La gestion de l’espace public doit être révisée

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Où le piéton peut-il passer?

Article publié sur le site de l'association Marais-Louvre le 19 février 2019

Combien de fois il nous arrive de maudire les trottoirs occupés par des groupes de fumeurs, des tables et des sièges des terrasses des bars et des restaurants ou des étals de commerces. Combinés aux extensions non autorisées des terrasses, à l’existence de mobilier urbain souvent encombrant, aux 2 roues, trottinettes et autres skates, mono roues et motos en stationnement, il ne reste plus aux piétons pour se déplacer qu’une portion congrue de l’espace public où l’on trouve aussi des arbres et des plantations. Situation dont l’acuité est élevée dans les arrondissements du centre où les rues étroites sont nombreuses et fréquentes. Il est devenu difficile de faire comprendre aux utilisateurs de l’espace public parisien sur lequel ils s’étalent qu’ils ne sont pas seuls.

Les élus qui peinent à faire respecter l’application des textes en vigueur ont encore plus de mal à mettre en œuvre des règles adaptées même impopulaires. Indifférence, manque de volonté manque de moyens, laxisme, tolérance excessive, banalisation des pratiques et de l’évolution des comportements, manque d’éducation, égoïsme forcené, mille raisons peuvent expliquer une situation qui ne fait qu’empirer malgré l’existence de la DPSP et bientôt peut-être d’une police municipale.

A l’approche des élections l’an prochain, le sujet de l’occupation de l’espace public mérite d’être mis à l’ordre du jour. Il devient intolérable en tant qu’utilisateur et contribuable de constater la réduction progressive de l’espace public au profit d’une sorte de privatisation rampante qui n’en a pas le nom mais toutes les caractéristiques. Même la Seine est progressivement encombrée par des péniches, barges devenues des lieux de fêtes qui seraient aussi le sort réservé aux futures passerelles (projets rejetés récemment par le Conseil d’Etat). Tout cela est source de nuisances qui ne sont plus à décrire tant elles sont devenues courantes.

La mairie mesure-t-elle le mécontentement ses administrés relatif à cette situation ? Prendra- t-elle un jour ce sujet à bras le corps ? Se rend-elle compte qu’au même titre que la malpropreté, cette question pèsera dans les urnes ? Les habitants du centre de Paris bien pourvu en rues étroites et encombrées sauront se rappeler lors du scrutin que rien n’a été fait, sinon bien peu, au regard de l’ampleur du problème.

Place du Tertre : 60 millions de Piétons dépose une requête contre la Mairie de Paris

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L'association 60 millions de Piétons, membre du Réseau Vivre Paris, a déposé une requête auprès du Tribunal Administratif de Paris contre la Mairie de Paris concernant l'occupation à 80% du terre-plein de la place du Tertre à Montmartre par les restaurateurs. Le plan de la place du Tertre* sur lequel les terrasses accordées figurent en jaune est clair : cette place est devenue une gigantesque terrasse.
La question est simple : ces terrasses sont-elles conformes à la législation ? 60 millions de Piétons demande tout simplement que "une régularisation" de la situation. "La situation de la place du Tertre est symptomatique des abus que nous constatons à travers la capitale en matière de terrasses", selon Laurent Jeannin-Naltet, vice-président de l’association, qui est confiant quant à l'issue de ce recours. Et il ajoute : "Comment les piétons peuvent-ils circuler dans de telles conditions ? Est-il normal que ces terrasses occupent 80 % des 740 m2 du terre-plein central ? Pour notre part, nous pensons que c’est totalement illégal. Notamment parce que le règlement stipule qu’au moins 1,60 m doit être laissé libre entre chaque arbre et les installations. Ce qui n’est pas le cas. Le tribunal devra nous dire si les autorisations accordées sont valides."
Le recours devrait être examiné dans le courant de l'année 2019.

Lire l'article du Parisien du 15 novembre 2018
A consulter également : 60 Millions de Piétons et la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes ainsi que Un projet qui va défigurer la Place du Tertre
* les autorisations de terrasses sont consultables en ligne

60 Millions de Piétons et la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes

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L'association 60 Millions de Piétons, qui est membre du Réseau Vivre Paris!, vient de publier sur son site un document indiquant la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes.
Il y est notamment préciser que le bénéficiaire d'une terrasse doit afficher l’autorisation sur sa vitrine.
Pour chaque autorisation d'étalage ou de terrasse, le commerçant doit apposer, à l'intérieur du commerce sur la partie visible de la rue, une affichette réglementaire mentionnant les dimensions autorisées, un schéma indicatif du dispositif et l’année de création de l’affichette.
La direction de l'urbanisme de la Mairie de Paris (sous-direction du permis de construire et du paysage de la rue) édite ces affichettes pour l’ensemble des commerçants bénéficiaires d'une autorisation d'étalage ou de terrasse.
Vous trouverez sur cette même page les adresses des services concernés et un lien vers le règlement des terrasses et étalages parisiens.
Pour rappel vous pouvez consulter en ligne la localisation des terrasses autorisées à partir du plan de Paris : carte interactive, affichette décrivant l'autorisation de terrasse...

Espace public : 5 maires LR demandent la dépénalisation des infractions !

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Article mis à jour le 23 mars 2018.
Delphine Bürkli (maire du 9ème), Florence Berthout* (maire du 5ème), Philippe Goujon (maire du 15ème), Jean-Pierre Lecoq** (maire du 6ème), Jean-François Legaret (maire du 1er) et les élus du groupe Les Républicains et Indépendants émettent vœu que la Maire de Paris demande au gouvernement de dépénaliser les incivilités relatives à l’encombrement, les étalages et terrasses.
Certains élus se croient encore dans le « monde d’avant ». Ce vœu est tout simplement irresponsable et scandaleux.
En effet, il est de nature à provoquer l’inquiétude des diverses associations de piétons et de Personnes à Mobilité Réduite.
Alors que les plaintes se multiplient, dans tout Paris, concernant les dépassements de terrasses ce vœu présente un caractère clientéliste, voire irresponsable de la part de son (ses) auteur(s).
Un tel vœu, s’il était maintenu, pourrait apparaître comme non conforme au Code de Déontologie des Conseillers de Paris, mis en place depuis l’actuelle mandature par la Maire de Paris (adoption à l’unanimité). Ce Code dispose entre autres : Continuer la lecture