La rue de la Butte aux Cailles n'est pas un espace de publicité pour l'alcool !

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Quand ne sera-t-elle plus un haut lieu de l'alcoolisation?

Mise à jour du 13/07/2019 (voir en fin d'article)

L’association Les Riverains de la Butte aux Cailles a vivement réagi à l'annonce d'une opération de promotion d'alcool pendant 3 jours et 3 nuits sur la voie publique en coordination avec 3 établissements du quartier. Elle a tout de suite compris que la fraicheur et la sensibilisation  au réchauffement climatique en Ville mis en avant par la société GET FRESH n’étaient qu'un faux nez.  Elle a donc en alerté dès le 7 juillet la mairie d’arrondissement ainsi que la direction de l’urbanisme de la Ville, le commissariat et la DPSP, de même que la Préfecture de police de Paris via l’association Réseau Vivre Paris !

Alors que le dispositif était déjà avancé (façades d’immeubles et mobilier public peints en vert chlorophylle, trottoirs et chaussée en voie d’être revêtus du même vert et de blanc), un compresseur faisant un bruit infernal a été mis en route vers 23 H00 la nuit des 9 à 10 juillet et devait fonctionner une grande partie de la nuit. Á quoi des riverains ont réagi immédiatement, obtenant le stoppage de la machine sous la pression d’un appel à la police. Ce dont la mairie et le commissariat ont été tenus au courant.

Il s’est avéré que la seule autorisation obtenue par la société GET FRESH était une autorisation de tournage entre les 11 et 14 juillet, d’un film délivrée par un service ad hoc de la mairie centrale. Sans doute n’avait–on pas vu la manœuvre pourtant grossière... Quoi qu’il en soit, il n’y a eu aucune demande d'avis adressée à la mairie d'arrondissement, ce qui correspond sans conteste à un véritable dysfonctionnement entre les différents services de la Ville.

Le maire du 13è, Jérôme COUMET, est quant à lui intervenu très efficacement et a répondu à notre demande en faisant annuler dès le 10 au soir juillet la partie de l’opération qui consistait à offrir des boissons alcoolisées Get 27, l’installation sur la voie publique étant déposée le 11 juillet (voir courrier de M. Jérôme Coumet). La police municipale a été très présente à cette occasion. L’action du maire satisfait donc les habitants de notre quartier à forte densité résidentielle qui souffrent des nuisances quotidiennes liées  à la présence de 34 établissements, dont 12 qui vendent de l'alcool à emporter.

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Pour autant, l'association Les Riverains de la Butte aux Cailles interroge.

On ne peut manquer de remarquer que les 3 établissements qui ont participé à l'opération n’usent pas des modes d'exploitation les plus nuisibles aux habitants. Ils ne vendent pas à emporter (et l’un d’eux aucun alcool), ferment moins tard que ceux qui agitent les nuits du quartier (l'un d’eux ferme même tôt en soirée)  et pourtant ils ont été stoppés dans leur élan de participer à une opération publicitaire ponctuelle. Or, on aimerait voir autant de détermination de nos élus contre les tapages en terrasses ou ceux liés à la vente d'alcool à emporter. 

Ce qui, pour ne parler que de ce qui est strictement dans les compétences municipales, supposerait d’une part un déploiement d'agents de la DPSP mieux proportionné à l’importance des nuisances, spécialement au-delà de 22h00 et au moins une heure encore après l'heure de fermeture des établissements (donc jusque 3h00). On attendrait d'autre part que le maire s'attaque plus largement à une source majeure d'alcoolisation, de nuisances sonores et de malpropreté (déjections diverses sur la voie publique...) dans notre quartier : notre association espère donc son soutien en faveur d'un arrêté préfectoral interdisant en soirée la vente à emporter par les bars ou resto-bars ou épiceries et supérettes ainsi que la consommation d'alcool sur la voie publique, hors cadre des terrasses autorisées par la Ville.

Il faudra au moins cela pour, à la veille des élections, convaincre ceux qui depuis tant d'années souffrent de la mauvaise gestion de l'espace public qu’une réelle volonté politique de la mairie existerait en vue de durablement restituer aux habitants de la Butte aux Cailles un cadre de vie juste normal et donc compatible avec le repos dont chacun a un besoin vital, sans confrontation quotidienne à la malpropreté qu'engendrent les mauvais usages actuels du quartier par trop de ses exploitants et usagers.

Cette opération a suscité de nombreux articles :

Reportage sur la Butte aux Cailles sur France 3

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France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d'habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l'association "Les Riverains de la Butte aux Cailles" qui les représente.
En réponse au témoignage éloquent d'une jeune consommatrice qui, candidement, déclare que les riverains devaient savoir ce qu'il en était en s'installant dans ce quartier, on rappellera : 1) que certains habitants étaient présents bien avant que la mono-activité des bars ne frappe le quartier; 2) qu'elle néglige les problèmes de santé publique qui tiennent au fait que le sommeil est altéré, avec des répercussions diverses sur la santé des habitants, même s'ils n'ont pas le sentiment d'être réveillés, ce qui fait qu'il est inacceptable que quiconque soit appelé à vivre auprès d'un tel tumulte sur la voie publique au 21è siècle; 3) que le droit protège le repos de tous les citoyens, que la loi est la même pour tous et que les habitants des centres-villes ne sont pas des citoyens raccourcis, exclus de droit, vivant dans une zone de non-droit. Lire à ce sujet la présentation faite à Bruxelles lors des 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : Les risques d’un droit à deux vitesses au détriment des habitants des quartiers « festifs ».

La farce du dialogue avec les élus : témoignage d’une habitante de la Butte aux Cailles

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Les nuisances prennent de telles proportions à la Butte aux Cailles, que les courriers des habitants aux élus se multiplient.

Parmi les derniers, l’un était adressé aux élus de la Mairie centrale (et du conseil de la nuit), MM. JULLIARD et HOCQUARD.

Piètre réponse face à l’administré qui cherche à s’exprimer sur un sujet bien connu des élus saisis, puisqu’ils sont sollicités depuis plusieurs années par l’association Les Riverains de la Butte aux Cailles. Continuer la lecture

La Butte aux Cailles, Paris 13, un village ? Dans l’enfer des bars la nuit venue…

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La Butte aux Cailles, Paris 13, un village ?
Mais comment donc ?
Depuis les années 2000, les clignotants de la tranquillité publique sont passés du orange au rouge cramoisi.
L’association Les Riverains de la Butte aux Cailles, membre duRéseau Vivre Paris! en a alerté autant qu’il était possible toutes les autorités compétentes : la mairie, la préfecture...
En 2011, un arrêté préfectoral interdisait la consommation d’alcool sur la voie publique (et la vente à emporter par les bars et autres) hors cadre des terrasses autorisées en soirée.
Résultat positif : un peu d’apaisement aux soirées des habitants, moins de bruit transperçant les doubles vitrages de leurs fenêtres malgré tout irrémédiablement closes pour échapper aux décibels de la voie publique. Continuer la lecture