, qui lui avait demandé de pouvoir s'exprimer en réaction à l’article publié par ce journal pour présenter le projet de  la Maire de Paris d'offrir certaines rues de Paris aux bars et restaurants,. Le fait est là : les colonnes de ce journal sont unilatéralement offertes à Mme Hidalgo, qui poursuit ainsi sa campagne électorale. Aucune  contradiction n'est tolérée.  


Voici une liste de questions que nous a transmises l’association Marais-Louvre membre de l’association Réseau Vivre Paris ! et que nous posons bien volontiers à Madame Hidalgo, Maire de Paris et à M. Lallement, Préfet de police de Paris :

  • Une fois ces rues transformées en terrasses géantes, des centaines de personnes seront dans la rue sans masque, puisqu'il sera difficile de boire un verre ou de manger sans cette protection. 
    Quid du risque sanitaire pour les clients, les personnels, et les habitants ou usagers des rues concernées ? 
  • Dans ces rues-terrasses, quid de la circulation des personnels d’urgence : pompiers, ambulance, etc. ? 
  • Quid des risques de désordre à l’ordre public ?
  • Qu’en pense la Préfecture de police de Paris ? 

Mme Hidalgo a-t-elle réalisé qu’en fait, elle propose ainsi aux résidents qui sortent de confinement après une journée de travail, d’être non seulement confinés à nouveau (du fait de ne pas pouvoir ouvrir les fenêtres tout l’été), mais surtout ne pas pouvoir dormir ?


Mme Hidalgo aurait-elle omis que son projet n’est rien d’autre que simple copié-collé du modèle réalisé dans d’autres capitales européennes notamment (notamment Barcelone, Lisbonne etc…), avec les conséquences terribles qui ont été médiatisées depuis quelques années ? Ce modèle n’est-il donc pas déjà obsolète ? Un projet qui ne peut être toléré dans une politique de développement durable ? Car, Paris, ce sont des bars éparpillés à l’abri des arbres et une ville où il fait bon vivre si l’on prend garde de composer avec sa densité d’habitants. Composer avec les Parisiens et le développement économique de Paris : voilà un projet attendu par tant de Parisiens et qui pourrait les ramener vers les urnes lors des élections municipales.


Insistons : alors que la situation mérite de se poser et de réfléchir à un autre modèle qui prenne soin des aspirations de chacun, de la santé des résidents (jeunes comme plus âgés), de mettre fin à un modèle consumériste pour un autre plus qualitatif, Mme Hidalgo appuie sur l’accélérateur qui nous mène dans un mur. Il ne s’agit pas de supprimer les bars et les restaurants mais au contraire de mettre enfin en place une régulation digne de ce nom.  Même Guy Drut devant l’épidémie a marqué une pause pour les JO. 


Mme la Maire, votre acharnement à vouloir offrir les trottoirs et même les chaussées aux bars et restaurants correspond-il à celui d’une personnalité politiquement « responsable » ? 


Ce tweet du 28 avril permet de douter de l'attitude "responsable" de Mme la Maire de Paris. Elle déclare faire le même rêve qu'un certain François Gemenne : celui d'un "Paris comme un gigantesque bistro à ciel ouvert". Son rêve serait un véritable cauchemar pour les milliers de Parisiens vivant (et tentant de dormir) dans les rues qu'il a pour projet de transformer en terrasses.

Dernière trouvaille de la Mairie de Paris : les bars comme agents régulateurs de l’espace public !

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Décidément la Mairie de Paris ne sait plus quoi inventer pour faire plaisir aux lobby des bars. Dans un premier temps, Anne Hidalgo, maire de Paris, a promis qu'elle allait leur offrir les rues de Paris pour qu'ils étalent leurs terrasses sur les trottoirs et dans des rues fermées à la circulation à leur intention. Frédéric Hocquard, membre de l'équipe municipale d'Anne Hidalgo, en rajoute une couche sur le site de Trax et déclare : "On peut considérer les bars comme des agents régulateurs de l’espace public.” Si on suit son raisonnement, plus besoin de police, d’associations de riverains, les bars sont là!

L'article sur le site de Trax (des rues bientôt piétonnes pour agrandir les terrasses et faire de petits concerts) est accompagné d'une photo d'une terrasse bondée sur laquelle les clients sont à touche touche. Illustre-t-elle ce qui est grandement à prévoir? Les comportements inciviques et irresponsables qui ont été constatés le long du Canal Saint-Martin ou au Sacré Coeur augurent mal de la suite.

Les bars ne sont absolument pas aptes à gérer l'espace public et il n'est pas acceptable de même imaginer, surtout venant d'un élu, que les bars puissent être juges et parties dans cette période de crise sanitaire sur un sujet aussi sensible.

Le Réseau Vivre Paris! ne souhaite pas s'opposer au soutien des bars par la Mairie (voir notre article). Les associations de riverains sont dans leurs droits et dans leurs rôles d'exiger des contraintes fortes, fondées sur nos expériences passées du terrain. Nous exigeons que le projet d'Anne Hidalgo intègre des solutions crédibles pour faire régner l'ordre dans l'espace public, cet ordre qui est de la compétence de la Préfecture de Police, et non de la mairie.

Le Réseau Vivre Paris! s'inquiète depuis longtemps du parti pris de Frédéric Hocquard, adjoint d'Anne Hidalgo, qui ne manque pas une occasion de défendre les intérêts des bars au détriment de ceux des habitants de Paris (voir notre article). Il se vante sur Twitter "d'esquisser, avec d’autres, quelques pistes pour faire revivre, en douceur, la nuit parisienne". Avec "d'autres"? Les bars mais pas les Parisiens qui habitent aux dessus ou en face de ces bars. Priver les habitants de sommeil, les exposer à un risque de contamination, comment peut-on parler de "douceur"? Qu'en pensent le ministre de l'intérieur, la Préfecture de Police, le ministre de la santé, les autorités sanitaires, le personnel soignant, les maires d'arrondissement?

Non au retour à l'anormal !

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(mise à jour du 14 mai 2020)
Tsugi a publié un article qui en dit long sur l'interprétation des annonces de Mme la Maire de Paris, avec la piétonnisation de Paris, la fête pourrait se faire dans la rue, illustré d'une photo de foule dans une rue parisienne lors d’une fête de la musique. Exactement ce qu'il ne faudra pas faire une fois déconfinés.
Cet article reprend bien sûr le projet d’Anne Hidalgo, et son adjoint jusqu’au boutiste Frédéric Hocquard en rajoute une couche. Contacté par Tsugi, Frédéric Hocquard, adjoint à la Maire de Paris chargé de la vie nocturne, nous confirme que ces espaces pourraient également accueillir des concerts. "On n’a pas non plus envie que les rues se transforment simplement avec une grande table, une tireuse à bière et un comptoir. On voudrait qu’il puisse aussi y avoir des activités festives, musicales", déclare-t-il. "Ces rues pourront servir à ce qu’il puisse y avoir des représentations artistiques. Pas forcément des concerts, ça peut être plein de choses, mais le concert n’est pas exclu." Il évoque aussi les parcs et jardins, que la maire veut rouvrir dès que possible. "Ce qui ne va plus se passer en salle pendant un certain temps, on va le faire en extérieur." Tout cela est irresponsable et effrayant. M. Le Préfet de police, M. le Ministre de la Santé, ne laissez pas les Parisiens exposés à des risques inutiles.


Canal Saint-Martin le 11 mai

L'exemple de ce qui s'est passé le long du Canal Saint-Martin au premier soir du déconfinement montre à quel point nos craintes sont fondées. BFM a montré des images qui en disent long sur le non respect des gestes barrières.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a dû demander au préfet de police de Paris d'interdire la consommation d’alcool le long du Canal Saint-Martin et sur les voies sur berges. 

Il a rappelé que "la réussite du déconfinement passe par la prudence et le civisme de chacun." Visiblement prudence et civisme n'étaient pas au rendez-vous. Comment pourrait-il l'être quand des sites, des élus et des messages sur les réseaux sociaux appellent à faire la fête dans les rues de Paris?


Le docteur Jacques Battistoni, président du syndicat de médecins MG France, estime quant à lui qu'il "va falloir être très prudents" ces prochaines semaines, car "le risque de revenir en arrière et de reprendre des mesures plus sévères" est réel.


Le ministre de la santé, Olivier Véran, en réponse à la Maire de Paris, Anne Hidalgo, qui voulait rouvrir les parcs parisiens, a dit craindre que les gens "ne respectent pas les groupes de dix et ne puissent pas respecter les conditions des gestes barrières". Il a ajouté : "non, nous n'ouvrirons pas les parcs et jardins à Paris et en Ile-de-France ainsi que dans les autres régions qui sont classées rouges."

Le Réseau Vivre Paris ! remercie Christophe Castaner et Olivier Véran pour leurs prises de position responsables.


Du personnel soignant de l'hôpital de Mulhouse a appelé les Français à la responsabilité, après avoir vu les images de Parisiens réunis sur les bords du canal Saint-Martin pour profiter des premiers jours de déconfinement. On peut aisément comprendre leur réaction… Déconfinement: des soignants de l'hôpital de Mulhouse "révoltés" par les images de Paris

Vente de boissons alcoolisées à emporter par les bars - Alerte contamination Covid-19 les solutions

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La vente à emporter de boissons alcoolisées se définit par une vente dans des verres jetables. Elle doit être distinguée d’un cas proche, mais juridiquement à séparer : celui de la vente de boissons dans des verres en verre destinées à être consommées debout par le client (non pas donc assis en terrasse, ce qui est encore un autre cas).


L’apparition ou la réapparition de ces modalités de vente et de consommation dans différents quartiers parisiens a précédé le déconfinement et augure de bien des difficultés à obtenir une reprise responsable et respectueuse de l’intérêt général de la vie « festive » et nocturne parisienne.


L’annonce faite par Mme HIDALGO d’offrir aux bars et aux restaurants l’usage de la voie publique comme vaste terrasse n’arrange rien, comme l’association Réseau Vivre Paris le dénonce.


Les commerçants se manifestent ici ou là pour prétendre qu’ils recourent à la vente à emporter pour sauvegarder leur commerce, y compris ceux qui ont de toute évidence fait auparavant fortune par cette modalité d’activité qui leur permet de décupler leurs ventes sans dépenser grand-chose (pas de droit de terrasse ni de salle, contraintes de services et donc de personnel allégées).


Pour le voisinage, dans les quartiers où la pratique sévit depuis des années de façon croissante, c’est une autre paire de manche : ils subissent de plein fouet les nuisances (bruit, déjections, encombrement des trottoirs) causées et décuplées par les attroupements d’une clientèle alcoolisée qui se répand partout dans le quartier, parfois très très jeune (on envoie les copains plus âgés acheter), sur-ajout de groupes qui viennent avec des boissons achetées ailleurs.


Avec la crise sanitaire COVID 19, on atteint une dimension nouvelle des risques de la vente à emporter destinée à être consommée sur la voie publique : celui de favoriser des foyers de contamination par absence de moyens de contrôler les comportements des consommateurs, surtout s’ils sont alcoolisés. Sur ce simple motif, l’association Réseau Vivre Paris en appelle au Préfet de police de Paris pour qu’il interdise la vente à emporter qui, pour l’instant est tolérée dans des proportions inquiétantes.


Quid des obligations des établissements et de la clientèle pendant et surtout après le confinement?


  1. – La vente de boissons destinées à être consommées par les clients debout dans des verres en verre est interdite, c’est ce que nous a toujours affirmé la Préfecture de police, même si, en pratique, elle ne mobilise pas ses agents pour verbaliser.
    Ce sont ici les établissements qui sont en infraction.


  2. La vente à emporter de boissons alcoolisées dans des verres jetables est un cas plus complexe.
  • Du point de vue des consommateurs,
    - pendant la période de confinement
    , l’illicéité était évidente.
    Consommer sur la voie publique des boissons alcoolisées constitue infraction puisque le consommateur n’est pas dans l’un des cas de sortie autorisée par la réglementation de crise. Les établissements sont les complices de cette infraction.

- après le confinement, il n’y aura plus d’illicéité de principe dans les zones à partir du 11 mai, sous réserve :
- de ne pas consommer dans une zone régie par un arrêté d’interdiction (cf. ci-après à propos de la vente par les commerces)
- de respecter les gestes et postures barrières si leur respect est pénalement imposé par voie d’ordonnance ou par des arrêtés locaux.


  • Du point de vue des bars (ou restaurants),
    Leur déconfiment est retardé.
    En l’état la question de savoir s’ils peuvent-ils pratiquer la vente à emporter alors qu’ils doivent être fermés à l’accueil du public dans les murs ou limités à un service en terrasse n’a pas été tranchée par les autorités publiques, dont on constate les inégales tolérances dans les cas où la vente à emporter est pratiquée.
    Les commerçants soutiennent que les textes COVID 19 ne leur imposent pas une fermeture totale et que, donc, ils peuvent vendre à emporter.
    Il faut bien admettre qu’à défaut de texte spécifique qui ferait de toute forme d’activité une infraction, il n’est pas exclu qu’ils puissent vendre à emporter, mais pas sans conditions.


La vente de préparations culinaires ne semble pas faire difficulté : elle semble rester permise, sous réserve du respect des normes d’hygiènes de présentation des mets, de leur emballage, de leur présentation.


Concernant la vente de boissons alcoolisées ?


Quel est le cadre légal général tracé par le droit français ?
1/ En principe, la vente de boissons alcoolisées dans des verres jetables (ou canettes) est permise. À noter que des contraintes existent quant aux modalités de cette vente s’imposent sous peine de sanctions pénales du vendeur (V. encadré ci-dessous pour Paris).
2/ L’interdiction apparait si un arrêté préfectoral le prévoit pour un secteur géographique et des horaires déterminés.


Dans la période qui commence de déconfinement progressif dont l’objectif est de modérer la deuxième vague de la pandémie, quelles conséquences sont-elles à attendre de l’application de ces principes ?
1/ Dans les zones soumises à un arrêté d’interdiction, la vente à emporter d’alcool est impossible aux horaires prévus.
2/ En dehors des zones soumises à un arrêté, le principe de licéité ne peut être appliqué sans restrictions (qui s’ajoutent à celles mentionnées en encadré) :
En effet, eu égard aux risques indéniables de la consommation sur la voie publique d’alcool vendu à emporter, l’établissement vendeur pourrait être exposé au grief de mise en danger d’autrui s’il apparaissait que sa clientèle consomme sans respect des gestes barrière à la reprise de la pandémie.
En pratique, cette mise en cause se heurtera sans doute à certains obstacles de preuve. C’est pourquoi il est de la responsabilité des pouvoirs publics de se saisir de la question et de créer une règle d’interdiction (temporaire pour l’instant), qui pourrait venir par deux voies :
En fonction des risques particuliers créés par la consommation d’alcool vendu à emporter (risques qui s’ajoutent aux problèmes posés de toutes façons en dehors de ce contexte), il apparaît nécessaire que des règles spéciales d’interdiction soient en urgence établies.
L’interdiction pourrait être générale à toute la France par voie d’ordonnance spécifique COVID 19 du gouvernement.
Le gouvernement pourrait aussi étendre les pouvoirs des Préfets s’agissant de l’établissement des arrêtés locaux, afin de protéger ces derniers des recours en annulation.
A défaut de dispositions à l’échelle nationale (nous n’en avons pas trouvé), et sur le seul fondement du droit actuel éventuellement, les préfets de police, avec encouragement des Maires, il faut l’espérer, pourraient prendre des arrêtés d’une durée liée à celle des risques sanitaires pour assurer la protection des citoyens contre le risque de rassemblements propres à la vente à emporter d’alcool dans des verres jetables destinés à être consommés sur la voie publique.
La volonté politique est donc à l’épreuve. Un cas survenu dans une Région de France en période de confinement est à méditer : celui de la reculade d’un arrêté préfectoral d’interdiction qui voulait recouvrir la période de confinement, sur préconisation d’addictologues en référant aux risques de l’alcoolisation non assouvie. Aussi douloureuse soit la question de l’alcoolisme et exacerbés les risques de ses victimes, penser que les autorités publiques aient pu ou pourraient être amenées renoncer à contraindre les bars et restaurants à fournir de l’alcool à consommer sur la voie publique alors que le pays est en crise sanitaire COVID 19 est pour le moins dérangeant.
La crise sanitaire que nous traversons rappelle ainsi qu’il est vraiment plus que temps de rompre avec l’ambiguïté des politiques publiques relatives à la montée en puissance des pratiques addictives, avec donc la puissance des lobbies des alcooliers et brasseurs.
Tentons d’être optimistes et donnons crédit à la promesse faite par le Président de la République de tirer toutes les leçons de ce qui se produit.

Complément d’information sur les modalités de la vente d’alcool à emporter :
- Obligation d’individualiser les contenants et de ramasser ceux qui sont abandonnés : les contenants utilisés par les bars du quartier sont non-conformes aux conditions réglementaires car non estampillés au nom du bar et ils ne sont pas ramassés par le vendeur lorsqu’ils sont abandonnés sur la voie publique (cf. article R 632-1du code pénal conjugué aux articles 2512-16 CGCT et à l’arrêté préfectoral du 10 janvier 1983, art. 1 et 2)
- Horaire limité à 00H30 : la vente après 00H00 est interdite par l’article 1er alinéa 2 de l’arrêté n° 2010-00396 du 10 juin 2010, BMO n° 48 du 18 juin 2010

Non au projet d'Anne Hidalgo d'offrir les rues de Paris aux bars et restaurants

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Mise à jour du 10 mai
Séoul ferme ses établissements nocturnes de peur d'une nouvelle vague du virus.
Les autorités locales à Séoul ont décrété la fermeture de tous les établissements nocturnes de la capitale sud-coréenne de peur que le nouveau foyer d'infection constaté dans son quartier branché ne génère une résurgence de l'épidémie de coronavirus, jusqu'alors jugulée.
Plus d'une vingtaine de nouveaux cas de contamination ont été rattachés à un homme de 29 ans testé positif après avoir fréquenté cinq clubs et bars le week-end précédent dans le quartier festif d'Itaewon.
Mme Hidalgo et M. Hocquard, lisez cet article sur le site de France Info.

Après avoir été décrite par ses propres équipes comme une véritable  « cheffe de guerre » pendant le confinement, Anne Hidalgo entreprend, à propos du déconfinement versus activités commerciales, d’offrir l’espace public comme lieu d’exploitation commerciale aux seuls bars dans une amnésie des limites que lui imposent ses fonctions et la période. 


A l’aune des théories néolibérales, l’équipe municipale initie ses annonces d’une façon surprenante : non pas en livrant aux citoyens les grandes lignes d’un plan qui embrasserait globalement la défense des intérêts du secteur économique, mais en focalisant directement sur la reprise des activités de tourisme dont les dernières mandatures ont exacerbé la dépendance financière de la Capitale de la France.


Au cœur du dispositif annoncé par la voie des médias, le Paris « festif », le Paris noctambule, les restaurants et… les bars et autres établissements où l’on peut consommer de l’alcool avec ou sans modération si l’on en réfère aux usages de l’avant-confinement.


Et pour redynamiser cette branche de l’économie touristique, le projet de piétonniser des rues entières et d’ainsi dédier l’espace public aux établissements qui disposeraient, sans paiement de droits d’occupation, d’une vaste terrasse afin prétendument de permettre de respecter les mesures barrières indispensables pour modérer la deuxième vague de propagation attendue du Covid-19 après le déconfinement.


L’association Réseau Vivre Paris ! a tous les arguments pour affirmer que ce projet de Mme Hidalgo est inacceptable :


  1. Englobant sans distinction aucune tous les bars et tous les restaurants des zones considérées, il fait l’amalgame entre d’une part des établissements connus pour être respectueux du cadre réglementaire de leurs activités et d’autre part des établissements manifestement « voyous » bien connus précisément dans les quartiers « festifs » : ceux  qui travaillent fiscalement « au gris », qui entravent la circulation piétonne, qui ont des installations sanitaires hors normes, qui ne tiennent pas compte du degré d’acoolisation de leurs clients, qui se moquent de troubler le repos légitime de leurs voisins et leur enjoignent de déménager plutôt de se plaindre des nuisances. 

  2. Limité aux bars et restaurants, ce projet rompt avec le principe d’égalité de traitement des commerces. Pourquoi en effet, les restaurants et les bars auraient-ils le monopole d’une concession prétendue exceptionnelle d’usage de la voie publique ? Pourquoi pas les commerces de vente qui pourraient, s’ils n’étaient pas réduits à réguler l’accès des clients dans leurs murs pourraient améliorer leur chiffre d’affaire ?

  3. Présenté comme un dispositif à caractère temporaire,  ce projet n’est rien moins qu’un stratagème destiné à faire passer en force - et pour inscrire définitivement - des orientations de la politique municipale contestées notamment par les associations de riverains que rassemble l’association Réseau Vivre Paris ! 

    1. Le projet présenté par Mme Hidalgo correspond à une vision déjà profondément ancrée dans les intentions de l’équipe municipale :

      1. Le développement d’un Paris ultra « festif » qui se montre comme tel  via une voie publique commercialisée et commercialisante qui en devient le désolant emblème. Plus d’économie touristique, non par le fait de plus de culture, mais par davantage de mètres carrés de restaurants-bars accaparant sur l’espace public et plus de temps d’activité commerciale puisque la nuit est l’une des nouvelles niches du capitalisme ultra libéral qui meut bien des sphères politiciennes.

      2. Ce qui s’articule avec le projet de piétonisation défendu officiellement par référence à la protection de la qualité de l’air et des nuisances liées aux bruits de circulation routière. 
        Donc, il faut s’attendre à ce que les rues dédiées aux bars et restaurants dans l’après-confinement le restent pour longtemps.

    2. Or, cette perspective est inacceptable :

      1.  L’exploitation anarchique de l’espace public sera rapidement  en totale contradiction avec les consignes de sécurité  requises dans cette période de pandémie, dans la mesure où les conditions d’activité des autorités pouvant contrôler les pratiques ne seront, elles, incontestablement pas améliorées en temps réel : ni pour les effectifs de la préfecture de police, ni pour la DPSP (dont les prérogatives de verbalisation sont au demeurant fort limitées), ni pour la direction de l’urbanisme de la Ville et autres agents municipaux. Pas d’amélioration non plus pour le traitement des procès-verbaux qui pourraient être établis : Ministère public asphyxié (d’autant plus que la réglementation sanitaire Covid-19 créera un pic de verbalisations par ailleurs), tribunaux débordés. Il n’y aura pas non plus de miracle concernant la rapidité  et le nombre des procédures de fermetures administratives relevant de la compétence de la Préfecture de police de Paris, si tant est que la perspective de telles mesures puisse être osée en ces temps de crise économique doublée d’une crise plus ancienne des priorités entre les intérêts sanitaires ou sociaux et les intérêts économiques.

      2. Avant le confinement déjà bien des quartiers étaient livrés à la loi des bars et restaurants, comme dans une zone de non-droit. Avec pour conséquence que les habitants voisins de ces quartiers souffrent depuis longtemps de nuisances et sont exposés à des risques concernant leur santé par le fait de cet environnement :
        1. Par le bruit qui envahit les domiciles, même avec des fenêtres à double-vitrage fermées, ce dont les mesurages réalisés par les capteurs sonores Bruitparif (dits « méduses ») témoignent clairement dans les quelques sites où elles ont été installées ;

        2. Par les déjections de toutes sortes qui jonchent les rues (penser à l’excrétion du Covid-19 dans les urines) ;

        3. Par les entraves à la circulation piétonne et les dangers pour la sécurité physique qu’elles représentent à des degrés divers pour les personnes valides ou à mobilité réduite, ainsi que le stress qu’elles provoquent.

Madame le Maire de Paris semble donc offrir au lobby du Paris festif un droit à polluer l’espace public sans aucune contrepartie environnementale ni consensus avec les attentes des riverains des zones touristiques de la capitale. Projet d’autant plus clairement inadapté dans  une des villes les plus denses au monde où les infractions et incivilités quotidiennes ont été régulièrement dénoncées. Devons-nous rappeler les restrictions complémentaires que Madame Hidalgo a mises en place pour des raisons environnementales durant le confinement ? Rappeler sa politique pour la protection de la qualité de l’air ? A qui profite le Paris festif répandu sur la voie publique ? Devrions-nous aussi rappeler qu’il existe aux côtés de la crise sanitaire, un risque d’attentats terroristes qui menace d’autant plus que l’on répand la fête dans la rue ?


Nous espérons que les Parisiens s’opposeront à l’exploitation en toute improvisation de leur espace public par des activités mercantiles, sans aucune contrepartie ni garanties de contrôles et de  traitement des infractions adéquats.  


Dans la période électorale actuelle, nous  espérons que la Préfecture de police et, par ailleurs, les maires d’arrondissements sauront montrer leur capacité à envisager concrètement le monde avec sagesse, objectivité et perspicacité. Nous espérons qu’ils se rangeront du côté des stratégies propres à privilégier le développement pérenne de l’économie parisienne. Ce y compris pour le secteur de la restauration et des bars qui doit être aidé, mais qui en contrepartie doit s’engager à respecter les intérêts divers qui composent la vie en société, dont des intérêts sociaux et humains qui sont pour la plupart consacrés comme droits de l’Homme et, pour ce qui concerne la protection des habitants face à une activité économique nuisible sur la voie publique, relèvent de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme.

Confinement et déconfinement Covid-19 à la Butte aux Cailles

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L'association Les Riverains de la Butte aux Cailles, membre du Réseau Vivre Paris!, a rédigé une lettre ouverte que nous publions.

Lettre ouverte à M. Lallement Préfet de police de Paris, Mme Biundo, Commissaire central du 13ème arr., Mme Hidalgo, Maire de Paris et M. Coumet, Maire du 13ème arr. 

L’association Les Riverains de la Butte aux Cailles défend depuis plus de 20 ans les intérêts des victimes des nuisances liées à l’activité nocturne du quartier (sur l’ampleur de ces nuisances) et membre du Réseau Vivre Paris ! souhaite alerter les autorités publiques sur le point de vue d’un très grand nombre d’habitants concernant le processus de confinement et ce qui est attendu après le déconfinement.

Les « égarements » lors de la mise en confinement.  Nombre d’habitants du quartier ont regardé avec effarement et inquiétude les attroupements de clients devant les établissements au fur et à mesure que l’épidémie Covid 19 s’affirmait, puis la pandémie menaçait :
- Comment les clients pouvaient-ils prendre de tels risques dans ces contacts de masse rapprochés ?
- Comment les patrons des bars pouvaient-ils continuer de les abreuver notamment par la vente à emporter ?
- Comment accepter que la Butte aux Cailles soit un tel foyer de contagion y compris pour ses habitants, avec toutes ces urines déversées à même la rue ?

Pour toute réaction à l’ordre de confinement prononcé par le Président de la République, on a vu une soirée délirante d’attroupements auprès de bars qui ne respectaient pas l’ordre de fermeture. C’est alors la colère qui a gagné beaucoup d’habitants. Cependant que le président du conseil de la nuit nommé par Madame HIDALGO partageait sur les réseaux sociaux de l’empathie pour tous ceux qui se désolaient d’être obligés de se priver de… sorties dans les bars et autres établissements.

Le calme des nuits de notre quartier pendant la majeure partie du confinement. C’est ensuite le calme qui a saisi les habitants du quartier : les petits bruits du quotidien des voisins qui ont rompu l’anonymat, le rappel à l’ordre depuis sa fenêtre de celui qui a trop monté le son pour lui rappeler les limites d’un voisinage normal et donc l’affirmation d’un échange dans le respect mutuel ; le chant des oiseaux que l’on a pu entendre de sa fenêtre. Et, par-dessus tout, des nuits de vrai sommeil réparateur pour tous, y compris ceux qui ont télétravaillé ou ont continué d’aller travailler, les malades aussi.

Nous savons gré aux autorités publiques et notamment au commissariat du 13è et l’équipe de la DPSP d’avoir œuvré pour une obéissance aux contraintes du confinement aussi bien la nuit que le jour.

Personne évidemment ne se réjouit de ce qui a été la cause de ce calme retrouvé. LRDBAC est solidaire de tous les commerces dont le mode d’exploitation se veut respectueux de l’ordre public.

Mais LRDBAC est aussi, avec ses très nombreux adhérents et sympathisants, déterminée à obtenir que des leçons positives soient concrètement tirées de la crise sanitaire pour changer durablement les nuits de la Butte aux Cailles et trouver avec plaisir une animation raisonnable diurne.

La volonté politique de répondre à cet objectif reste à prouver après ces dizaines d’années d’abandon des habitants à l’enfer des bars. La volonté de la plupart exploitants de changer spontanément leurs pratiques n’a, elle, rien d’évident si l’on en juge par l’actuel retour de la vente à emporter de boissons alcoolisées dans le quartier, ce avant même la date officielle du début du déconfinement progressif :
- Parmi les premiers à la pratiquer, dès début avril, le tabac du quartier au 21 rue de la Butte aux Cailles (pas bar tabac, non, tabac tout court).
- Puis des restaurants-bars (le Mêlécasse 12 rue de la Butte aux Cailles et le Soyouz 11 rue de l’Espérance), vendant à manger et à boire (mais pouvant servir à boire sans manger).
- Et « Chez Mamane » 27, rue des Cinq Diamants annonce la vente à emporter à partir du 1er mai.
- On voit aussi beaucoup de mouvement à « La taverne de la Butte » 13 rue de la Butte aux Cailles  et au « Plug in café », 60 rue Gérard qui appartiennent au même propriétaire et a subi par le passé différents fermetures administratives.

D’autres suivront et très rapidement l’enfer des bars revivra à la Butte aux Cailles dans cette voie qui vise à contourner le processus de progressivité prévu. Ce pourquoi nous avons interrogé le commissariat et la Mairie (dont le service de la DPSP) le 25 avril sur les règles à respecter.

De lourdes responsabilités sont en jeu.

Les citoyens qui n’ont pas l’heur d’être soutenus par des lobbies économiques puissants veulent être pris en considération après cette crise qui a montré que c’est bien eux qui ont de multiples façons permis de limiter les inconvénients de la pandémie.

Notre message s’adresse aux bars et autres usagers du quartier. Mais il s’adresse, comme celui de l’association Réseau Vivre Paris ! formellement à ceux qui ont pour mission de veiller à contrôler les pratiques des commerçants et usagers de la voie publique : le temps des aberrations consistant à organiser ou laisser faire l’animation nocturne sur la voie publique est révolu. Depuis longtemps, notre association de quartier en appelle à un développement durable et donc en appelle à un développement économique qui se fasse tout à la fois dans le respect des droits fondamentaux des habitants du quartier (sommeil, repos, santé), des intérêts bien compris de la clientèle des établissements ou autres usagers du quartier (lutte contre l’alcoolisation et autres addictions dont le quartier est un foyer notoire) et celui de l’intérêt de la collectivité toute entière (bombe à retardement sociale et financière des troubles du sommeil ou addictions et de l’habitude de bafouer la Règle).

Les établissements doivent, pour ce qui les concerne, respecter la réglementation en tous points : jauge, horaires, salubrité, transparence fiscale et autres.  La vente à emporter doit être interdite comme modalité accessoire d’exploitation des établissements. Rien qu’avec  cela, nos nuits ne seraient plus perturbées autant que l’ont révélé les mesurages faits par les capteurs de bruit Bruitpaif dans la période qui a précédé le confinement (cf. lien en début de lettre et aussi reportage FR3).

Dans l’attente très attentive de vos réponses concernant l’orientation de vos politiques et les mesures concrètes prévues pour les appliquer, je vous prie de recevoir, Monsieur le Préfet de police, Madame la Maire de Paris, Madame la commissaire central et Monsieur le Maire d’arrondissement,  mes salutations les plus distinguées.


Anne PENNEAU, Présidente de l'association Les Riverains de la Butte aux Cailles

Sortie du confinement : enquête sur l'environnement sonore et perspectives

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Acoucité (l'homologue de Bruitparif à Lyon) a lancé une enquête à l'échelle nationale destinée à recueillir l’évolution du ressenti des personnes sur leur environnement sonore entre avant et pendant le confinement. Bruitparif travaille en partenariat avec Acoucité pour exploiter les résultats en Ile-de-France et les analyser en relation avec les évolutions observées à partir de leur réseau de mesure (voir l'article).

Le questionnaire anonyme ne prend que quelques minutes à remplir. N’hésitez pas à le diffuser largement autour de vous.

De nombreuses études montrent le bénéfice sur l'environnement sonore du fait du confinement. Fitbit qui fait des montres connectées a ainsi pu mesurer que les Parisiens avaient gagné 25 minutes de sommeil et que ce sommeil était de meilleure qualité avec "plus de temps dans les phases de sommeil profond et paradoxal". (voir l'article sur le site de BFM)

Un article du Parisien note lui aussi que les "riverains des quartiers habituellement très fréquentés de la capitale ne peuvent s’empêcher d’apprécier l’absence de bruit. Et un sommeil réparateur !".

Le Réseau Vivre Paris! souhaite que la Mairie et la Préfecture de Paris prennent en compte cet état de fait et cessent de soutenir des établissements qui font l'essentiel de leur chiffre d'affaires en ne respectant ni la réglementation ni les riverains. Les associations de riverains ont pleinement conscience des difficultés actuelles du secteur de la restauration (voir notre article exprimant notre solidarité) et souhaitent clairement  apporter une contribution constructive en étant pleinement associée aux réunions organisées par Monsieur Hocquard. En revanche, il est illusoire de penser que les associations passeront sous silence l'inaction de la Mairie de Paris face à des dérives insoutenables au profit d'une minorité d'établissements de la nuit. Eu égard à la densité de population, cette option serait vite une catastrophe pour beaucoup de Parisiens. Dans ce cadre, les différentes associations de quartiers sauront rassembler de plus en plus de riverains en colère pour faire entendre leurs voix via des procédures judiciaires mettant en cause la Mairie de Paris et la Préfecture de Police.

Par un article sur le site de Trax, les associations de riverains ont appris la tenue récente d'une réunion organisée par Monsieur Hocquard, adjoint d'Anne Hidalgo chargé de la nuit, pour préparer la sortie du confinement. En tant que représentant de la Mairie et donc des Parisiens, la décision de tenir les associations de riverains en dehors de ces réunions laisse entendre que Frédéric Hocquard (et donc la Maire de Paris) continue à ne pas vouloir répondre aux attentes légitimes de ses administrés sur les nuisances sonores excessives du "Paris Festif". Nous réitérons que de telles initiatives ne sont pas un gage d'une sortie du confinement réussie par les équipes de cette mandature sortante.
Un propriétaire de club se pose cette question légitime : "Comment serons-nous défendus au retour de nos activités qui peuvent produire des nuisances sonores, après des mois de chants d’oiseaux dans les rues de Paris?". La réponse est simple (voir plus haut) : s'organiser pour réduire très considérablement les nuisances sonores, maitriser sa clientèle, lutter contre l'hyperalcoolisation incontrôlée, respecter celles et ceux qui veulent continuer à habiter à Paris. Tout le monde en sortira gagnant.

La marche à pied doit être au centre des mesures de mobilité de la période de déconfinement !

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Nous reproduisons un texte publié par nos amis de l'association 60 Millions de Piétons, membre du Réseau Vivre Paris!

C’est pourquoi, les villes doivent absolument mettre en place des aménagements piétonniers temporaires afin de garantir la sécurité sanitaire et routière du piéton.

« 60 millions de Piétons » demande la mise en place d’au moins trois aménagements spécifiques pour s’affranchir des trottoirs trop étroits (moins de deux mètres sans obstacle) : 

  • création de bandes piétonnes temporaires d’un bon mètre sur la chaussée le long du trottoir dans les avenues et les boulevards, au besoin en supprimant le stationnement, 
  • création de zones de rencontre temporaires dans des rues plus étroites, zones où le code de la route autorise le piéton à marcher sur l’espace roulable et où la vitesse de tous les véhicules est limitée à 20 km/h et 
  • création de rues piétonnes temporaires, dans des rues commerçantes et aux abords des écoles.

L’association a rédigé un Communiqué de presse à destination des contacts presse à Paris et en région.


Note du Réseau Vive Paris! (28/04/2020)
Le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) est un établissement public tourné vers l’appui aux politiques publiques, placé sous la double tutelle du ministère de la transition écologique et solidaire et du ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales. Il a publié un document intitulé qui complète le communiqué de 60 Millions de Piétons : Quels aménagements pour les piétons lors de la phase de déconfinement ?

Christian Machu, ingénieur émérite, a publié un article très intéressant et fort documenté sur LinkedIn appelant à "ne pas oublier la marche à pied dans la préparation du déconfinement" : Déconfinement Covid-19 : place aux piétons. Il fait des propositions afin que le mode de déplacement à pied soit placé au centre de la politique de déplacement dans la période post-confinement.

Le Réseau Vivre Paris! solidaire

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L'association Réseau Vivre Paris! tient à remercier les personnels de santé, de police, de nettoyage, les services de l’État, les collectivités territoriales et toutes celles et tous ceux qui se battent pour protéger la population contre le Covid-19.

L'association Réseau Vivre Paris! exprime sa solidarité avec les salariés, les entreprises touchés par les mesures de confinement. 

L'association Réseau Vivre Paris!, attachée à ce qui fait traditionnellement le caractère des rues de Paris, attend comme tout un chacun la réouverture des cafés et restaurants de la capitale qui sont engagés dans une exploitation durable et respectueuse de leur environnement. Elle est solidaire de ces établissements qui, comme beaucoup d’autres entreprises, sont menacés dans l'économie de leur fonctionnement et elle sera heureuse de les voir à nouveau fonctionner dans une ambiance apaisée et respectueuse des droits de tous.

Les nuisances sonores peuvent être verbalisées "à l'oreille"

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Illustration 1
Illustration 1Crédits : © Matthieu - stock.adobe.com

La direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) a publié un article le 8 avril 2020 qui stipule que l'exercice d'une activité professionnelle doit respecter la tranquillité du voisinage.

La réglementation spécifique des bruits de voisinage provenant d'une activité professionnelle ne s'applique pas à toutes les exploitations mais seulement aux établissements ayant vocation à créer des nuisances sonores. C'est ce qu'a décidé la Cour de Cassation dans sa décision du 14 janvier 2020.

À la suite de plaintes de riverains en raison de nuisances sonores, la police municipale a verbalisé un restaurant. La musique diffusée à l'intérieur était en effet nettement perceptible de l'extérieur.

Le restaurant a saisi la justice pour contester. Pour lui, son activité professionnelle est soumise à une réglementation particulière concernant les bruits de voisinage. En l'occurrence, il affirme que le niveau sonore aurait dû être mesuré avant d'être sanctionné pour atteinte à la tranquillité du voisinage.

La Cour de cassation confirme l'arrêt de la Cour d'appel. Pour elle, l'exploitation d'un restaurant traditionnel n'est pas de nature à créer des nuisances sonores. Ainsi la contravention et l'amende sont maintenues. Le restaurant est bien à l'origine d'un bruit particulier ne résultant pas d'une activité professionnelle et de nature à porter atteinte à la tranquillité du voisinage.


Notre analyse :

La question de savoir si les nuisances sonores doivent obligatoirement faire l'objet d'un mesurage par les agents de l'autorité publiques en charge de les verbaliser est souvent posée.
La Chambre criminelle de la Cour de cassation confirme par une décision rendue le 14 janvier 2020 (N° de pourvoi: 19-82085) une jurisprudence ancienne par une réponse négative. Cette décision est l'occasion de mettre l'accent sur l'intérêt que représenterait une plus large exploitation de type de verbalisation par les autorités publiques pour aider les victimes à se défendre sur un plan civil. Elle met aussi en relief le fait qu'il y a deux angles pour aborder la question  des nuisances provenant de la diffusion de musique amplifiée.

1/  La verbalisation sur le fondement des articles R. 1337-7 et R. 1334-31 du code de la santé publique (amende de la 3è classe pour cas de bruits de comportements) : la verbalisation peut alors être faite "à l'oreille", sans aucune mesure par un sonomètre ou autre capteur de sons. La Cour de cassation considère dans la décision rendue le 14 janvier 2020, que ce régime est applicable à un restaurant traditionnel car un tel établissement ne ressortit pas de la législation pénale spéciale des établissements ayant vocation à diffuser le la musique amplifiée. Ce faisant, elle ouvre de très intéressantes perspectives aux victimes et -il faut l'espérer- aux autorités publiques en charge de verbaliser ce que l'on appelle couramment "les bruits de comportement".
Il ne faut pas compter sur le montant d'une amende pour décourager les commerçants indélicats. 
Mais les victimes ainsi pourront s'appuyer sur les verbalisations pour démontrer un trouble anormal du voisinage et faire valoir leurs droits envers les commerçants troublant juridictions civiles. Elles peuvent à ce titre demander à la fois des indemnités et des mesures en nature (mesures d’isolation phonique, horaires d'exploitation). Contrairement à ce qu'on lit parfois, y compris sur des sites officiels, il n'y a pas de faute de l'exploitant à démontrer, peu importe son intention, c'est le caractère anormal qui compte. Peu importe aussi que l'établissement puisse démontrer qu'il créait des nuisances avant que la victime ne s'installe elle-même, car il y a infraction. On trouve donc dans la jurisprudence un moyen de contrecarrer la règle de l'antériorité qui a récemment été étendue de façon si critiquable.
Pour terminer, rappelons que cette stratégie associant verbalisation des bruits de comportement et action en trouble anormal de voisinage par les victimes n'est pas limité aux nuisances venant de la diffusion de musique amplifiée. Elle s'étend notamment aux nuisances sonores créées par la clientèle en terrasse (y compris terrasses autorisées bien entendu), dont les exploitants répondent en toute logique puisqu'ils sont responsables de l'exploitation de leur établissement aussi bien dedans que dehors.

2/ La verbalisation sur le fondement du régime spécifique à la diffusion de musique amplifiée :  articles R571-25 à R571-30 du Code de l’environnement  et  articles R1336-1 à R1336-3 du Code de la santé publique (issus du décret n°2007-1244 du 7 août 2017), dont on se contentera de rappeler ici :
- qu'il oblige tout établissement qui diffuse de la musique amplifiée à faire établir par des sociétés spécialisées des "études d'impact", qui déterminent les conditions dans lesquelles la diffusion est autorisée (sonomètres, mesures d’isolation etc...); les autorités publiques peuvent faire des contrôles et sanctionner les manquements aux conditions précisées par l'étude d'impact et à toute situation contraire à la réglementation. Ici, les contrôles doivent être faits par des moyens techniques. Les sanctions encourues par l'établissement sont beaucoup plus lourdes que dans le cadre de la législation sur les bruits de comportement vue précédemment.


Textes de référence

En plein confinement la place du Tertre prépare ses terrasses

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Ces photos de la place du Tertre sont éloquentes : la première a été prise le 17 mars à 14h30  juste après la mise en place du confinement. La seconde le 7 avril après mise en place de la structure qui abritera les contre-terrasses. On rappelle que cette disposition qui encombre la place en fonction de dérogations successives accordées par la Mairie de Paris, fait actuellement l’objet d’un recours devant la justice administrative. En attendant une décision qui interviendra d’autant plus tard que le tribunal va être engorgé après le si problématique déconfinement, la place va être dans cet état grâce à une entreprise qui a dépêché cinq monteurs sans masques. S'agit-il d’un travail d’urgence vital pour la nation? 

 

 La Mairie et la Police ont été prévenus, mais on a laissé continuer le chantier après passage d’une patrouille comme le montre cette photo prise deux heures après le début des travaux, alors qu’il était possible d’arrêter cette exécution de travaux commandés par les restaurateurs. 

 Maintenant cet endroit tend à se transformer en terrain de jeux pour enfants risquant de se blesser en sautant au dessus des grilles : qui assumera sa responsabilité?

Les bars et leurs clients : entre 8 et 20dB supplémentaires

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Bruitparif a publié une étude sur les effets du confinement sur le bruit en Ile-de-France. Les 150 stations de mesure de Bruitparif déployées en Île-de-France dans des contextes variés sont unanimes et confirment ce que chacun a pu constater : avec le confinement décrété en raison de l’épidémie de Covid-19, un silence inhabituel a envahi l’Île-de-France et notamment sa zone urbaine dense. La raison en est simple : la très forte baisse des émissions sonores d’origine anthropique en lien avec la diminution drastique des trafics routier, aérien et même ferroviaire, l’arrêt des chantiers et la fermeture de nombreuses activités et lieux festifs (bars, restaurants et établissements diffusant des sons amplifiés).

Un passage de cette étude a particulièrement retenu notre attention : les quartiers habituellement animés la nuit sont désormais très calmes. Les nuisances sonores ont disparu des quartiers animés de la capitale, qui comptent de nombreux bars et restaurants ou établissements habituellement fortement fréquentés en soirée et en début de nuit. Ainsi, selon les résultats des stations de mesure déployées par Bruitparif dans certains de ces quartiers, les baisses de décibels atteignent en moyenne 8 à 16 décibels sur le créneau compris entre 22 heures le soir et 2 heures du matin. Les soirs de week-end (vendredi et samedi soirs), la chute est encore plus marquée avec de 11 à 20 décibels de moins selon les quartiers.

Ce graphique extrait du rapport de Bruitparif en dit long sur les nuisances sonores générées par les bars et leurs clients et auxquelles sont exposés les riverains.

A titre d'information, pour des niveaux d’exposition à des niveaux supérieurs à 40 dB(A) la nuit et à 50-55 dB(A) en journée, l’Organisation Mondiale de la Santé considère que des effets extra-auditifs du bruit peuvent se manifester : troubles du sommeil, gêne, risques cardiovasculaires accrus, difficultés de concentration et retards dans les apprentissages.
Un niveau sonore de 50dB correspond à une conversation à voix normale, 60dB à une conversation à voix forte et 70dB à une salle de classe bruyante. Les habitants du quartier des Enfants Rouges, de la place Sainte-Catherine, de la Butte aux Cailles ou du Bassin de la Villette subissent en moyenne un niveau sonore équivalent à une conversation à voix forte. Quant aux habitants du quartier des Halles ils vivent (et essaient de dormir) dans une salle de classe bruyante. Du fait du confinement et de l'absence de consommateurs à l'extérieur le niveau sonore est provisoirement celui d'un appartement calme. Comme l'illustre parfaitement le graphique, la présence sur l'espace public des clients des bars transforme, de par leur comportement irrespectueux, un appartement calme en une salle de classe bruyante, dans laquelle il est impossible de dormir sereinement. Le bruit pénètre dans les domiciles fenêtres à double vitrage fermées, recouvre une musique douce et rend difficile l'endormissement, sans compter les réveils conscients ou inconscients par les pics avec les conséquences mentionnées plus haut.

Peut-on espérer des modifications de comportement chez les consommateurs et surtout un comportement plus citoyen et plus respectueux de leur environnement de la part des bars une fois passée la pandémie ? Mais surtout nous attendons des autorités qu'elles contraignent les bars à respecter la loi après la crise sanitaire du Covid-19.

* Le réseau Vivre Paris! remercie Bruitparif pour le travail de mesurage et de diagnostic accompli dans nos quartiers. Merci également de nous avoir permis de publier le graphique des relevés sonores dans les quartiers animés.

Le Réseau Vivre Paris! en appelle à la raison

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Les Halles le 30 mars à 17h

En ces temps de pandémie qui se traduit par un confinement forcé, nous sommes tous avec nos familles et nos proches touchés dans notre quotidien. Il faut être conscient qu’il s’agit d’une véritable catastrophe entraînant avec elle chaos et bouleversements dont nous subirons tous et pendant longtemps les effets. Pour beaucoup de commentateurs, et nous le percevons déjà, à l’issue de ce cataclysme et c’est une certitude, rien ne sera plus comme avant. Prétendre le contraire est une erreur. 

Une telle situation oblige donc les uns et les autres à se serrer les coudes, à ne plus agir égoïstement, à ne pas entraver l’action des décideurs et experts même lorsqu’il leur arrive de faire des erreurs. Servir aujourd’hui la société, suppose en effet de remettre à plus tard les discussions sur la conduite de la gestion du fléau.

Le personnel médical qui mérite la reconnaissance de la nation, les gouvernants n’ont qu’un seul but : vaincre le fléau qui s’est abattu sur nous. Les décideurs ont institutionnellement cette charge et il importe de les aider à la mener à bien par une attitude constructive.

Vouloir remodeler à sa patte la vie future n'est pas de mise. Il est surprenant de voir fleurir des initiatives qui nous apparaissent déplacées. Surtout lorsqu’elles viennent de qui ose se réclamer être le représentant d’autres pour interpeller tel ou tel élu afin de lui donner quelque leçon. Pire encore est-il lorsqu’il s’ingénie, alors que la pandémie n’a sans doute pas encore atteint son pic, à vouloir conseiller les décideurs sur le déconfinement et l’après Covid-19. 

Souvenons-nous de ce proverbe espagnol où il est dit « Qui n’entend raison ne fait point raison ! »

Soyons réalistes nos décideurs entourés de nombreux spécialistes ont franchement en ce moment d’autres préoccupations que ce type de contingence décalée. Consciente du contexte l’association Réseau Vivre Paris! qui regroupe plusieurs dizaines d’associations adhérentes ne souhaite nullement dans un tel contexte s’engager dans cette voie. Dans la situation actuelle, elle prône la raison et le discernement et n’interviendra donc aucunement à ce stade auprès des élus et des décideurs pour leur dicter les modalités du déconfinement. 

L’association Réseau Vivre Paris qui regroupe de nombreux Parisiens qui  ne pourront pas oublier en quoi différents établissements des quartiers « festifs » ont rechigné à appliquer la consigne de non attroupement (voir article du Monde) a pour seule ambition d’obtenir des informations claires et précises sur la façon dont les autorités publiques veilleront à ce que la réouverture des bars et établissements « festifs » assimilés soit suffisamment encadrée pour donner confiance aux parisiens qui habitent les quartiers concernés.

Le cas Hocquard : lettre ouverte à Mme la Maire de Paris

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OBJET : Demande d’écartement de M. Frédéric HOCQUARD de fonctions relatives au développement de la vie nocturne parisienne

Madame la Maire, 

Cette lettre ouverte vous est adressée en votre qualité de maire de Paris et de candidate aux municipales. Il a pour objet de vous demander formellement que Monsieur Frédéric Hocquard soit démis de ses fonctions actuelles de président du Conseil de la nuit et qu’il n’ait plus à l'avenir aucune responsabilité dans une instance quelconque se rapportant au développement de la vie nocturne à Paris.

Cette demande est provoquée par le fait que M. Hocquard a, via son compte Twitter, assuré la promotion  d’un article du journal Le Monde du 15 mars intitulé « C’est une dernière nuit, une nuit historique » : le soir où la France est passée au « stade 3 » pour lutter contre le coronavirus », sous la plume de Pascale Robert-Diard,  Raphaëlle Bacqué,  Richard Schittly,  Solenn de Royer et Ulysse Bellier.

Notre grief tient en premier lieu au fait que ce texte témoigne d’une forte empathie envers ceux qui ont désobéi à l’injonction de confinement décidée par le Président de la République et son gouvernement. M. Hocquard promeut donc un discours complaisant envers la désobéissance civique, l’absence de solidarité, des comportements propres à aggraver le risque sanitaire du Covid-19.

Très habilement rédigé, l’article de presse n’ignore pas totalement l’injonction. Mais il ne fait qu’effleurer implicitement son bien-fondé,  pour s’appesantir sans discontinuité sur les états d’âme de ceux à qui il est devenu interdit de se rassembler dans les bars et autres établissements en soirée. Sa conclusion illustre sa tonalité : « Sur les trottoirs, il y a soudain un peu de crainte, de tristesse et déjà de la nostalgie. Un couple envoie un baiser − à distance réglementaire − au patron qui ferme sa caisse : « On ne sait pas quand on se reverra »… ». Les auteurs de ce texte ont usé d’une liberté d’expression qu’il ne s’agit pas de contester. Mais, ce que l’on conteste, c’est qu’un élu, qui plus est lorsqu’il est par ailleurs président du Conseil de la nuit fasse fi de son devoir car il lui est bien évidemment interdit de promouvoir ledit texte. Ce, y compris dans le cadre d’une diffusion réservée à ses abonnés, qui n’a rien de privé à en juger par le nombre desdits abonnés et par le fait que l’élu s’y exprime très clairement en tant que personne publique.

Notre grief concernant cette publication s’appuie en second lieu sur une appréciation contextuelle de l’acte de promotion dudit article de presse que nous dénonçons.

Depuis plusieurs années, nous nous sommes adressées maintes fois à vous-même et votre Cabinet pour dénoncer la posture déséquilibrée de M. Hocquard lors des réunions et échanges relatifs au fonctionnement du Conseil de la nuit. 

Après quoi, nous avons certes observé que l’élu maitrisait mieux son discours. Mais malgré cette apparente rectification, le déséquilibre des positions de M. Hocquard en faveur des établissements n’a cessé de s’exprimer, au point de lancer un appel aux citoyens pour défendre un établissement contre une action de la Préfecture de police. Sur notre site vous trouverez d’autres précisions sur ce que nous dénonçons et qui sont elles aussi édifiantes (Le bilan de Frédéric Hocquard).

Dans ce contexte, la promotion de l’article du Monde précité ne constitue pas une simple erreur, ni même une simple faute de la part de M. Hocquard. Elle est une faute lourde. 

Nous vous demandons, Madame la Maire de Paris, d’en tirer toutes les conséquences si vous êtes réélue, en insistant sur le fait que l’association Vivre Paris! n’abandonnera pas son objectif d’une administration du développement de la vie parisienne nocturne équilibrée par les élus du peuple.

Nous vous prions de recevoir, Madame la Maire, nos salutations les plus distinguées.

L'association Réseau Vivre Paris!

Hubert Védrine : le mode de vie festif et le tourisme de masse en question

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Le Figaro du 22 mars a publié une interview d’Hubert Védrine : «Le choc du coronavirus est en train de pulvériser des croyances très enracinées».
A l’aune de la pandémie qui frappe la planète il développe des arguments qui devraient tous nous faire réfléchir. Quand nous écrivons “tous” nous ne voulons pas dire seulement les membres du Réseau Vivre Paris!. Il y a longtemps que nous soulignons les ravages de la fête non régulée et l’hyper tourisme.
Nous souhaitons interpeller nos élus, Anne Hidalgo, maire de Paris, et Frédéric Hocquard, son adjoint chargé de la nuit... de la nuit des fêtards, des lobbies de la nuit, mais pas de la nuit de tous les Parisiens. Nous interpellons aussi l'ensemble des candidats aux élections municipales parisiennes.

Deux extraits de cette interview devraient leur permettent d'enlever leurs œillères à l'aube de cette prochaine mandature et de considérer le bien-être, la santé de leurs électeurs, bref l'intérêt commun plutôt que des intérêts catégoriels.
 
… n’est-ce pas tout un mode de vie insouciant, hédoniste, individualiste et festif, qui semble devenu le premier des droits de l’homme (bien avant, pour certains, la liberté de la presse) et qui est mis en cause? Ce mode de vie se traduit, pour tout ou partie de l’humanité, par une mobilité permanente sans limite ni entraves, type mouvement brownien. Ajouté aux voyages économiques incessants et au tourisme de masse (1,4 milliard de touristes en 2019), cela donne 4 milliards de passagers aériens en 2017, 8 milliards «espérés» en 2035 (avant la pandémie)! 
Oui à la fête... mais pas n'importe quelle fête. Une fête régulée, respectueuse de tous, qui se soucie des autres, de ceux qui veulent se reposer la nuit et vivre dans une ville apaisée. Le tout festif a vécu. Changeons de modèle pour une ville / vie durable.

... on prendra peut-être conscience des ravages du tourisme de masse (à ne pas confondre avec le voyage): Dubrovnik, Santorin, Angkor sont des victimes précoces, bientôt Venise. Et faut-il vraiment atteindre 100 millions de touristes en France?
La mairie de Paris s'est engagée depuis des années dans une course effrénée (et imaginaire?) avec les autres métropoles à celle qui attirera le plus de touristes, favorisant au passage la transformation de milliers d'appartements en locations saisonnières. Seul le nombre de touristes compte aux yeux de la mairie. En ce qui concerne le tourisme et comme pour la fête, changeons de modèle pour une ville / vie durable.

A lire cet article publié par Marais-Louvre : Repenser le tourisme de fond en comble

Repenser le tourisme de fond en comble

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Marais-Louvre, membre du Réseau Vivre Paris! a publié cet article.

Comme commencent à le faire remarquer les politiques à qui la pandémie semble ouvrir enfin les yeux, les ravages du tourisme à tout va et sa massification sont une des raisons principales de la mise à genoux fulgurante de notre monde.

Combien de fois avons nous dénoncer les cohortes de touristes qui envahissent des sites dans le monde entier dont Paris et le Marais en font partie... Qu’avons nous vu fleurir au cours des années récentes ? Des bateaux de croisière de plus en plus gigantesques, la multiplication des flottes d’avions et avec elles l’accroissement de la pollution, une explosion exponentielle des locations saisonnières, des pans entiers de villes confisqués aux habitants par un tourisme débridé et délirant qui a gommé toute vie de quartier et fait partir les commerces traditionnels. S’en est suivie une montée des prix de l’immobilier qui chasse les derniers  occupants des lieux et les repousse en zones périphériques.

Que n’a t’on vu et entendu sur la course aux touristes ? Chaque municipalité, malgré les protestations des habitants s’ingéniait à trouver des moyens d’attractivité pour afficher des chiffres ronflants telle une compétition sportive, une sorte de course à l’échalote ! En 2015, notre ministre des affaires étrangères en charge du tourisme, Laurent Fabius, n’est il pas allé jusqu’à proposer 40 mesures pour que la France puisse attirer 100 millions de visiteurs dès 2020. De nombreux élus (dont Anne Hidalgo, G. Collomb...), des professionnels du tourisme ont participé aux groupes de travail qui ont abouti à ce plan d’action qui traitait même du tourisme nocturne dont des voix clamaient l’indigence!

Eh bien nous sommes en 2020 et nous en voyons le résultat!

Ainsi que le souligne Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères dans une récente interview accordée au Figaro, l’heure n’est plus au bilan mais plutôt à l’analyse de ce que l’on peut appeler un désastre. Plus jamais cela mais comment faire ?

Il fait d’abord repenser au-delà de la sphère purement économique, ce que nous voulons pour l’avenir notre avenir, celui de nos enfants, au plan national et ensuite en lien avec les autres pays. S’il est illusoire de penser que le tourisme est mort, le temps est venu de le réguler. Imaginons ce que serait Paris si une telle épidémie se produisait lors des JO de 2024? La première décision à prendre est d’établir des quotas, il suffit de considérer la ville de Barcelone qui n’est plus que l’ombre d’elle même tant elle est envahie jusqu’à saturation et davantage encore ou Venise débordant de touristes que déversent les monstres des mers qui longent ses quais séculaires! Cela n’est plus tolérable il faut donc limiter le nombre de touristes pour protéger nos villes, nos quartiers et leur assurer une autre évolution, un autre devenir. Paris ne peut mourir étouffé, être sacrifié, compter plus de valises à roulettes et de cars que de voitures,  au prétexte de satisfaire tel ou tel lobbying, ou bien de récolter des voix pour son élection ou sa réélection voire de justifier l’existence d’une industrie, d’un secteur économique qui serait indispensable pour notre croissance, cette croissance à tout crin qui désormais n’a pas de repère ? Ne faudrait-il  pas compenser la perte d’activité qui découlera d’un tourisme raisonné par la réappropriation d’activités que nous avons laissé partir loin de notre pays pour une question de coût ? Dorénavant nous mesurons plus que jamais la nécessité d’en passer par là... car nous sommes allés trop loin, à l’excès jusqu’à faire faire par d’autres pays la plupart de nos médicaments, personne ne s’étant inquiété de cette situation. Gare aux ringards qui auraient pu le faire!

L’heure n’est plus aux tergiversations et nous devons tous ensemble profiter de ce sévère coup de semonce pour rebattre les cartes, reprendre en mains nos quartiers et leur redonner une vie quotidienne normale en encadrant le tourisme... Reprendre en mains nos industries perdues et pourtant essentielles, reprendre en main notre qualité de vie plus traditionnelle sans se faire déborder par ceux qui, insouciants, par calcul, par esprit mercantile, par égoïsme ont participé de loin ou de près à l’émergence de la pandémie.

Il faut en finir avec un tourisme confiscatoire, quasi inhumain et revenir à un tourisme tolérable par tous et pour tous.

Elections municipales : chronique de campagne

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Le Réseau Vivre Paris! a adressé aux têtes de liste un questionnaire sur les préoccupations majeures de nos membres : la tranquillité publique (lutte contre les nuisances sonores nocturnes principalement générées par les bars et établissements de nuit) et la liberté de circuler sur les trottoirs (occupation de l'espace public par les terrasses illégales notamment). Les différentes associations composant le Réseau ont adressé le même questionnaire ou leurs propres revendications aux candidats dans les arrondissements. Les retours n'ont pas été bien nombreux à ce jour. Parmi les principaux candidats seules Mmes Buzyn et Dati ont répondu à notre questionnaire. Ni Mme Hidalgo, ni MM. Belliard et Villani ne nous ont répondu.


Certains candidats ne sont pas à une contradiction près. Comme le montre cette photo extraite du Parisien du 4 mars, la tête de liste écologiste, David Belliard, a en effet tenu une réunion électorale à la Bellevilloise qui génèrent des nuisances sonores nocturnes dont se plaignent les riverains (notre article). Visiblement le candidat a une interprétation de la pollution qui exclut la pollution sonore. Dommage, on aurait aimé un peu plus de cohérence. Surtout que le groupe EELV demande la fin du chauffage des terrasses depuis 2011, demande que nous formulons également.


Le Réseau a rencontré Rachida Dati à son QG le 16 janvier. Elle nous a parlé essentiellement de son expérience de maire du 7ème. Sur la question des dysfonctionnements au sein de la Direction de l'Urbanisme (qui attribue, entre autres, les autorisations de terrasses), la candidate a parlé de divisions idéologiques au sein de cette direction entre les rigoristes et les laxistes. Elle a cependant souligné que le maire d’arrondissement peut faire preuve de volontarisme et de fermeté envers les les cafés et restaurants (terrasses et voituriers) et saisir le procureur de la République. Selon elle, le maire d’arrondissement n’a pas de pouvoir en matière de nuisances sonores mais peut mener des expérimentations (pose de sondes sonores par ex.). Rachida Dati et Aurélien Véron ont accordé un entretien à nos amis de Marais-Louvre, membre du Réseau Vivre Paris! Les réponses détaillées du candidat à notre questionnaire se trouvent sur le site de Marais-Louvre.


Agnès Buzyn nous a adressé des réponses détaillées à notre questionnaire. Des membres du Réseau avaient interpellé Pacôme Rupin, candidat LREM pour Paris Centre. Celui-ci avait semblé sensibilisé à nos problématiques de droit à la tranquillité publique et à la libre circulation sur les trottoirs. La candidate veut "faire de la lutte contre les nuisances sonores une de [ses] priorités". Elle s'engage à "rendre les trottoirs plus accessibles" et à accroitre "la verbalisation des infractions au règlement des étalages et terrasses". Dont acte.

Côté chauffage des terrasses Agnès Buzyn est contre l'interdiction des chauffages sur les terrasses. En d'autres termes elle est pour le chauffage des terrasses comme le montre ce titre de l'Obs du 24 février. Le motif? "C’est l’âme de Paris d’être à une terrasse de café." Nous sommes tout à fait d'accord mais la lutte contre le réchauffement climatique et l'absurdité de chauffer l'air ambiant devraient prévaloir. L'association des Riverains de la Butte aux Cailles, membre du Réseau Vivre Paris!, a publié un article très clair sur la question des terrasses chauffées. Nous relevons une contradiction entre les annonces générales de la candidate et le refus d'interdire les chauffages en terrasse (qui est autant une question de bruit que de protection climatique). D'autre part, le renvoi à la médiation pour ce qui concerne les nuisances venant des établissements n'indique pas un véritable changement de cap sur ce sujet précis par rapport à l'équipe municipale sortante. 

Les Riverains de la Butte aux Cailles ont soumis au candidat du 13ème arrondissement un questionnaire concernant plus particulièrement leur quartier. Nous publions les réponses de l'équipe d'Agnès Buzyn.


Nous n'avons rien reçu de la candidat sortante, Anne Hidalgo. Nous avons cependant fait le bilan de l'action de Frédéric Hocquard, adjoint chargé de la nuit choisi par la maire de Paris. Son action a surtout été en direction du lobby des bars. Nous ne pouvons que souhaiter un changement radical lors de la prochaine mandature.

Ariel Weil, candidat Paris en Commun pour Paris-Centre, a répondu partiellement à nos questions. Ses réponses, adressées à Marais-Louvre, concernent principalement les quatre premiers arrondissements et ne préjugent en rien de la future politique de Mme Hidalgo pour l'ensemble de Paris.


Le Réseau Vivre Paris! remercie les candidats ayant répondu à son questionnaire. Nous publierons toutes les contributions qui pourraient nous parvenir dans les prochains jours.

Le Réseau Vivre Paris! ne se contentera pas seulement de promesses électorales mais fera tout ce qui est en son pouvoir pour qu'elles deviennent réalité.

Le bilan de Frédéric Hocquard, maire-adjoint chargé de la nuit

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Fin de mandature, l'heure est au bilan. Les lobbies de la nuit et de l'alcool ne peuvent que se réjouir de celui de Frédéric Hocquard, maire-adjoint chargé de la nuit choisi par Anne Hidalgo. Les habitants auront eu droit à beaucoup moins de considération de sa part. Certes un Conseil de la Nuit est en place depuis décembre 2014. Le Réseau Vivre Paris y participe activement mais est bien peu écouté et encore moins entendu. Tout au plus avons-nous réussi à faire en sorte que la situation n'empire pas, ce qui est déjà un succès vu le rapport de force totalement asymétrique entre les habitants et l'axe Ville de Paris - lobby des établissements.


Un florilège des prises de position de Frédéric Hocquard...


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Frédéric Hocquard n’en manque pas une. Cet article du Monde (« C’est une dernière nuit, une nuit historique » : le soir où la France est passée au « stade 3 » pour lutter contre le coronavirus) accessible aux seuls abonnés, décrit la soirée de samedi 14 mars où les jeunes se sont pressés dans les bars, se  considérant invincibles puisque le COVI-19 n’attaque que les vieux, comme ils en sont convaincus.
Hocquard considère sûrement qu'il s'agissait d'un acte de résistance pour prouver que la jeunesse n'a pas peur d'un virus et que le lobby des bars doit pouvoir profiter de cette dernière nuit de "liberté", au risque de répandre un peu plus la maladie. Irresponsable de la part d'un responsable politique.


Dans TRAX de décembre 2017 il reconnait plancher sur un « principe d’antériorité », qui interdit à un habitant victime des nuisances sonores générées par un bar de se plaindre dès lors que le fauteur de trouble est installé avant l'arrivée de l'habitant victime de ces nuisances.  (notre article).

Ce dont Hocquard a rêvé, Le Meur l'a fait en décembre 2019 (notre article). La députée a en effet réussi à faire adopter un amendement rédigé par Culture Bar-Bars (notre article).


Sur Twitter Frédéric Hocquard n'hésite pas à publier une photo de la rue du Pot de Fer dans le 5ème, tout fier que les terrasses (et la rue) soient bondées en plein hiver, ces mêmes terrasses qui pourrissent la vie des riverains, mais dont l'élu ne se soucie guère.
Comment dormir quand une centaine de personnes, alcoolisées ou non, stationnent sous vos fenêtres?

La réglementation n'est pas respectée et cela n'émeut pas l'élu, censé défendre l'intérêt général et non l'intérêt particulier des bars.


Frédéric Hocquard n'hésite pas à défendre le bar le Saint-Sauveur qui, depuis de nombreuses années, cause des troubles à l'ordre public de toute sorte : musique amplifiée portes ouvertes, occupation de l'espace public par leur client sur tout leur trottoir et en plus rassemblements d'individus avec des verres en face de la maison de retraite en vociférant. Cet établissement n'a pas été sanctionné pour une soi-disant raison politique mais pour non-respect du voisinage.

Idem quand il s'agit de la Mutinerie dans le 3ème. Ce n'est qu'après de multiples plaintes de riverains ponctuées de fermetures administratives temporaires pendant trois ans que les gérants de l'établissement contraints par la Préfecture de Police ont décidé d'entreprendre l'insonorisation de leur local. Frédéric Hocquard n'hésite pas à les présenter comme des gens vertueux qui se préoccupent du bien-être général. L'élu a justifié l'appel au don de sa cheffe de cabinet pour venir en aide de cet établissement fort peu soucieux de son environnement. Même le Parisien s'en est ému dans un article au titre explicite : Pourquoi l’adjoint à la nuit relaie-t-il l’appel aux dons d’un bar connu pour tapage nocturne ?

Frédéric Hocquard relaie la propagande du lobby AGI-SON qui lutte contre la loi visant à protéger le public des niveaux sonores excessifs, cause de troubles auditifs, voire de surdité. (voir son tweet)

Les amis de Frédéric Hocquard ne sont pas oubliés quand il s'agit de dépenser l'argent des contribuables comme le montre ce document : 100.000 € pour AMUON qui finance les "Pierrots de la Nuit" dont nous contestons l'utilité et une autre du 30.000 € au bénéfice de "Culture Bars-Bar", un collectif qui milite pour que les bars restent ouverts la nuit et accueillent des musiciens, sans considération pour la tranquillité de ceux qui vivent et dorment autour et qui a rédigé l'amendement scélérat sur l'antériorité présenté par Anaïs Le Meur et adopté fin décembre 2019 (notre article).

Enfin, il encourage l'affichage sauvage, pourtant interdit, en relayant une campagne d'affiches géantes sur les murs parisiens par une entreprise privée annonçant des soirées.

Les Parisiens ne sauraient se satisfaire du bilan de Frédéric Hocquard, maire-adjoint chargé de la nuit choisi par Anne Hidalgo, qui a défendu les intérêts des lobbies de la nuit et non l'intérêt général, comme cela aurait dû être son rôle.

Le principe d'antériorité adopté : les victimes du bruit réduites au silence

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La loi engagement et proximité a été promulguée le 27 décembre 2019. Elle comprend un amendement rédigé par Culture Bar-Bars et présenté par Anaïg Le Meur, député LREM du Finistère qui interdit à un habitant victime des nuisances sonores générées par un bar de se plaindre dès lors que le fauteur de trouble est installé avant l'arrivée de l'habitant victime de ces nuisances. Cet amendement a été voté par 66 députés (sur 567 que compte l'Assemblée Nationale) contre l'avis de la commission et après un débat au cours duquel les députés ont montré leur mépris pour les victimes des nuisances sonores, bel exemple de démocratie.
Le moment choisi pour ce vote était peu propice à la mobilisation. Nous avons saisi l'ensemble des députés et des sénateurs mais n'avons trouvé que bien peu de soutien. Même ceux qui disaient nous soutenir n'ont pas participé au vote.
La presse ne s'est guère émue de cette mesure qui risque d'être considérée par le lobby des bars comme un permis de polluer comme le montrent certaines déclarations. Ouest France a même titré : Une loi protégera les cafés-concerts, reprenant l'argumentaire de Culture Bar-Bars et sans réfléchir un seul instant aux conséquences pour les habitants des villes.
Seul le Canard Enchaîné a vu le danger de cet amendement. Mme Le Meur, faux-nez du lobby des bars, a d'ailleurs refusé de répondre au journal (Lire l'article : un lobby qui travaille la nuit).
Charlie Hebdo, quant à lui, a exprimé son soutien au lobby des bars dans un article dont le titre est clair : Principe d'antériorité - Les fêtards font taire leurs nouveaux voisins. Charlie Hebdo insulte une fois de plus les victimes du bruit (voir notre article précédent : Quand Charlie Hebdo fait fausse route)

Nous publions une lettre ouverte rédigée à l'attention de Charlie Hebdo par Daniel EHRET, ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, militant écologiste : Nouvelle lettre ouverte à Antonio FISCHETTI, porte-plume des profiteurs de la nuit.

Nouvelle lettre ouverte à Charlie Hebdo, porte-plume des profiteurs de la nuit

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Suite à la publication d'un article intitulé Principe d'antériorité - Les fêtards font taire leurs nouveaux voisins, nous publions une lettre ouverte rédigée à l'attention d'Antonio Fischetti par Daniel EHRET, ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, militant écologiste.

Tandis que trinquent les fêtards, les victimes trinquent dans la douleur

Votre sous-estimation du problème que pose partout en France, partout en Europe et même, selon certaines sources, presque partout dans le monde entier, le pullulement des établissements nocturnes dans la plupart des villes grandes ou moyennes, votre manière excessivement partiale d’aborder ce sujet, votre obstination à le traiter avec un parti pris résolument hostile à ceux qui, très nombreux et totalement désemparés, se plaignent depuis tant d’années sans jamais obtenir justice, votre entêtement à confondre avec des espaces culturels des lieux de défoulement où, associé à l’alcoolisation massive, le niveau sonore démentiel des musiques amplifiées réduit les échanges de l’impossible convivialité à des vociférations du temps des cavernes, tous ces pénibles manquements à la déontologie journalistique m’avaient vivement agacé au moment de votre première charge dans le Charlie Hebdo du 14 août 2019. Mais ce que vous écrivez dans le numéro 1431 du 24 décembre 2019 me semble aller encore plus loin dans une forme insidieuse de malhonnêteté. Je vous surprends là en flagrant délit de récidive, insupportable pour les gens qui pourraient vous lire et ne savent plus comment échapper à la répétition des tapages nocturnes. Après un premier article déjà très peu soucieux des dramatiques conséquences de l’étourdissante multiplication des bars ouverts jusqu’à pas d’heure et situés bien souvent dans les centres historiques des villes, voilà que vous en remettez une couche !

Tandis que trinquent les fêtards, les victimes trinquent dans la douleur
Je ne suis pas hostile par principe à la partialité dans la presse, surtout lorsqu’elle émane du très utile hebdo qui vous rémunère, mais j’en combats les excès, où qu’ils s’expriment, et avec moi, très probablement, quantité de gens qui refusent tout manichéisme, parce qu’il peut conduire au mépris des souffrances, voire au rejet des victimes, trop souvent jugées consentantes, mais seulement par ceux qui n’ont jamais fait l’expérience de vouloir dormir au moment où d’autres, beaucoup d’autres, qui s’en foutent complètement de votre besoin de sommeil, envisagent eux de poursuivre ce qu’ils appellent la fête.
Vous semblez, Antonio Fischetti, ne pas avoir la moindre idée du grand nombre de ces victimes : elles ne trinquent pas de manière bruyante à longueur de nuit dans des rues privatisées de fait par des tenanciers sans scrupule s’autorisant impunément l’appropriation du domaine public. Ces victimes trinquent chez elles, au sens douloureusement familier de ce verbe. Dans des logements souvent petits, pas dans des superficies pour les très minoritaires « bobos ». C’est dans des deux ou trois pièces qu’elles se calfeutrent la nuit, même lorsque, durant l’été, des canicules à répétition changent leurs modestes demeures en étuves.

Tandis que trinquent les fêtards, les victimes trinquent dans la douleur
Elles trinquent, ces victimes silencieuses, mais une majorité d’entre elles ont cessé de se plaindre, puisque ni la police, ni la justice ne les entend. Elles ne songent plus qu’à s’en aller, la fuite étant devenue leur urgence et leur malheur. Beaucoup d’entre ces malchanceux avaient emménagé avant, parfois bien avant les intouchables fauteurs de troubles dans ces quartiers anciens, où désormais la « vie nocturne » impose à tous des lois qui ne sont écrites nulle part, qui entendent remplacer, au mépris de la loi, par de multiples transgressions et désordres ce qui pour les habitants paisibles avait été longtemps l’alternance du jour et de la nuit, du travail et des loisirs, avec des temps pour être dehors sur des terrasses, mais pas jusqu’à l’aube, pour prendre le frais dans des ruelles, mais sans gueuler des insanités, où les belles architectures du passé font du bien au regard , bref pour savourer le bonheur d’habiter au cœur d’une des plus belles villes d’Europe.

Vie nocturne énergivore et gaspilleuse
Je veux parler ici de Strasbourg, la capitale européenne. Dans cette ville comme ailleurs, pour complaire à une certaine jeunesse (celle qui choisit l’alcool et le boucan pour vaincre son inhibition ou optimiser son art de séduire ?), les décideurs publics tablent sur l’imbécile concept de l’«attractivité nocturne », au moment où l’urgence écologique devrait conduire à formidablement réduire les gaz à effet de serre et à vigoureusement combattre le gaspillage énergétique. Les nuits des villes sont beaucoup trop éclairées et génèrent d’énormes quantités de pollution lumineuse. 60% des Européens ne voient plus la voie lactée. 80% des Américains du Nord sont dans le même cas. Tout cela réduit significativement la biodiversité et altère la santé de l’homme…
Mais la « fête », telle que la conçoivent les « taverniers » des temps modernes, qui sont surtout des industriels de la nuit, la fête ne devra en aucun cas, elle, pâtir de l’indispensable réduction des sources lumineuses que nos sociétés de gaspillage et d’imprévoyance vont devoir décider très vite. Antonio Fischetti ne semble pas inquiet, lui. Ou alors il n’a pas encore aperçu cet aspect du problème.

Les bourgeois ont leurs villas en périphérie
Vous déconnez grave, Monsieur Fischetti, quand vous écrivez que dans toutes les villes c’est le même scénario : « Des classes aisées, dites-vous, viennent s’installer dans un quartier jusqu’ici populaire, en remplacement des classes modestes, obligées de s’exiler dans des banlieues éloignées à cause de l’augmentation du prix de l’immobilier ». Non, Fischetti, toutes les villes ne sont pas concernées par un phénomène qui d’ailleurs ne date pas d’hier, puisque le plus souvent il remonte aux années 1960-70. Votre parisianisme invétéré pourrait ne pas ignorer qu’il existe aussi des villes en « province », comme vous dites, où c’est exactement l’inverse qui s’est produit : les riches sont partis depuis longtemps s’installer en périphérie des villes, dans de belles villas dotées de spacieuses piscines, avec des terrains immenses autour de tout ce luxe. Les plus modestes et les classes moyennes inférieures sont restés dans les cœurs de ces villes, après avoir mis du temps à rembourser leurs prêts. Je connais même une ville de 20 000 habitants, celle où j’habite et qui s’appelle Sélestat, où dans le pittoresque centre ancien devenu lentement insalubre ne vivent plus que quelques centaines de citoyens très démunis, précarisés et résignés. Autour de ce sous-prolétariat en situation de grande pauvreté, quelques propriétaires moyennement aisés sont cependant restés, parce qu’ils sont attachés à leur patrimoine historique et que, très vieillissants, ils ne s’imaginent plus prendre une voiture pour aller faire leurs courses dans les supermarchés des lointaines zones commerciales.

Débordements nocturnes permanents
Vous célébrez la victoire d’un lobby, celui des bars, sans avoir à aucun moment souhaité entendre les victimes de leurs nuisances continuelles. Ces plaignants ne sont pas des ennemis de la musique, et vous le savez bien. Ils ne demandent que la satisfaction d’un besoin élémentaire, celui de dormir la nuit, parce que le jour il leur faut gagner la possibilité de se nourrir, de se loger, de se divertir selon leurs goûts à eux. Vous êtes quand même assez ridicule, M. Fischetti, quand vous déclarez de façon péremptoire que les « nouveaux riverains n’aiment la fête que lorsque eux l’ont décidée ». Comment pouvez-vous parler de « fête » d’abord, quand il s’agit en réalité de débordements nocturnes permanents qui se traduisent par d’interminables hurlements, par des injures immondes, par des querelles à propos de tout et de rien, par des bagarres souvent très violentes ? Que dites-vous des vomissements, des défécations, des aspersions d’urine, des abandons sur la voie publique de canettes et autres déchets dégueulasses, avec pour corollaire le nettoyage à la charge de tous les contribuables ? Quant à la décision de faire la fête, qui la prend d’après-vous quand elle n’est ni occasionnelle, ni exceptionnelle, mais décrétée permanente par les seuls bénéficiaires réels que sont les profiteurs de la nuit ?

La « barification » va vider les centres villes de ses habitants
Certains secteurs de Strasbourg vont se vider de leurs anciens habitants. Beaucoup d’entre eux y habitent depuis plusieurs décennies et n’ont rien à voir avec la gentrification que vous dénoncez sans discernement. Où iront-ils et que deviendront les logements qu’ils se trouvent contraints d’abandonner parce que de la cruauté de ce choix dépend la préservation de leur santé ? Ils devront sans doute s’éloigner du cœur de leur ville, celui qu’ils ont longtemps préféré aux inévitables nécessités de la mobilité carbonée. Et les immeubles qu’ils ont occupés avec bonheur vont devenir la proie d’un autre lobby ravageur, celui d’une autre catégorie de parasites, opportunistes et cyniques, qui pullulent sur la plate-forme « Airbnb » !
Voulez-vous mon sentiment sur la notion de fête, Antonio Fischetti ? Si par extraordinaire cela devait être le cas, je vous inviterais à le retrouver sur le site d’un réseau européen, dont d’ailleurs vous auriez pu prendre l’avis sur le problème de la galopante « barification » des centres urbains, avant d’écrire vos deux articles qui avivent la douleur d’un grand nombre de victimes. Ne perdez pas de vue que sur le plan juridique il s’agit bien de victimes. Il est probable que vous me lisiez présentement sur le site précité. Mais si mon texte vous est venu par un autre biais, en voici le lien « https://www.reseau-vivre-la-ville.fr/

Textes inappliqués et démocratie bafouée
Je n’ai vraiment pas envie de me désabonner de Charlie Hebdo, même si j’y songe de plus en plus souvent et que la tentation en est d’autant plus forte que votre obstination à légitimer ce qui ne l’est pas ne semble gêner aucun des autres rédacteurs ou dessinateurs de ce valeureux périodique, auquel je reste malgré tout attaché, et ce depuis plus de trente ans…Ou alors ils se taisent ?… Car enfin, Fischetti, que faites-vous de l’article 1336-5 du code de la santé publique, ainsi libellé : « Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé, qu'une personne en soit elle-même à l'origine ou que ce soit par l'intermédiaire d'une personne, d'une chose dont elle a la garde ou d'un animal placé sous sa responsabilité ». Vous vous assoyez dessus ?
Et maintenant, pour en terminer avec votre triomphalisme déplacé, n’oubliez pas qu’il reste une condition majeure dans ce texte sur l’antériorité, voté par un ridicule quarteron de 66 parlementaires noctambules (sur un total de 577 députés !) et qui modifie l’article L 112-16 du code de la construction et de l’habitation. Désormais, un individu ou une famille ayant commis l’erreur de venir s’installer à proximité d’un établissement de nuit qui était là avant ne pourra plus se plaindre du potin permanent. Certes, mais seulement si ce bar ou cette boîte de nuit respecte rigoureusement la réglementation en matière d’émergence du bruit, ce qui, en l’état actuel des choses, ne correspond presque jamais à la réalité.
Enfin Antonio Fischetti, pour en finir quand même avec cet inépuisable sujet qui nous oppose, le fait que le législateur ait voulu étendre cette loi sur l’antériorité aux « activités culturelles, touristiques et sportives » devrait vous inciter à vous questionner en ces termes : où se situe exactement la culture dans un lieu asservi par une tonitruance de décibels dictant les rapports entre les vivants qui s’y meuvent en étroite osmose avec l’alcool ou d’autres substances, dont la commune et principale mission est d’altérer le discernement d’une clientèle captive ?
Je ne vois pas, pour ma part, ce qu’il y a de « culturel » dans tout ce nuisible bazar.


Daniel EHRET, ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, militant écologiste (le bruit est une pollution !)

Le Réseau Vivre Paris! saisit les députés et sénateurs

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Le Réseau Vivre Paris! saisit les députés et sénateurs afin qu'ils déposent un recours en anticonstitutionnalité de l'amendement n°1457 instaurant la règle de l'antériorité. (voir notre article précédent : des députés au service du lobby des bars)


Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs,

Nous sommes dans l'urgence de vous solliciter pour que vous exerciez vos prérogatives de recours en anticonstitutionnalité contre la modification de L. 112-16 du code de la construction issue de l'amendement 1457 de la loi « Engagement et Proximité ».

Ce texte a été voté sous l'influence des lobbies de la nuit "festive", à l'insu de bien des parlementaires de toute évidence. 

Il heurte le bloc de constitutionnalité en écrasant la protection de la santé des citoyens au prétexte du développement de l'économie de la nuit. 
Les conditions de l'encadrement des dérives des nuits "festives" alcoolisées et bruyantes ne sont pas maitrisées et, de ce point de vue les apports des autres dispositions de la loi ne pourront suffisamment opérer, cependant que le coût social et économique menace.

La période des fêtes de fin d’année est peu propice, nous en avons conscience bien entendu. Mais nous vous serions reconnaissants de prendre connaissance des éléments d'argumentation plus précis que nous inspirent la longue réflexion que nous menons sur le sujet depuis de nombreuses années en appelant, à rebours du texte voté, à une amélioration des conditions pratiques et juridiques des habitants victimes des nuisances nocturnes.
Ces arguments sont synthétisés dans le document en PJ à ce message.

Nous tenant à votre disposition, en vous priant de croire, Madame, Monsieur le Député, Madame, Monsieur le Sénateur, en notre haute considération.

Avenue Corentin Cariou - Conte des mille et une nuits... sans sommeil

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Nos amis les Impairs de l'Avenue Cariou, membres du Réseau Vivre Paris!, ont écrit ce conte qui ressemble plus à un cauchemar...

Il était une fois…, ce qui ressemble à une banale affaire de faits divers où des riverains excédés par le bruit d’une discothèque, attenante à leurs murs d’enceintes, qui s’infiltre jusqu’au cœur de leur tranquillité, en ébranlant la prétendue jouissance des lieux. Nuisances sonores, olfactives, visuelles, dépravations matérielles, détournement du domaine public en appropriation privée, et terrasse virtuelle bien réelle...
Banalités, ce ne sont plus que divers faits qui n’interpellent plus aucune autorité.
"Tout est en règle", nous dit-on, "circulez, il n'y a rien à voir". 
Mais, écoutez: "on peut pas circuler, c’est encombré, et en plus, on est chez nous. Où peut-on aller ?"
- "Allez voir ailleurs, si j’y suis" ou alors "c’est pas mon service, c’est l’autre..."
- "Non, vous venez voir, s’il vous plaît, venez constater par vous-mêmes."
- "Pas possible, toutes les voitures disponibles sont occupées, vous savez bien qu’il y’a des interventions plus importantes que la vôtre." Culpabilité.

Monsieur le maire compatit, il a envoyé un courrier au préfet de police, une bouteille à la mer…
Pendant ce temps-là, l’activité discothèque est lancée à un train d’enfer depuis le 4 octobre. Déjà qu’on subissait difficilement quand il organisait des soirées spectacles,  jusqu’à deux heures du mat’

Tiens, un acousticien souhaite passer dans nos appartements pour faire une étude d’impact acoustique ! Il aurait fallu commencer par là, peut-être ?
- "Oui, c’est la loi, il faut commencer par là !"
- "Ah bon ? Alors, pourquoi est-il ouvert ?"
- "J’en sais rien, c’est pas mon domaine, je fais juste l’étude et les préconisations. De toutes façons : l’établissement est en règle !"
- "Mais, l’étude acoustique semble démontrer tout le contraire. La preuve...
Peut-on avoir une copie de ce document, svp, conformément à la législation ?

- "Non, il semble qu’elle ne soit pas parvenue jusqu’au service compétent, ou alors elle a disparue ! Personne ne sait vraiment, de toutes façons : l’établissement est en règle."

La préfecture et compagnie ne répond plus à nos S.O.S, nous sommes trop pressants et embêtants.
Mais, "alertez les médias", professe t-on, c’est "le seul moyen de faire avancer les choses". Une jeune journaliste parisienne rend visite aux membres actifs des "Impairs de l’avenue Cariou". Elle relate le fait divers, le Parisien publié le 14 Décembre 2019 sous le titre : "Paris : ces riverains d’une boite de nuit ne dorment plus."

On commente : « Mais, il y a des normes et des textes de lois pour la diffusion de la musique amplifiée. Tout le monde le sait, mais on ne sait pas qu’ils sont trop peu nombreux à les faire respecter vraiment. A moins que ce soit d’autres obscures raisons, moins avouables... On proposerait bien de rétablir le schéma original et législatif de faire toutes les études et contrôles nécessaires avant d’émettre une autorisation de mise en activité."
Mais, on a peur de la réponse : "Vous allez pas nous apprendre notre métier !"

Miracle ! Le 16 Décembre, la préfecture se manifeste par courriel. Nous devons attendre que l’établissement se mette en conformité au titre de l’article L-171-8 de l’environnement et que la préfecture vérifie. Ce coup-là, on nous l’a déjà fait plusieurs fois et à chaque fois, c’est le même rituel. Un peu plus tard, on reçoit un nouveau courrier de la préfecture assurant qu’il est en règle suite à la vérification et que le dossier est clos ! Cette fois encore, croisons les doigts pour qu'il en soit autrement ! Attendre et priez, notre sommeil attendra encore..

Non, il n’ y a pas de cause à effet, la Préfecture nous adresse un courrier daté du 13 décembre. Un jour avant la publication de l’article. Cependant, la journaliste devait contacter la préfecture. Tiens, tiens. Alors ? On peut tout de même s’interroger si la publication de l’article ne s’adresse pas davantage aux autorités compétentes pour les rappeler à leur devoir, qu’aux simples lecteurs. L’avenir nous le dira. La roue de la justice a t-elle enfin tournée ? Suite aux prochains épisodes !

Comme toute histoire, cette fable a sans doute une morale. La nuit des noctambules est une fête, quand celle des dormeurs est un cauchemar éveillé surtout quand les gardiens de la nuit participent à la fête...

Le Dr Péreaux écrit à la députée LREM Martine Wonner

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Le Docteur Péreaux nous a donné son accord écrit pour publier sa lettre à la députée LREM Martine Wonner. Celle-ci est médecin et psychiatre et… Vice-présidente du Groupe d'études lutte contre les addictions ! Cela ne l'a pas empêché de porter la proposition de loi de Mme Le Meur (voir signataires).

Le Docteur Péreaux s’est d’abord adressé au député strasbourgeois Thierry Michels, qui a lui aussi porté la proposition de loi de Mme Le Meur.
N’ayant obtenu aucune réponse de celui-ci, il s’est alors adressé à sa consoeur Martine Wonner dans l’espoir d’être entendu. A ce jour aucune réponse de sa consoeur.
C’est dire l’état d’abandon dans lequel nous nous trouvons et la perte des repères les plus élémentaires dont font preuve nos représentants.

Ci-dessous la lettre du Dr Péreaux adressée à la députée LREM Martine Wonner.

Madame la Députée, chère consoeur

Résidant du centre-ville de Strasbourg depuis 15 ans, je souffre des nuisances sonores liées aux incivilités des noctambules sortant des bars et restaurants implantés dans les rues périphériques. Je dors mal et cela a des répercussions sur mon activité professionnelle (médecin du travail) et ma santé en général.
J’ai découvert que vous aviez signé, avec d’autres députés alsaciens, une proposition de loi qui protégerait les établissements à l’origine directe ou indirecte de ces nuisances au prétexte qu’ils étaient implantés dans un quartier avant leurs victimes. Mais avez vous songé qu’un changement de politique commerciale ou d’horaires d’ouverture pouvaient dégrader la qualité de vie et le sommeil des résidents victimes.
Depuis 15 ans que j’habite en centre-ville, j’ai constaté une nette dégradation de la qualité de mon sommeil malgré un changement de toutes mes fenêtres.
Dans ma profession, afin de protéger les salariés du bruit, je conseille aux entreprises, conformément aux règles de santé publique et du Code du Travail, de réduire ou supprimer l’exposition à la source et non pas de faire partir les salariés. C’est l’inverse de l’esprit de cette proposition de loi qui est pour moi un non-sens pour la Santé publique. Elle privilégie ainsi un petit nombre de chefs d’établissement incapables de penser à leurs voisins au détriment de milliers de résidents victimes du bruit nocturne.
Cette proposition parle de l’économie liée à ces activités commerciales mais ne parle pas des conséquences économiques de la dégradation de la santé liée au déficit de sommeil. Une bonne recherche vous permettra de la chiffrer (maladies organiques et psychiques, accidentologie liée au déficit de sommeil). Mais comme vous êtes médecin, je crois que vous serez davantage sensible à mes arguments et vous pourrez ainsi témoigner en experte auprès de vos collègues députés
J’espère que mon intervention vous sensibilisa sur les conditions de vie de vos électeurs.
J’ai contacté le député de ma circonscription, Thierry Michels, qui n’a pas jugé bon de me répondre. J’espère qu’une consoeur sera plus réceptive à mes arguments.

Recevez, Madame la Députée, mes salutations confraternelles.

Dr Sylvain PEREAUX

Appel à évacuer de la loi Engagement et Proximité l’amendement sur l'antériorité

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Mise à jour du 20/01/2020

Erratum : Nous avions que l'amendement avait été adopté par 66 députés sur les 567 constituant l'Assemblée Nationale.

Or, nous nous sommes rendu compte que nous avons commis une erreur à propos de l’analyse du scrutin sur l’extension de l’article L. 112-16 CCH , qui a consisté à ne pas prendre garde au fait que la recherche par mots clés (analyse scrutin amendement 1457) avait fait venir la page du site de l’Assemblée nationale relative au VOTE 1457, qui concerne un autre amendement. Au temps pour nous.

M. le député Pacôme RUPIN nous a fait savoir qu’il avait voté contre, comme il nous l’avait indiqué par mail.

Nous attendons que Mme la députée Le MEUR nous précise si nous nous sommes aussi trompés la concernant.

Le Réseau "Vivre la Ville!" et l’Association Réseau Vivre Paris! lancent un appel solennel à évacuer de la loi "Engagement et Proximité" l’amendement "antériorité" n°1457, issu d’un simulacre de démocratie en faveur des lobbies de la nuit "festive", bruyante et alcoolisée.

L’amendement n°1457 à l’article 13 additionnel de la loi "Engagement et Proximité" voté par l’Assemblée nationale le 21 novembre 2019, vise à étendre l’article L. 112-16 du code de la construction et de l’habitation aux activités "touristiques, culturelles, sportives". Il a été salué par les professionnels des nuits "festives" comme propre à enfin les débarrasser de l’entrave à leur développement constitué par les plaintes des habitants.

Le Réseau "Vivre la Ville!" et l’Association Réseau Vivre Paris! se mobilisent, eux, contre ce texte non précédé d’une étude d’impact, alors qu’il met en péril le droit à la tranquillité dans son domicile protégé par la Cour européenne des droits de l’Homme, élude les risques pour la santé des habitants soumis à des tapages nocturnes et comporte, par ailleurs, des conséquences majeures au plan social et économique (nos publications et arguments).

La députée Le Meur s’efforce de faire croire que "son" amendement ne serait pas le bras armé des lobbies de la nuit "festive", bruyante et alcoolisée, il est piquant de s’intéresser aux conditions du vote du texte:

Un vote contre l’avis de la commission mixte paritaire. La commission qui de l’assemblée s’était prononcée contre cet amendement. Mais M. Bruno Questel (député LRM de l’Eure), rapporteur de la commission, n’en a pas moins conclu sa réponse à la question du président ("Quel est l’avis de la commission?") par une formule douteuse : "Je suis donc favorable à titre personnel à l’amendement, en dépit de l’avis défavorable de la commission".

L’amendement n° 1457 qui a été subrepticement glissé dans la loi "Engagement et Proximité" par quelques députés est encore réversible, puisque le processus de l’adoption définitive n’est pas encore achevé.
Les associations d’habitants sus nommées, qui représentent tous ceux qui souffrent des dérives de la vie nocturne lancent un appel solennel pour que cet amendement soit évacué de la loi "Engagement et Proximité" à tous les parlementaires soucieux des conditions de vie quotidienne de leurs concitoyens ainsi que d’installer les conditions d’un véritable développement durable des centres-villes.

Le texte intégral du "débat" sur l'amendement Le Meur sur l'antériorité

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Sur le site de l'Assemblée Nationale nous avons trouvé le texte intégral du débat sur l'amendement Le Meur sur l'antériorité. Nous vous laissons juges des propos des députés et d'un ministre, M. Sébastien Lecornu. Peut-on d'ailleurs parler de débat lorsqu'il n'y a aucune contradiction? La commission s'est prononcée contre cet amendement, mais son rapporteur se prononce en sa faveur, traitant au passage les éventuels opposants de personnes "obtues".

Belle unanimité politique (LREM, PS, LR...) et belle collection de poncifs (le coq du voisin, la maison en bout de piste, le clocher du village...). Un député va même jusqu'à traiter les victimes qui osent se plaindre de "fous furieux de la procédure juridique". Ses électeurs apprécieront.


La parole est à Mme Annaïg Le Meur, pour soutenir l’amendement n°1457.

Mme Annaïg Le Meur (LREM). Cet amendement, fruit d’un long travail que j’ai mené à bien avec des responsables de cafés cultures, de festivals, comme celui des Vieilles Charrues, ou encore d’associations sportives, a pour objet d’étendre la règle dite d’antériorité aux activités culturelles, sportives et touristiques.

La règle d’antériorité s’applique déjà, notamment pour ce qui concerne l’agriculture, l’industrie et les aéroports. Elle désigne la connaissance que l’on a d’une activité préexistante à l’acquisition d’un bien. Il nous est à tous arrivé que de nouveaux acquéreurs viennent se plaindre d’une activité – par exemple, la présence d’un champ de tir ou d’une boîte de nuit – préexistante à leur achat. Dès lors qu’aucune nuisance sortant du cadre légal n’est constatée, la notion d’antériorité protège ces activités, qui sont importantes, du point de vue économique et social, pour les territoires, en particulier en milieu rural.

M. le président. Quel est l’avis de la commission ?

M. Bruno Questel (LREM),  rapporteur. Il relève de mon rôle de rapporteur de vous indiquer que la commission s’est prononcée contre cet amendement. À titre personnel néanmoins, j’éprouve un sentiment non dissimulé de bienveillance envers lui. J’estime en effet que quand on arrive dans un territoire, il ne faut pas être obtus et prendre en considération ces différents facteurs. Cela me fait penser à ces personnes qui se plaignent auprès de leur mairie d’être réveillées par le clocher, alors qu’elles n’ont pas vu que la maison qu’elles achetaient était à côté d’une église !

M. François Pupponi (Libertés et Territoires). Ou celles qui se plaignent des coqs !

M. Bruno Questelrapporteur. Je suis donc favorable à titre personnel à l’amendement, en dépit de l’avis défavorable de la commission.

M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement ?

M. Sébastien Lecornuministre. Ce n’est pas une mince affaire ! Nos débats s’accélèrent, ce dont je me réjouis – et j’espère que cela va continuer. Néanmoins, je tiens à souligner que l’adoption de cet amendement ferait entrer dans le droit une notion importante, et je souhaite que vous lui donniez une suite favorable. Il s’agit en effet de tenir compte de l’histoire et de l’empreinte culturelle locales – ce qui est parfois compliqué.

Pour ma part, je prends toujours le même exemple – chacun le sien, monsieur le rapporteur (Sourires) –, celui d’acquéreurs d’un pavillon situé au bord des pistes d’un aéroport qui découvrent ensuite que des avions font du bruit à proximité ! Je m’excuse du caractère un peu caricatural de cet exemple, mais cela arrive. Le président Ferrand a par le passé beaucoup bataillé pour que cette notion progresse en droit. Au terme d’un bon travail interministériel – les enjeux rédactionnels ayant été assez complexes –, l’amendement tel qu’il vient de nous être présenté me semble satisfaisant. J’y émets un avis favorable. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

M. le président. La parole est à M. Raphaël Schellenberger.

M. Raphaël Schellenberger (LR). Je comprends l’intérêt de cet amendement et je veux bien entendre qu’il soit satisfaisant sur le plan juridique. Il est certain qu’il traite d’une réalité et d’une tendance de notre société qui s’avère agaçante pour toute personne responsable et raisonnable.

Néanmoins, je tiens à souligner que l’État de droit n’a pas failli, face à cette situation. La jurisprudence est constante : il n’existe pas, à ma connaissance, de décision confirmée au titre de laquelle un plaignant aurait obtenu gain de cause après s’être plaint du bruit que le coq du voisin ou le clocher de l’église fait depuis toujours. Vous rappeliez, monsieur le ministre, ce qu’apprend tout étudiant en première année de droit ; cette jurisprudence en fait partie.

On peut se féliciter que notre État et notre système judiciaire soient protecteurs dans ce genre de situation. Je ne souhaiterais pas que l’Assemblée accorde trop d’importance à des gens que j’ose qualifier de fous furieux de la procédure juridique dans les villages ! Ce sont des gens qui aiment entamer des procédures à tout-va et qui contactent parfois un media pour donner de la résonance à l’événement. Inversement, certaines organisations de représentation d’intérêts ou de préservation des traditions trouvent scandaleux que l’on recoure à de telles procédures juridiques – ce qui constitue pourtant un droit.

L’important, ce n’est pas l’existence d’une procédure, c’est son issue. Or l’issue de ces procédures est toujours allée dans le sens de cet amendement. Nous ne serons pas défavorables à celui-ci, mais nous invitons à le remettre à sa juste place : il n’apporte pas une innovation, il s’inscrit dans une continuité. Il est toutefois utile que notre assemblée rappelle ces principes.

M. le président. Sur l’amendement n°1633 rectifié à venir, je suis saisi par le groupe La République en marche d’une demande de scrutin public.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à Mme Cécile Untermaier.

Mme Cécile Untermaier (PS). Je partage l’analyse de ma collègue Mme Le Meur et me félicite du soutien apporté à cet amendement par le rapporteur et par le Gouvernement. J’étais présente en commission des lois lorsqu’il a été discuté et je considère qu’il est important. Certes, son adoption consoliderait la jurisprudence existante, mais cela ne multiplierait pas pour autant le nombre de contentieux ; au contraire, cela permettra de les éviter, dès lors que la règle d’antériorité aura été affirmée.

(L’amendement n°1457 est adopté.)

Antériorité : deux députés LREM nous soutiennent

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Pacôme Rupin, député LREM de la 7ème circonscription de Paris (4ème arr. + parties des 11ème et 12ème), que nous avions rencontré et au près duquel nous avions évoqué les craintes des habitants face à l'amendement Le Meur sur l'antériorité nous a assuré de son soutien.

Son message est très clair. Cet amendement aurait les conséquences suivantes :

  • il ferait "fuir les familles des centres urbains"
  • "une personne qui s'installe dans un logement, avec un bar préexistant au pied de l'immeuble, aura moins de capacité à se défendre contre les nuisances puisqu'elle était censée savoir à quoi s'attendre"
  • il "diminuerait la capacité des élus à encourager la mixité sociale et économique dans les quartiers, et dédier exclusivement à la fête des zones entières"

Il nous a assurés se désolidariser de cet amendement et qu'il voterait contre. Nous l'en remercions.

Le texte intégral de la réponse de Pacôme Rupin


Laurianne Rossi, députée LREM des Hauts-de-Seine (Bagneux, Malakoff, Montrouge) et Présidente du Conseil National du Bruit (CNB), que nous avions saisi par mail nous a répondu, nous assurant également de son soutien.

Elle tient à nous "assurer de sa mobilisation quant au retrait de cette disposition ... et espère vivement sa suppression". Selon elle, l'adoption de cet amendement "serait en effet un très mauvais signal adressé aux établissements d’activités culturelles, touristiques et sportives, à l’heure où la lutte contre la pollution sonore doit tous nous mobiliser et où elle connaît un nouvel élan".

Nous le remercions pour sa position.

Le texte intégral de la réponse de Laurianne Rossi

Message à Mme Le Meur sur les café-concerts et l'antériorité

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Nous avons reçu ce message d'une personne qui souhaite garder l'anonymat. Bien qu'adressé à Mme Annaïg Le Meur, nous ne pouvons que le partager avec le plus grand nombre.

Objet : votre loi. En ce qui concerne les festivités et plus particulièrement les café-concerts

Madame la députée,
Sans mauvais esprit je le précise bien. Car de votre côté il y a des inconséquences trop graves pour que je plaisante ou fasse de l'ironie. Avez-vous des accointances avec les avocats ? 
En effet, de belles batailles juridiques sont prévisibles avec affrontements vendeurs-acheteurs. Seule votre méconnaissance du sujet peut expliquer votre positionnement. 
Car une fête doit être populaire en référence au peuple : (ne pas gêner et ne pas exclure – en général- adultes, enfants, vieillards, malades. La plupart des cafés-concerts ne répondent pas à ces critères. Le vôtre étant clairement et gravement de favoriser l'économie. L'humain là-dedans ? 
Des nuisances ? Acceptables 2 ou 4 jours par an en ville dans chaque quartier, banlieues et 1ère couronne des villes comprises. Les touristes suivront.
D'ailleurs qui vient dans ces fêtes cafés-concerts ? Renseignez-vous. Elevons le niveau de concience de l'espèce humaine- au lieu de le dégrader.
Vous avez été manipulée et vous avez manipulé en parlant culture et non peuple. Il faut revoir votre loi avec le souci de l'existence des générations, des différences, mais aussi des limites de notre organisme à supporter le bruit, le jour mais surtout la nuit. Ne pas avoir honte de respecter ces critères. Savoir, que pour vous suivre. la police, les notaires, les avocats ne peuvent pas tout faire comme vous semblez le prétendre.  

I Tout devra être noté sur les actes et ce sera la foire d'empoigne
Oui les vendeurs n'étaient pas obligés de déclarer le bruit des voisins  et le notaire ne l'indiquait pas. Ce qui est une erreur évidente mais atténuée par la difficulté de juger
1-le niveau sonore à l'intérieur, à l'extérieur, chez les voisins. Il faudra faire des mesures. Qui pourront être contestées car variables. La police nationale ou municipale sera de mise ou pas avec le café concert. Dans des grandes villes c'est prouvé concernant la police municipale. Les policiers sont débordés – nationaux et municipaux.
2- fréquence des concerts ( certains une fois par mois d'autres 3 à 4 fois par semaine d'autres 6 dans l'année) variation avec les gérants en place Participerez- vous aux débats dans chaque cas?
3 -La délimitation des lieux -terrasse seule ou toute la rue ?
4-Le recrutement des clients: quartier ou appel au monde entier sur internet.
5- Le type de musique : accordéon, guitare, rock, hard ou pas. Ce qui peut changer dans l'année ou selon le gérant. Viendrez-vous constater et faire le suivi ? 
6-Il y aura dépréciation de l'immeuble qui paiera ? Vous ?

II La notion d'aggravation ou pas sera soulevée . Voir les critères ci-dessus Ferez-vous des enquêtes dans les actes aux archives? 
La musique a évolué en particulier les techniques pour amplifier les sons. Les basses boum boum dans la guitare et l'accordéon ? On connaît l'évolution.
La fête cafés concerts et je suis témoin n'est pas familiale ce qui est une erreur. Cela favorise les débordements Compréhensible au vu du niveau sonore, et certaines orgies : y amener les grands-parents et les enfants, les handicapés ?   Pour vous 1 : le tourisme 
et pas destinée au quartier mais bénéficie d'une propagande sur internet 100 personnes ou plus qui s'attroupent devant le café ? Verre d'alcool à la main yeux hagards : j'ai vérifié. Vous viendrez faire la loi  pour aider les policiers débordés ? 
Vous avez des responsabilités madame ou  vous vous en lavez les mains ? 

L'antériorité c'est celle-là : Les fêtes autrefois et certaines encore avaient, et ont  lieu, en dehors de la ville dans des prés ou en dedans  mais peu fréquentes et ne concernaient que les gens d'un lieu. C'était : chansons, musique parfois temporairement. Bonne humeur souvent sandwiches frites.. ou autres.  Le vrai  touriste, quant à lui, aime d'abord le paysage, son histoire avec festivités liées : se jette-t-il sur les cafés concerts?

Recevez, madame, mes salutations distinguées.

Annaïg Le Meur défend "son" amendement sur l'antériorité

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© Assemblée Nationale

Annaïg Le Meur, députée LREM du Finistère et "auteure" de la proposition de modification de la règle d'antériorité au profit des bars nous a écrit suite à notre article du 29 novembre : Des députés au service du lobby des bars. Nos réponses sur fond gris.

De: Annaïg Le Meur
Objet: RE: Des députés au service du lobby des bars
Date: 2 décembre 2019 à 16:22:17 UTC+1
À: Contact Réseau Vivre Paris
Bonjour, Je prends connaissance de votre mail, ainsi que celui que vous avez transmis à mes collègues députés pour les avertir sur le « danger » que représente mon amendement. Je travaille sur ce sujet depuis un an, et ce de manière très éloignée de ce que vous appelez les lobbies. 

Nous ne pouvons que regretter qu’en un an vous n’ayez pas trouvé une heure pour rencontrer les associations d’habitants qui seront les premiers impactés si la loi est votée.D’autre part, vous nous permettrez de douter de l’éloignement que vous prétendez avoir vis à vis des lobbies des bars. Dans Ouest France du 23/11/2019  nous apprenons que Denis Talledec, directeur de la fédération nationale des cafés-concerts du collectif Culture Bar-Bars a eu droit à une annonce personnalisée de l’adoption de l'amendement. Il déclare en effet : “Je viens de l’apprendre de la bouche de la député Annaïg Le Meur du Finistère. Cela va permettre de protéger des centaines de cafés mais aussi des festivals souvent menacés par des riverains.” A noter au passage qu’il considère cet amendement comme une victoire par avance sur les riverains. Plus loin Denis Talledec dévoile la façon dont vous avez “travaillé". “C’est vraiment grâce au collectif de Nantes Bar-Bars qui en a rédigé le texte et s’est battu.

L’amendement, adopté dans le cadre du projet de loi engagement et proximité, élargit en effet le principe d’antériorité aux activités culturelles mais aussi touristiques et sportives. Nous sommes donc très loin du cas des seuls débits de boissons. Cet amendement permettra de protéger des lieux festifs mais aussi des stades, des enceintes sportives ou des complexes touristiques face à la pression foncière et à l’arrivée de nouveaux habitants, qui supportent moins les nuisances propres à la vie en société. C’est pour cela qu’un nombre important de mes collègues LREM ont cosigné l’amendement et que ce dernier a été adopté.

Les nuisances qui sont en cause ne sont pas propres à la vie en société mais, au contraire, elles menacent la vie en société puisque pour le plaisir des uns (une minorité) il s'agirait de priver le voisinage (une majorité) de la tranquillité nécessaire à la santé et protégée en tant que droit fondamental par la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

D’autre part la lecture qu’en fait Denis Talledec, représentant d’un lobby puissant tant à Nantes qu’à Paris, qui voit dans cet amendement la possibilité de "protéger des centaines de cafés… menacés par des riverains” ne peut qu’éveiller nos craintes. 

Par ailleurs, le principe d’antériorité ne protège pas l’exploitant qui n’est pas en règle (volume de décibels, isolation phonique…) et rien n’interdit d’ailleurs de durcir la règlementation pour limiter les nuisances (propres à l’existence même d’un établissement qui reçoit du public).  Il s’agit aussi de responsabiliser les riverains, qui parfois viennent s’installer dans un quartier et « découvrent » les conséquences de lieux festifs à proximité et finissent, à force de recours, par les faire fermer alors que l’exploitant respecte le cadre légal et règlementaire.

Vous mentionnez des établissements qui finissent par fermer “à force de recours” "alors que l’exploitant respecte le cadre légal et règlementaire”. Cet argument est tout de même assez curieux, venant d’un législateur. Faudrait il en déduire que, selon vous, des verbalisations sont abusives et que les juges ne respectent pas les règles de droit ? Auriez-vous des exemples pour étayer votre démonstration ? 


Le cas de Paris est très spécifique avec un nombre de débits de boissons très important (plusieurs milliers) mais Paris n’est pas représentatif de toute la France. Hors de notre capitale, des bars et  des lieux de vie et d’activité ferment ou sont menacés du fait de ces recours excessifs.

Désolé mais le cas de Paris n’est pas spécifique. Une simple consultation du site du Réseau Vivre la Ville! vous montrera que, hors de Paris, des habitants riverains de bars souffrent du manque de sommeil du fait des nuisances sonores générées pas des établissements et se constituent en association.


J’assume donc cet amendement, qui selon moi, arrive à une position d’équilibre entre l’exploitation d’une activité et le droit à chacun de profiter de sa tranquillité. 

Vous assumez également que votre amendement a aussi comme effet collatéral de pérenniser, voire d’encourager la montée de l’alcoolisme… un fléau chez les jeunes !
Et quant à nous, nous assumons notre position et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que votre amendement ne voie jamais le jour.
Le Réseau Vivre Paris! et le Réseau Vivre la Ville!

Bien cordialement, Annaïg LE MEUR Députée du Finistère annaig.lemeur@assemblee-nationale.fr 5bis venelle de Kergos 29000 QUIMPER 02.29.20.29.50

Des députés au service du lobby des bars

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Depuis des années le lobby des bars et leurs alliés tentent de faire modifier le cadre législatif en matière de nuisances sonores. Côté lobby nous trouvons Culture Bar-Bars et côté politique tout d'abord Sandrine Mazetier* (députée PS de Paris), Frédéric Hocquard** (maire-adjoint de Paris PS chargé de la nuit) et maintenant Annaïg Le Meur*** (députée LREM du Finistère) et Gilles Le Gendre*** (député LREM de Paris). 

Suite à notre article et l'envoi d'un message à tous les députés, Annaïg Le Meur nous a adressé un message qui ne nous a pas convaincus et qui nous a même confortés dans notre analyse (Annaïg Le Meur défend "son" amendement sur l'antériorité)

Ils demandent que l'article L112-16 du code de la construction et de l'habitation soit modifié. Que dit cet article? "Les dommages causés aux occupants d'un bâtiment par des nuisances dues à des activités agricoles, industrielles, artisanales, commerciales ou aéronautiques, n'entraînent pas droit à réparation lorsque le permis de construire afférent au bâtiment exposé à ces nuisances a été demandé ou l'acte authentique constatant l'aliénation ou la prise de bail établi postérieurement à l'existence des activités les occasionnant dès lors que ces activités s'exercent en conformité avec les dispositions législatives ou réglementaires en vigueur et qu'elles se sont poursuivies dans les mêmes conditions."

Le diable se cachant dans le détail, la modification semble anodine. Ils veulent que soient ajoutés trois mots à cet article: "touristiques, culturelles, sportives".

Il s'agit du principe de la "pré-occupation" ou de l'antériorité. Quel impact pour les habitants des villes? Ils ne pourront plus se plaindre si un établissement génère des nuisances sonores dès lors que le fauteur de trouble sera installé avant l'arrivée de l'habitant victime de ces nuisances. 

Les arguments avancés par ces élus représentants du peuple dans leur proposition de loi laissent rêveurs : "… les relations juridiques qui s’établissent entre acteurs de la nuit apparaissent singulièrement déséquilibrées. Les riverains disposent de tout un arsenal juridique afin de faire valoir leur droit légitime à la tranquillité et au sommeil : infraction de tapage nocturne, réparation des troubles anormaux du voisinage, signalement auprès des services de mairie… Pour autant, ces outils ne sont pas toujours utilisés à bon escient et un exploitant de bonne foi se trouve parfois totalement démuni face aux procédures infondées ou malveillantes."

Il est assez évident que ces deux députés n'ont jamais eu à souffrir des nuisances sonores générées par un bar sous leurs fenêtres et qu'ils n'ont jamais eu à essuyer le refus du commissariat de prendre leur plainte, à attendre en vain l'intervention de la police suite à leur appel au milieu de la nuit car dans l'impossibilité de dormir, à se faire menacer par des exploitants de bars indélicats… 

Sur le site de l'Assemblée Nationale il est précisé que "chaque député, bien qu'élu dans un cadre géographique déterminé, est le représentant de la Nation tout entière. Ainsi, à l'Assemblée nationale et dans sa circonscription, chaque député agit et parle au nom de l'intérêt général et non pas au nom d'un parti politique, d'un groupe d'intérêt ou d'une région."

Il semble donc que la nature de leur mandat de député ait échappée à Mmes Mazetier et Le Meur ainsi qu'à M. Le Gendre. En faisant cette proposition de loi, ces députés ne représentent pas la Nation toute entière et ne parlent pas au nom de l'intérêt général. Ils agissent au service du lobby des bars qui se targue dans Ouest France de leur avoir rédigé ce texte (!). L'amendement a été adopté mais la loi n'est pas encore votée. 

Le Réseau Vivre Paris! et le Réseau Vivre la Ville!, avec toutes leurs associations adhérentes à Paris comme dans toute la France, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que cet amendement "mercantile" ne voie jamais le jour. Mais les vieilles lunes ont décidément la peau dure !!!

Lire nos articles précédents sur le principe d'antériorité que nous combattons depuis des années:


* proposition de loi pour une urbanité réussie, de jour comme de nuit (sic!) du 13 juillet 2011

** notre article du 5 décembre 2017 : Selon traxmag Frédéric Hocquard "planche sur un principe d’antériorité"

*** proposition de loi visant à mieux protéger les activités sportives, culturelles et touristiques déjà existantes du 19 novembre 2019

Le dispositif novateur de Bruitparif récompensé par un Décibel d’Or

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Bruitparif a remporté le prix Décibel d’Or 2019 pour son dispositif innovant de mesure du bruit, la "Méduse", qui permet de "voir le bruit". (lire le communiqué de presse de Bruitparif) Depuis près de trente ans, ce concours récompense les initiatives les plus innovantes dans le domaine de la lutte contre le bruit. À cette occasion, le dispositif mis au point par Bruitparif a été récompensé dans la catégorie "Produits, outils et méthodes".

La "Méduse", un dispositif innovant de mesure du bruit ©Bruitparif

La mesure du bruit dans l’environnement passe habituellement par l’utilisation d’un sonomètre qui permet de déterminer le niveau sonore en décibels. Même si les données collectées permettent déjà de nombreuses analyses, elles ne sont pas toujours suffisantes pour identifier les sources à l’origine des nuisances, notamment dans les situations complexes où plusieurs sources s’entremêlent, comme c’est souvent le cas en zone urbaine. Or, la mise en œuvre de politiques adaptées de lutte contre le bruit et la régulation de la tranquillité publique nécessitent d’objectiver les contributions des différentes sources de bruit en présence et de suivre leurs évolutions au cours du temps.

Le Réseau Vivre Paris! lutte contre les nuisances sonores nocturnes générées par les consommateurs des bars ou en milieu ouvert (Canal Sant-Martin par ex.) et soutient Bruitparif dans son travail. Nous demandons depuis des années que les mesures des niveaux sonores soient objectivés. Les "Méduses" sont des outils parfaitement adaptées à cette fonction. Nous demandons qu'elles soient déployées partout où les conflits d'usage sont signalés.

Le Réseau Vivre Paris! adresse ses plus sincères félicitations à toute l'équipe de Bruitparif pour ce Décibel d'Or qui vient récompenser leur compétence.

Notre article du 11 février 2019 sur les "Méduses" : Bruitparif : le bruit "seconde cause de morbidité"

Les trottinettes électriques entrent dans le Code de la route

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Article paru dans la lettre d'information d'octobre 2019 de 60 Millions de Piétons, association membre du Réseau Vivre Paris!

Le décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel a pour objet de définir les caractéristiques techniques et les conditions de circulation des engins de déplacement personnel. Il est entré en vigueur le lendemain de sa publication, à l’exception des articles 4, 5, 7, 8 et 11 qui entrent en vigueur le 1er juillet 2020.

Le texte définit dans le code de la route les engins de déplacement personnel (EDP) comme de nouvelles catégories de véhicule. Il définit leurs caractéristiques techniques, et leur usage sur la voie publique. Il prévoit notamment les équipements devant être portés par les conducteurs de ces véhicules ainsi que les espaces de circulation où ces conducteurs doivent et peuvent circuler en agglomération et hors agglomération. Il encadre les possibilités offertes à l’autorité détentrice du pouvoir de police de la circulation pour déroger à ce cadre général, cette autorité pouvant notamment autoriser la circulation sur le trottoir ou, sous certaines conditions, sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 80 km/h. Il prévoit enfin les sanctions en cas de non-respect des dispositions applicables aux conducteurs des engins de déplacement personnel.

Commentaire de 60 Millions de Piétons :

"60 Millions de Piétons" a porté haut et fort sa demande de sanctuarisation du trottoir auprès des députés et sénateurs et du ministre des transports.  Par ce décret, 60 Millions de Piétons obtient satisfaction. Mais...

Les EDP ont interdiction de circuler sur les trottoirs. C'est la règle générale. L'enjeu maintenant sera de voir respecter cette règle.

Comment informer les utilisateurs d'EDP à circuler ailleurs que sur les trottoirs. Il manque ainsi au décret un arrêté précisant la signalisation qu'ils devront connaître.

Il manque un dispositif permettant de verbaliser facilement les contrevenants.

Il manque un dispositif de formation à l'usage de ces engins, de la responsabilité des opérateurs, ces derniers ne pouvant s'en exonérer par une simple information sur le contrat de location.

Cette sanctuarisation sera d'autant plus difficile à faire rentrer dans les esprits que l'État a cru utile de laisser la possibilité aux maires à y déroger selon des conditions qui ne sont pas acceptables. Souhaitons que nos élus n'usent pas de cette dérogation, qui pourrait mettre en danger leurs administrés qui sont tous des piétons et qu'ils abandonnent cette pratique d'aménager des itinéraires cyclables sur les trottoirs, la cohabitation déjà délicate avec les cyclistes risquant avec la circulation des EDP d'être très conflictuelle.

Nous vous invitons à prendre connaissance des courriers que 60 Millions de Piétons ont adressés aux différentes instances.

Le Cabaret Sauvage ou la prime à l'impunité

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Depuis 2012, l'Association des Riverains du Parc de la Villette a entrepris de nombreuses actions contre le Cabaret Sauvage, responsable depuis 2004 d'intolérables nuisances sonores. La Préfecture de Police a effectué plusieurs relevés acoustiques à charge sans qu'aucun procès-verbal ne soit dressé. Pourtant, les inspecteurs du Bureau d’Action Contre les Nuisances* ont rédigé 4 rapports détaillant les irrégularités de l'installation acoustique de cet établissement.

                        - le 20/04/2016," La Préfecture demande au responsable, Monsieur AzaÏche, de se conformer dans un délai d'un mois aux dispositions des articles R571-25 à R571-30 du Code de l'environnement et de se conformer à l'article R571-29, à savoir réaliser une étude de l'impact des nuisances sonores dans l'environnement immédiat".

                        - le11/10/2016 : "Rappel au responsable du Cabaret de la nécessité de respecter dans un nouveau délai de 5 jours les dispositions des articles R571-25 à R571-30. A défaut, un PV d'infraction à cette réglementation pourra être dressé à son encontre."

                        - le 12/06/2017, "le Cabaret Sauvage informe les Inspecteurs qu'une étude d'impact acoustique était prévue par le cabinet ALTIA. Cette étude devra être communiquée dans les 2 mois aux services de la Préfecture".

                        - le 15/04/2018 : "conformément à l'article 571-29 du code de l'environnement, le mis en cause est tenu de réaliser l'étude de l'impact des nuisances sonores sur l'environnement immédiat de son établissement".

Actuellement, la Préfecture n'a toujours pas sanctionné ce refus de se soumettre à cette obligation légale.

Elle ne semble pas davantage se préoccuper des graves atteintes à la santé des riverains qui, pourtant, ont envoyé de multiples plaintes (212 en 6 ans pour l'un d'entre eux) puisqu'elle se borne à la réponse standard : "Vos signalements ont bien été pris en compte. Vous serez tenus informés de la suite qui sera réservée à ce dossier".

Nous avons donc adressé un courrier (en recommandé avec accusé de réception) à Mme Camilieri au Cabinet du Préfet de Police pour lui demander de bien vouloir diligenter une enquête afin de déterminer les raisons de la surprenante mansuétude dont bénéficie Monsieur Azaïche.

A ce jour, aucune réponse.

Par ailleurs, nous avons appris avec indignation par la Presse qu'une subvention avait été attribuée au Cabaret sauvage par la Mairie de Paris et le Conseil Régional d'Ile de France pour "mise en conformité de son installation sonore".

Est-il concevable que les impôts des riverains-victimes soient utilisés à la rénovation d'un établissement PRIVEresponsable d'un scandale de santé public? C'est la question que nous avons posée à Madame Hidalgo et à Madame Pécresse.

Dans sa réponse, la Maire de Paris assure "qu'en finançant notamment les travaux d'insonorisation et de mise aux normes des lieux de diffusion des musiques actuelles, ici le Cabaret Sauvage, la Ville prend en compte le respect et la tranquillité de tous les habitants".

Ainsi formulée, cette décision d'une habileté tortueuse ne peut faire que des émules : j'ouvre un lieu musical avec l'alibi culturel sans me soucier de l'environnement immédiat, je crée des nuisances, les riverains se plaignent, j’obtiens des subventions!!! 

Nous attendons toujours la réponse de Madame Pécresse...

 Association des Riverains du Parc de La Villette (membre du Réseau Vivre Paris!)

 Madame Bérenger, présidente.

* service qui dépendait de la Préfecture de Police mais dépend désormais de la Mairie de Paris

Faut-il développer davantage encore la vie nocturne à Paris ?

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par MARAIS-LOUVRE / 22 OCTOBRE 2019

Article publié sur le site de Marais-Louvre le 22 octobre 2019

Sous le titre "L’animation nocturne des villes, un potentiel à conforter", la Newslettter n°10 du Conseil de la Nuit, c’est-à-dire la Mairie de Paris, fait le panégyrique des activités nocturnes qu’elle encourage et promeut. Cette étude rédigée par l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la région Ile de France (fondation créée en 1960 par le ministre de l’équipement Pierre Sudreau) est inspirée de différents travaux et rapports (*) sur lesquels nous nous sommes exprimés en son temps. Ces études le plus souvent font peu de cas des habitants riverains et Parisiens à qui la fête est imposée. Ainsi est-il écrit "l’importance des activités de la nuit témoigne de l’intensité de la vie culturelle, festive et de loisirs de la région-capitale, ces usages nocturnes sont pratiqués autant par les Parisiens, les Franciliens, que par les touristes. La nuit constitue ainsi un levier méconnu du développement culturel, économique et touristique, que les territoires doivent encore s’approprier pour favoriser l’essor de la filière".

Aussi lit-on au fil des lignes de ce  document que "l‘animation nocturne des villes est un potentiel à conforter…, ces lieux de proximité  contribuent au dynamisme de la vie de quartier… au renforcement de lien social et à la création d’emplois...". Sont tour à tour cités dans le rapport les référents de nuit, le Conseil de la Nuit qui deviennent sous la plume du rédacteur "les reflets d’une reconnaissance croissante  par la pouvoirs publics de cet espace-temps singulier…."? Des conjectures sont ensuite exprimées afin de déterminer à quel moment débute la nuit et quand elle se termine, en associant pêle-mêle les musées, les cafés, les bars, les restaurants, les théâtres, l’Opéra, le Grand Rex, la Bellevilloise (curieux amalgame lorsque l’on sait combien les riverains sont perturbés par ce voisinage comme le montre un précédent article), les "tiers lieux", les friches  ("qui abritent un bouillonnement culturel et festif" ) qui contribuent, est -il spécifié, à attirer aussi bien les Franciliens que les "city breakers". Le rapport semble regretter que Paris qui attire tant de touristes ait "un ADN  moins festif que Barcelone, Berlin, Londres ou Amsterdam…?"  C’est un point de vue que nous pouvons ne pas partager!

Affirmer aussi que "le territoire  s’approprie de plus en plus la nuit... " reste à étayer dans les "petits villages" comme il est pourtant indiqué, En revanche déclarer que la "nuit festive est un enjeu de transversalité des politiques publiques … mobilisant à la fois les champs de l’économie, de la culture, du tourisme et du marketing territorial, de la sécurité, de la santé, des transports et de l’aménagement" repose sur une réalité criante. Une minorité au prétexte de s’amuser peut-elle tout imposer à une majorité qui d’ailleurs n’est pas opposée à la vie nocturne mais souhaite disposer, par une réglementation adaptée, du sommeil réparateur dont elle a besoin physiologiquement. Majorité qui s’inquiète de plus en plus de la montée de l’alcoolisme chez les jeunes, au-delà des effets indirects de la vie nocturne à savoir la malpropreté.

Ne nous y trompons pas les conséquences induites de la situation actuelle développée par trop de vie nocturne ne sont pas uniquement positifs, loin s’en faut… Si la nuit génère selon le rapport de l’activité économique et de l’emploi (les données sont peu précises, anciennes, voire inexistantes), elle engendre aussi des effets négatifs comme les conflits d’usage dans les quartiers dits festifs, la montée des prix de l’immobilier, l’occupation de l’espace public, les locations touristiques toujours plus nombreuses et des coûts induits à la charge habitants, tels que la circulation des transports en commun la nuit, la surveillance, la sécurité, l’assistance, la prévention et les soins prodigués à ceux qui abusent de l’alcool sans oublier les moyens alloués pour combattre la malpropreté…

En conclusion de ce rapport repris par la newsletter, il est souligné combien les tenants de la vie nocturne veulent développer et valoriser plus encore les événements en disposant de réglementations plus favorables de telle sorte qu’existe une vraie filière,  c’est-à-dire des chartes adaptées, des conseils spécialisés et des élus dédiés à la vie nocturne. Quelques allusions sont faites toutefois à la prévention et à la régulation. Mais finalement, alors que le rapport conclut "la nuit est un monde de découvertes, de rencontres, d’insouciance mais aussi de conflits", alors que de nombreux riverains n’en peuvent plus du développement à marche forcée de la vie nocturne, tout ceci ne se résumerait-il pas finalement à une histoire de gros sous ?

(*) Etudes de l’Atelier Parisien d’Urbanisme , le Rapport de 2015 commandé par l’ancien ministre des affaires étrangères avec ses 22 propositions pour faire de la vie nocturne  un facteur d’attractivité, l’Eurocouncil…

Et si les maires avaient le pouvoir de fermer les bars pour troubles à l’ordre public?

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 11 octobre 2019

A l’occasion de l’examen au Sénat du projet de loi sensé renforcer le pouvoir des maires et intitulé « Engagement et proximité » qui revalorise les prérogatives et souhaite que les maires soient davantage resitués dans l’action publique locale,  la presse s’est emparée du sujet. Elle se focalise sur l’article 13,  ainsi libellé : "Son (le maire) intervention dans la fermeture des débits de boissons apparaît ainsi comme un moyen de lutte supplémentaire contre les troubles à l’ordre public" .  En résumé, le législateur souhaiterait donner pouvoir aux maires de fermer les bars si il y a atteinte à l’ordre public, des nuisances sonores, des risques d’incendie au autres …

Il est vrai que les désagréments de plus en plus prégnants, notamment les nuisances sonores et la montée de l’alcoolisme dont on connait les ravages, sont dénoncés  par les habitants et riverains des lieux de fête permanentes. Sujets que relaient l’association Réseau Vivre Paris !, le Réseau Vivre le Ville ! et bien d’autres associations à Paris et en province. Il est vrai que dans un certain nombre de villes le maire reçoit des plaintes des habitants excédés sans aucun pouvoir pour agir directement. Cette loi si elle est votée en l’état leur donnerait ce pouvoir de fermeture des débits de boissons en infraction exercé aujourd’hui par les préfets qui sont à l’origine des décisions de fermeture administrative. Mais cette mesure, on l’aurait deviné à l’avance, déplaît fortement aux professionnels de ce secteur qui dénoncent déjà le clientélisme que l’extension de pouvoir de police aux maires pourrait selon eux induire. Ils oublient toutefois de préciser que si clientélisme il  y a,  alors il est à double sens car des municipalités favorisent au contraire les débitants de boissons au détriment des habitants en rendant la fête permanente, ce qui est le cas à Paris. Une situation que nous avons maintes fois dénoncée.

Au plan national,  si le maire devient détenteur du pouvoir de fermeture d’un établissement, nous considérons, qu’en tant qu’élu proche des habitants, notamment dans les petites villes et les villes de taille moyenne, c’est une bonne chose. En revanche, dans les grandes villes face à la poussée des noctambules, du tourisme, à la concurrence entre les capitales en matière d’animation nocturne, nous estimons que cette loi risque au contraire de ne rien changer pour les habitants. Les exploitants ne devraient plus craindre alors les fermetures administratives sauf pour des cas extrêmes d’ordre public… et les incivilités qui en résultent prospéreront davantage encore dans une ambiance de propension de la fête nocturne.

Lire l'article sur le site de Capital : Les bars trop bruyants bientôt fermés par le maire plutôt que le préfet ?

Mise au point sur "les radars anti-bruit" à la Butte aux Cailles

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© Bruitparif

L’association Réseau Vivre Paris ! ne peut pas laisser sans réponse les propos des commerçants rapportés dans un article publié le 9 septembre dernier par le magazine Marianne, sous la plume d’Alexandra Saviana. Dédié par son intitulé aux radars antibruit contre des véhicules, cet article aborde en réalité largement la question des capteurs sonores Bruitparif (les « méduses ») installés dans divers quartiers de Paris où l’agitation nocturne est devenue le problème numéro 1 de la plupart de leurs habitants. Voici la réponse du Réseau et de l’association Les Riverains de la Butte aux Cailles aux critiques d’un commerçant de la Butte aux Cailles rapportées par l’article.


1ère affirmation du commerçant : « C'est du flicage. Nous n'avons pas besoin de caméras-micros pour savoir quels établissements sont les plus bruyants » :

  • Sur la possibilité de savoir qui fait du bruit : d’une certaine manière, effectivement, tout le monde sait d’où viennent les problèmes et dans le meilleur des mondes possible, on n’aurait pas besoin des « méduses ». Ce d’autant plus que les riverains se plaignent de ce qui se passe sur la voie publique, la Butte aux Cailles étant devenue une sorte de vaste terrasse à ciel ouvert en soirée. 

Mais, dans le vrai monde, il se trouve en réalité que personne ne veut le clarifier et citer des noms. La question est discutée depuis près de 20 ans car la dégradation du cadre de vie s’est progressivement aggravée. Mais les commerçants adoptent pour la plupart d’entre eux une forme de solidarité passive qui empêche toute individualisation des situations ; la mairie dit qu’elle n’a pas compétence ; le commissariat ne veut généralement pas constater l’évidence. Face à ces postures et en contrepoint la montée en puissance du malaise et des plaintes des habitants, les capteurs sont donc l’outil indispensable pour clarifier la situation en toute objectivité.

  • Sur le flicage par des caméras-micros : cette qualification du dispositif « méduses » employée par le commerçant est péjorative et tendancieuse.

En effet, l’objectif du dispositif est de protéger les Parisiens victimes d’atteintes à leurs droits fondamentaux : trouble à leur sommeil et plus généralement impossibilité de  se reposer dans leur domicile. La liberté du commerce et le bon plaisir des clients des établissements ou autres usagers des quartiers « festifs » qui sont invoqués par ceux qui ne veulent pas des « méduses » ne peuvent en aucun cas supplanter la prise en considération des droits des victimes. 

Visant à déterminer les sources des nuisances pour ensuite les traiter et rétablir des conditions de vie normales aux habitants et une action dont les moyens sont parfaitement proportionnés à l’objectif d’ordre public visé. Les enregistrements sonores et les photographies (pas de caméras donc) sont organisés dans le strict respect du règlement des données personnelles, comme l’a d’ailleurs précisé un article mieux informé de Mediapart.


2ème affirmation du commerçant : « En installant ces capteurs, ils vont condamner tout le quartier. Il n'y aura plus de bruit, mais il n'y aura pas de commerces non plus ! ". 

On est ici dans le registre coutumier de la défense du commerçant qui prétend à une liberté sans bornes autre que celles fixées par sa clientèle lorsqu’elle permet d’accroître ses profits. Dans ce registre, l’économique supplante le social. Dans ce registre, on manipule l’interlocuteur, ici en menaçant les usagers des établissements de la Butte aux Cailles de disparition (à noter le « ils » dans « ils vont condamner »). 

Comme si ces établissements pouvaient n’être rentables que par une exploitation qui se répand sur la voie publique sans aucune gestion responsable de la part des commerçants. Les pratiques dénoncées par les riverains à la Butte aux Cailles sont : la vente à emporter dans des gobelets consignés ou jetables jusque 2h00 (avec des attroupements de dizaines de personnes en plus des terrasses autorisées), qui est le fait de 12 établissements ; les vitrines repliables et le maintien en position ouverte des portes des établissements, y compris lorsque de la musique amplifiée est diffusée ;  l’exploitation de terrasses sans aucun contrôle des comportements de la clientèle.

Si les commerçants respectaient leurs obligations, il n’y aurait plus un bruit insupportable pour le voisinage et les commerces capables d’offrir des prestations de qualités contribueraient en harmonie à la vie économique du quartier.

Quand Charlie fait fausse route

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Daniel EHRET , ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, répond à l’article de Charlie Hebdo : « Comme partout, la fête en danger ».


Je vous propose d’interpeller d’abord le titre de l’article publié dans Charlie Hebdo le 14 août 2019 : « Comme partout, la fête en danger ». J’ai envie de répondre par une approbation. Car oui, le sens profond de la fête s’est perdu, s’est dilué dans une bouillie mondialisée de simulacres ou de succédanés. Le caractère exceptionnellement bienvenu d’une fête périodique est trop souvent annihilé par une dérive essentiellement mercantile, amenant par exemple la plupart des grandes villes actuelles à développer le mythe de l’attractivité nocturne, en conférant sans recourir au débat une irrecevable légitimité à la notion de fête permanente.

La fête primordiale, celle qui par son esprit de partage inconditionnel et de liesse inclusive remonte à la nuit des temps, cette fête essentielle, enfouie dans l’inconscient collectif, ne se trouve nullement en danger, puisqu’elle n’a plus cours, sauf dans quelques territoires ignorés. Mais celle qui aujourd’hui s’impose partout, malgré son caractère répétitif et excluant, n’a rien à craindre pour son avenir à court terme. Seule pourrait la menacer une gigantesque panne d’électricité ! A ce dernier type de fête, dévoyée par les intérêts de quelques-uns, ce n’est pas l’ensemble d’une population donnée qui se trouve conviée, mais une très faible fraction de celle-ci. Et cette minorité s’appuie sur la permissivité démagogique des pouvoirs publics concernés pour relativiser tous les excès. Il s’ensuit fatalement chez ceux qui ont à les endurer, et qu’il faut ranger dans la catégorie des victimes, un profond sentiment d’injustice : car les très minoritaires qui revendiquent le droit de festoyer négligent sans complexes les règles de droit que l’exception seule permettait jusqu’ici de transgresser sans trop de risque. Ces « fêtards » (notez la péjoration de ce terme) n’acceptent plus les limites que, dans sa sagesse ancestrale, la collectivité a jugé nécessaire d’établir, afin que le plaisir d’une minorité n’agresse pas le droit au repos réparateur d’une majorité.

Ce refus de la loi est rendu possible par une coupable permissivité qui met à mal la notion d’intérêt général et pourrait en arriver à menacer les fondements de notre démocratie.

La fête comme nécessaire exception

Une fête excluant de fait une très large majorité de gens qui n’en sont pas partie prenante, par le mécanisme ordinaire de l’incompatibilité ou pour d’autres raisons fort légitimes, cette « fête » ne peut plus être nommée ainsi, surtout si elle se répète ad nauseam, car elle devient alors un trouble insupportable pour ceux qui la subissent. Et ce trouble peut s’exaspérer jusqu’à provoquer d’énormes fractures sociales. Parier sur un développement débridé d’une « vie nocturne » pour créer du lien social apparaît en conséquence au mieux comme une dangereuse illusion, au pire comme une forme banalisée de cynisme délétère, que les industriels de la nuit confondent allègrement et injurieusement avec le bien public.

Selon le sociologue Jean Duvignaud (1921-2007), la fête ne saurait annoncer un ordre nouveau. Elle apparaît plutôt comme une « parenthèse à l'intérieur de l'existence sociale et du règne de la nécessité ». Elle est aussi, en ce qu’elle a d’exceptionnel et de cathartique, ce qui peut fournir une raison d’accepter la quotidienneté et ses innombrables soumissions. D’où la tentation pour la puissance publique de multiplier les occasions de fêtes, au point, note Jean Duvignaud, que « certaines nations, certaines cultures se sont englouties dans la fête ». Nous y sommes, en effet. J’ajouterai pour ma part que cet engloutissement ne sert que les intérêts des profiteurs de la nuit.

La mort par noyade à Nantes du jeune Steve, en ce triste matin du 22 juin 2019, au terme d’une fête de la musique prolongée jusqu’à l’aube malgré l’interdiction officielle, n’est absolument pas admissible. Une démocratie ne doit jamais réprimer le non-respect d’une règle comme l’a fait ce jour-là une police obéissant aux directives d’un ministre de l’Intérieur plus carriériste que compétent. Cette mort rappelle cependant que la banalisation des transgressions, intimement liée au développement exponentiel du noctambulisme, ne va pas dans le sens du « vivre ensemble », ce machin illusionniste prôné à tout va par les classes politiques, toutes tendances confondues.

Lettre ouverte à Antonio Fischetti

Je reviens à l’article publié par Charlie Hebdo, non sans avoir précisé au préalable que je suis abonné à ce périodique depuis au moins une trentaine d’années, que j’y ai longtemps trouvé mon compte, mais qu’il me déçoit vivement ces derniers temps, au point que l’idée de m’en désabonner se soit mise à me tarauder. J’y reste attaché malgré tout, grâce à certaines belles plumes comme celles de Haenel, Nicolino ou Lançon, mais je ne guéris pas du regret d’avoir perdu à jamais les verves et truculences des Cavanna, Choron, Siné, Maris ou Gébé, ainsi que les incomparables et géniaux dessinateurs que furent les Charb, Wolinski, Cabu, Catherine ou Reiser.

Je m’adresse donc à Antonio Fischetti, auteur du papier en question et acousticien de formation : son expertise en matière de propagation du son aurait dû le conduire à davantage de neutralité et à moins de complaisance en faveur des décibels excessifs qui, par centaines de millions, ravagent des systèmes auditifs juvéniles à travers le monde entier.

Selon l’OMS, à l’horizon 2050, si rien n’est fait en matière de prévention ou de changement des comportements, plus d’un milliard de jeunes de 12 à 35 ans risqueront une invalidante déficience auditive « par exposition au bruit dans un cadre récréatif ». Et ce chiffre ne prend pas en compte les plus de 35 ans de ce futur lointain, dont les oreilles auront été tout aussi fortement abîmées par des décennies de soumission aux excès sonores !

Fischetti se livre à une observation d’une subtile finesse lorsqu’il écrit ceci : « Il paraît que les riverains éloignés se plaignent régulièrement de la musique (il faut avouer que le son porte loin sur l’eau), mais cela n’avait jamais posé de problème avant ce tragique 21 juin ». D’abord les riverains ne se plaignent pas de la musique, Fischetti, mais du fait que toute musique est illégitime (et même illégale) si elle s’impose par son émergence excessive à des milliers de gens qui, au moment où ils la subissent, voudraient simplement qu’on leur reconnaisse le droit au sommeil. Et quand vous alléguez que cette musique « n’avait jamais posé de problème avant ce tragique 21 juin », vous affirmez dans la même phrase le contraire de ce que laisse entendre le début de ladite phrase. Relisez-vous, ma parole !!! Et puis, notez aussi qu’il n’y aurait sans doute pas eu de tragédie si la musique s’était arrêtée le 21 juin et pas le 22 à l’aube.

Plus loin vous évoquez, avec un agacement à peine dissimulé, la « tolérance de plus en plus faible des riverains à l’égard de la moindre perturbation de leur quotidien ». J’ai envie de vous retourner ce propos comme suit : les fauteurs de bruit tolèrent de moins en moins que leur liberté de bousiller leurs oreilles à eux et de violenter le système nerveux des autres puisse être contestée par des riverains soucieux de leur sommeil et donc attachés à la législation française, une des plus protectrices du monde, mais aussi une des plus mal appliquées.

La faute aux victimes !

Dans votre article, vous semblez approuver que le principe d’antériorité, inscrit dans la loi française, puisse être invoqué par les bruiteurs. Pour le moment, il profite encore aux habitants, s’ils se sont installés dans leurs appartements ou leurs maisons avant l’arrivée retorse des perturbateurs nocturnes. Il profite aussi aux habitants qui s’installent après les bruiteurs si ces derniers ne respectent pas la réglementation en matière d’isolation phonique. C’est à ces derniers, en effet, que continue d’incomber la charge d’isoler leurs lieux musicaux de manière à ne pas porter atteinte à la tranquillité du voisinage. Mais comme ces « boîtes » sont le plus souvent étriquées et que le tabagisme n’est pas permis à l’intérieur, se multiplient très logiquement les tentations estivales d’ouvrir portes et fenêtres pour rafraîchir la surpopulation qui s’y entasse dans un vacarme assourdissant. Le boucan s’installe alors sur la voie publique et y reste jusqu’au petit matin : ceux qui s’en plaignent, parce qu’ils voudraient dormir, eux, on les traite d’intolérants, de fachos et de plein d’autres gracieusetés. Ils n’avaient qu’à pas s’installer là, ou, s’ils ne supportent rien, qu’ils aillent se faire voir ailleurs ! Voilà l’étrange raisonnement que d’aucuns voudraient ériger en loi !

Vous faites dire à un de vos « acteurs de la fête » (il serait plus exact de parler des « profiteurs de la fête ») ceci : « On sait qu’on emmerde des gens. Mais il faut leur expliquer que les émergences sonores seront toujours là, et le but est de les amener à accepter ça pendant un ou deux jours ». Le caractère exceptionnel de la « fête » étant tombé en désuétude, les événements festifs se multipliant pendant toute l’année et se propageant au fil des mois de quartiers en quartiers, comment invoquer sans mauvaise foi l’acceptabilité de la part des riverains, quand on n’ignore pas que la fin d’une fête à tel endroit amène le début d’une autre à quelques encâblures ?

La révolution des décibels

« Danser, ce n’est pas que du divertissement ! » s’exclame un de vos interviewés (tiens, comment se fait-il que vous n’ayez pas songé à donner la parole aussi aux plaignants, comme cela se doit quand la déontologie journalistique l’exige ?). « Danser est un acte politique ; danser, c’est résister ! » Passons sur le lyrisme saugrenu de votre cher « Martin » et regardons pour finir votre conclusion de journaliste, dans l’hebdo que j’ai si longtemps aimé, qui m’a fait chialer comme un veau le 7 janvier 2015, quand le sang a coulé dans sa salle de rédaction. Vous écrivez, dans le prolongement de l’idée de « résistance » opposée à celle d’intolérance, alors qu’il s’agit en réalité de la seule jouissance d’une infime minorité aux dépens de la santé d’une énorme majorité, vous commentez ainsi l’hommage rendu à Steve, le noyé de la Loire : « Samedi dernier, les amis de Steve l’ont merveilleusement prouvé (que danser, c’est résister). Ils ont sorti le « sound system », puis dansé en bord de Loire sur les musiques préférées de leur ami disparu. Et tout s’est très bien passé. Il faut dire qu’il n’y avait pas un seul flic en vue, ceci explique sans doute cela. » Vous l’aurez compris depuis le début, Antonio Fischetti : votre article me navre, et ce d’autant plus que je vous ai souvent lu avec plaisir et vive approbation. Quant au dessin de Riss, qu’on a déjà connu plus inspiré, il montre des policiers s’amusant (comme au ball-trap !) à tirer en l’air sur des notes de musiques s’échappant d’une espèce de vilain hangar, (de type concentrationnaire !), où l’on confinerait les « fêtards » : non seulement il ne m’amuse pas, mais il m’apparaît totalement inapproprié, puisqu’il ne suggère ni la complexité, ni même la réalité d’un problème qu’on ne peut pas résumer en quelques coups de crayon simplificateurs. Il se satisfait d’exprimer une triste contre-vérité : les victimes de vos nuits ne sont pas des ennemis de la musique, mais seulement des niveaux sonores qui obligent les auditeurs volontaires à se fourrer des bouchons dans les oreilles et les auditeurs involontaires à renoncer au sommeil que, le plus naturellement du monde, ils croient pouvoir programmer la nuit plutôt que le jour.

Daniel EHRET


Daniel Ehret a présidé le Centre Antibruit d’Alsace avant sa dissolution en 2015, en raison de la suppression de l’indispensable subvention de fonctionnement allouée pendant plus de 40 ans par le département du Bas-Rhin. - Haut

Sur cette question du principe d’antériorité, lire nos articles :

Nuisances sonores : une situation ubuesque dans le 2ème

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ERRATUM (29/07) : Le Tambour se trouve rue Montmartre dans le 2ème arrondissement. La personne qui nous a contactés a fait quelques confusions. Elle a contacté la Mairie de Paris (rue Lobau dans le 4ème) pensant contacter la mairie du 4ème! Le maire du 4ème arrondissement n'a donc jamais été contacté (dont acte). Cette erreur souligne cependant la confusion et le désarroi qui règnent chez les victimes des nuisances sonores qui ne savent vers quel service se tourner et qui se trouvent renvoyer d'un service à l'autre.

Article du 25/07/2019... Nous avons reçu un premier mail en janvier 2019 d'une personne se plaignant des nuisances sonores générées par un bar de son quartier.

Je me tourne vers vous car nous subissons avec mes voisins des tapages noctures plus que fréquents à cause d'un bar de nuit ouvert en face de chez nous qui est ouvert du jeudi au samedi jusqu'à 6h du matin.
Nous sommes dérangés par les clients ivres morts toute la nuit qui hurlent et par l'inaction complète du bar pour tenter de les contrôler.
Nous sommes à la recherche d'informations pour savoir qui contacter (outre la police ou le 3430 qui reste inefficaces). Quoi faire pour demander/obliger à contrôler la gestion des clients ou autre chose pour tenter de retrouver le sommeil. Nous nous renseignons au niveau des textes de lois, de la demande à faire à la mairie du 4ème, etc, mais on nous a fait comprendre que le bar, étant une institution du quartier depuis des années, ne changera pas.
Je ne doute pas des centaines de mails que vous devez recevoir mais je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma demande et à celles de mes voisins qui m'ont chargé de vous contacter.

Nous avons donné quelques conseils à cette personne : déposer une plainte au commissariat, contacter M. Bonfiface N'Cho (adjoint du 4ème, référent de nuit), déposer une plainte en ligne... Le mail suivant relate l'accueil (ou plutôt l'absence d'accueil) qui a été fait à cette victime de nuisances dans le commissariat du 4ème.

- en premier un policier nous explique que nous pouvons juste déposer une main courante car les nuisances sonores n'étant pas du domaine du pénal nous ne pouvions pas porter plainte.
- un avocat présent au poste nous réaffirme dans notre droit et nous donne l'article R. 623 2 afin que nous puissions faire valoir pour porter plainte.
- un avocat présent au poste nous réaffirme dans notre droit et nous donne l'article R. 623 2 afin que nous puissions le faire valoir pour porter plainte.
- un policier nous reçoit nous expliquant que nous pouvons porter plainte uniquement si la police constate le tapage et verbalise le bar. Sans verbalisation (procès verbal) nous ne pouvons que faire une main courante. J'explique que le 3430 n'a plus de ligne directe, que le 17 ne vient jamais ainsi personne ne verbalise jamais le bar. Nous tentons de faire comprendre le manque de logique de ce raisonnement mais sans y parvenir. Nous sommes raccompagnés à la sortie. 
Le policier nous conseille d'écrire une lettre au commissaire de police. 

Selon une juriste que nous avons consulté, les affirmations des policiers qui sont relatées sont inexactes en droit :
- Déposer plainte est un droit qui ne suppose pas de constatation préalable par la police.        Les tapages sont des infractions pénales et ce n’est pas à vous de qualifier, la plainte ayant pour seul objet de décrire un état de fait, qui sera ensuite analysé par la police et par le ministère public pour faire ce qui ressort de leurs compétences respectives (surveiller et verbaliser / classer sans suite ou poursuivre).
Dans la réalité, il faut bien avouer que sans constatations par des tiers, le ministère public qui reçoit la plainte ne décidera pas de poursuivre. Et c’est le serpent qui se mord la queue car la police ne constate pas…
Il ne faut pas hésiter à faire intervenir un huissier qui sera mentionné dans la plainte qui sera envoyer directement au ministère public (envoi A/R) si cela ne s’arrange pas du côté du commissariat (en ce cas, mettre le constat en annexe).
Il peut être utile d'informer le commissaire principal du commissariat par un courrier A/R afin de gagner du temps (avec mention « A/R par précaution » pour la bonne forme). Son nom pourra vous être donné par le standard du commissariat.

Nous avons reçu un nouveau mail qui démontre ce que nous considérons comme une double peine : la victime des nuisances sonores se retrouve à nouveau victime face aux différents services qui devraient lui venir en aide.

Véritable portrait de Monsieur Ubu, par Alfred Jarry (1896)

Je me permets de faire appel à vous à nouveau car je me sens terriblement seul dans mon combat contre les nuisances sonores. 
J'ai mis en lien de mail l'ensemble des échanges que nous avons eu en janvier et février. Avec mes voisins nous avons fait un ensemble de démarches qui restent inefficaces à ce jour. J'ai l'impression que tout le monde se renvoie la balle pour ne rien faire, c'est affligeant ! 
1. On a essayé de porter plainte une première fois, impossible. 
2. On a essayé de porter plainte une seconde fois avec vos mails en appui et le commissariat nous dit que ce n'est pas possible. Ils nous disent qu'il faut remplir le document de la mairie du 4e pour nuisances sonores. Nous remplissons 3 documents. 
3. J'essaie de joindre Boniface N'Cho [référent de nuit à la mairie du 4ème] à peu près une trentaine de fois. Impossible. Soit on ne connaît pas son nom, soit il n'est pas disponible, soit ce n'est pas le bon numéro (j'utilise toujours le même numéro) 
4. Deux mois plus tard on reçoit un courrier de la mairie du 4e disant qu'ils avaient mis sous surveillance le bar 'le Tambour' et qu'ils n'avaient remarqué aucune nuisance. 
5. Je tente de porter plainte la semaine dernière. Je suis débouté à novueau. On me dit que le formulaire du 4e arrondissement ne sert à rien car ce sont des nuisances produites par des personnes et non par une nuisance sonore de musique d'un local. Je fais une main courante contre le bar au nom de notre association de voisins. L'UPA devait m'appeler mais bien entendu silence radio. 
6. Bien entendu j'envoie un autre courrier à la mairie du 4ème pour nuisances sonores. Sans retour encore. 
7. Entre temps on passe au moins une nuit par semaine à appeler le 17 ou le 3430 pour nuisances sonores. En trois mois ils ne se sont pas déplacés UNE seule fois ! Cette nuit j'ai appelé le 17 à 3h31... Rien... J'ai rappelé à 5h15 en disant que le bar était toujours ouvert (fermeture obligatoire à 5h non respectée) et ils ne sont pas venus. 
Le 17 me dit qu'il faut se plaindre à la mairie. Déjà fait. La mairie et la police me disent qu'il faut appeler le 17 car s'ils ne constatent rien, eux ne peuvent rien faire. J'en parle au 17 qui me dit qu'il y a de nombreuses autres interventions avant la mienne. 
C'est le serpent qui se mord la queue, des discours changeant qui ne tiennent pas la route et personne pour intervenir. 
Nous souhaiterions avoir un entretien avec le bar pour trouver des solutions ensemble (un vigile pour calmer les personnes alcoolisées comme dans des bar du 11e ou autre, une autre sortie du bar, etc.) mais je ne souhaite pas y aller seul et sans intermédiaire. 
Je souhaitais savoir si vous aviez quelques préconisations car, actuellement et à mon niveau , je ne sais plus quoi faire de plus. 

Ce feuilleton ubuesque montre à quel point les nuisances sonores nocturnes ne sont pas prises avec le sérieux nécessaire. Rappelons que le sommeil n'est pas un droit mais un besoin vital et que les troubles du sommeil ont des conséquences catastrophiques sur la santé. La privation de sommeil n'est-elle pas une moyen de torture?

Il montre aussi à quel point les victimes sont démunies face aux services qui devraient leur venir en aide. Les victimes ne savent vers quel service se tourner : mairie d'arrondissement, mairie de Paris, référent de nuit, DPSP (police municipale), Préfecture de Police, commissariat de police, 17, 3430 (surtaxé!). La seule solution : un guichet unique qui recevra les plaintes des victimes et qui ensuite contactera le service compétent afin de faire cesser le trouble.

L’installation d’un bar-restaurant dans la cour du Crédit municipal inquiète le voisinage

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 13/07/2019

L'association Marais-Louvre a reçu un courrier, reproduit ci-dessous, émanant des riverains du Crédit municipal qui se trouve rue des Francs Bourgeois. Ils s’insurgent de l’installation prochaine dans la cour de cette institution financière d’un bar-restaurant et des perturbations qu’il va créer pour tout le voisinage.  Un nouvel exemple de la politique effrénée d’ouvertures et d’installations de bars, de restaurants avec autorisations de terrasse, Un enfer pour les riverains et les familles dont certaines n’ont d’autre choix que de quitter leur quartier pour aller s’installer ailleurs. Paris se dépeuple, les touristes attirés par la fête prennent le pas sur les familles!

Nous avons appris l’ouverture en septembre prochain, pour une durée de 3 ans, d’un BAR/RESTAURANT au sein de l’enceinte du Crédit Municipal, établissement mitoyen de nos immeubles.

Ce bar sera ouvert tous les jours jusqu’à 23h et sera doté d’une terrasse de 84 m2 dans la cour Renaudot. L’entrée se fera par le 57 rue des Francs Bourgeois, et la sortie à partir de 17h exclusivement par le 57 bis rue des Francs Bourgeois.

Nous avons subi 2 étés de suite (en 2015 et 2106) les fortes nuisances (bruits jusqu’à 1h du matin, fumées de cigarette) de cafés éphémères ouverts par le Crédit Municipal et dont la terrasse occupait également cette cour. Suite à des plaintes de plusieurs habitants, la Préfecture de Police est venue constater le dépassement des seuils sonores autorisés, contrevenant le Code de Santé Publique, et a lancé une procédure de mise en demeure à l’encontre du responsable.

Outre l’étonnement que l’on peut avoir à l’égard du lancement d’une telle activité par un établissement bancaire, nous ne pouvons en aucun cas accepter les nuisances qu’apporte l’ouverture de ce bar/restaurant :

  • La cour, très encaissée, est configurée de telle façon que des conversations d’un groupe de quelques personnes résonnent très fortement,
  • la sortie des clients d’un bar à une heure tardive, et à un endroit où aucun véhicule ne peut stationner représente une source de troubles importants.

Le Crédit municipal nous oppose une exigence de la ville de Paris de faire connaitre son « patrimoine culturel » et de « valorisation économique du domaine public ». Cette volonté ne doit pas contrevenir aux dispositions du code de Santé Publique, qui, compte tenu de la configuration des lieux ne seront jamais respectées.

Après un premier rendez-vous avec la Direction du Crédit Municipal qui s’est conclu par une fin de non recevoir, nous allons continuer de nous opposer à l’ouverture de ce bar/restaurant jusqu’à son abandon au moyen de différentes actions.

Le Marais est en train de se transformer en un quartier musée totalement dédié aux touristes au détriment de la quiétude des habitants, faisant fuir les familles les unes après les autres…

NDLR: Il s’avère que l’heureux bénéficiaire de cette « concession » est M. Renaud Barillet, l’actuel propriétaire bien connu de la trop célèbre Bellevilloise qui empoisonne tout un quartier du XXe arrondissement par le bruit, les attroupements de clients alcoolisés, et autres nuisances générées par cet établissement ouvert jusqu’à 2 heures en semaine et 6 heures le week end ! (voir notre article)

La rue de la Butte aux Cailles n'est pas un espace de publicité pour l'alcool !

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Quand ne sera-t-elle plus un haut lieu de l'alcoolisation?

Mise à jour du 13/07/2019 (voir en fin d'article)

L’association Les Riverains de la Butte aux Cailles a vivement réagi à l'annonce d'une opération de promotion d'alcool pendant 3 jours et 3 nuits sur la voie publique en coordination avec 3 établissements du quartier. Elle a tout de suite compris que la fraicheur et la sensibilisation  au réchauffement climatique en Ville mis en avant par la société GET FRESH n’étaient qu'un faux nez.  Elle a donc en alerté dès le 7 juillet la mairie d’arrondissement ainsi que la direction de l’urbanisme de la Ville, le commissariat et la DPSP, de même que la Préfecture de police de Paris via l’association Réseau Vivre Paris !

Alors que le dispositif était déjà avancé (façades d’immeubles et mobilier public peints en vert chlorophylle, trottoirs et chaussée en voie d’être revêtus du même vert et de blanc), un compresseur faisant un bruit infernal a été mis en route vers 23 H00 la nuit des 9 à 10 juillet et devait fonctionner une grande partie de la nuit. Á quoi des riverains ont réagi immédiatement, obtenant le stoppage de la machine sous la pression d’un appel à la police. Ce dont la mairie et le commissariat ont été tenus au courant.

Il s’est avéré que la seule autorisation obtenue par la société GET FRESH était une autorisation de tournage entre les 11 et 14 juillet, d’un film délivrée par un service ad hoc de la mairie centrale. Sans doute n’avait–on pas vu la manœuvre pourtant grossière... Quoi qu’il en soit, il n’y a eu aucune demande d'avis adressée à la mairie d'arrondissement, ce qui correspond sans conteste à un véritable dysfonctionnement entre les différents services de la Ville.

Le maire du 13è, Jérôme COUMET, est quant à lui intervenu très efficacement et a répondu à notre demande en faisant annuler dès le 10 au soir juillet la partie de l’opération qui consistait à offrir des boissons alcoolisées Get 27, l’installation sur la voie publique étant déposée le 11 juillet (voir courrier de M. Jérôme Coumet). La police municipale a été très présente à cette occasion. L’action du maire satisfait donc les habitants de notre quartier à forte densité résidentielle qui souffrent des nuisances quotidiennes liées  à la présence de 34 établissements, dont 12 qui vendent de l'alcool à emporter.

« 6 de 6 »


Pour autant, l'association Les Riverains de la Butte aux Cailles interroge.

On ne peut manquer de remarquer que les 3 établissements qui ont participé à l'opération n’usent pas des modes d'exploitation les plus nuisibles aux habitants. Ils ne vendent pas à emporter (et l’un d’eux aucun alcool), ferment moins tard que ceux qui agitent les nuits du quartier (l'un d’eux ferme même tôt en soirée)  et pourtant ils ont été stoppés dans leur élan de participer à une opération publicitaire ponctuelle. Or, on aimerait voir autant de détermination de nos élus contre les tapages en terrasses ou ceux liés à la vente d'alcool à emporter. 

Ce qui, pour ne parler que de ce qui est strictement dans les compétences municipales, supposerait d’une part un déploiement d'agents de la DPSP mieux proportionné à l’importance des nuisances, spécialement au-delà de 22h00 et au moins une heure encore après l'heure de fermeture des établissements (donc jusque 3h00). On attendrait d'autre part que le maire s'attaque plus largement à une source majeure d'alcoolisation, de nuisances sonores et de malpropreté (déjections diverses sur la voie publique...) dans notre quartier : notre association espère donc son soutien en faveur d'un arrêté préfectoral interdisant en soirée la vente à emporter par les bars ou resto-bars ou épiceries et supérettes ainsi que la consommation d'alcool sur la voie publique, hors cadre des terrasses autorisées par la Ville.

Il faudra au moins cela pour, à la veille des élections, convaincre ceux qui depuis tant d'années souffrent de la mauvaise gestion de l'espace public qu’une réelle volonté politique de la mairie existerait en vue de durablement restituer aux habitants de la Butte aux Cailles un cadre de vie juste normal et donc compatible avec le repos dont chacun a un besoin vital, sans confrontation quotidienne à la malpropreté qu'engendrent les mauvais usages actuels du quartier par trop de ses exploitants et usagers.

Cette opération a suscité de nombreux articles :

Forte inquiétude des riverains de la rue Greneta, une pétition circule

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 11 juillet 2019

La multiplication des bars et restaurants avec les autorisations de terrasses qui sont facilement accordées et toutes les nuisances qui en découlent n’est plus acceptable pour les riverains. Le cas de la rue Greneta qui nous est signalé ci-dessous est un nouvel exemple où une partie tranquille de la rue risque de voir son environnement radicalement modifié par l’installation d’un bar avec terrasse. Malheureusement les autorisations sont délivrées sans compter par la mairie, d’autres cas touchant le centre de Paris seront signalés sur ce blog  dans les prochains jours. Les élections approchent, les Parisiens sauront montrer combien ils sont contre la multiplication de tels établissements qui tuent progressivement la vie bon enfant de leurs quartiers.

« Une portion de la Rue Greneta entre St Denis et Montorgueil n’a jusqu’à présent aucun bar ni aucune terrasse, elle est le lieu de vide greniers plusieurs fois par an, des plantes ont été installées sur les trottoirs, elle comporte deux crèches et deux écoles à proximité.

Le bouche à oreille puis les travaux ont confirmé l’installation d’un bar au 30 de la Rue Greneta. Le propriétaire étant puissant dans sa copropriété rien n’a pu être fait pour l’en empêcher.   

Depuis des mois, les riverains avaient pourtant cherché à trouver des solutions amiables mais le propriétaire est resté sourd à nos demandes, le gérant se serait même permis de leur affirmer : « Vous n’avez qu'à déménager en banlieue ». Il faut peser sur La mairie de Paris alors que celle du 2ème arrondissement renvoyait la responsabilité sur la mairie centrale et sur les copropriétaires !

Si la mairie donne une autorisation de terrasse, elle créera un précédent qui ouvrira la porte à d’autres bars et restaurants dans cette portion de rue qui deviendra une nouvelle « rue de la soif » dont le quartier regorge. Un quartier censé devenir piétonnier où la vie des habitants deviendrait impossible par la multiplication des bars et des restaurants si la mairie n’y prend pas garde.

C’est maintenant avec l’aide de l’association Marais-Louvre que les riverains  ont l’intention de poursuivre leur action et faire de ce cas un exemple afin de démontrer :

  • Aux élus qu’ils doivent exercer leurs prérogatives avec discernement à l’égard de leurs administrés qui paient des impôts locaux,
  • Aux propriétaires et occupants qui subissent les choix des gérants de bars et de la mairie qu’ils peuvent décider eux-mêmes du devenir de la rue où ils vivent, Pour cela  il importe d’ ANTICIPER !

En effet, comment accepter que mairie et gérants puissent au regard  de leurs seuls intérêts  » exproprier » une grande partie des riverains du fait des nuisances que provoquent les consommateurs de  leurs établissements aux frais et au prix de la santé des riverains ? Jouer la concurrence avec d’autres capitales au travers d’une ville animée toute la nuit est une notion déjà dépassée et traduit un manque cruel de créativité. Paris doit être d’abord un lieu de résidence où vivent des familles et des personnes qui travaillent.

Les  conséquences des nuisances provoquées par les terrasses des bars et des restaurants sont connues :

  • Augmentation des litiges et donc des sollicitations des services de police ou ceux de la mairie,
  • Augmentation des fréquentations, du passage et aussi des vols,
  • Départ des occupants (propriétaires et locataires) du quartier,
  • Baisse de chiffre d’affaires de commerçants traditionnels dont les clients sont des habitants/famille vivant à l’année (les commerçants le confirment)
  • Fermeture de sections dans les écoles comme déjà cela est annoncé pour l’école de la rue Etienne Marcel, alors que les immeubles destinés aux logements sociaux sont nombreux,
  • Augmentation des logements dédiés à la location touristique (type AirBnb…)  ou à des investisseurs,
  • Augmentation des touristes clients des bars et restaurants,
  • Installation de nouveaux bars (effet boule de neige…)
  • Disparition des vides greniers
  • Quartier de mono-activité sans caractère et banal …

Il est nécessaire de s’opposer avec force à ce scénario en agissant !

Il existe d’autres projets possibles en centre-ville compatible avec une vie de quartier. Dans le cas présent, l’axe GRENETA – PLACE GOLDINI peut devenir un poumon du plateau piétonnier avec son prolongement rue Bachaumont et des commerces ayant des horaires normaux.

Aussi plusieurs riverains proposent-ils les actions suivantes :

  1. Anticiper : Quel que soit l’endroit où vous habitez et si vous êtes propriétaire, faites interdire les bars et commerces de bouches au sein de vos copropriétés. L’association Marais-Louvre pourra  vous donner des arguments, si vous en manquez, pour convaincre les autres copropriétaires et demander que cette interdiction soit mise à l’ordre du jour de votre AG .
  2. Agir et faire un exemple  en signant la pétition en ligne soit parce que vous habitez dans le quartier, soit parce que vous subissez également des nuisances dans un quartier. Soyons solidaires !

Cette pétition sera le premier canal de communication pour d’autres actions.

Le lien vers la pétition : Pétition : 75002 Rue Greneta : Conservons le calme de cette rue, refusons les bars, restaurants et leurs terrasses

La rue aux enfants du 11e, exemple "réussi" de décision municipale prise contre l’avis des riverains et source de nuisances permanentes

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Le Collectif Voisins Renault-Blaise nous a adressé cet article que nous publions volontiers puisqu'il concerne l'occupation de l'espace public.

Une rue aux enfants par arrondissement, promesse de campagne des élus actuels de la Mairie de Paris, a été mise en place dans la plupart des arrondissements en fermant ponctuellement à la circulation certaines rues, permettant aux enfants d’en prendre possession, encadrés par des associations, comme on peut le voir sur le site. Le tout illustré par de jolies photos. Mais certaines photos ne méritent pas d’y figurer : celles de la rue aux enfants du 11e, les enfants jouant au ballon dans une rue sans aucun aménagement, principalement avec les poubelles (souvent renversées) utilisées comme buts ; de même pas de photo du trottoir côté impair complétement envahi par les terrasses des bars, les consommateurs utilisant les bords de jardinières ou les … poubelles pour poser leurs verres et envahissant la rue aux enfants et, de ce fait, les enfants repoussés sur le trottoir côté pair et y jouant jusqu’à tard le soir.

« 1 de 4 »

La rue du Général Renault a été piétonnisée pour devenir la Rue aux enfants du 11e, en juillet 2018. Il s’agit d’un projet du Conseil Municipal, ce qui a permis au Maire de ne pas tenir compte des 2 réunions ou les riverains s’y étaient opposés avec des arguments qui malheureusement se sont avérés en dessous de la réalité actuelle :

  • Aucun aménagement qui permette un véritable accueil ludique des enfants
  • Manque de sécurité, récemment un enfant a été renversé sur le passage piéton attenant
  • Bruit infernal presque tous les soirs et qui va en s’amplifiant avec l’arrivée de l’été, trop nombreux consommateurs attablés ou debout, musique bruyante diffusée par le dernier bar qui s’est ouvert
  • Le trottoir non envahi par les terrasses utilisé comme garage à scooters ou à Harley Davidson qui arrivent et repartent (tard) bruyamment
  • Proximité des dealers attirés par une clientèle potentielle, tranquillement installés à proximité et même jouant au ballon avec certains enfants !

Les riverains se sont mobilisés : appels à la police, messages sur la plate-forme, lettres au Maire, dépôt de plaintes et mains courantes, contact avec le service « nuisances musique amplifiée » de la Préfecture de Police. Malgré cela, le tapage nocturne continue et s’aggrave.

Le Maire, pour calmer les esprits, lors de la réunion annonçant la mise en place de la Rue aux enfants, a promis un bilan au bout d’un an.

Cette réunion ne devrait donc pas tarder (en principe) et les riverains attendent, pour le moins

  • une réelle organisation pour les enfants encadrée par des associations compétentes,
  • la restriction des terrasses, l’interdiction de servir les clients debout et de véritables sanctions en cas de non-respect, de tapage nocturne,
  • l’interdiction de consommation d’alcool sur la rue aux enfants,
  • une véritable lutte contre la présence de dealers.

Le Collectif Voisins Renault-Blaise

Pour un droit au calme dans l’îlot Ménilmontant

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Mise à jour du 8 juillet 2019

L'Ami du 20ème a publié un article dans sa dernière édition intitulé : "Paris est une fête... et certains trinquent". Il résume très bien la situation : nuisances nombreuses, absence de réactions des autorités... Impunité de M. Barillet.

L'Association des Riverains de Ménilmontant, l'Amicale des 13-15-17 rue Boyer, et le Groupe « Les voisins de l’Ilot Ménilmontant - Boyer - Juillet - Sorbier - Savart » lancent une pétition adressée à la Préfecture de Police de Paris et à 3 autres.*

Depuis plusieurs années, les riverains de l'îlot Boyer-Ménilmontant-Juillet-Sorbier,-Laurence Savart (Paris 20) sont les victimes des nuisances sonores émanant de l’établissement  "La Bellevilloise", situé rue Boyer, à Paris 20ème.

L'association des Riverains de Ménilmontant, ainsi que les collectifs associés, sont soucieux de la qualité de la vie des habitants de Ménilmontant. En effet, de nombreuses nuisances nocturnes émanant de cet établissement impactent la tranquillité des habitants qui se mobilisent afin de faire respecter leur droit légitime au calme.

Cette pétition* s'inscrit dans cette mobilisation.

Le soutien de toutes et tous est nécessaire pour qu'enfin une solution soit trouvée.

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Le droit au calme pour les habitants ?

… Les voisins de La Bellevilloise Paris 20ème sont à bout !

Depuis plusieurs années, les riverains des rues Boyer, Ménilmontant, Juillet, Sorbier, Laurence Savart (Paris 20) sont les victimes des nuisances sonores émanant de l’établissement du "La Bellevilloise", situé rue Boyer, à Paris 20ème.

Ces nuisances se produisent en soirée et tout au long de la nuit. 

Elles sont de plusieurs ordres :

  •  Musique amplifiée à l’intérieur de salles insuffisamment insonorisées, où dont les portes sont souvent laissées ouvertes, c’est-à-dire dans le mépris du dispositif d’insonorisation éventuel ;
  • Musique amplifiée diffusée à l’extérieur sur la terrasse ou sur le terrain du 88 Ménilmontant, et qui inonde alors le quartier ;
  • Autres nuisances venant de la clientèle : clients bruyants installés en terrasse à ciel ouvert dans un espace pourtant résidentiel ou encore ceux des files d'attente incontrôlées, rue Boyer, en pleine nuit pour entrer au Club les week-ends et jours fériés et/ou lors des festivals, évènements ; scènes de débordement des clubbers lors des attroupements "festifs" devant le Centre tout au long de la nuit, lors de la sortie du Club... et ce jusqu'à 6h00 du matin : hurlements, chants, état d’ébriété avancé... ainsi que les klaxons des Ubers à n'importe quelle heure de la nuit ;
  • S’ajoutent à ces incivilités ; des rues souillées par les épanchements d'urine, de vomissements et les déchets de toute nature..

Les riverains sont excédés : depuis plusieurs années, ils cherchent à sensibiliser l'équipe de direction du lieu, les élus et l'ensemble des services publics concernés. En vain. Le commissariat du 20ème est aussi alerté. Les nuisances s'amplifient.

Nous interpellons tous les acteurs concernés sur l'importance de ces nuisances cumulées sur la qualité de vie des habitants de ces rues et l'impact en termes de santé publique.

Les signataires de la présente pétition* demandent donc à ce que des mesures soient prises en urgence afin de restaurer un cadre de vie respectueux d’un droit au calme des riverains.

Ils demandent notamment que l'établissement réalise :

  • Une insonorisation et une climatisation efficaces de ses locaux ;
  • Un contrôle du volume sonore, pour ne pas dépasser les décibels autorisés par la réglementation en vigueur
  •  Un fumoir clos ;
  • Une surveillance accrue des espaces intérieurs, et en terrasse ;
  • Une surveillance accrue de la zone située en périphérie de l'établissement ;
  • Ainsi que toutes autres mesures permettant de limiter l'ensemble de ces nuisances.

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Contact :

Associations des Riverains de Ménilmontant

4 Rue Julien Lacroix - 75020 Paris

Mail : asso.riverainsmenilmontant20@gmail.com

Téléphone : 07 68 96 38 18

Attention : un message automatique vous sera adressé pour confirmer votre signature. C’est la condition pour vérifier et certifier les signatures. Pensez donc à consulter vos spams. 

Pour le droit au calme dans les rues Sedaine, Saint-Sabin et Bréguet

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L'Association de riverains Sedaine - Saint-Sabin - Bréguet a lancé une pétition en ligne adressée à Didier Lallement, Préfet de Police de Paris, et à 14 autres. Cette association demande la fermeture d'une discothèque au rez-de-chaussée d'un immeuble en plein coeur d'un quartier familial !

Le texte de la pétition...

Habitants des rues Sedaine, Saint-Sabin et Bréguet, dans le 11e arrondissement de Paris, nous subissons quotidiennement des nuisances intolérables engendrées par les débordements des bars et discothèques, notamment "Le Clara" 8 bis rue Sedaine depuis près de 3 ans.
Ces établissements ne cessent de se multiplier au-delà du périmètre festif "historique" de la place de la Bastille et de la rue de Lappe, jusqu'à atteindre des quartiers initialement résidentiels et familiaux.

Quelques-unes des nuisances générées par leur clientèle ?
- Klaxons nocturnes des voitures et VTC qui déposent et récupèrent les clients , se stationnant en pleine rue, et klaxons des véhicules bloqués derrière
- Altercations entre clients plus ou moins alcoolisés et sous l'emprise de stupéfiants
- Violentes agressions physiques avec barres de fer, tessons de bouteilles, bombes lacrymo, couteaux, ...
- Vandalisme sur les immeubles, fenêtres, véhicules des riverains, vitrines et mobiliers des commerçants, et vol dans les commerces
- Epanchements d'urine et vomissements contre les murs et portes, sur les trottoirs
- Clients en perdition dans la rue, les halls d'immeubles, et prostitution présumée
- Conduite dangereuse de véhicules par les clients ivres, roulant à contre-sens, grillant les feux, ...
- Etc. etc... H24 et 7j/7 !

De tous ces agissements, l'association de riverains Sedaine - Saint-Sabin - Bréguet fournit régulièrement aux autorités des témoignages, photos et vidéos... sans effet à ce jour !
Faudrait-il un drame pour que ça bouge ?
Les habitants de ce quartier, initialement tranquille, ont droit à la sécurité et la santé, sans parler d'une qualité de vie minimum.
Situé à moins de 500 mètres de 15 crèches, 5 écoles maternelles, et 4 écoles élémentaires, le secteur est peuplé d'enfants, dont les nuits sont piétinées, et qui ressentent l'agressivité qui règne dans la rue dès qu'ils mettent un pied dehors le jour.

L'inaction des pouvoirs publics, alertés à maintes reprises, confine à l'irresponsabilité vis-à-vis de tous les habitants, et à la maltraitance vis-à-vis des enfants privés de sommeil réparateur et évoluant dans un environnement dangereux.

Nous demandons aux autorités d'agir - enfin - concrètement ! 
=> Fermeture définitive de la discothèque/after "Le Clara" 8 bis rue Sedaine
=> Pas de licences IV supplémentaires dans les rues Sedaine, Saint-Sabin et Bréguet.

Les nuisances nocturnes ont des conséquences graves sur le sommeil des habitants purement et simplement saccagé, notamment celui des nombreux enfants présents dans le quartier. L'inaction des autorités pour garantir le calme la nuit pose un problème de santé publique majeur.
En journée non plus, les habitants ne peuvent pas se détendre chez eux vu le vacarme qui monte de la rue, ni profiter tranquillement et en toute sécurité de leur quartier du fait de l'appropriation de l'espace public et de comportements dangereux de la part des clients de ces établissements, notamment ceux des "afters". Dans cet environnement hostile, il n'est même pas possible de faire sereinement ses courses, ni de laisser les enfants aller seuls à l'école.

L’Association Réseau Vivre Paris ! reçue à la Préfecture de Police de Paris

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Dans le cadre des rencontres périodiques avec la Préfecture de police de Paris, plusieurs représentants de l’association Réseau Vivre Paris ! ont été reçus par M. Matthieu Garrigue-Guyonnaud, Directeur adjoint du cabinet du Préfet, M. Antoine Guérin, Directeur de des Transports et de la Protection du Public (DTPP), M. Pascal Le Borgne, Directeur de la Sécurité Territoriale de Proximité (DSPAP) accompagnés de plusieurs collaboratrices de la police administrative et de la police active concernés par les problématiques de la vingtaine d’associations que nous représentons couvrant la plupart des arrondissements de Paris.

Matthieu Garrigue-Guyonnaud a indiqué d'emblée que tout n’était pas parfait, mais que la Préfecture avait fait des efforts relativement aux deux objectifs que nous défendons, à savoir le droit de dormir la nuit et pouvoir se déplacer sur les trottoirs sans entrave, en renforçant les effectifs des Unités de Police Administrative (UPA) notamment. Il a souligné la déperdition de moyens au sein des commissariats en conséquence du transfert opéré de 1703 agents de la Mairie de Paris le 1er janvier 2018 au sein de la DPSP (Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection, DPSP). Plus généralement, il a mis en lumière le fait que l'évolution des prérogatives de police de la Ville oblige à revoir les champs d’intervention respectifs avec des réaffectations de missions dans les commissariats. Les champs de compétence pourront être néanmoins sur certains aspects communs. Et, en toute hypothèse, la coopération entre DPSP et les commissariats prend corps. 

Nous avons de notre côté précisé être conscients du contexte actuel en France et à Paris, mais que nous estimons que les « affaires courantes », c’est-à-dire la tranquillité publique et la protection contre les nuisances festives, ne doivent pas être négligées pour autant afin de protéger les victimes de ces troubles ainsi que les jeunes en particulier, dont l’addiction à l’alcool est grandissante. Nous avons fait état d'un fort degré d'insatisfaction des riverains des quartiers que nous représentons, tout en prenant soin de préciser que ce constat n'était pas fait à charge contre la qualité du travail de la Préfecture.

Matthieu Garrigue-Guyonnaud a pris soin de rappeler que les plaintes au pénal ne sont pas nécessaire pour déclencher les contrôles de la police qui agit sur sa propre initiative au travers des unités ad hoc (les Unités de Police Administratives) et à partir des signalements faits par les habitants sous différentes formes. Même si l’accès à la police n’est pas simple, le 17 reste le n° à utiliser en cas de véritable urgence, il laisse une traçabilité et engage la préfecture. Pour le reste, il convient d'utiliser le 3430 (très encombré), la voie de courriers au Préfet, de mails aux adresses figurant sur le site de la préfecture, qui sont autant d’autres moyens d’entrer en contact avec la police et les équipes de la DPSP de la ville de Paris (nuisances-musiqueamplifiee@interieur.gouv.fr et nuisances-pro@paris.fr).

Il a précisé, à notre demande, que les associations ont un rôle déclencheur à jouer. Nous avons insisté sur la multiplicité des facteurs qui font que les victimes rechignent non seulement à porter plainte, mais tout aussi bien renoncent à faire des signalement individuels au moment des nuisances. Nous avons souligné que la question n'est pas tant d'obtenir une ou quelques interventions pour faire cesser les tapages ponctuellement, mais d'imposer sur la durée le respect de leurs obligations de voisinages à des établissements qui y manquent de façon notoire et fréquente, souvent depuis de nombreuses années. Nos interlocuteurs vont chercher à étudier la possibilité de créer une adresse générique que nos associations pourraient utiliser pour faire des signalements circonstanciés.

Matthieu Garrigue-Guyonnaud a insisté sur le fait que les contrôles prennent du temps et que les procédures sont longues car elles passent par un processus contradictoire avec les contrôlés. Il a mentionné la nécessité de répéter des sanctions préparatoires (rappel à la réglementation, avertissement) fondées sur des constatations précises sur le même motif avant de pouvoir envisager une demande d'arrêté de fermeture administrative. Tous les ERP (Etablissements Recevant du Public) que nous avons signalés au fil de la discussion pour illustrer nos propos se sont avérés être connus de la Préfecture, y compris les « roof tops ». Nous avons appris qu’en 2018, 251 arrêtés de fermeture de 9 jours à 6 mois ont été pris(un record semble-t-il), ainsi que 235 avertissements (contre 170 en 2017), 194 rappels à la réglementation (144 en 2017) ont été prononcés contre des établissements. Nous avons compris que le trouble à la tranquillité publique est réellement l'un des fondements utilisés par la Préfecture. En revanche, la Préfecture fait valoir qu’elle ne demande pas de fermeture administrative en se fondant sur la musique amplifiée mais procède par mise en demeure et arrêts de suspension de musique. 

Il nous a été indiqué que le nombre de licences IV n’a pas augmenté, les transferts de licences constituant le vivier dans lequel puisent les établissements que nous voyons se créer. Pour éviter de trop grandes concentrations d'établissements, la Préfecture peut cependant prendre des arrêtés d’interdiction de nouvelle implantation (le cas de la rue Sedaine XIe est cité).  

La police administrative nous rappelle que la police des débits de boissons intervient selon des barèmes précis dans le cadre du code de la santé publique. Sur les contrôles des nuisances sonores, la moitié des prérogatives ont été transférées à la Ville de Paris. Les habitants ne s’y retrouvent plus. Le Préfecture est en fait compétente en matière de musique amplifiée. Une clarification est nécessaire et va nous être proposée sur la répartition des compétences et les services à contacter selon l’origine des nuisances sonores. 

Nous avons remis à nos interlocuteurs un tableau recensant dans leur grande diversité les comportements liés à des exploitations de débits de boissons qui portent atteinte à la tranquillité publique. Pour chacun de ces comportements, il est demandé qu'il soit renseigné sur l'existence ou non d'un texte qui le caractérise comme infraction, la peine encourue (avec ou sans prononcé judiciaire), la ou les autorités compétentes pour verbaliser et l'existence ou non de faire apparaitre ladite verbalisation dans un dossier préparant une éventuelle sanction de fermeture administrative. La DPSP a déjà rempli ce tableau pour les rubriques la concernant et la Préfecture a accepté de le compléter elle-même. Nous espérons ainsi une clarification utile face à des régimes que tout le monde s'accorde à reconnaître comme complexes. Nous avons à ce propos souligné le problème des attroupements de personnes en distinguant entre ceux qui sont directement liés à l'exploitation d'un établissement et ceux qui ne le sont pas, en demandant un meilleur traitement de ce sujet.

Nous avons pu apprécier la qualité d'écoute de nos interlocuteurs et l'intérêt qu'ils portent aux signalements que nous leur avons faits.

Trottinettes : la Mairie prend des mesures

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Piéton en danger : l'utilisatrice de gauche ne regarde même pas où elle va!

Le Conseil de Paris vient d'adopter des mesures pour réguler l'utilisation des trottinettes électriques en libre-service afin notamment de protéger les piétons

A ce jour 15 000 trottinettes sont en circulation. Avec l'arrivée de nouveaux opérateurs le chiffre devrait atteindre 40 000 cet été. Des mesures étaient donc urgentes.

Comme le reconnait la Mairie de Paris, "leur circulation sur les trottoirs est source d’insécurité pour les piétons, notamment les personnes âgées et les enfants. Leur stationnement, souvent anarchique, perturbe les déplacements des parents avec poussette et des personnes en situation de handicap."

La législation est inexistante et le projet de loi sur les nouvelles mobilités n'a toujours pas été voté. La municipalité a décidé de mettre en place son propre dispositif de régulation, qui a été examiné mercredi 3 avril par le Conseil de Paris. Les quatre mesures prises par la Ville de Paris :

1. Verbaliser les abus

Les utilisateurs de trottinettes électriques circulant sur les trottoirs s’exposent désormais à un procès-verbal de 135 euros. Le stationnement des trottinettes gênant la circulation des piétons est également verbalisé à hauteur de 35 euros et la Ville procède à des opérations de mises en fourrière de ces trottinettes. Ces mesures sont mises en œuvre par la police municipale parisienne.

2. Délimiter le stationnement

Danger pour les malvoyants et les PMR

La Ville de Paris va créer dans les prochaines semaines des zones spécifiques de stationnement, délimitées par un marquage au sol. Les utilisateurs seront invités à y déposer leurs trottinettes à la fin de leur trajet. Environ 2.500 places devraient être disponibles d’ici fin 2019. A terme, la municipalité envisage de rendre le stationnement obligatoire dans ces zones.

3. Responsabiliser les opérateurs

Neuf entreprises proposent la location de trottinettes électriques en libre-service à Paris. La municipalité a élaboré avec eux une charte de bonnes pratiques. Les opérateurs de trottinettes seront invités à signer cette charte d’ici la fin mai.

4. Réguler la flotte en circulation

La municipalité a instauré une redevance pour les entreprises, d’un montant qui croit en fonction du nombre de trottinettes (de 50 à 65 euros par trottinette).

Espérons que ces mesures seront respectées par les utilisateurs et que la mairie de Paris sera se montrer intraitable avec les excès en tout genre. Dans un article du Monde du 26 mars consacré à la mobilité on trouvait cette phrase inquiétante : "le trottoir, jadis domaine réservé et protégé du piéton". Dans la même édition du journal une géographe avançait qu'il fallait "privilégier le partage de l'espace public dans une logique de cohabitation". Et d'ajouter que "jusqu’à 20 km/h voire 30 km/h, la cohabitation est possible". Cette géographe se prend pour Usain Bolt. Désolé mais le trottoir est et doit rester le domaine réservé (et exclusif) du piéton. Il ne saurait être partagé, surtout pas avec des engins d'un poids de 20kg montés pas une (voire deux) personne(s), le tout lancé à 30km/h.

Pour un droit au calme dans l'îlot Cadet-Saulnier

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la cour du Cercle lors d'une soirée estivale

Depuis l'été 2016 durant lequel le Cercle Cadet a ouvert ses portes, les riverains de la rue Cadet et de la rue Saulnier subissent de nombreuses nuisances... cet établissement s'étant lancé dans une activité de boîte de nuit et bar sans avoir au préalable réalisé les travaux d'insonorisation pourtant obligatoires pour une telle activité. Ainsi, depuis près de 3 ans, les riverains, et en particulier les immeubles mitoyens donnant sur cet établissement comportant 4 étages et une cour intérieure non couverte subissent l'agenda rythmé des soirées du Cercle Cadet : after-works "open bar" tous les jeudis où les cris de la clientèle éméchée fumant dans la cour se mêlent à la musique amplifiée, soirées privées les vendredis soirs, boîte de nuit les samedis soir... et soirée événementielles certains autres soirs !

La Mairie du 9ème est sensibilisée à la problématique et fait ce qui est en son pouvoir pour accompagner les riverains, le bureau d'action contre les nuisances professionnelles (BANP) de la préfecture de Paris a constaté certaines nuisances (pas toutes : pas simple de les faire venir au bon moment) et a mis en demeure le Cercle pour différents motifs... qui a fin 2017 réalisé des travaux d'insonorisation ... mais uniquement du sous-sol et qui ne se sont in fine pas révélés à la hauteur. La situation est inquiétante car au-delà des nuisances sonores, qui constituent le problème principal, le Cercle Cadet montre de nombreux autres manquements à la réglementation générant des nuisances olfactives et des risques sanitaires : leurs vieux conduits de ventilation sur lesquels sont branchés hottes de cuisine mais aussi système de chauffage et de climatisation font trop de bruit mais rejettent aussi des odeurs rendant impossible aux voisins d'aérer leur logement, en particulier l'été lorsque le Cercle organise des soirées barbecue ! Sans parler de leur filet anti-pigeon... qui protège la passerelle technique au dos du Cercle Cadet de ces volatiles... mais n'est pas entretenu régulièrement ce qui a pour conséquence pour un des immeubles mitoyens de vivre avec des cadavres de pigeons à quelques mètres des fenêtres des résidents ! Afin que la situation cesse, les riverains ont décidé de lancer une pétition pour qu'une fermeture administrative provisoire soit prononcée par le Préfet, le temps que cet établissement fasse les travaux nécessaires au respect de la réglementation, pour un retour au calme et une suppression de ces nuisances pour le voisinage. N'hésitez pas signer cette pétition en signe de solidarité ici : https://bit.ly/2G3Nxrd

Les trottinettes, déjà le trop plein !

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Article mis à jour le 21 mars

Le Parisien du 20 mars a publié un nouvel article intitulé : Trottinettes, vélos, scooters en libre-service à Paris, c’est le bazar !. Dans cet article deux phrases que nous pouvons reprendre à notre compte : "A chaque coin de rue ou presque, des nuées de trottinettes encombrent les trottoirs déjà très fréquentés de la capitale. Autre reproche : le comportement jugé dangereux des adeptes de ces petits bolides." Cet article comporte par ailleurs quelques photos qui en disent plus long qu'un article.

Vincent Lindon, invité de Yann Barthès, traite ce sujet avec humour (?). A voir absolument.


Article publié le 9 mars sur le site de l'association Marais-Louvre

N’hésitant pas à parler d’overdose, Le Parisien daté du 08 mars souligne le « risque d‘asphyxie de pistes cyclables » lorsqu’il évoque l’arrivée, avec 800 trottinettes électriques, d’un nouvel opérateur à Paris dénommé Hive.  Selon le quotidien qui rapporte dans son article des propos du vice-président de la Fédération des professionnels de la micro-mobilité (FP2M), autant d’opérateurs à Paris ne peut perdurer longtemps. Qu’il s’agisse de Bird, Tier, Voi, Flash, Wind ou Bolt et de ceux annoncés prochainement We Trott’, Dott ou Scoot, presque toutes sont américaines ou chinoises.  La Ville sera bientôt sillonnée de patinettes provenant de 11 entreprises différentes. Cela fait vraiment beaucoup ! Selon le vice-président de la FP2M, un conducteur de trottinette parcourrait 4 km quand un automobiliste en parcourrait 3. Il est aussi spécifié dans cette interview que la typologie de Paris serait « idéale » pour se déplacer avec ces 2 roues qui rappellent nous jeux d’enfances. Les Français présenteraient même des dispositions pour tester les nouveaux matériels pour se déplacer.

La plupart des deux roues privées ou louées se déplacent à 25km/h. Les derniers à louer arrivés sont d’utilisation de plus en plus simples mais des formations sont proposées, il faut effectivement savoir tourner et s’arrêter !! Elles sont équipées, ajoute le quotidien, comme les bicyclettes (sonnette, larges roues, lumières…).

Nous ne le martèlerons jamais assez, tous ces engins encombrent l’espace public et d’une certaine façon leurs conducteurs le confisquent aux piétons. Les kilomètres de construction de pistes cyclables aménagées et coûteuses et peu utilisées, le stationnement anarchique sur les trottoirs ou devant les portes d’immeubles comme dans les halls de gares etc…, les déplacements sur les trottoirs, dans les couloirs de métro, les fréquents slaloms entre les piétons, les retards provoqués aux bus et aux taxis sont sources de nuisances.

La guerre des prix entre opérateurs, le manque de fermeté de la mairie qui, en encourageant ce mode de déplacement, se trouve dépassée par le trop plein qui en résulte et se retranche derrière la future loi sur les mobilités (une licence pourrait être exigée) qui ne sera pas votée avant l’été.  En attendant, elle essaie de calmer le jeu en annonçant, ainsi qu’elle a l’habitude pour faire face à des situations délicates, la prochaine signature d’une charte de bonne conduite avec les opérateurs dont on connait à l’avance le résultat. Il serait intéressant de connaitre la situation et la réglementation appliquée dans les autres villes françaises ou étrangères envahies par ces machines dont les profits estimés doivent être bien juteux compte tenu du nombre de protagonistes qui se jettent sur ce marché. Même la plateforme Uber se lance dans cette activité !

Le bruit, principal cause du manque de sommeil

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 13 mars 2019

En marge de la journée du sommeil, plusieurs quotidiens, dont le journal Le Monde, révèlent que nous dormons de moins en moins longtemps (lire l'article). Voilà plusieurs années déjà, il a été constaté selon le baromètre de Santé publique France (SPF) que nos nuits avaient « raccourci d’une heure à une heure trente en 50 ans » et que « le temps de sommeil était passé en moyenne en dessous de sept heures par nuit, en incluant les jours de repos ». Nous sommes donc beaucoup à se trouver en insuffisance de sommeil. Ainsi l’heure de coucher est assez tardive (23 h 15 en moyenne), compte tenu d’une heure de lever assez précoce (6 h 48).

Le professeur Damien Léger, président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (InSV) précisait que « 30 % des Français dorment moins de 6 heures, en deçà du seuil réparateur. Ce sont souvent des jeunes actifs avec de longs trajets de transports« . Il ajoutait que les risques d’obésité, diabète et de maladies cardiovasculaires devenaient de fait plus élevés.

Quelles sont les causes de ce « dérèglement » ? La principale est le réveil nocturne, il y a par ailleurs d’autres raisons, les troubles du sommeil, les troubles du rythme du sommeil et l’apnée du sommeil mais aussi les « nuisances environnementales ». La première d’entre toutes est le bruit qui nous dénonçons fréquemment, qu’il provienne des fêtards et des établissements qui les attirent ou des véhicules (klaxons, sirènes…). Dans le centre de Paris ce phénomène est amplifié du fait des rues étroites donc plus sonores. L’éclairage public visible de la chambre et les appareils électroniques en fonction dans la pièce où l’on dort sont d’autres sources de manque de sommeil.

Il fait savoir que le bruit « Le bruit fragmente le sommeil, et donc diminue sa qualité et son effet récupérateur« , selon le Dr Joëlle Adrien, présidente du comité scientifique de l’InSV et l’excès de lumière désynchronise l’horloge biologique.

Certains spécialistes n’hésitent pas à parler de « dette du sommeil » à l’égard de ceux qui dorment moins de 6h00 par nuit, volontairement ou non. Des sites existent pour essayer de recouvrer le sommeil, parmi eux MySommeiliSommeilSleep Cycle. A lire aussi Le sommeil de A à Z . Le manque de sommeil, le plus souvent à cause du bruit, agit sur la santé et ce qui est aussi très grave, touche de plus en plus d’adolescents et d’enfants…accrocs à leurs écrans.  

La tranquillité publique pèse bien peu au regard de la fête nocturne encouragée par la mairie

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La Ville de Paris vient de publier contre toute attente un appel à projets pour « de nouvelles nuits parisiennes ». Une décision surprenante dont il n’a pas été touché mot lors du dernier Conseil de la Nuit (groupe « Tranquillité publique ») qui s'est tenu le 13 février et auquel l'association Réseau Vivre Paris! participait. Les associations de riverains avaient pourtant compris après cette réunion qu’il était question d’une meilleure prise en compte des problématiques des nuisances nocturnes. Mais voilà, chasser le naturel, il revient au galop ! 

Cet appel à projet sorti du chapeau le 28 février est ainsi rédigé sur le site de la mairie Paris.fr: « Pour les noctambules, la nuit est un moment de détente, de fêtes, de rencontres, de découvertes, d’activités culturelles ou sportives. Pour le plus grand nombre, les nuits parisiennes proposent une offre riche et variée avec 13 000 bars et restaurants, 150 discothèques, 300 spectacles par semaine dans 130 salles, 50 équipements sportifs ouverts jusqu’à minuit, des grands parcs ouverts 24h/24 en période estivale, des berges de Seine où pique-niquer, des lieux éphémères, etc…

Depuis 2014, la Ville de Paris développe une politique de la vie nocturne fondée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes au sein du Conseil de la Nuit.  Afin d’enrichir la diversité et l’accessibilité de l’offre d’activités nocturnes, la Ville de Paris vous propose de contribuer à l’appel à projets « les nouvelles nuits parisiennes » …. L’appel à projets a pour objectif de favoriser la diversité et l’accessibilité de l’offre d’activités nocturnes à Paris, tout en respectant le bien-être des habitants. »

Bien entendu afin de rendre le projet plus acceptable il est spécifié parmi les points mis en exergue que les projets devront notamment « … préserver le sommeil et la tranquillité des riverains… avec une attention particulière apportée aux projets mis en œuvre dans les quartiers populaires et/ou s’adressant à leurs habitants. Une enveloppe de 50 000 € est prévue, soit 10 000 € maximum par projet retenu. » 

Cette décision qui semble unilatérale n’est pas de bon augure pour les associations qui visent à protéger les Parisiens des dérives actuelles de la vie nocturne. L’équipe municipale, obnubilée par la fête et les noctambules français et étrangers fréquentant la capitale, ne porte qu’un semblant d’intérêt pour les nuisances provoquées par la fête la nuit, en particulier le bruit. Les 50 000 € alloués à ce projet sont à mettre en regard de la subvention versée annuellement par la Ville à Bruitparif, 70 000 €, afin d’identifier les sources de bruit dans le but de pouvoir réduire les nuisances (voir notre article récent). Rappelons aussi que cet appel à projet vient s’ajouter à la longue liste des études menées pour développer à tout prix la fête nocturne à Paris. Nous avons eu en 2015 le rapport du Ministère des Affaires étrangères pour « faire de la vie nocturne à Paris un facteur d’attractivité » rédigé, sans concertation avec les habitants ou leurs représentants, par des professionnels des débits de boissons (voir notre article). Puis le rapport de 2017 destiné à la Maire de Paris sur « la nuit LGBT à Paris » rédigé par Jean-Luc Roméro, sans compter aussi les nombreux rapports et études établis par des spécialistes de la nuit, experts, sociologues etc… qui ont agrémenté régulièrement les états généraux de la nuit puis les conseils de la nuit.

Malgré cela, la ville n’a jamais pris en matière de tranquillité publique nocturne que des mesurettes, là où il fallait agir fermement et en urgence. Est-il encore besoin d‘accroître le nombre déjà très élevé de bars, restaurants, discothèques, spectacles et salles accessibles la nuit?

Pourquoi la mairie n’indique-t-elle pas dans son appel à projet des limites horaires acceptables, ainsi que les points précis à prendre en considération afin de garantir la tranquillité des habitants ? 

Pour l’équipe municipale les nuits parisiennes restent en fait un axe stratégique fort, au mépris de la tranquillité réclamée depuis des années par les habitants et les associations qui les représentent. Elle n’écoute pas les Parisiens et les associations représentatives des habitants? Habitants, soulignons-le une nouvelle fois, qui sont aussi des électeurs…

La gestion de l’espace public doit être révisée

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Où le piéton peut-il passer?

Article publié sur le site de l'association Marais-Louvre le 19 février 2019

Combien de fois il nous arrive de maudire les trottoirs occupés par des groupes de fumeurs, des tables et des sièges des terrasses des bars et des restaurants ou des étals de commerces. Combinés aux extensions non autorisées des terrasses, à l’existence de mobilier urbain souvent encombrant, aux 2 roues, trottinettes et autres skates, mono roues et motos en stationnement, il ne reste plus aux piétons pour se déplacer qu’une portion congrue de l’espace public où l’on trouve aussi des arbres et des plantations. Situation dont l’acuité est élevée dans les arrondissements du centre où les rues étroites sont nombreuses et fréquentes. Il est devenu difficile de faire comprendre aux utilisateurs de l’espace public parisien sur lequel ils s’étalent qu’ils ne sont pas seuls.

Les élus qui peinent à faire respecter l’application des textes en vigueur ont encore plus de mal à mettre en œuvre des règles adaptées même impopulaires. Indifférence, manque de volonté manque de moyens, laxisme, tolérance excessive, banalisation des pratiques et de l’évolution des comportements, manque d’éducation, égoïsme forcené, mille raisons peuvent expliquer une situation qui ne fait qu’empirer malgré l’existence de la DPSP et bientôt peut-être d’une police municipale.

A l’approche des élections l’an prochain, le sujet de l’occupation de l’espace public mérite d’être mis à l’ordre du jour. Il devient intolérable en tant qu’utilisateur et contribuable de constater la réduction progressive de l’espace public au profit d’une sorte de privatisation rampante qui n’en a pas le nom mais toutes les caractéristiques. Même la Seine est progressivement encombrée par des péniches, barges devenues des lieux de fêtes qui seraient aussi le sort réservé aux futures passerelles (projets rejetés récemment par le Conseil d’Etat). Tout cela est source de nuisances qui ne sont plus à décrire tant elles sont devenues courantes.

La mairie mesure-t-elle le mécontentement ses administrés relatif à cette situation ? Prendra- t-elle un jour ce sujet à bras le corps ? Se rend-elle compte qu’au même titre que la malpropreté, cette question pèsera dans les urnes ? Les habitants du centre de Paris bien pourvu en rues étroites et encombrées sauront se rappeler lors du scrutin que rien n’a été fait, sinon bien peu, au regard de l’ampleur du problème.

Bruitparif : le bruit "seconde cause de morbidité"

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Deux sujets ont attiré notre attention en cette fin de semaine.

Tout d'abord Bruitparif, dont le Réseau Vivre Paris! est membre, vient de publier un rapport de 140 pages très étayé intitulé : Impacts sanitaires du bruit des transports dans la zone dense de la région Île-de-France. Ce document se penche sur le bruit causé par les transports, mais, peu importe sa source, le bruit est "la seconde cause de morbidité après la pollution atmosphérique".

Fanny Mietlicky, directrice de Bruitparif écrit : "Il est grand temps que les pouvoirs publics se mobilisent pour intégrer pleinement la lutte contre le bruit à leur politique d’aménagement du territoire et de mobilité , au même titre que les enjeux de qualité de l’air et d’adaptation au changement climatique".

C’est ce que réclame depuis des années le Réseau Vivre Paris!

Espérons que ce rapport fera du bruit et parviendra aux oreilles de nos élus.

Notre article Reportage sur la Butte aux Cailles sur France 3 illustre parfaitement ce que subissent les victimes du bruit dont la santé est impactée.

A noter que Le Monde a publié un article résumant ce dossier. Le titre est sans équivoque : Le bruit nuit gravement à la santé des Franciliens. Un paragraphe résume la situation : "Cent sept mille sept cent soixante-six. Le chiffre est aussi précis qu’impressionnant. Il correspond au nombre d’années de vie en bonne santé perdues tous les ans en Ile-de-France à cause d’un risque environnemental largement passé sous silence : le bruit."

Le Figaro a également publié un article : Le bruit, plus qu’une nuisance, un problème de santé publique. A noter ce rappel : "en octobre 2018, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a sonné l'alerte en faisant du bruit un risque environnemental majeur pour la santé physique et mentale en Europe." Il est urgent pour nos élus d'entendre ces alertes.


Bruitparif met à la disposition du public les données recueillies par les méduses implantées dans différents quartiers parisiens : les Halles, la Place du Marché Sainte-Catherine, le Carreau du Temple, le quai de la Gare et le Canal Saint-Martin. D'autres quartiers seront bientôt équipés : la Butte aux Cailles, le Parc de la Villette et le bassin de l'Ourq.
Toutes les données se trouvent sur ce site : https://medusa-experiment.bruitparif.fr.


Sur la carte interactive figurent les emplacements des méduses.



En zoomant et en cliquant sur la méduse choisie on a alors accès aux données.


En survolant avec la souris on a le niveau sonore selon le jour et l’heure choisis. Impressionnant de voir ces barres foncées qui correspondent à des niveaux élevés.


En cliquant sur une barre de couleur, on a accès au choix à la vue immersive, à savoir la rue concernée et l’origine des bruits. Pas forcément très lisible, surtout de nuit.


Beaucoup plus parlant les données brutes. Ici plusieurs pics à 90dB à 4h00, 5h45, 7h00. 90dB représente ce que les spécialistes appelle le seuil de danger 85dB le seuil de risque. 85dB est le niveau de bruit dans un resto scolaire, ou correspondant à un aboiement de chien ou encore un outil de bricolage.

La Mairie de Paris en guerre contre Airbnb

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Le Monde a publié un article sur le combat que la Mairie de Paris entreprend contre les locations saisonnières : Paris repart en guerre contre Airbnb, avec une assignation en justice.
A noter cette phrase intéressante : La maire de Paris, Anne Hidalgo, « ne souhaite pas que Paris se retrouve dans la situation de Venise ou Barcelone ».
C’est ce que nous disons depuis des années. Et pourtant, durant toutes ces années Paris s’est mis en concurrence avec toutes ces villes pour attirer un maximum de touristes, avec pour conséquences un nombre toujours plus grand d'appartements enlevés du marché locatif et transformés en locations saisonnières mais aussi une perte d'habitants, des classes qui ferment dans les écoles, les commerces de proximité qui disparaissent...

Les curieuses subventions distribuées par la Mairie

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Le Parisien rapporte dans son édition du 24 janvier, à propos d’un établissement du XIIIe arrondissement, que plusieurs bars, cafés, cafés-concerts… venaient de bénéficier d’une manne de 260 000 € distribuée par la mairie de Paris sous forme de subventions dans le cadre d’un appel à projets. Le prétexte avancé est que ces commerces peinent à survivre et qu’il faut « maintenir la diversité de l’offre culturelle nocturne parisienne », ce que nous préférons appeler la culture de la fête dans les quartiers où ceux-ci sont implantés. Ajoutons que les bénéficiaires retenus ont été qualifiés « d’heureux lauréats » par la mairie.
Cette situation est hallucinante ! Peut-on aussi facilement distraire les fonds des Parisiens qui devraient servir l’intérêt général, au prétexte de soutenir des établissements qui, si l’on en croit la justification officielle, seraient « moribonds » mais qui pour autant distillent un bruit dont nous dénonçons depuis des années les conséquences pour les riverains ? Perte de sommeil et problèmes de santé sont parmi les principales conséquences, auxquelles d’ajoutent le sujet de l’alcoolisation et celui de la malpropreté qui en découlent voire du non-respect des autorisations de terrasses.
Sur quelle logique reposent ces subventions dont on nous dit qu’elles serviront d’aide aux travaux de mise aux normes, d’insonorisation, d’accessibilité, de sécurité, de communication, de formations, de nouveaux outils…? La subtilité est ainsi poussée jusqu’à faire financer par la collectivité les campagnes commerciales de ces officines. Une aide qui va leur permettre d’attirer encore plus de monde qui mécaniquement générera encore plus de nuisances !
Nous dénonçons cette situation intolérable qui met notamment devant le fait accompli les riverains de devoir financer via leurs impôts - et donc sans leur demander leur avis - ceux qui sont à l’origine de leurs désagréments…Et comble du comble, cette situation est présentée comme une réelle avancée ! Non vraiment on marche sur la tête.
La somme de 260 000€ est à mettre en regard des sommes allouées aux mesurages du bruit à Paris. Bruitparif a reçu une subvention de 109 606 €, ce qui a permis d’installer de nouvelles méduses, qui sont portées au nombre de 50 dans tout Paris. Il faut ajouter 50 000€ (donc total de 159 606 €) pour l'analyse des données et donc que les méduses aient une utilité réelle. L'Association Réseau Vivre Paris réclame depuis des années que des mesurages soient effectués afin de pouvoir objectiver les nuisances sonores pour mieux y remédier. Elle demande que des subventions conséquentes soient accordées à Bruitparif afin que des mesurages soient faits dans tous les endroits sensibles de la capitale.

Comment dormir dans ces conditions?

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Nous avons reçu ce témoignage éloquent. Cela se passe dans le 18ème arrondissement mais cela se passe aussi dans bien d'autres quartiers...


Les nuits de nombreux habitants de notre immeuble et des immeubles voisins sont devenues vraiment très difficiles à cause d’un restaurant ayant changé de propriétaire en début d’année 2017.

Ce restaurant a très régulièrement sa terrasse sur-bondée de gens (jusqu’à une cinquantaine de personnes debout pour une terrasse permettant l'emplacement d'une dizaine de tables de deux), des conversations très sonores, des rires, parfois des chants, de la musique forte diffusée dans le restaurant, voire des DJ, des groupes de musique ou des soirées karaoké toutes portes et fenêtres ouvertes, et tout ça jusqu’à 2 heures du matin. Sans compter que la clientèle reste souvent dans la rue jusqu’à 2h30-3h une fois le restaurant fermé à 2h00.

Ce restaurant se transforme en bar de nuit alors que les installations ne le permettent pas : baie vitrée en bois simple vitrage, vielles portes en bois, aucune isolation phonique prévue pour ce type de bruit. Sans parler du fait que les fenêtres et portes sont ouvertes toute la soirée, donc tout le bruit se propage dans la rue. 
A cela se rajoute les nombreux fumeurs sur le trottoir, alors que le restaurant est pourvu d'un patio intérieur pouvant être utilisé à cet effet.
Après être allé voir les gérantes du restaurant dès le début de ces problèmes de tapage nocturne (été 2017), rien n’y fait. Nous y sommes retournés plusieurs fois afin d’essayer de trouver des solutions, en leur expliquant que des baies vitrées simple vitrage avec portes en bois n’étaient peut-être pas adaptées pour ce genre de situation ; en leur demandant de mettre une affiche dans leur restaurant afin de prévenir la clientèle de faire attention au bruit ; en leur envoyant des SMS les soirs où le bruit était vraiment trop important.

Certains voisins sont également allé voir les gérantes, des dépôts de plaintes ont été effectués, des appels téléphoniques à la police les nuits de fortes nuisances, mais rien ne change.

Quelles solutions peuvent être trouvées afin de régler cette problématique qui empêche les habitants d’au moins 3 immeubles de dormir tranquillement?

Publication du Guide des débits de boissons

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Article publié sur le site de Marais-Louvre le 8 janvier 2019
Les ministères de l’intérieur, des solidarités et de la santé viennent de publier la mise à jour datée de novembre 2018 du « Guide des débits de boissons – Les principales dispositions de la législation et de la réglementation »

En introduction il est rappelé que l’alcool est responsable de 49 000 morts par an, de troubles à l’ordre public et de drames familiaux. Le guide souligne combien le dispositif législatif et réglementaire construit de façon « empirique » peut être difficile d’interprétation et qu’il convient de bien l’expliciter. Les rédacteurs insistent sur la nécessité d’une bonne application des textes pour plus d‘efficacité, en particulier en matière de santé publique.

Les 160 pages de ce document sont articulées autour de plusieurs thèmes, les règles applicables à l’ensemble des débits de boissons, aux débits à consommer sur place, les régimes spécifiques (manifestations, débits temporaires, ventes à emporter…), les zones de protection (écoles, casernes, édifices cultuels…). Sont ensuite analysés les pouvoirs de police et les dispositions pénales. Les annexes reprennent l’ensemble des textes existants.

Ce guide est un véritable document de référence qui permet de connaitre non seulement la législation stricto sensu mais aussi les spécificités et les dérogations possibles selon le type de vente d’alcool pratiqué. Les pouvoirs de police, des préfets sur ces questions sont détaillés. Une façon de mieux comprendre aussi comment se déroulent les procédures qu’elles soient administratives ou judiciaires.

De nombreux quartiers de Paris sont confrontés aux questions d’abus d’alcool compte tenu du nombre élevé de lieux de fête et de débits de boissons ouverts une partie de la nuit. Il sera donc intéressant de pouvoir se référer à ce véritable dictionnaire qui ne couvre malheureusement qu’un volet des nuisances subies par les habitants émanant des excès des personnes alcoolisées.

Paris perd des habitants depuis plusieurs années

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Article publié sur le site de l'association Marais-Louvre le 30 décembre 2018
Les commentaires sur la baisse d’habitants à Paris de 12 000 personnes par an depuis 5 ans ne laissent pas indifférents et si a contrario de grandes villes françaises voient leur population s’accroître, ce n’est pas par hasard.
De nombreux français recherchent une qualité de vie qu’ils ne trouvent plus dans la capitale. Les transports sont devenus une véritable galère, les bouchons se trouvant partout ou presque. Sortir et revenir à Paris ne serait-ce que le temps d’un week-end est souvent un parcours du combattant. Les travaux permanents aggravant la situation. La ville est par ailleurs l’une des plus dense au monde, en particulier dans l’hyper centre. Se loger devient une gageure notamment en termes de prix à l’achat comme à la location. L’offre de logements se raréfie du fait notamment des locations saisonnières qui étouffent le marché de l’immobilier.
La pollution est un autre facteur qui conduit bien des personnes à rechercher un environnement plus sain et la France offre beaucoup de possibilités. Le climat est aussi plus agréable au sud de la Loire. Ne négligeons pas non plus, le coût de la vie plus élevé à Paris que dans le reste de la France, les commerces de bouche qui disparaissent au profit de magasins de mode ou orientés vers les touristes, la multiplication des incivilités du fait d’une population nombreuse et les nuits d’insomnie dues aux fêtards qui n’ont cure des riverains. N’oublions pas non plus la malpropreté qui s’est incrustée partout…
Tout concourt donc à la recherche d’une vie plus saine, tranquille et en conséquence au désintérêt pour la capitale.
Il sera difficile de changer ce qui pourrait devenir dans les années à venir un mouvement de fonds si la politique menée depuis des années n’apporte pas les remèdes attendus par une majorité d’habitants. En tout état de cause il faut faciliter la vie quotidienne des parisiens afin de la rendre plus agréable et plus facile sans préjugés et sans certitudes d’aucunes sortes.
Mais sur le fond la baisse du nombre d’habitants à Paris est-elle une si mauvaise chose ?


A lire également Paris perd des habitants : les raisons d’un exode dans le Parisien du 5 janvier 2019. Dans cet article Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) d’Anne Hidalgo déplore le rôle néfaste des locations saisonnières sur le marché immobilier. Mais la politique du tout tourisme prônée par cette même équipe municipale n'est-elle pas également responsable de cette situation?

Une bonne année 2019

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Les membres de l’association Réseau Vivre Paris! vous présentent leurs voeux pour 2019.

Nos souhaits sont simples :
- pouvoir marcher sur des trottoirs propres, non encombrés et entretenus;
- pouvoir dormir la nuit, le sommeil étant un besoin naturel;
- trouver des élus et des responsables à l’écoute de nos difficultés;
- trouver tout le soutien que les citoyens sont en droit d’attendre de la Préfecture de Police et de tous les agents chargés de faire respecter la réglementation;
- pouvoir dialoguer avec les professionnels respectueux de leur environnement et des riverains.

Compte rendu du 6ème conseil de la nuit

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Ce 6ème conseil était présidé par Frédéric Hocquard, adjoint de la Maire chargé de la vie nocturne, de la diversité de la vie culturelle. Il réunissait Hélène Bidard adjointe chargée de l’égalité hommes/femmes, des représentants de la préfecture de police de Paris dont Matthieu Garrigue-Guyonnaud, directeur adjoint du cabinet du préfet et différents représentants de professionnels et d’habitants.
En introduction F. Hocquard a souligné le travail entrepris pour la vie nocturne depuis l’été en matière de propreté, de régulation soulignant l’organisation réussie de la nuit des étoiles à laquelle ont participé 15 000 parisiens. Le nouveau dispositif de soutien des cafés-concerts a été évoqué pour réduire les nuisances sonores, la ville prenant en charge 50% des travaux. 6 établissements ont été aidés en 2018. Des commissions de régulation des débits de boissons ont été mises en place dans plusieurs arrondissements (IVe, Ve, Xe, XIe, XVIIIe, et bientôt les IIe et XIIIe). Des "méduses" sont déployées en lien avec Bruitparif dans des endroits souhaités afin de mesurer le bruit (canal Saint-Martin, Marché de la place Sainte-Catherine, Carreau du Temple et autour du Forum des Halles) et de mettre en place ensuite des commissions de suivi. D’autres lieux seront équipés en 2019. Quant à la vie nocturne, la mairie se délivre un satisfecit suite à une statistique de l’Office du tourisme indiquant que le chiffre de 5% des touristes de la nuit qui en 2014 revenaient à Paris atteignait 18% aujourd’hui.

La Préfecture de Police et la Mairie de Paris
ne doivent pas "se renvoyer la balle"

Le directeur adjoint du cabinet du préfet a rappelé les missions de la préfecture en lien avec la nuit (tenir compte des attentes de tranquillité des habitants, ne pas entraver la liberté du commerce, contribuer au développement de l’attractivité de la ville et accompagner les initiatives, faciliter la prévention via les commissions de régulation tout en faisant respecter la réglementation, tant sur la musique amplifiée, la sécurité que les règles d’hygiène …). Il apparaît que le sujet des nuisances sonores est en tête des préoccupations des habitants, "un sujet majeur" de plus en plus prégnant à prendre au sérieux. Ce constat conforte le Réseau Vivre Paris! qui a toujours dénoncé les nuisances sonores comme principale entrave au droit au sommeil des habitants. Le représentant du préfet a insisté pour que ce sujet soit traité et ce, malgré la nouvelle répartition des pouvoirs entre la Préfecture de Police et la Mairie de Paris. Il a déclaré : "on n'a pas à se renvoyer la balle". Dont acte... Il a aussi souligné la question de la drogue et sa "dimension sanitaire car des vies sont en jeu. La mobilisation doit être collective car c’est devenu trop grave pour être banalisé". La préfecture s’est insurgée sur le fait que des gérants n’appelaient pas la police dans certains cas graves de drogue craignant des sanctions. Aussi un travail lourd de pédagogie reste-t-il à faire.

Enfin sur le sujet des agressions physiques aux abords des établissements de nuit et l’insécurité, la préfecture organise des réunions avec les associations professionnelles, les riverains et fait passer des messages au travers des commissions de débit de boissons.

Sur une question de l’association Réseau Vivre Paris ! il a été répondu que le n° d’appel pour les nuisances sonores dues au voisinage domestique était toujours le 3430 relié aux commissariats d'arrondissement. Le 17 ne doit être réservé qu’aux appels d’urgence.

Pour conclure la préfecture a communiqué quelques statistiques. Sachant que début 2018, Paris comptait 8 827 licences A, 232 fermetures administratives ont été prononcées à fin novembre (210 en 2017) dont 39 pour nuisances sonores, 48 pour travail dissimulé/illégal et 38 pour vente illicite de tabac. 218 mesures administratives autres ont été prises et 171 rappels à la réglementation ont été faits.

Différentes instances sont ensuite intervenues. L’association Consentis sur "le harcèlement sexiste et sexuel la nuit", le comité des noctambules sur "mieux connaître les nuits parisiennes". Le conseil parisien de la jeunesse a fait quelques préconisations. Plusieurs spécialistes ont réagi sur ces sujets quant à la prévention, la formation des professionnels, les campagnes à mener, la sécurisation des transports face à l’insécurité, aux violences, aux agressions qui ressortent notamment des études menées sur des échantillons assez réduits cependant.

Place du Tertre : 60 millions de Piétons dépose une requête contre la Mairie de Paris

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L'association 60 millions de Piétons, membre du Réseau Vivre Paris, a déposé une requête auprès du Tribunal Administratif de Paris contre la Mairie de Paris concernant l'occupation à 80% du terre-plein de la place du Tertre à Montmartre par les restaurateurs. Le plan de la place du Tertre* sur lequel les terrasses accordées figurent en jaune est clair : cette place est devenue une gigantesque terrasse.
La question est simple : ces terrasses sont-elles conformes à la législation ? 60 millions de Piétons demande tout simplement que "une régularisation" de la situation. "La situation de la place du Tertre est symptomatique des abus que nous constatons à travers la capitale en matière de terrasses", selon Laurent Jeannin-Naltet, vice-président de l’association, qui est confiant quant à l'issue de ce recours. Et il ajoute : "Comment les piétons peuvent-ils circuler dans de telles conditions ? Est-il normal que ces terrasses occupent 80 % des 740 m2 du terre-plein central ? Pour notre part, nous pensons que c’est totalement illégal. Notamment parce que le règlement stipule qu’au moins 1,60 m doit être laissé libre entre chaque arbre et les installations. Ce qui n’est pas le cas. Le tribunal devra nous dire si les autorisations accordées sont valides."
Le recours devrait être examiné dans le courant de l'année 2019.

Lire l'article du Parisien du 15 novembre 2018
A consulter également : 60 Millions de Piétons et la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes ainsi que Un projet qui va défigurer la Place du Tertre
* les autorisations de terrasses sont consultables en ligne

Tourisme de masse : le revers de la médaille

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Sur le site de l'association Marais-Louvre, deux articles qui traitent du tourisme de masse et de ses conséquences.
Le premier se penche sur les locations saisonnières (La folie des locations saisonnières gangrène le quotidien des habitants). Dans ce passage tout est dit sur les conséquences pour les quartiers concernés :
Les habitants des centres villes, en particulier à Paris mais aussi ceux dans d’autres villes d’Europe font état d’un mal grandissant devenant de plus en plus insupportable. Certains commencent à quitter leurs quartiers, quasiment chassés qu’ils sont par les touristes et autres fêtards qui ont envahi leurs immeubles, ont transformé leur quotidien et sont source d’une évolution non souhaitée de leur quartier. Les commerces de bouche et traditionnels ont cédé la place aux enseignes de mode et aux bars avec des terrasses bruyantes, les valises à roulettes au bruit insupportable encombrent l’espace.
Le second (Faut-il se réjouir des records de fréquentation atteints en matière de tourisme ?) met en avant les conséquences de la trop grande fréquentation touristique de Paris :
Personne, qu’il s’agisse de journalistes, de professionnels et d’élus en charge des questions du tourisme, personne ne mentionne, au regard de ces résultats, l’envers du décor que sont les dommages subis par les habitants dans leur vie quotidienne, le fléau des locations touristiques et les nombreux désordres dont nous faisons régulièrement état. Il n’est pas fait mention, sinon très peu, de la saturation qui frappe le centre de Paris.

Pourquoi Paris est-elle l’une des métropoles les plus bruyantes au monde ?

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Un article d’Atlantico alerte sur les conséquences de la pollution sonore à partir de l’exemple de Paris: "Pollution sonore : mais pourquoi Paris est-elle l’une des métropoles les plus bruyantes au monde (et ne croyez pas que ça relève juste de l’inconfort, c’est dramatique pour la santé) ?"
Une étude de l'OMS souligne les nombreux risques médicaux préoccupants qu'entrainent une surexposition aux bruits (AVC, obésité...). Des risques que les Parisiens devraient prendre au sérieux.

Il est intéressant de constater combien « nos thèmes » : la pollution délétère du BRUIT, les effets pernicieux de la politique d'attractivité à tout prix et les dégâts collatéraux de la "vie nocturne" commerciale trouvent un écho dans la presse, qu’ils n’avaient pas il y a cinq ans.

Quelques extraits de l'article...

Il y a aussi le fait que dans les villes touristiques comme Paris, on a de plus en plus tendance, pour développer la vie nocturne, à mettre en place des quartiers festifs qui posent aussi de réels problèmes en termes de troubles du sommeil. Il y a des conflits d’usage entre la volonté de développer l’attractivité de la ville la nuit et le fait que les riverains qui habitent dans ces zones-là veulent tout simplement dormir !
...
La pollution sonore est assez insidieuse, parce que les premières conséquences sont la gêne au quotidien, le stress ou les troubles du sommeil, les deux derniers ayant des conséquences sur les risques cardio-vasculaires. Mais il est difficile pour autant de lier le bruit et un AVC. C’est un aggravateur des risques cardiovasculaires qui est difficile à quantifier.
Il y a aussi les facteurs en termes de perte de productivité au travail, ou peut engendrer plus d’accidents sur la route. Bref le bruit peut avoir des conséquences multiples, et c’est pour cela que jusqu’à présent aujourd’hui on ne le quantifie pas de la même manière que la pollution qui provoque asthme, bronchiolites et autres qu’on relie plus facilement.
C’est pourquoi les gens l’on longtemps considéré comme une simple dégradation de la qualité de vie.


Heureusement, c’est en train de changer, des études convergent et commencent à montrer que cela a des impacts. Les études de l’OMS nous ont permis de faire un calcul d’estimation qui nous fait considérer que sur l’agglomération parisienne, on perdait chaque année 75000 années de vie en bonne santé du fait du bruit, pour des raisons de stress, de mauvais sommeil ou autre. Si on rapporte cela à un individu sur une vie entière, c’est de l’ordre de 7 mois de vie perdus en moyenne pour une personne de l’agglomération parisienne. Et pour une personne exposée, cela peut aller jusqu’à 18 mois : ce n’est donc pas négligeable.
Attention, ce ne sont pas des années de vie perdues, mais des années de bonne santé perdues. Mais ces évaluations sont probablement très sous-estimées parce qu’on connaît encore assez mal les rapports avec les risques cardio-vasculaires par exemple. On devrait donc réévaluer ces données dans les prochaines.

Article original

Non Paris ne doit pas être la ville de la fête permanente

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Article paru sur le site de Marais-Louvre

La question de faire de Paris et plus particulièrement des arrondissements du centre, la ville de la fête parmi les plus attractives d’Europe, est une véritable plaie pour les habitants. Tous ne sont pas contre la fête mais ils constatent le niveau de dégradation de la vie quotidienne désormais atteint dans certains quartiers. Ils n’en peuvent plus, trop c’est trop, en particulier la nuit. Malgré cela, la mairie continue à encourager ce type d’amusement au travers de subventions (à des organisations ou des associations à l’origine d’activités festives) ou de sites dédiés (le long des quais par exemple), quand elle n’est pas elle-même directement l’organisatrice. N’a-t-elle pas nommé dans son équipe un responsable de la nuit, dès la mise en place de la présente mandature ?
La fête est en réalité organisée pour l’essentiel au profit des touristes fêtards et non pour les parisiens, si ce n’est les commerçants intéressés par cette activité liée aux noctambules.
L’afflux de touristes est suffisant, était-il besoin qu’un ministre des Affaires étrangères, en charge aussi du tourisme, installe il n’y a pas si longtemps une mission de soi-disant experts afin d’accroitre l’attractivité nocturne de la capitale ?
Doit-on considérer que cette volonté affichée de vouloir faire de Paris un synonyme de fête répond à une forme d’idéologie, ou est-ce plutôt le résultat de la concurrence avec d’autre grandes villes d’Europe ? Ou bien faut-il y voir de la pure démagogie à l’égard d’une jeunesse désœuvrée qui noie son mal-être dans l’alcool et la drogue ou se détend de cette nouvelle façon ?
Les principales victimes demeurent les habitants dont la santé est fragilisée par des nuits d’insomnie. De plus en plus de parisiens (particulièrement du centre) que ces évolutions importunent, préfèrent quitter Paris pour la banlieue ou la province plus calme. Désabusés, d’avoir dû payer des impôts locaux dont ils n’ont eu pour retour que désagréments, ils rendent les armes à leur corps défendant, impuissants à contrer l’évolution de leurs quartiers.
La mise en place de la DPSP (Direction de la Prévention de la Sécurité et de la Protection du Public) rattachée directement à la Maire de Paris n’a pas vraiment changé les choses même depuis la création d’une brigade de nuit.
Une telle situation ne peut plus durer, les parisiens importunés doivent être écoutés sans faux semblants et sans incantations qui n’ont mené à rien. Il faut de vraies actions sur le terrain en lien avec la police et les habitants. La perspective des élections municipales ne devrait pas laisser les élus plus longtemps indifférents.

Dominique Feutry, président de l'association Marais-Louvre

La folie des locations saisonnières gangrène le quotidien des habitants

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Article paru le 29 octobre 2018 sur le site de l'association Marais-Louvre

La récente condamnation par le tribunal d’instance d’un locataire qui doit rembourser à son propriétaire la totalité des gains empochés illégalement durant 7 ans (plus des dommages et intérêts fixés à 2 000 €) en ayant loué via Airbnb un appartement qui ne lui appartenait pas, est une nouvelle illustration de l’industrie florissante des plateformes de location saisonnière. Un gain rapide peu taxé car pas toujours déclaré qui peut arrondir bigrement des fins de mois difficiles comme des bourses déjà bien garnis.

Les habitants des centres villes, en particulier à Paris mais aussi ceux dans d’autres villes d’Europe font état d’un mal grandissant devenant de plus en plus insupportable. Certains commencent à quitter leurs quartiers, quasiment chassés qu’ils sont par les touristes et autres fêtards qui ont envahi leurs immeubles, ont transformé leur quotidien et sont source d’une évolution non souhaitée de leur quartier. Les commerces de bouche et traditionnels ont céder la place aux enseignes de mode et aux bars avec des terrasses bruyantes,les valises à roulettes au bruit insupportable encombrent l’espace.

La mairie de Paris a commencé à bouger mais tardivement. Elle n’a pas voulu voir, malgré les mises en garde, les dangers de la montée des locations saisonnières et de son soutien inconditionnel à faire de Paris la capitale d’Europe dédiée à la fête, surtout nocturne, avec toutes les conséquences prévisibles que tout un chacun doit malheureusement subir aujourd’hui. Baisse de l’offre de logements, montée des nuisances liées au bruit (la nuit en particulier) avec ses effets dévastateurs sur la santé touchée aussi par l’explosion de l’alcoolisme chez les jeunes et la consommation de drogue. Parallèlement le constat est sans appel sur l’insécurité et la malpropreté partout prégnante. Développer le tourisme est louable pour notre économie, mais il ne doit pas se développer de façon anarchique.

Les incantations des élus sont sans grand effet et les contrôles sur les locations saisonnières présentés à grands renforts de publicité arrivent non seulement bien tard, mais ont des effets très limités tant le mal est instillé partout ! Il faudra mener une politique d’une autre ampleur, davantage écouter les Parisiens, pour contenir ces évolutions et réduire l’emprise tentaculaire de leurs conséquences multiples. Le tribunal ne s’est pas trompé en infligeant une amende exemplaire qui doit sonner comme la glas de la fin de partie. Sera t-il entendu ?

Dominique Feutry, président de l'association Marais-Louvre

L'actualité

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Revue de presse

Les nuisances sonores :

  • Dans 60 millions de consommateurs un article à l'intention des victimes des nuisances sonores : Comment se faire entendre. De nombreux rappels des textes et des liens utiles.
  • Liaison, le bulletin de France Nature Environnement, revient sur le combat qui oppose le pot de terre contre le pot de fer, à savoir des riverains du parc de la Villette et le Zénith de Paris : Moins fort les basses! (lire aussi notre article sur le sujet)

La place du piéton dans la ville :

Les locations saisonnières :

Et pour finir, le tourisme de masse :

  • Une des nombreuses manifestations contre le tourisme de masse : Manifestation contre le tourisme de masse à Barcelone.
  • Plus d'articles sur le sujet sur le site du Réseau Européen Vivre la Ville!

  • Témoignages

    Un florilège des témoignages que nous avons reçus cet été, tant en ce qui concerne l'espace public que les nuisances sonores.


    Nos articles

    Un décret qui va faire du bruit

    Un excellent article signé Daniel EHRET, président du Centre Antibruit d’Alsace de 2008 à 2015 qui revient sur le décret d'application de l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique qui prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains. L'intention semble louable mais la réalité est toute autre comme le démontre cet article.


    Le Réseau Vivre Paris! est désormais une association

    Depuis le 20 juin 2018, afin de mieux se structurer, le Réseau Vivre Paris! s’est officiellement transformé en association loi de 1901. Cette association, à laquelle ont déjà adhéré 14 associations membres du réseau informel créé en 2010 assurera la continuité des différentes actions entreprises depuis près de 10 ans et les renforcera.
    Nos deux objectifs principaux restent inchangés : une nuit régulée dans laquelle les noctambules et les établissements peuvent faire la "fête", tout en respectant la ville et ses habitants et un espace public dans lequel les piétons peuvent circuler sans entrave.
    Pour plus de détails consulter la page : qui sommes-nous?.


    Terrasses : mode d'emploi

    L'association 60 Millions de Piétons, qui est membre du Réseau Vivre Paris!, vient de publier sur son site un document indiquant la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes.
    Il y est notamment préciser que le bénéficiaire d'une terrasse doit afficher l’autorisation sur sa vitrine.
    Pour chaque autorisation d'étalage ou de terrasse, le commerçant doit apposer, à l'intérieur du commerce sur la partie visible de la rue, une affichette réglementaire mentionnant les dimensions autorisées, un schéma indicatif du dispositif et l’année de création de l’affichette. (voir lire l'article)


    Nuits à Saint-Géry

    Dans le quartier Saint-Géry, au centre de Bruxelles, les habitants dorment mal. La vie nocturne dégrade la qualité de vie des résidents.
    A l'instar de Barcelone, Berlin, Paris, le marketing urbain sévit à Bruxelles, qui cherche à faire des centres-villes du 21e siècle des lieux de réjouissance dédiés au tourisme et à l'événementiel. Un groupe tente de faire entendre sa voix... Et une question demeure : désirons-nous vraiment des centres villes désertés de leurs habitants ? (lire l'article)


    La Butte aux Cailles sur France 3

    France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d'habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l'association "Les Riverains de la Butte aux Cailles" qui les représente. (lire l'article)


    Le Réseau Vivre Paris! reçu à la Préfecture

    Des représentants de cinq associations du Réseau « Vivre Paris ! (ADDM 18, 60 millions de piétons/ ex Droits du piéton, Les Riverains de la Butte aux Cailles, Les Riverains du Parc de la Villette, et l'ANSCEP (Association du Nouveau Secteur Centre de Paris) se sont rendues à la Préfecture le 23 avril.
    Elles ont été reçues pendant 2 heures par : M. Garrigue Guyonnaud, Sous-Préfet Directeur Adjoint du Directeur de Cabinet du Préfet de Police, M. Le Borgne, Contrôleur Général des Services de Police, Mme Clair, Attachée principale d’Administration au Cabinet.

    La discussion a montré une convergence de vues entre les associations et la Préfecture sur les objectifs à poursuivre, les points de vue s’éloignant parfois s’agissant de certaines modalités des actions préfectorales. (lire l'article)

102 dB ou la politique des tout petits pas

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L’article de Daniel Ehret, ci dessous, s’inscrit dans la continuité de celui qu’Anne Penneau avait écrit pour le Réseau en novembre 2017 : Défense en faveur du décret qui régit la diffusion de musique amplifiée sur la voie publique et nouvelle alerte à propos des bruits de voix sur la voie publique, texte qui mentionnait à l’époque : "Depuis la loi Santé de 2016, l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains."


Voici que le 7 août 2017, dans une continuité qu’il faut aussi saluer, le ministère a parachevé le dispositif légal et pris le décret 2017-1244, nécessaire à l’application de la loi, qui a été intégré dans la partie réglementaire du code de la Santé publique. Ce décret est applicable à partir du 10 octobre 2018.


102 dB ou la politique des tout petits pas

Le décret du 7 août 2017, portant abaissement du niveau de décibels dans les établissements fermés diffusant de la musique amplifiée, n’a vraiment rien à voir avec une volonté ambitieuse de remédier un jour d’une manière durable au phénomène mondialisé de l’envahissement sonore. L’écart entre 105 et 102 dB peut faire illusion, surtout si, pour argumenter scientifiquement cette baisse, on convoque le système complexe des algorithmes, auquel je n’entends pas grand-chose, à l’instar d’une forte majorité de mes contemporains. Soutenir, comme on le lit un peu partout, que cet écart puisse correspondre à une réduction de 50% du niveau sonore, voilà qui n’a guère de sens, puisque cette nouvelle limite réglementaire de pression acoustique reste largement dans une zone où l’ouïe est en grand danger.

Le bruit, phénomène retors
Il s’agit là, une fois encore, de masquer la réalité d’une problématique ne se réduisant pas au seul mesurage de la pression acoustique. Le bruit est un phénomène retors, qui a plus d’un tour dans son sac ! Il fait mine d’être admis par des milliards d’oreilles, quand il n’est qu’enduré. Il fait croire qu’on le supporte, alors qu’il vous détruit insidieusement la fonction auditive. Sans même parler des graves conséquences sur les systèmes nerveux et cardio-vasculaire…
Bien sûr qu'on peut se réjouir d'un décret qui va dans le sens que souhaitent les trop rares associations qui sensibilisent le public à l’exponentiel et planétaire croissance de la pollution sonore. Mais 3dB de moins, c'est d'autant plus dérisoire que les 105dB d’avant n'étaient que rarement respectés. En bonne logique, ceux très majoritaires qui ne respectaient pas l'ancienne limitation, respecteront encore moins la nouvelle. Pourquoi ne peut-on plus écouter de la musique en se limitant à 80dB, comme c’était le plus souvent le cas il y a trente ou quarante ans et avant, ce que rappelle fort à propos un ancien acousticien, interrogé à ce sujet par deux quotidiens alsaciens ?...
Le problème en France, c'est le non-respect des textes !... Je garde en mémoire l'exigence du groupe de rock Motörhead, invité il y a quelques années à Sélestat par un festival organisé au mois de juillet en plein-air et durant trois nuits consécutives, de 20 h à 6 h du matin (!!!), à une centaine de mètres des premières habitations d'un vaste lotissement péri-urbain. Le leader de cette formation mondialement connue a réclamé 130 dB ou rien. L'organisateur du festival s'est plié à cette exigence démentielle, la police nationale s’est empressée de ne pas intervenir et la municipale ne travaille plus après 20 h !... Résultat : des centaines de proches riverains ont été contraints de supporter trois nuits à peu près blanches, des dizaines de familles ont choisi de s’exiler durant toute la durée du festival. Les autres habitants de Sélestat se sont vus obligés de fermer toutes leurs fenêtres, malgré la touffeur nocturne...

Intensité, durée et répétition
Quand on sait que les durées limites d’exposition au bruit ont été déterminées de façon scientifique et que les « clients » des concerts où l’on recourt à l’amplification abusive ne devraient pas s’exposer plus d’une heure à un niveau supérieur à 100 dB, comment se satisfaire d’une avancée aussi minuscule que celle qui consiste à réduire de 3dB le seuil légal de pression acoustique ? Les associations doivent rappeler et rappeler encore que le bruit intense doit certes être combattu, mais que la répétition et la durée sont des paramètres beaucoup plus préoccupants, parce qu’ils agissent sournoisement sur la santé, sans envoyer le signal de douleur que l’intensité délivre immanquablement, sauf si cette dernière tombe dans l’oreille d’un(e) sourd(e) ! Les éclats de voix et autres manifestations physiques, répétitifs, inscrits dans des durées nocturnes, en provenance d’êtres humains oublieux des autres vivants, peuvent être aussi délétères pour ceux qui les subissent, que les décibels le sont pour les pratiquants réguliers de ce que des sociologues, des élus et des industriels de la nuit ont convenu d’appeler « la vie nocturne ».
La France se situe parmi les nations les plus productrices de lois et règlements qui ne seront pas appliqués ! Dans le pays des droits de l’homme (mais c'est pire dans ceux du sud européen), la liberté du commerce est bien mieux protégée que la santé publique...
Malgré les constats qui précèdent, et pour éviter de sombrer dans une vilaine déprime, les associations et les gens « éveillés » ont le devoir moral de continuer à dénoncer les entorses aux textes dont se rendent complices les décideurs publics. A force de couvrir toutes sortes d'abus, ils pourraient finir par ne plus en être conscients, surtout si, cédant à la lassitude, les lanceurs d'alerte devaient relâcher la pression. Et là, ce serait la porte ouverte au pire du pire.

Daniel EHRET, président du Centre Antibruit d’Alsace de 2008 à 2015, année de la dissolution de son association, privée des fonds publics qui lui avait permis d’être efficace pendant 45 ans.

Le Réseau Vivre Paris! est désormais une association

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Depuis le 20 juin 2018, afin de mieux se structurer, le Réseau Vivre Paris! s’est officiellement transformé en association loi de 1901. Cette association, à laquelle ont déjà adhéré 14 associations membres du réseau informel créé en 2010 assurera la continuité des différentes actions entreprises depuis près de 10 ans et les renforcera.
Nos deux objectifs principaux restent inchangés : une nuit régulée dans laquelle les noctambules et les établissements peuvent faire la "fête", tout en respectant la ville et ses habitants et un espace public dans lequel les piétons peuvent circuler sans entrave.
Pour plus de détails consulter la page : qui sommes-nous?. Vous y trouverez nos objectifs, la liste de nos membres, la composition de notre conseil d'administration. Pour toute information n'hésitez pas à nous contacter.

60 Millions de Piétons et la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes

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L'association 60 Millions de Piétons, qui est membre du Réseau Vivre Paris!, vient de publier sur son site un document indiquant la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes.
Il y est notamment préciser que le bénéficiaire d'une terrasse doit afficher l’autorisation sur sa vitrine.
Pour chaque autorisation d'étalage ou de terrasse, le commerçant doit apposer, à l'intérieur du commerce sur la partie visible de la rue, une affichette réglementaire mentionnant les dimensions autorisées, un schéma indicatif du dispositif et l’année de création de l’affichette.
La direction de l'urbanisme de la Mairie de Paris (sous-direction du permis de construire et du paysage de la rue) édite ces affichettes pour l’ensemble des commerçants bénéficiaires d'une autorisation d'étalage ou de terrasse.
Vous trouverez sur cette même page les adresses des services concernés et un lien vers le règlement des terrasses et étalages parisiens.
Pour rappel vous pouvez consulter en ligne la localisation des terrasses autorisées à partir du plan de Paris : carte interactive, affichette décrivant l'autorisation de terrasse...

Nuit et Jour à Saint-Géry : le quotidien des habitants de ce quartier de Bruxelles

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Dans le quartier Saint-Géry, au centre de Bruxelles, les habitants dorment mal. La vie nocturne dégrade la qualité de vie des résidents.
A l'instar de Barcelone, Berlin, Paris, le marketing urbain sévit à Bruxelles, qui cherche à faire des centres-villes du 21e siècle des lieux de réjouissance dédiés au tourisme et à l'événementiel. Un groupe tente de faire entendre sa voix... Et une question demeure : désirons-nous vraiment des centres villes désertés de leurs habitants ?

Le Centre Vidéo de Bruxelles produit du documentaire d'auteur, associatif et collectif depuis plus de 40 ans. Fort de son expérience, un comité de quartier bruxellois excédé par le bruit en rues l’a approché pour réaliser un documentaire* sur leurs conditions de riverains : Nuit et Jour à Saint-Géry.

Présenté à Bruxelles en 2018 aux 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!", ce documentaire est un excellent support pour un débat public. Continuer la lecture

270€ l'ivresse sur la voie publique

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Selon l'article L3341-1 du code la santé publique, une personne trouvée en état d'ivresse dans les lieux publics est, par mesure de police, conduite à ses frais dans le local de police ou de gendarmerie le plus proche, pour y être retenue jusqu'à ce qu'elle ait recouvré la raison.
D'autre part, le fait de se trouver en état d'ivresse manifeste un lieu public est également puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 2e classe.» selon l'article R. 3353-1 du même code la santé publique. Cette contravention s'élève à 150 euros.
La transfert des personnes en état d'ivresse au commissariat ou à la gendarmerie a un coût pour les collectivités locales. Orléans avait été la première ville à faire payer les personnes en état d'ivresse dans l'espace public dès 2015 (voir notre article). D'autres villes ont suivi : Saint-Malo, Pau, Castres...
Cette décision de faire payer les personnes en état d'ivresse (pollueur - payeur) a été jugée conforme à la loi par la cour administrative d'appel de Nantes au printemps 2017. Pourquoi ne pas l'appliquer sur l'ensemble du territoire?

Reportage sur la Butte aux Cailles sur France 3

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France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d'habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l'association "Les Riverains de la Butte aux Cailles" qui les représente.
En réponse au témoignage éloquent d'une jeune consommatrice qui, candidement, déclare que les riverains devaient savoir ce qu'il en était en s'installant dans ce quartier, on rappellera : 1) que certains habitants étaient présents bien avant que la mono-activité des bars ne frappe le quartier; 2) qu'elle néglige les problèmes de santé publique qui tiennent au fait que le sommeil est altéré, avec des répercussions diverses sur la santé des habitants, même s'ils n'ont pas le sentiment d'être réveillés, ce qui fait qu'il est inacceptable que quiconque soit appelé à vivre auprès d'un tel tumulte sur la voie publique au 21è siècle; 3) que le droit protège le repos de tous les citoyens, que la loi est la même pour tous et que les habitants des centres-villes ne sont pas des citoyens raccourcis, exclus de droit, vivant dans une zone de non-droit. Lire à ce sujet la présentation faite à Bruxelles lors des 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : Les risques d’un droit à deux vitesses au détriment des habitants des quartiers « festifs ».

Le Réseau Vivre Paris! reçu à la Préfecture de Police de Paris

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Des représentants de cinq associations du Réseau « Vivre Paris ! (ADDM 18, 60 millions de piétons/ ex Droits du piéton, Les Riverains de la Butte aux Cailles, Les Riverains du Parc de la Villette, et l'ANSCEP (Association du Nouveau Secteur Centre de Paris) se sont rendues à la Préfecture le 23 avril.
Elles ont été reçues pendant 2 heures par : M. Garrigue-Guyonnaud, Sous-Préfet Directeur Adjoint du Directeur de Cabinet du Préfet de Police, M. Le Borgne, Contrôleur Général des Services de Police, Mme Clair, Attachée principale d’Administration au Cabinet.

La discussion a montré une convergence de vues entre les associations et la Préfecture sur les objectifs à poursuivre, les points de vue s’éloignant parfois s’agissant de certaines modalités des actions préfectorales.

M. le Sous-Préfet s’est, en effet, attaché, textes à l’appui, à présenter le panel très large des compétences préfectorales en matière de tranquillité et d’ordre public, même après la récente réforme qui a accru les pouvoirs de la ville en la matière. Il a insisté sur la persévérance des actions, en mettant l’accent sur le fait qu’une proportion non négligeable de dossiers de fermeture administrative est, au moins partiellement, étayée par des constatations de tapages nocturnes. Il a fait remarquer que les arrêtés de fermeture ne sont presque jamais annulés, malgré les nombreuses tentatives de recours judiciaires des établissements visés.

Il a aussi été indiqué que les échanges entre les services de la police préfectorale et ceux de la police municipale (DPSP) sont de mieux en mieux organisés dans une optique de collaboration fructueuse. Continuer la lecture

Les Pierrots de la Nuit veulent parler pour les riverains?

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Les Pierrots de la Nuit lancent un questionnaire en ligne pour les Franciliens (et non les Parisiens). Ils essaient de se placer comme un relais pour les riverains. Sur leur site un onglet riverains avec des conseils s’ils sont gênés par le bruit. Avec ce genre de conseil : "Tout d’abord, tentez la conciliation. Allez voir le gérant du bar, qui n’est peut-être pas conscient de la gêne, exposez-lui votre dérangement, prenez son numéro pour l’alerter lorsque le bruit dépasse les limites, donnez-lui le vôtre pour qu’il vous prévienne lors de privatisations ou événements particuliers qui pourraient générer du bruit." Si cela marchait ça se saurait et le Réseau "Vivre Paris" n'aurait aucune raison d'être.

Quelques remarques sur les questions et options…

Dès le départ il y a confusion volontaire entre culturel et festif que l’on retrouve fréquemment (cf Culture Bar-Bars). On peut choisir de vivre près du Musée du Louvre ou du Musée Picasso (culturel) mais ne pas vouloir vivre rue de Lappe ou rue Jean-Pierre Timbaud (festif). Les deux notions sont donc bien distinctes et il est donc impossible de répondre à cette question. Le questionnaire nous contraint à répondre par défaut et donc à accepter que culturel et festif sont sur le même plan. Continuer la lecture

Le Réseau "Vivre Paris!", pourquoi, comment ?

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Le Réseau "Vivre Paris!" a pour objectif une nuit régulée dans laquelle les noctambules et les établissements peuvent faire la « fête », tout en respectant la ville et ses habitants.

1. Les objectifs du Réseau "Vivre Paris!" sont clairement affichés depuis son origine : pour le droit de dormir la nuit et de circuler sans entrave sur l’espace public le jour.

a) Pour le droit de dormir la nuit dans nos domiciles :
Le sommeil est un besoin car l'être humain est un animal diurne. Le jour est le temps de l'activité et la nuit celui du repos. Les troubles du sommeil ont des conséquences largement documentées. Il s'agit d'une question de santé publique que la Mairie de Paris refuse d'entendre.
La Mairie entend développer la vie nocturne au nom de l'attractivité touristique et d'une supposée concurrence entre les différentes capitales.

L’association « Culture Bar-Bars », subventionnée par la Mairie de Paris, et l'adjoint chargé de la nuit de la Mairie de Paris souhaiteraient même que soit votée une loi d'antériorité par laquelle tout habitant qui s'installerait près d'un bar ou d'un lieu de nuit n'aurait pas le droit de se plaindre du bruit. Le Réseau "Vivre Paris!" s'oppose totalement à un tel projet qui serait au demeurant anticonstitutionnel. Continuer la lecture

Espace public : 5 maires LR demandent la dépénalisation des infractions !

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Article mis à jour le 23 mars 2018.
Delphine Bürkli (maire du 9ème), Florence Berthout* (maire du 5ème), Philippe Goujon (maire du 15ème), Jean-Pierre Lecoq** (maire du 6ème), Jean-François Legaret (maire du 1er) et les élus du groupe Les Républicains et Indépendants émettent vœu que la Maire de Paris demande au gouvernement de dépénaliser les incivilités relatives à l’encombrement, les étalages et terrasses.
Certains élus se croient encore dans le « monde d’avant ». Ce vœu est tout simplement irresponsable et scandaleux.
En effet, il est de nature à provoquer l’inquiétude des diverses associations de piétons et de Personnes à Mobilité Réduite.
Alors que les plaintes se multiplient, dans tout Paris, concernant les dépassements de terrasses ce vœu présente un caractère clientéliste, voire irresponsable de la part de son (ses) auteur(s).
Un tel vœu, s’il était maintenu, pourrait apparaître comme non conforme au Code de Déontologie des Conseillers de Paris, mis en place depuis l’actuelle mandature par la Maire de Paris (adoption à l’unanimité). Ce Code dispose entre autres : Continuer la lecture

ZENITH : quand la Justice passe à nouveau sur le Parc de La Villette...

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Le 6 mars 2018 se tenait devant la 11ème chambre de la Cour d’appel de Paris, le procès du Zénith de Paris, implanté dans le Parc de La Villette et de son directeur Daniel Colling.

Celui-ci contestait la décision de mars 2017 prononcée par le tribunal de Police du 19ème arrondissement qui les condamnait à 81000 euros d’amendes contraventionnelles et à verser à une plaignante 31500 euros de dommages intérêts pour” avoir manqué à la règlementation sur la diffusion de musique amplifiée et avoir ainsi porté atteinte à la santé et à la tranquillité des riverains ” présents comme parties civiles.

Le directeur du Zénith, promoteur du “spectacle vivant,” avait choisi de faire le show dans la salle d’audience. Continuer la lecture

Le Réseau "Vivre Paris!" est et reste un réseau

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Certaines personnes ont reçu des messages annonçant la création d'une Association "Vivre Paris!". Cette création n'est nullement le fait du Réseau “Vivre Paris!” dont les membres sont des associations. (voir rubrique qui sommes-nous). Ces 31 associations n’ont pas été consultées en tant que telles lors de la création de l’association "Vivre Paris!". Cette création est une initiative personnelle de quelques personnes isolées qui prônent une coopération renforcée avec la Mairie de Paris et qui utilisent le nom "Vivre Paris!" afin de semer la confusion.
Il n’y a pas de “transformation" ni de “substitution" du Réseau “Vivre Paris!”. L'association "Vivre Paris!" ne saurait remplacer le Réseau “Vivre Paris!”. Le Réseau “Vivre Paris!” existe depuis 2010. Le Réseau “Vivre Paris!” continuera à exister tant que ses membres le souhaiteront.

4ème congrès du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » : Bruxelles - 23 au 25 mars 2018

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Les nuisances sonores constituent l’une des principales atteintes à la qualité de vie et à la santé des habitants des villes. Les politiques publiques relatives à la lutte contre le trafic routier en tiennent compte. Cependant, une source de nuisances grandissante reste complètement marginalisée par les programmes politiques : la pollution sonore nocturne qui affecte les habitants des quartiers touristiques et « festifs ».
Trop d’élus et d’administrations ne prennent pas au sérieux le fait que les conditions de repos des citoyens sont perturbées et leur santé gravement fragilisée en raison d’une densité importante de bars dans leur quartier ou à cause d’activités touristiques ou événementielles.
Si la consommation nocive d’alcool prétend être quelque peu traitée, les tapages et l’accaparement privatif de l’espace public pour boire, déposer des déjections ou se livrer à des dégradations sont, eux, considérés comme anodins. Leurs répercussions budgétaires sur les finances publiques sont glissées sous le tapis. Continuer la lecture

Bilan 2017 du Conseil de la Nuit - Peut mieux faire.

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Le Conseil de la Nuit s’est réuni en plénière le 7 mars pour faire le bilan de l’année 2017.

Au delà du satisfecit que s’est auto-accordé Frédéric Hocquard, adjoint chargé de la nuit, le Réseau "Vivre Paris!" a porté la voix des parisiens lors de cette réunion.

Anne Penneau, au nom du Réseau “Vivre Paris!”, a indiqué que les associations membres du Réseau "Vivre Paris!" n’ont constaté aucune amélioration, ce même dans les quartiers où la Ville fait des expériences de concertations. Elle a rappelé les graves préjudices de santé publique ainsi que la destruction du tissu social que cela crée dans les quartiers concernés et fait appel à un renforcement des actions de la Préfecture sans que s'éternisent des procédures de concertation :
Il est urgent de forcer le retour aux bonnes pratiques des établissements qui n'obtempèrent pas à des rappels à la loi. Nous ne cessons de le répéter : Continuer la lecture

Le "conseil de la nuit" met de l'eau dans son vin : mais cependant...

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La manifestation de septembre à la cité de la mode, qui a tenu lieu de précédente plénière du conseil de la nuit visait à promouvoir une ville où la nuit est comme le jour, donc aussi agitée et bruyante alors que :
- Toutes les données médicales qui montrent en quoi l'Homme est un animal diurne.
- La Cour Européenne des Droits de l’Homme condamne les États dont les institutions ne sanctionnent pas les atteintes à la tranquillité publique : le droit de se reposer à son domicile est un droit fondamental protégé par depuis 2004.

Madame Hidalgo, quant à elle, connait depuis longtemps les doléances des habitants des quartiers dits "festifs" : de par son mandat précédent et par le fait que le Réseau "Vivre Paris!" l'a saisie au stade de sa candidature pour l'actuelle mandature et, pouvons-nous penser, par les comptes-rendus que ses adjoints lui communiquent.

Sur le site de la Mairie de Paris on lit : "Depuis plusieurs années, les nuits parisiennes connaissent un regain de dynamisme avec l’ouverture de nouveaux lieux festifs, la multiplication des festivals, le développement de lieux éphémères et la reconquête des espaces publics par les noctambules. Une politique dédiée à la nuit a été mise en place par la Ville de Paris avec la création du Conseil de la nuit et du Comité des Noctambules". Continuer la lecture

6 février : le Zénith au tribunal

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Le 17 mars 2017, le Zénith de Paris, et son gérant, Monsieur Daniel Colling ont été condamnés par le Tribunal de police du 19ème arrondissement à 81 000 euros d’amendes contraventionnelles, et à verser 31 000 euros de dommages intérêts à une plaignante, “pour avoir manqué à la réglementation sur la diffusion de musique amplifiée et avoir ainsi porté atteinte à la santé et à la tranquillité des riverains”.
Cette salle de spectacle, aux “murs” en toile, implantée en 1984 au coeur du Parc de La Villette générait depuis des années nuisances sonores des heures durant, répétitions l’après midi, concerts le soir.
L’étude d’impact finalisée, pourtant obligatoire n’avait jamais été faite... Continuer la lecture