Quand Libération se moque des victimes du bruit

Dans un article publié dans Libération du 7 juillet (Vive les canettes de bière et les guitares au canal Saint-Martin) Johanna Luyssen se moque des victimes du bruit aux alentours du Canal Saint-Martin. Tout d'abord les habitants du quartier n'ont pas emménagé au cours des derniers mois, contrairement à ce qu'elle semble impliquer : nombreux sont ceux qui habitent ce quartier populaire depuis des décennies. Et en tout état de cause, le besoin de sommeil est le même, que l'on soit habitant "historique" ou nouvel habitant n'ayant payé "que" 8000€ le m2 quand d'autres arrondissements de Paris ont passé la barre des 10000€. Il est évident que Mme Luyssen doit habiter un quartier où elle ne trouve pas de canettes vides, bouteilles cassées, vomi ou urine devant sa porte chaque matin où il fait beau. Elle doit aussi pouvoir dormir la fenêtre ouverte et écrire ses articles insultants dans le calme.
Welcome to Canal Saint Martin publie sur sa page Facebook des photos et des vidéos édifiantes. Et sur sa page Tumblr on découvre "la face cachée d'un quartier mythique".
Le Figaro a répondu à Libération sous la plume de Natacha Polony (Quand Libération insulte les pauvres). Le titre indique bien la teneur de l'article.
Selon Johanna Luyssen les habitants riverains du Canal Saint-Martin n'ont qu'à fermer leur g... ou à déménager. L'argument (médiocre) est toujours le même : quand on vient habiter dans un quartier bruyant on la ferme, on met du double, triple, quadruple vitrage, des bouchons d'oreilles, on se bourre de somnifères et on n'est pas trop regardant sur la saleté de son environnement. Décidément Libération a bien changé.

5 réflexions sur « Quand Libération se moque des victimes du bruit »

  1. J’aimerais bien savoir combien de journalistes de Libé vivent dans des endroits dénaturés par les déchets et les excréments. L’article est d’une parfaite mauvaise foi : les riverains excédés ne se sont pas regroupés en associations suite à la canicule (ce qui ne fait qu’augmenter les problèmes) mais depuis des années essaient de conserver un semblant de vie normale citadine et ce ne sont pas des bobos intransigeants. Ce sont surtout ces journalistes qui sont inféodés au pouvoir du fric de ceux qui prônent l’alcoolisation, sous prétexte d’être pour la FEEEEETE et de faire Djeunns!
    Pauvre, pauvre société!

  2. J'habite dans le 1er arrondissement de Paris, rue Pierre Lescot. J'ai un bébé de 17 mois et mes fenêtres ont un double vitrage. Cependant et malgré toute le bonne volonté du monde il devient impossible de faire une nuit complète.
    Les terrasses des différenrs cafés de ma rue (le Vieux Léon, le Père Fouettard, le Panam, le Max, le Petit Paris, le Rexy etc.) s'étendent de manière exponentielle et nous privent, nous riverains, d'un espace piéton public. Sans parler de la place de la Grande Truanderie qui est colonisée par les terrasses.
    La nuit le bruit dure jusqu'à au moins 3h du matin... et le week end c'est juste invivable entre les alcooliques tardifs et les bagarres de sortie de boîte de nuit (le Rexy) dont les videurs sont souvent des catalyseurs.
    J'ai essayé d'appeler, de discuter, de désamorcer, rien ne change. Le plus souvent la police refuse d'intervenir...
    Je suis las, fatigué et épuisé.

  3. L'article de Libération est représentatif de l'attitude et des mentalités de tous ces fêtards qui se déchaînent sous les fenêtres des autres, et rentrent tranquillement dormir dans leur rue paisible, auprès de voisins civilisés. Mme Luyssen, où habitez-vous ? Ne pouvez-vous sortir de votre petit monde égocentré pour voir Paris de façon globale et respecter les autres ? Vous découvririez qu'il y a partout des habitants qui vivent, travaillent, ont des enfants et vieillissent. La classification des fêtards désinhibés en jeunesse fauchée et des riverains en riches propriétaires est grotesque.

  4. J'approuve à 100%. J'ai connu ce quartier, ce canal calme et idyllique. Seuls quelques clochards troublaient le petit square à côté de l'écluse. Quelle frénésie saisit cette population hédoniste qui vogue de terrasses en bord de l'eau ? Une sorte de Sodome et Gomorrhe contemporaine ?

  5. Il est facile (et insupportable) d'insulter ceux qui souffrent quand on habite une petite rue tranquille du 15ème arrondissement.

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