Comment dormir dans ces conditions?

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Nous avons reçu ce témoignage éloquent. Cela se passe dans le 18ème arrondissement mais cela se passe aussi dans bien d'autres quartiers...


Les nuits de nombreux habitants de notre immeuble et des immeubles voisins sont devenues vraiment très difficiles à cause d’un restaurant ayant changé de propriétaire en début d’année 2017.

Ce restaurant a très régulièrement sa terrasse sur-bondée de gens (jusqu’à une cinquantaine de personnes debout pour une terrasse permettant l'emplacement d'une dizaine de tables de deux), des conversations très sonores, des rires, parfois des chants, de la musique forte diffusée dans le restaurant, voire des DJ, des groupes de musique ou des soirées karaoké toutes portes et fenêtres ouvertes, et tout ça jusqu’à 2 heures du matin. Sans compter que la clientèle reste souvent dans la rue jusqu’à 2h30-3h une fois le restaurant fermé à 2h00.

Ce restaurant se transforme en bar de nuit alors que les installations ne le permettent pas : baie vitrée en bois simple vitrage, vielles portes en bois, aucune isolation phonique prévue pour ce type de bruit. Sans parler du fait que les fenêtres et portes sont ouvertes toute la soirée, donc tout le bruit se propage dans la rue. 
A cela se rajoute les nombreux fumeurs sur le trottoir, alors que le restaurant est pourvu d'un patio intérieur pouvant être utilisé à cet effet.
Après être allé voir les gérantes du restaurant dès le début de ces problèmes de tapage nocturne (été 2017), rien n’y fait. Nous y sommes retournés plusieurs fois afin d’essayer de trouver des solutions, en leur expliquant que des baies vitrées simple vitrage avec portes en bois n’étaient peut-être pas adaptées pour ce genre de situation ; en leur demandant de mettre une affiche dans leur restaurant afin de prévenir la clientèle de faire attention au bruit ; en leur envoyant des SMS les soirs où le bruit était vraiment trop important.

Certains voisins sont également allé voir les gérantes, des dépôts de plaintes ont été effectués, des appels téléphoniques à la police les nuits de fortes nuisances, mais rien ne change.

Quelles solutions peuvent être trouvées afin de régler cette problématique qui empêche les habitants d’au moins 3 immeubles de dormir tranquillement?

Paris perd des habitants depuis plusieurs années

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Article publié sur le site de l'association Marais-Louvre le 30 décembre 2018
Les commentaires sur la baisse d’habitants à Paris de 12 000 personnes par an depuis 5 ans ne laissent pas indifférents et si a contrario de grandes villes françaises voient leur population s’accroître, ce n’est pas par hasard.
De nombreux français recherchent une qualité de vie qu’ils ne trouvent plus dans la capitale. Les transports sont devenus une véritable galère, les bouchons se trouvant partout ou presque. Sortir et revenir à Paris ne serait-ce que le temps d’un week-end est souvent un parcours du combattant. Les travaux permanents aggravant la situation. La ville est par ailleurs l’une des plus dense au monde, en particulier dans l’hyper centre. Se loger devient une gageure notamment en termes de prix à l’achat comme à la location. L’offre de logements se raréfie du fait notamment des locations saisonnières qui étouffent le marché de l’immobilier.
La pollution est un autre facteur qui conduit bien des personnes à rechercher un environnement plus sain et la France offre beaucoup de possibilités. Le climat est aussi plus agréable au sud de la Loire. Ne négligeons pas non plus, le coût de la vie plus élevé à Paris que dans le reste de la France, les commerces de bouche qui disparaissent au profit de magasins de mode ou orientés vers les touristes, la multiplication des incivilités du fait d’une population nombreuse et les nuits d’insomnie dues aux fêtards qui n’ont cure des riverains. N’oublions pas non plus la malpropreté qui s’est incrustée partout…
Tout concourt donc à la recherche d’une vie plus saine, tranquille et en conséquence au désintérêt pour la capitale.
Il sera difficile de changer ce qui pourrait devenir dans les années à venir un mouvement de fonds si la politique menée depuis des années n’apporte pas les remèdes attendus par une majorité d’habitants. En tout état de cause il faut faciliter la vie quotidienne des parisiens afin de la rendre plus agréable et plus facile sans préjugés et sans certitudes d’aucunes sortes.
Mais sur le fond la baisse du nombre d’habitants à Paris est-elle une si mauvaise chose ?


A lire également Paris perd des habitants : les raisons d’un exode dans le Parisien du 5 janvier 2019. Dans cet article Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) d’Anne Hidalgo déplore le rôle néfaste des locations saisonnières sur le marché immobilier. Mais la politique du tout tourisme prônée par cette même équipe municipale n'est-elle pas également responsable de cette situation?

Pourquoi Paris est-elle l’une des métropoles les plus bruyantes au monde ?

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Un article d’Atlantico alerte sur les conséquences de la pollution sonore à partir de l’exemple de Paris: "Pollution sonore : mais pourquoi Paris est-elle l’une des métropoles les plus bruyantes au monde (et ne croyez pas que ça relève juste de l’inconfort, c’est dramatique pour la santé) ?"
Une étude de l'OMS souligne les nombreux risques médicaux préoccupants qu'entrainent une surexposition aux bruits (AVC, obésité...). Des risques que les Parisiens devraient prendre au sérieux.

Il est intéressant de constater combien « nos thèmes » : la pollution délétère du BRUIT, les effets pernicieux de la politique d'attractivité à tout prix et les dégâts collatéraux de la "vie nocturne" commerciale trouvent un écho dans la presse, qu’ils n’avaient pas il y a cinq ans.

Quelques extraits de l'article...

Il y a aussi le fait que dans les villes touristiques comme Paris, on a de plus en plus tendance, pour développer la vie nocturne, à mettre en place des quartiers festifs qui posent aussi de réels problèmes en termes de troubles du sommeil. Il y a des conflits d’usage entre la volonté de développer l’attractivité de la ville la nuit et le fait que les riverains qui habitent dans ces zones-là veulent tout simplement dormir !
...
La pollution sonore est assez insidieuse, parce que les premières conséquences sont la gêne au quotidien, le stress ou les troubles du sommeil, les deux derniers ayant des conséquences sur les risques cardio-vasculaires. Mais il est difficile pour autant de lier le bruit et un AVC. C’est un aggravateur des risques cardiovasculaires qui est difficile à quantifier.
Il y a aussi les facteurs en termes de perte de productivité au travail, ou peut engendrer plus d’accidents sur la route. Bref le bruit peut avoir des conséquences multiples, et c’est pour cela que jusqu’à présent aujourd’hui on ne le quantifie pas de la même manière que la pollution qui provoque asthme, bronchiolites et autres qu’on relie plus facilement.
C’est pourquoi les gens l’on longtemps considéré comme une simple dégradation de la qualité de vie.


Heureusement, c’est en train de changer, des études convergent et commencent à montrer que cela a des impacts. Les études de l’OMS nous ont permis de faire un calcul d’estimation qui nous fait considérer que sur l’agglomération parisienne, on perdait chaque année 75000 années de vie en bonne santé du fait du bruit, pour des raisons de stress, de mauvais sommeil ou autre. Si on rapporte cela à un individu sur une vie entière, c’est de l’ordre de 7 mois de vie perdus en moyenne pour une personne de l’agglomération parisienne. Et pour une personne exposée, cela peut aller jusqu’à 18 mois : ce n’est donc pas négligeable.
Attention, ce ne sont pas des années de vie perdues, mais des années de bonne santé perdues. Mais ces évaluations sont probablement très sous-estimées parce qu’on connaît encore assez mal les rapports avec les risques cardio-vasculaires par exemple. On devrait donc réévaluer ces données dans les prochaines.

Article original

Reportage sur la Butte aux Cailles sur France 3

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France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d'habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l'association "Les Riverains de la Butte aux Cailles" qui les représente.
En réponse au témoignage éloquent d'une jeune consommatrice qui, candidement, déclare que les riverains devaient savoir ce qu'il en était en s'installant dans ce quartier, on rappellera : 1) que certains habitants étaient présents bien avant que la mono-activité des bars ne frappe le quartier; 2) qu'elle néglige les problèmes de santé publique qui tiennent au fait que le sommeil est altéré, avec des répercussions diverses sur la santé des habitants, même s'ils n'ont pas le sentiment d'être réveillés, ce qui fait qu'il est inacceptable que quiconque soit appelé à vivre auprès d'un tel tumulte sur la voie publique au 21è siècle; 3) que le droit protège le repos de tous les citoyens, que la loi est la même pour tous et que les habitants des centres-villes ne sont pas des citoyens raccourcis, exclus de droit, vivant dans une zone de non-droit. Lire à ce sujet la présentation faite à Bruxelles lors des 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : Les risques d’un droit à deux vitesses au détriment des habitants des quartiers « festifs ».