Halte aux caricatures

Les 4 et 5 mai France Inter a fait deux sujets sur les nuisances nocturnes en ville à Orléans et à Paris :

Dans ces deux bulletins d'information, les victimes du bruit ont été tournées en ridicule.
Selon la journaliste (4 mai), pour que la charte d'Orléans fonctionne "il faut compter sur des voisins commodes." Si l'on comprend bien, si la charte de bonne conduite signée à Orléans ne fonctionne pas, ce ne sera pas à cause des bars ou des clients mais à cause des voisins qui ne seraient pas accommodants.
Les parisiens victimes du bruit sont, selon la journaliste (5 mai), "ceux qui se couchent comme des poules". Pourquoi nous traiter de la sorte ?
Et enfin, cerise sur le gâteau, les propos insultants de Clément LéonR, pseudo maire de la nuit : "Ces gens-là sont plus dérangés dans leurs têtes que par le bruit." Nous serions donc, selon lui, des malades mentaux.

Pourquoi de tels propos caricaturaux, voire injurieux ?. Nous ne demandons pas le couvre-feu à 20h. Nous aimons la fête, mais dans le respect des autres. Nous ne demandons rien d'extraordinaire : seulement le respect des lois et règlements en vigueur en matière de consommation d'alcool et de nuisances sonores. Nous revendiquons simplement le droit de pouvoir dormir la nuit, et ce, où que nous habitions à Paris.

Clément LéonR déclare : "Je ne comprends pas trop non en fait qu'on soit agacé par ce genre de problème à partir du moment où on n'est pas dérangé dans son appartement." Mais c'est justement parce que des milliers de parisiens sont gênés dans leur sommeil qu'il y a problème. Puisqu'il y a problème les victimes du bruit causé par certains bars et leurs clients peu respectueux de leur environnement sont fondées à se plaindre. A l'inverse, les bars qui se voient sanctionnés pour divers abus, ne sont pas des victimes, mais des fauteurs de trouble qui enfreignent les lois. S'il n'y avait pas d'abus il n'y aurait pas de plaintes.
Cessons les invectives et essayons de trouver le moyen de pouvoir faire la fête à Paris mais aussi d'y dormir. C'est le sens de notre lettre ouverte à Mme la Maire de Paris et M. le Préfet de Police de Paris.

9 réflexions sur « Halte aux caricatures »

  1. à Mr Clément Léon R. :
    Cher monsieur, vous n'êtes pas plus maire que moi puisque vous n'avez été élu par personne. Ce que vous faites au nom de la "démocratie participative" porte le nom de "lobbying" là où je travaille (un cabinet d'élus). Rien de monstrueux à cela, mais un peu de courage à l'admettre ne vous rendra pas plus impopulaire, bien au contraire. Un Maire est d'ailleurs tenu d'écouter TOUS ses administrés quand vous n'écoutez, visiblement, que la voix de vos intérêts. A bon entendeur...

  2. Je suis consterné par le hold-up démocratique et médiatique opéré par ceux qui ont la prétention de revendiquer le titre de "Maire de la nuit". De sinistres personnes qui vivent du monde de la nuit et de ses excès. L'usurpation de fonction est, d'après le code pénal français, « le fait, par toute personne agissant sans titre, de s'immiscer dans l'exercice d'une fonction publique en accomplissant l'un des actes réservés au titulaire de cette fonction ». Il serait temps de porter plainte contre eux pour interdire l'utilisateur du titre de "Maire" pour usurper une certaine légitimité.

  3. Message aux autorités,

    Riverains du Canal Saint-Martin, nous serions heureux de pouvoir dormir à partir de minuit sans boules Quies, nous serions heureux que l'alcool ne soit plus consommé sur la voie publique après 21H00, nous serions heureux de ne pas risquer de nous blesser sur les débris de verre dans l'environnement du Canal, nous serions heureux que les touristes qui voyagent sur les bateaux-mouches ne soient pas écoeurés par les débris qui flottent sur le Canal...

  4. Bonjour,
    "Cessons les invectives et essayons de trouver le moyen de pouvoir faire la fête à Paris mais aussi d’y dormir." : Je suis ravi d'apprendre que je suis dans l'invective et que vous cherchez le débat plutôt que le combat... Votre site est un nid à mépris envers les noctambules quels qu'ils soient (travailleurs, jouisseurs, observateurs).
    Combien de fois vous ai-je proposé un rencontre pour trouver des solutions ?
    Jamais une réponse de votre part.
    A bon entendeur
    Clément léon R. Le bien légitime Maire de la Nuit citoyen.

    • Les solutions ne peuvent venir que des autorités compétentes chargées du respect de la loi et des divers règlements : la Préfecture de Police et la Mairie de Paris. C'est avec elles que nous choisissons de traiter.

      • Désolé de vous apprendre que nous sommes dans une démocratie participative et citoyenne où les administrés sont écoutés par leurs élus. C'est d'ailleurs le travail de l'élu.
        Bonne journée

        • Vous ne nous apprenez rien. Le tissu associatif fait partie du processus de démocratie participative et citoyenne. A ce titre les associations regroupées au sein du Réseau Vivre Paris ! participent aux Etats Généraux de la Nuit par exemple. Les différentes composantes du Réseau rencontrent régulièrement les élus, les administrations, les professionnels... Mais l'autorité (la loi) ne peut être appliquée que par la Préfecture de Police et la Mairie de Paris.

  5. Oui, nos quartiers n’ont pas été conçus pour y faire la fête sur la voie publique. A la Butte aux Cailles comme dans tant d’autres quartiers, les rues sont étroites, les décibels résonnent entre les façades et sur les pavés. Impossible de s’en abriter quand on vit au dessus des bars.
    Il y a ceux qui vivent personnellement les nuisances de par la situation de leur domicile. Ils sont nombreux à supporter ce fardeau en silence. Et pas un travail d'investigation sérieux de le mettre au jour.
    Mais quelle est donc la force occulte qui pousse tant de médias à soutenir sans vergogne ceux qui prétendent étouffer ces ressentis sous un immense mépris ?

  6. Que savent ils de nos vies ces gentils journalistes ?
    On ne se couche pas comme les poules. Pour ma part jamais avant minuit et plus tôt vers 1h30. Arrêtons la caricature. Nous sommes des adultes.
    Et quand ce Cher Monsieur Clément Léon dit que tant qu'on est pas dérangé dans son appartement il n'y a pas de mal. Et bien à cause du manque de professionnalisme de ses amis, nous entendons leurs clients dans nos chambres, salons, cuisines...
    Oui, nous étions là il y a bien longtemps. Nos immeubles anciens n'ont pas été faits pour recevoir ce type de commerce.
    Nous demandons avant toute installation non pas une étude d'impact car cela ne concerne que la musique mais pas les cris des clients, les roulements de tonneaux la nuit ni les déplacements de chaises et tables.
    INSONORISEZ vos locaux !!!
    Nous n'avons pas à subir, à attendre que ces messieurs aient assez d'argent pour le faire.
    Dominique ALAMICHEL

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