Les trottoirs ne leur suffisent plus : ils veulent les toits (1)

Des terrasses sur les toits, l’idée n’est pas nouvelle après les déclarations de certains élus parisiens qui prônent leur développement en se saisissant du prétexte qu’ils pourraient être classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Des bruits étaient arrivés aux oreilles de riverains ces derniers mois qu’une telle terrasse risquait d’être installée sur le toit d’un immeuble de bureaux à l’angle des rues des Quatre Fils et Vieille du Temple (IIIe) juste derrière le musée Picasso. Le chanceux bénéficiaire étant le propriétaire du bar de la Perle situé juste en face connu déjà pour provoquer des nuisances, notamment sonores, du fait d’une terrasse très fréquentée.
Vivre le Marais ! et le site de Médiapart ont alerté les riverains et la mairie du IIIe sur ce risque d’implantation d’un restaurant sur les toits. Malheureusement le doute n’est plus de mise après la découverte récente qu’un permis avait été délivrée (depuis le 24 décembre dernier) par la Direction de l’Urbanisme contre l’avis négatif du Maire de l’arrondissement conscient des nuisances qui risquent de s’en suivre.
Les riverains sont vent debout et lancent plusieurs actions dont la création du collectif "ZAD de La Perle" et une pétition. Ils n’entendent absolument pas devoir vivre avec cette terrasse occupée par un restaurant sachant que le permis stipule qu’il ne pourra fonctionner qu’après la fermeture des bureaux et tout le week-end. (lire le tract)
Il est indéniable qu’un vent de folie règne en ce moment dans les grandes agglomérations et à Paris en particulier. Il faut faire la fête à tout prix, développer la vie nocturne pour soi-disant ne pas être dépassé par les autres grandes villes européennes. Tout cela n’est qu’une question d’argent, toujours plus, au détriment des riverains de la vie des quartiers et surtout d’une évolution inquiétante qui n’est le fait que de quelques-uns, pour une minorité de fêtards.
Ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à partir, sinon se taire et payer leurs impôts pour permettre de réparer tous les dégâts et les nuisances occasionnés (alcoolisme, saleté, maladies dues au bruit...). Les riverains, n’en déplaisent à ceux qui veulent faire des affaires, ne l’entendent pas de cette oreille et ce dossier décidé dans un sombre bureau par des personnes ignorant le « terrain » risque fort de faire désordre surtout que les touristes qui passent à cet endroit, notamment pour se rendre au musée Picasso, sont légion... Dommage pour ceux qui ont signé cette autorisation un peu trop rapidement et sans tenir compte des mises en garde formulées.
Les parisiens ne veulent plus être mis devant le fait accompli !
Lire l'article du Parisien du 13 avril : Le futur restaurant sur le toit inquiète déjà le voisinage. A noter cette affirmation de Jean-Philippe Nikoghossian : "Il n'y aura pas de musique pour le moment". Chacun appréciera le "pour le moment".
Une première banderole de protestation est apparue rue Vielle du Temple. Lire l'article.

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